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Face aux attaques hybrides de plus en plus fréquentes qui visent leurs populations, leurs infrastructures et leurs réseaux numériques, les pays de l’Alliance s’emploient à accroître encore leur capacité de résilience. Leur objectif est d’assurer la continuité des services essentiels à la population (approvisionnement en énergie, en vivres et en eau, système de santé, etc.) et de faire en sorte que les forces armées puissent y recourir en tout temps. Au sommet de La Haye, en 2025, les Alliés ont décidé de comptabiliser dans leurs dépenses de défense, à hauteur de 1,5 % du PIB, les investissements liés à la défense et à la sécurité au sens large, notamment dans les domaines de la préparation du secteur civil et de la résilience.

Les orientations de l’OTAN en matière de résilience, dites « exigences de base », visent à aider les pouvoirs publics des pays de l’Alliance à renforcer la coopération civilo-militaire et la résilience en mobilisant tous les acteurs de la société. En rendant publiques pour la première fois ces exigences de base, l’OTAN cherche à travailler sur les questions de résilience avec davantage d’acteurs en vue de faire converger les efforts entrepris en la matière.

Le secrétaire général de l’Organisation, Mark Rutte, a souligné toute l’importance de ces travaux : « Les Alliés, et l’Alliance dans son ensemble, doivent être capables de résister et de répondre aux perturbations et aux chocs, et de s’en remettre rapidement. Autrement dit, d’être résilients. »

Ce mardi (15 septembre 2026), les directeurs des politiques de résilience des pays de l’OTAN se sont réunis au siège de l’Organisation pour faire avancer les travaux consacrés à la résilience et à la préparation du secteur civil.

Ils ont également rencontré des représentants des secteurs de l’eau, des télécommunications et de l’énergie, avec lesquels ils ont discuté de la manière dont ces secteurs se préparent aux crises et de ce qu’il est possible de faire pour assurer la continuité des services essentiels en cas de crise ou de conflit.

Le lendemain, les directeurs des politiques de résilience se sont entretenus avec des représentants de haut niveau de la Commission européenne et du Service européen pour l’action extérieure au sujet de la « stratégie européenne pour une union de la préparation ». La réunion s’est conclue par une discussion, menée sur la base d’un scénario, lors de laquelle des représentants des autorités ukrainiennes ont expliqué comment leur pays s’y prenait pour maintenir les services essentiels malgré les attaques constantes.