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Ces jeudi et vendredi (21-22 mai), les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN se réuniront à Helsingborg (Suède), où ils finaliseront la préparation du sommet d’Ankara. Ce mercredi (20 mai), le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a souligné, depuis Bruxelles, qu’il était indispensable de concrétiser les engagements pris l’an dernier au sommet de La Haye, à l’occasion duquel les Alliés avaient décidé qu’ils porteraient à 5 % la part du produit intérieur brut (PIB) consacrée à la défense.

« Nous n’en sommes plus à nous demander s'il faut faire davantage. La question, aujourd'hui, est celle du rythme auquel les Alliés sauront convertir leurs engagements en capacités », a déclaré M. Rutte, appelant de ses vœux une augmentation durable et marquée des investissements de défense, sur la base d’une trajectoire de mise en œuvre crédible. Il a ajouté qu’il fallait que les Alliés stimulent leur production industrielle de défense, de part et d’autre de l’Atlantique, et qu'ils consolident leur capacités de combat.

Le secrétaire général a fait observer que le rééquilibrage des responsabilités au sein de l’Alliance était aussi une façon de renforcer l’état de préparation de l’OTAN. Il a relevé que les Alliés européens et le Canada investissaient davantage et assumaient un rôle croissant en matière de défense conventionnelle. Il a également noté que cette évolution se reflétait dans la structure de commandement de l’OTAN : les trois commandements de forces interarmées sont à présent dirigés par des Alliés européens, et les trois commandements de composante de théâtre, par les États-Unis. Cette nouvelle répartition des tâches, plus équilibrée, renforce encore davantage l’Alliance transatlantique. « Il s’agit de poursuivre sur cette lancée et de rendre l’Europe plus forte, dans une OTAN plus forte : une OTAN 3.0 ».

Le soutien à l’Ukraine fera également partie des priorités à l’examen lors du sommet d’Ankara. Jeudi, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN seront rejoints à Helsingborg par leur homologue ukrainien, Andriï Sybiha. Les discussions porteront sur la voie à suivre pour continuer de fournir à l’Ukraine, sur le long terme, un soutien substantiel, stable et prévisible.

Le secrétaire général a conclu en réitérant qu’à Helsingborg, l’accent serait mis sur tout ce qui est fait, concrètement, « pour assurer la dissuasion et la défense, bâtir une OTAN plus forte, où chacun assume sa part, soutenir l’Ukraine et, au bout du compte, assurer la sécurité du milliard d’habitants que compte le territoire de l’Alliance ».