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Des informations erronées ayant circulé dans les médias, voici ce que la porte-parole de l'Organisation, Oana Lungescu, a effectivement dit samedi (le 3 avril) à un organe de presse russe en réponse à une série de questions sur l'Acte fondateur OTAN Russie et la défense antimissile de l'OTAN.

« Par ses actes agressifs en Ukraine, la Russie a violé le droit international et manqué aux engagements qu'elle a pris au titre de l'Acte fondateur OTAN-Russie . En outre, le renforcement du dispositif militaire de la Russie et ses fréquents exercices-surprises sont contraires à l'esprit de l'Acte fondateur OTAN-Russie et ne contribuent pas à la stabilité, à la transparence et à la prévisibilité.


Contrairement à la Russie, l'OTAN continue d'agir dans le plein respect des engagements qui sont les siens aux termes de l'Acte fondateur. L'OTAN est une alliance défensive, et en réponse aux actions agressives de la Russie en Ukraine, nous avons renforcé notre présence militaire dans la partie orientale du territoire de l'Alliance. Cette présence se fait par rotation et est bien en deçà de ce que l'on peut raisonnablement définir comme « d'importantes forces de combat ». Les projets de création de six centres de commandement et de contrôle en Europe orientale sont également conformes aux dispositions de l'Acte fondateur, lequel permet explicitement la mise en place d'infrastructures pour le soutien des renforts. Toutes nos mesures sont défensives, proportionnelles et conformes à nos engagements internationaux.


Votre question sur la Force de réaction de l'OTAN repose sur des hypothèses erronées ; en effet, cette force n'est pas stationnée en permanence dans l'est de l'Alliance. Les unités qui en font partie restent basées dans leurs pays d'origine. Mais que les choses soient claires : l'OTAN défendra tous les Alliés contre toute menace.


Pour ce qui est de votre dernière question, le secrétaire général s'est félicité du travail intensif effectué à Lausanne sur les paramètres d'un plan d'action global conjoint concernant le programme nucléaire iranien. Cela étant, il a souligné qu'il est essentiel, pour assurer la sécurité internationale, de garantir le respect par l'Iran des obligations qui lui incombent.


La menace que représente la prolifération des missiles balistiques pour les pays de l’OTAN continue de croître. Plus de trente pays disposent déjà de la technologie des missiles balistiques ou s'emploient à l'acquérir. L'accord‑cadre n'y change rien. Le système de défense antimissile de l'OTAN a pour but, comme son nom l'indique clairement, de protéger les pays européens de l'OTAN contre des menaces balistiques qui pourraient provenir de l'extérieur de la zone euro-atlantique. La défense antimissile de l’OTAN n'est pas dirigée contre la Russie. »


Les abréviations ont été développées par souci de clarté.