COMPTE MULTIMÉDIA

Le seul endroit pour accéder au contenu vidéo de qualité broadcast de l'OTAN

Accédez aux ressources médiatiques officielles de l'OTAN. Un contenu de qualité professionnelle, diffusé sur les dernières actualités. La référence pour les professionnels des médias.

Registre

Créer un compte

Créer un compte

Vérifiez votre boîte de réception et entrez le code de vérification

Nous avons envoyé un code de vérification à votre adresse e-mail. . Entrez le code pour vérifier votre compte. Ce code expirera dans 30 minutes.
Code de vérification

Vous n'avez pas reçu de code ? Envoyer un nouveau code

Vous avez créé votre compte avec succès

Désormais, vous pouvez télécharger des versions complètes ou partielles de nos vidéos depuis notre site Web.

Abonnez-vous à notre newsletter

Si vous souhaitez également vous abonner à la newsletter et recevoir nos dernières mises à jour, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Réinitialiser le mot de passe

Entrez l'adresse e-mail avec laquelle vous vous êtes inscrit et nous vous enverrons un code pour réinitialiser votre mot de passe.

Réinitialiser le mot de passe
Check your inbox and enter verification code
Nous avons envoyé un code de vérification à votre adresse e-mail. Entrez le code pour vérifier votre compte. Ce code expirera dans 30 minutes.
Code de vérification

Vous n'avez pas reçu de code ? Envoyer un nouveau code

Créer un nouveau mot de passe

Le mot de passe doit comporter au moins 12 caractères, sans espaces, inclure des lettres majuscules/minuscules, des chiffres et des symboles.

Votre mot de passe a été mis à jour

Cliquez sur le bouton pour revenir à la page sur laquelle vous étiez et connectez-vous avec votre nouveau mot de passe.

Pour une montée en puissance de la production industrielle de défense

Actualisé: 27 juillet 2026

En juin 2025, les pays de l’OTAN se sont engagés à investir l'équivalent de 5 % de leur produit intérieur brut (PIB) dans la défense afin que leurs citoyens demeurent en sécurité et que l’Alliance reste forte. Les Alliés européens et le Canada ont depuis lors augmenté de plusieurs dizaines de milliards de dollars leurs dépenses consacrées à ce secteur, ce qui représente – en une année seulement – une hausse de près de 20 %. Mais augmenter les budgets ne suffit pas : les Alliés doivent également faire en sorte que leur industrie de défense soit apte à produire les capacités dont leurs forces armées ont besoin. Conscients de cet enjeu, l’OTAN et ses pays membres coopèrent étroitement avec leurs partenaires industriels pour renforcer rapidement la production industrielle de défense de part et d’autre de l’Atlantique.

  • Pouvoir compter sur une industrie de défense robuste et flexible est essentiel si l'on entend renforcer le dispositif de dissuasion et de défense de l’Alliance. À cet effet, les pays de l’OTAN sont résolus à maintenir la capacité de production industrielle de défense requise en temps de paix comme en période de crise ou de conflit.
  • L’OTAN joue un rôle crucial lorsqu’il s’agit d’organiser des consultations entre Alliés ou d’établir des normes. Elle aide ses pays membres à harmoniser leurs demandes en équipements de défense et contribue ainsi à ce que l’industrie puisse appréhender les besoins des Alliés et tenir la cadence requise pour y répondre. En tant qu’alliance de 32 pays, l’OTAN génère des économies d’échelle, ce qui permet aux industriels de planifier d’importants volumes de production sur le long terme à partir d’une demande agrégée. 
  • Dans le cadre de leur engagement de 2014 en matière d’investissements de défense, au titre duquel les pays s'étaient engagés à consacrer 2 % au moins de leur PIB à la défense, les Alliés avaient également convenu que 20 % au moins de leurs dépenses de défense seraient consacrées à des équipements majeurs, y compris à la recherche et au développement liés à ces matériels. En juin 2025, les dirigeants des pays de l’Alliance ont pris un nouvel engagement, à savoir porter à 5 % la part du PIB consacrée chaque année à la défense. Cela a eu pour effet de multiplier les opportunités en matière d’innovation, de production et de coopération entre industries de défense.
  • Au sommet de Vilnius, en 2023, les dirigeants des pays de l’Alliance ont approuvé un plan d’action sur la production pour la défense, qui visait à accélérer les processus d’achat en commun, à renforcer les capacités de production, à resserrer la coopération avec les industriels et à accroître l’interopérabilité des pays de l’OTAN.
  • Au sommet de Washington, en 2024, les Alliés ont pris un engagement en faveur d’un renforcement des capacités industrielles des pays de l’OTAN, initiative destinée à accroître la coopération transatlantique en matière d’industrie de défense et à aider les Alliés à recompléter leurs stocks tout en continuant de fournir une aide militaire à l’Ukraine.
  • En février 2025, les ministres de la Défense des pays de l’Alliance ont approuvé un plan d’action actualisé sur la production pour la défense, document venu compléter le plan d’action initial et destiné à concrétiser les mesures énoncées dans l’engagement en faveur d’un renforcement des capacités industrielles des pays de l’OTAN.
  • En juin 2025, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN ont adopté de nouveaux objectifs capacitaires devant permettre de renforcer l’état de préparation au combat pour les années à venir.
  • Au Forum OTAN des industries de défense tenu en marge du sommet d’Ankara, en 2026, nombre de hauts responsables, chefs d’entreprise et porteurs d’innovation ont échangé sur ce qu’il fallait mettre en place pour garantir que l’engagement pris par les Alliés de consacrer 5 % de leur PIB à la défense porte ses fruits et permette de remplir les objectifs capacitaires.
  • La stratégie pour la coopération entre l’OTAN et l’industrie, entérinée en 2026, traduit la volonté de l’Organisation et des Alliés d’affermir leurs relations avec l’industrie et d’adopter une approche collaborative encore plus robuste. C’est dans ce cadre qu’a été lancé le guichet OTAN pour l’industrie, principal canal permettant d'informer les industriels sur les moyens d’entrer en relation avec l’Organisation.

Guichet OTAN pour l’industrie

Le guichet OTAN pour l’industrie est une plateforme web conçue pour favoriser les interactions et la coopération entre l’Organisation et les acteurs industriels. Regroupant en un même endroit de nombreux renseignements utiles, il leur permet d’accéder à des informations concernant les appels d’offres de l’Organisation, les mécanismes de soutien à l’innovation, les besoins capacitaires des Alliés, leurs écosystèmes d’innovation et les événements à venir.

En savoir plus >

 

Pourquoi doper les investissements dans la production industrielle de défense ?

Tout au long de l’histoire de l’OTAN, les Alliés ont investi dans la production industrielle de défense de sorte à disposer des capacités nécessaires pour assurer la dissuasion et la défense, les niveaux de dépense et de production fluctuant au gré de l’évolution de l’environnement de sécurité au sens large.

C’est ainsi qu’au sortir de la Guerre froide, la plupart des pays de l’Alliance ont commencé à réduire leurs budgets militaires. Après les attentats du 11-Septembre, les Alliés ont investi dans les capacités dont ils avaient besoin pour mener des actions de lutte contre le terrorisme au niveau national et des opérations hors zone. Suite à l’annexion, illégale, de la Crimée par la Russie en 2014, et face à la menace grandissante venant du flanc est de l’Alliance, les Alliés ont accru leurs investissements dans les capacités requises pour assurer la dissuasion et défendre le territoire de l’OTAN.

L’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, en février 2022, et la guerre d’agression que Moscou continue de mener ont fait voler en éclats la paix qui régnait en Europe, et renforcé la nécessité pour l’OTAN de veiller à ce que sa posture de dissuasion et de défense reste crédible et efficace. Les Alliés ont donc encore augmenté leurs investissements dans la production industrielle de défense pour renforcer leurs propres capacités de dissuasion et de défense, d’une part, et pour recompléter les stocks amenuisés par leur soutien à l’Ukraine, d’autre part.

Ces dernières années, les Alliés ont accompli des progrès considérables pour faire monter en puissance leurs capacités industrielles et leur production. Ils ont notamment pris les mesures ci-après.
 

  • Révision des politiques – Les Alliés ont adopté ou actualisé des stratégies de défense nationales et promulgué des lois visant à améliorer la coopération industrielle de défense et les relations entre pouvoirs publics et acteurs industriels.
  • Redéfinition des processus – Les Alliés ont revu leurs processus d’acquisition d’équipements de défense afin de déterminer ce qui pouvait être fait pour réduire les délais d’acquisition et favoriser la collaboration interalliée.
  • Renforcement de la production – Les Alliés ont réalisé des investissements ciblés dans leur production industrielle de défense afin de remettre en marche ou de créer des lignes de production, notamment dans le domaine des munitions et des explosifs.
  • Passation de marchés pour divers équipements – Les Alliés ont passé d’importants contrats au long cours appelés à renforcer leurs capacités de défense au travers d’investissements massifs dans divers moyens – chasseurs multirôles, hélicoptères, drones aériens, chars de combat, véhicules de combat d’infanterie, munitions tactiquement décisives, systèmes de défense aérienne et antimissile, etc.
  • Collaborations – Les Alliés ont participé à diverses initiatives conjointes d’acquisition et de développement capacitaire, notamment à des accords de coopération bilatéraux dans le domaine de la défense, et conféré un côté pratique à leurs partenariats, notamment en menant des actions conjointes en matière de conception, de développement, de production et de maintien en condition.

Engagement en faveur d’un renforcement des capacités industrielles des pays de l’OTAN

Face à l’évolution de l’environnement de sécurité, les dirigeants des pays de l’Alliance – réunis en sommet à Washington en 2024 – ont adopté un engagement en faveur d’un renforcement des capacités industrielles, initiative qui vise à accroître la coopération transatlantique en matière d’industrie de défense et à aider les Alliés à recompléter leurs stocks tout en continuant d’apporter une assistance militaire à l’Ukraine, soutenant ainsi Kyïv dans l’exercice de son droit de légitime défense face à l’agresseur russe. En particulier, les pays de l’Alliance ont pris les engagements ci-après.
 

  • Renforcer l’industrie de défense à l’échelle de l’Alliance, notamment en aplanissant les obstacles qui freinent les investissements et les échanges commerciaux entre les Alliés, et en envoyant aux industriels un signal de demande clair au travers de marchés et de commandes fermes.
  • Adopter une approche plus systémique du développement de l’industrie de défense, l’idée étant que les Alliés établissent des stratégies et des plans nationaux et qu’ils les partagent entre eux, et que chaque pays puisse ensuite décider de transposer à son échelle les bonnes pratiques et les enseignements d’autres Alliés pour renforcer son industrie.
  • Fournir d’urgence les capacités essentielles afin que l’Alliance puisse exécuter ses plans de défense et continuer d’aider l’Ukraine.
  • Favoriser les initiatives multinationales pour l’acquisition à grande échelle de capacités de défense, ce qui permettra de garantir des niveaux élevés de demande groupée et de simplifier les ordres d’exécution des industriels, qui pourront ainsi se faire une idée plus claire des besoins communs des armées. 
  • Accélérer l’adoption de nouvelles technologies susceptibles de renforcer la posture de dissuasion et de défense de l’Alliance.
  • Renforcer la coopération avec l’Ukraine et avec d’autres partenaires, notamment l’Union européenne et les quatre partenaires de l’Indo-Pacifique.
  • Mieux normaliser la production de matériel de défense à l’échelle de l’OTAN afin de garantir l’interopérabilité des systèmes et des équipements des pays de l’Alliance ainsi que l’interchangeabilité de leurs munitions.
  • Protéger les chaînes d’approvisionnement essentielles à la défense (par exemple celle des micropuces présentes dans les équipements militaires modernes) et renforcer leur résilience face aux menaces extérieures.

Les Alliés se réunissent régulièrement pour examiner l’avancement des travaux menés au titre de ces engagements et adoptent les mesures qui s’imposent pour faciliter leur concrétisation. Le rapport annuel sur le renforcement des capacités industrielles de défense (voir section ci-‑après) présente les avancées réalisées et les axes prioritaires pour la suite des travaux.

Rapport sur le renforcement des capacités industrielles de défense

Avec leur engagement en faveur d’un renforcement de leurs capacités industrielles (évoqué plus haut), les Alliés ont décidé, en 2024, de revoir chacun leurs stratégies et plans, d’en adopter de nouveaux et de les partager entre eux.

Le premier rapport sur le renforcement des capacités industrielles de défense, établi en 2025, offre un tour d’horizon des initiatives engagées par les Alliés en matière d’acquisition, de développement capacitaire, d’investissement et de soutien à l’industrie de défense en général pour la période 2024-2025. Il met en lumière les efforts déployés dans des domaines prioritaires tels que les munitions tactiquement décisives (BDM) tous milieux confondus, et présente plusieurs grandes nouvelles politiques incitatives pour une montée en puissance de la base industrielle de défense de l’Alliance.

L’édition 2026 de ce rapport fait le point sur les initiatives lancées par les Alliés depuis le sommet de La Haye, tenu en 2025, et relève les tendances et les constantes observées dans l’écosystème industriel de l’Alliance. Sur la période 2025-2026, les Alliés ont bien avancé s’agissant de renforcer leurs capacités de production d’équipements majeurs, d’accroître leur production de munitions ainsi que de multiplier les initiatives visant à stimuler l’emploi dans l’industrie de défense. Leurs entreprises privées ont également intensifié leurs efforts et engagé des investissements substantiels en amont pour répondre à la demande.

Les efforts considérables que les pays de l’Alliance ont déployés au cours de la période examinée ont permis d'améliorer, au niveau collectif, la préparation, la résilience et l’agilité de l’industrie de défense de l’Alliance.

Feuille de route pour la sécurité des chaînes d’approvisionnement essentielles à la défense

Comme évoqué plus haut, le rapport annuel sur le renforcement des capacités industrielles de défense suit les avancées réalisées dans divers domaines clés tels que la sécurité d’approvisionnement en composants essentiels, question sur laquelle Alliés et industriels n’ont pas ménagé leurs efforts. En juin 2024, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN ont entériné une feuille de route pour la sécurité des chaînes d’approvisionnement essentielles à la défense. Ce document recense diverses pistes de coopération à explorer pour protéger les chaînes d’approvisionnement des Alliés contre toute perturbation susceptible d’avoir une incidence sur la posture de dissuasion et de défense de l’OTAN. La mise en application de cette feuille de route progresse très bien, comme le montrent notamment l'établissement d'une liste des 12 matières premières critiques essentielles à la défense et le lancement d'une initiative multinationale, à laquelle collaborent 12 Alliés, portant sur l’acquisition, le stockage, le transport et la gestion des matières critiques, composants et produits recyclés essentiels à la défense.

Plan d’action sur la production pour la défense

Adopté en 2023 au sommet de Vilnius, le plan d’action sur la production pour la défense définit toute une série de mesures et de projets visant à renforcer la capacité et la production industrielles de défense de l’Alliance. Il s’articule autour de trois grands axes : (1) agréger la demande, (2) relever les défis associés à l’industrie de défense et (3) améliorer le niveau d’interopérabilité.

En février 2025, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN ont approuvé une version actualisée de ce plan d’action, laquelle a ensuite été entérinée par les dirigeants des pays de l’Alliance réunis en sommet à La Haye en juin 2025. Ce document, qui vient compléter le plan d’action initial, vise à concrétiser les mesures énoncées dans l’engagement en faveur d’un renforcement des capacités industrielles des pays de l’OTAN.

Le plan d’action actualisé sur la production pour la défense s’inscrit dans la continuité des mécanismes existants et des trois grands axes du plan d’action initial de 2023. Il offre une approche plus globale des spécificités de l’industrie de défense, et traite en particulier des matières premières et des chaînes d’approvisionnement essentielles à la production et aux acquisitions de défense.

Ce plan d’action actualisé contribue au renforcement des capacités industrielles de défense dont les Alliés ont besoin pour atteindre, dans les délais impartis, l’ensemble de leurs objectifs capacitaires, pour répondre à leurs autres besoins nationaux, ainsi que pour moderniser et transformer leurs forces armées. L’OTAN et les Alliés adoptent des technologies innovantes de plus en plus rapidement, non seulement pour répondre aux besoins capacitaires actuels et à court terme, mais aussi pour optimiser l’efficacité opérationnelle des systèmes et des plateformes sur le long terme.

L’OTAN continuera de travailler avec l’Union européenne, notamment dans le cadre de contacts interservices, pour améliorer la cohérence et la complémentarité des actions visant à doper l’industrie de défense. L’OTAN et les Alliés s’emploieront en outre à resserrer la collaboration avec les industries de défense de pays engagés tels que l’Ukraine et les partenaires de l’Indo-Pacifique – Australie, Japon, Nouvelle-Zélande et République de Corée – au travers d’un dialogue ciblé et d’une coopération pratique.

Avec le plan d’action actualisé sur la production pour la défense, les Alliés s’engagent à faire plus ensemble, à agir sans délai pour mettre à disposition les capacités les plus essentielles, et à mettre encore davantage en application les normes OTAN. Ils travailleront pour ce faire sur les trois grands axes du plan d'action ci-après.

(1) Agréger la demande

Agréger la demande consiste à regrouper un grand nombre de commandes d’équipements émanant de pays de l’OTAN et à harmoniser les besoins spécifiques. L’idée est de fournir à l’industrie une liste claire des besoins prévisibles, en vue de l’aider à comprendre précisément ce dont les Alliés ont besoin et de l’encourager à investir dans des capacités de production à long terme. Le plan d’action sur la production pour la défense vise à faciliter l’agrégation de la demande, notamment au travers de contrats d’acquisition pluriannuels, à aider à trouver des mécanismes de financement et d’acquisition plus agiles, et à donner aux industriels davantage d’indications et de précisions sur les besoins en matière de stocks et de production en leur communiquant un signal de demande agrégée d’un niveau de classification approprié.

Ce plan d’action préconise de recourir plus largement aux cadres OTAN existants pour l’agrégation de la demande ainsi que de créer des mécanismes flexibles permettant de répondre aux besoins critiques. Agréger la demande au travers de la coopération multinationale, notamment via les projets à haute visibilité de l’OTAN, contribue à améliorer l’interopérabilité des systèmes clés et l’interchangeabilité des munitions.

Les Alliés mènent également toute une série d’initiatives conjointes en matière d’acquisition, de production et de développement capacitaire dans les domaines suivants :
 

  • systèmes de défense aérienne
  • munitions, munitions pour mortiers et explosifs
  • systèmes d’artillerie, propergols, roquettes et missiles
  • véhicules blindés et chars
  • armes antichar
  • systèmes de drones aériens (UAS) et systèmes terrestres et aériens de lutte anti-UAS
  • capacités maritimes et sous-marines
  • cyberdéfense
  • recherche et développement
  • coopération industrielle et militaire

(2) Relever les défis associés à l’industrie de défense

Le plan d’action sur la production pour la défense souligne la nécessité de disposer de capacités industrielles de défense suffisantes et durables. De fait, l’accroissement des commandes passées par les Alliés a pour incidence un allongement des délais de livraison pour certains types de munitions.

Afin de mieux coordonner leurs initiatives à cet égard, les Alliés ont créé le Bureau Production industrielle de défense (DIPB), qui a pour mission principale de formuler des recommandations propres à aider les Alliés à renforcer leurs capacités de production industrielle. Le DIPB offre aux Alliés une plateforme leur permettant d’échanger leurs points de vue sur des questions touchant aux capacités industrielles de défense et aux chaînes d’approvisionnement essentielles au secteur de la défense, ainsi que de mettre en commun leurs connaissances, de recenser les risques et les bonnes pratiques, et de dégager des enseignements.

Du plan d’action sur la production pour la défense ressort également la nécessité de renforcer les mécanismes de collaboration avec les industriels, de manière à ce que leur point de vue soit pleinement pris en compte.

(3) Améliorer le niveau d’interopérabilité

Le troisième objectif du plan d’action sur la production pour la défense concerne l’interopérabilité et la normalisation, en particulier l’amélioration et la rationalisation de l’interopérabilité des munitions OTAN. L’interopérabilité permet à tous les Alliés d’opérer ensemble pour atteindre des objectifs communs, grâce, entre autres, à l’utilisation d’équipements conformes aux normes OTAN. Le plan d’action présente une série d’activités destinées à améliorer le processus de révision des normes techniques, à avoir une meilleure vue d’ensemble de l’état d’avancement et de la mise en application de ces normes au sein de l’Alliance, et à aider les pays à les intégrer dans les besoins capacitaires.

Stratégie pour la coopération entre l’OTAN et l’industrie

Dans la stratégie pour la coopération entre l’OTAN et l’industrie, entérinée au sommet d’Ankara, en 2026, l’OTAN et les Alliés se sont engagés à consolider leurs relations avec l’industrie et à mettre en place une approche collaborative encore plus robuste.

Cette stratégie vise à affermir les relations entre l’OTAN et l’industrie en donnant aux industriels plus de visibilité sur les besoins capacitaires des Alliés et de l’OTAN en tant qu’organisation. Elle vise également à ouvrir de nouvelles formules de collaboration et à prendre en compte le point de vue de l’industrie tout au long du cycle de vie des capacités. La stratégie a par ailleurs vocation à simplifier les interactions entre l’industrie et l’OTAN, et à faire naître de nouvelles opportunités pour les entreprises, notamment pour les fournisseurs non traditionnels et les petites et moyennes entreprises (PME).

La stratégie fixe trois objectifs stratégiques complémentaires, qui constitueront les axes prioritaires de la coopération entre l’OTAN et l’industrie.

(1)  Améliorer la communication et la collaboration avec l’industrie
 

  • L’OTAN et les Alliés encourageront une participation des industriels dès les premiers stades des processus et pratiques de l’Alliance. C’est dans cet esprit que l’OTAN a créé son guichet pour l’industrie, principal canal de communication permettant d'informer les industriels sur les moyens d’entrer en relation avec l'Organisation.

(2)  Développer l’innovation et l’interopérabilité
 

  • L’OTAN et les Alliés renforceront les parcours d’innovation qui concourent à l’adoption rapide de technologies émergentes tout au long du cycle de vie des capacités, associeront plus largement les acteurs industriels à toutes les étapes du développement capacitaire, et amélioreront l’interopérabilité, notamment en misant sur la modularité et les architectures ouvertes.

(3)  Renforcer la production de défense, la faire passer à une autre échelle et l’inscrire dans la durée
 

  • Il est essentiel que l’OTAN coopère plus étroitement avec l’industrie sur les principaux leviers de la production et du maintien en condition opérationnelle afin que les capacités dont elle a besoin pour assurer sa dissuasion et sa défense puissent effectivement être produites à l’échelle et dans la durée. Il est donc indispensable de disposer d’une main-d’œuvre résiliente, agile – au sens de capable de s’adapter – et qualifiée pour doper la production industrielle de défense et l’inscrire dans le temps long.

La stratégie trouvera sa concrétisation dans le cadre d’un plan de mise en œuvre spécifique auquel seront associés les industriels au travers du Groupe consultatif industriel OTAN (NIAG) et du Bureau Production industrielle de défense (DIPB).

NATO Engine (moteur OTAN)

Le NATO Engine est une plateforme mettant en réseau des fabricants et des usines disposant de capacités de production avec des entreprises à la recherche d’installations pour produire. Cette nouvelle initiative OTAN vise à favoriser la collaboration transnationale entre industries d’Europe, du Canada et des États-Unis de sorte à augmenter la capacité de production industrielle à l’échelle de l’Alliance. Géré par l’Agence OTAN de soutien et d’acquisition (NSPA), le NATO Engine aidera l’Alliance à répondre à la demande forte et croissante en capacités industrielles, en particulier pour la production de capacités de frappe et de défense aérienne.

En savoir plus >

Préserver l’avance militaire et technologique de l’OTAN

Au sommet de La Haye, en 2025, les Alliés se sont engagés, pour 2035, à porter à 5 % la part de leur PIB affectée chaque année à la défense, l’idée étant de consacrer au moins 3,5 % de leur PIB au financement des besoins ayant trait à la défense proprement dite afin de remplir les objectifs capacitaires OTAN, et jusqu’à 1,5 % de leur PIB aux dépenses liées à la défense et à la sécurité au sens large, notamment à la protection des infrastructures critiques. Grâce à ces investissements, l’Alliance aura les forces, les capacités, les ressources, les infrastructures, le niveau de préparation au combat et la capacité de résilience nécessaires pour maintenir son avance militaire et technologique par rapport à ses adversaires potentiels, ce qui est crucial pour sa posture de dissuasion et de défense.

Le plan d’investissement de défense de 2025 s’inscrit dans le prolongement de l’engagement pris au sommet du pays de Galles, en 2014, au titre duquel les Alliés avaient décidé de porter, pour 2024, leurs dépenses de défense à 2 % au moins de leur PIB. Dans le cadre de cet engagement, les Alliés avaient également convenu que 20 % au moins de leurs dépenses de défense devaient être consacrées à l’acquisition d’équipements majeurs, y compris à la recherche et au développement liés à ces matériels. Cette métrique est perçue comme un indicateur déterminant de l’ampleur et du rythme de la modernisation. Dans les cas où ce seuil de 20 % n’est pas atteint, il y a un risque accru que les équipements deviennent obsolètes, que l’écart entre les Alliés se creuse en termes de capacités et d’interopérabilité, et que la base industrielle et technologique de défense s’affaiblisse.

En plus de prendre des mesures destinées à maintenir dans la durée le niveau de capacité de production industrielle, l’OTAN coopère également avec l’industrie de défense dans le domaine de l’innovation afin de préserver l’avance technologique de l’Alliance.
Les technologies émergentes et de rupture, telles que l’intelligence artificielle, les systèmes autonomes, les biotechnologies et les technologies quantiques, modifient la nature des conflits. L’OTAN collabore avec ses pays membres, ses partenaires et le secteur privé pour développer et adopter de nouvelles technologies, définir des normes applicables à l’échelle mondiale et ancrer des principes d’utilisation responsable qui reflètent les valeurs démocratiques de l’Alliance.

Principaux mécanismes de coordination

La Conférence des directeurs nationaux des armements (CDNA), qui réunit de hauts responsables des acquisitions de défense des pays membres et des pays partenaires de l’Alliance, est le principal organe au sein duquel l’OTAN peut coordonner le développement capacitaire et les échanges avec l’industrie de défense.

La CDNA facilite la mise en œuvre des décisions prises par les Alliés dans le cadre du processus OTAN de planification de défense (NDPP). Le NDPP permet à l’OTAN de recenser les capacités requises ainsi que de favoriser leur développement et leur acquisition par les Alliés.

Le Bureau Production industrielle de défense (DIPB), créé en décembre 2023 en exécution du plan d’action sur la production pour la défense, rassemble des experts des pays de l’Alliance chargés de mieux faire comprendre les risques et les enjeux dans les domaines de la production de défense, des capacités industrielles et des chaînes d’approvisionnement. Ses travaux permettent aux Alliés de mieux appréhender le renforcement des capacités industrielles, les difficultés auxquelles se heurte le secteur et les obstacles potentiels au transfert de matériels. Le DIPB se réunit au moins deux fois par an et rend compte de ses travaux à la CDNA.

Le Groupe consultatif industriel OTAN (NIAG) est un organe consultatif de haut niveau composé de hauts représentants des industries des pays membres et des pays partenaires de l’OTAN. Il conseille la CDNA sur la façon d’encourager la coopération en matière d’armement au sein de l’Alliance, que ce soit entre pouvoirs publics et acteurs industriels, ou au sein du secteur privé, et il fournit au DIPB des avis d’experts du secteur industriel.

L’Agence OTAN de soutien et d’acquisition (NSPA) joue un rôle de premier plan dans les activités de l’Alliance ayant trait à la logistique et à la passation de marchés. Elle assure en effet l’acquisition, l’exploitation et la maintenance d’un large éventail de capacités à l’appui de l’OTAN, des Alliés, des partenaires et d’autres organisations internationales.