Accédez aux ressources médiatiques officielles de l'OTAN. Un contenu de qualité professionnelle, diffusé sur les dernières actualités. La référence pour les professionnels des médias.
Accédez aux ressources médiatiques officielles de l'OTAN. Un contenu de qualité professionnelle, diffusé sur les dernières actualités. La référence pour les professionnels des médias.
Désormais, vous pouvez télécharger des versions complètes ou partielles de nos vidéos depuis notre site Web.
Si vous souhaitez également vous abonner à la newsletter et recevoir nos dernières mises à jour, cliquez sur le bouton ci-dessous.
Entrez l'adresse e-mail avec laquelle vous vous êtes inscrit et nous vous enverrons un code pour réinitialiser votre mot de passe.
Vous n'avez pas reçu de code ? Envoyer un nouveau code
Le mot de passe doit comporter au moins 12 caractères, sans espaces, inclure des lettres majuscules/minuscules, des chiffres et des symboles.
Cliquez sur le bouton pour revenir à la page sur laquelle vous étiez et connectez-vous avec votre nouveau mot de passe.
Actualisé: 08 octobre 2026
Pour mener à bien ses opérations, missions et autres activités, l’OTAN a besoin que les Alliés investissent dans des équipements de pointe interopérables et d’un bon rapport coût-efficacité. Elle joue un rôle important à cet égard en aidant les Alliés à décider des modalités de leurs investissements de défense et des domaines à privilégier en la matière. Avec le concours de l’OTAN, certains pays ont décidé d’établir ensemble différents projets à haute visibilité et de mutualiser leurs ressources pour acquérir, développer et mettre à disposition les capacités de défense dont l’Alliance a absolument besoin pour assurer sa sécurité.
Les projets à haute visibilité sont l’un des principaux outils dont l’OTAN dispose pour permettre aux Alliés d’unir leurs efforts en vue de développer et de mettre en place des capacités. Les Alliés (et, dans certains cas, des partenaires de l’OTAN) peuvent décider de travailler ensemble dans le cadre d’un projet pour remédier à des insuffisances capacitaires communes. Tous les milieux d’opérations et tous les types de capacités sont concernés. Les modalités de participation, les objectifs et le calendrier sont très variables.
Tous les projets ont un objectif commun : fournir des capacités clés aux forces des pays de l’OTAN et renforcer ainsi le dispositif de dissuasion et de défense de l’Alliance. En coopérant dans ce cadre, les pays participants peuvent non seulement acquérir des capacités qu’ils n’auraient pas pu obtenir seuls, mais aussi renforcer l’interopérabilité avec d’autres Alliés s’agissant des équipements, de l’entraînement, de la doctrine et des procédures, ce qui les aide à mener des opérations multinationales.
On dénombre à ce jour plus d’une trentaine de projets, lesquels couvrent tous les milieux et besoins capacitaires recensés dans le processus OTAN de planification de défense.
La Conférence des directeurs nationaux des armements (CDNA) est le principal comité OTAN de haut niveau chargé de superviser les activités de coopération multinationale visant à développer et à mettre en place des capacités. Elle recense les possibilités de coopération dans le domaine de la recherche, du développement et de la production d’équipements militaires et de systèmes d’armes, et elle a la responsabilité d’une série de projets de coopération en matière d’armements qui ont pour but de doter les forces de l’OTAN de capacités de pointe.
Actuellement, la majorité des projets à haute visibilité sont administrés par le Secrétariat international de l’OTAN. Certains ont été transférés à un agent d’exécution, par exemple à l’Agence OTAN de soutien et d’acquisition (NSPA), à l’Agence OTAN d’information et de communication (NCIA) ou à un pays pilote. D’autres ont atteint leur capacité opérationnelle totale, ce qui signifie que les objectifs fixés ont été concrétisés et que plus aucune assistance n’est nécessaire.
La NSPA, qui assume les fonctions d’agent d’exécution pour la phase de mise en œuvre de nombreux projets, fait le lien entre les pays participants et le secteur industriel. Elle peut intervenir à différents niveaux : elle peut inviter les industriels à proposer des solutions aux Alliés, être associée au processus d’acquisition, voire négocier avec les industriels pour le compte des pays.
Pour lancer un nouveau projet, les ministres de la Défense des pays souhaitant participer signent un premier document appelé lettre d’intention, qui définit les grandes lignes du projet de coopération et dans laquelle les pays expriment leur soutien politique en faveur du projet. Un mémorandum d’entente (MoU), un document juridiquement contraignant entrant dans le détail du projet, est ensuite conclu. Cet instrument fournit le cadre juridique nécessaire à l’exécution du projet visant à mettre en place la capacité voulue.
Pour ce qui concerne le milieu terrestre, l’OTAN concourt à toute une série de projets couvrant des domaines tels que la mobilité et la contre-mobilité militaires, la défense aérienne et antimissile, les véhicules et systèmes du génie, les munitions et systèmes de lancement, et bien d’autres encore.
Objectif : la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine montre que les frappes à longue portée constituent une menace croissante, en constante évolution. Pour y faire face, les Alliés doivent se doter non seulement de moyens de défense aérienne et antimissile efficaces, mais aussi de capacités de frappe de précision dans la profondeur, pour décourager les agressions et augmenter le prix à payer par les adversaires potentiels. Cependant, la mise au point et la production de capacités de frappe avancées sont des activités complexes et coûteuses. Grâce aux initiatives multinationales et aux achats groupés, les Alliés sont en mesure de mutualiser les coûts de fabrication, de réduire les délais de production, de réaliser des économies d’échelle et de mettre en service les moyens requis plus rapidement que s’ils agissaient chacun de leur côté. Le projet consacré aux capacités terrestres de frappe de précision dans la profondeur vise à mettre au point, dans un cadre multinational, des lanceurs et missiles de types nouveaux , entre autres moyens.
Participants : Danemark, France, Italie, Norvège, Royaume-Uni et Türkiye.
État d’avancement : lancé. Le projet a été mis en place le 7 juillet 2026 à l’occasion du Forum OTAN des industries de défense organisé en marge du sommet d’Ankara.
Objectif : il s’agit de réaliser de premières études de faisabilité, de prototyper un projectile générique de 155 mm, puis de le développer pleinement et, éventuellement, de le faire produire en masse par l’industrie munitionnaire des pays de l’Alliance. La mise au point d’un tel projectile renforcera l’interopérabilité des munitions, ce qui facilitera leur circulation entre les systèmes d’armes des différents pays.
Participants : Canada, Danemark, Finlande, Norvège, Slovaquie, Suède, Tchéquie et Türkiye.
État d’avancement : lancé. Le projet GENIFR a été mis en place le 7 juillet 2026 à l’occasion du Forum OTAN des industries de défense organisé en marge du sommet d’Ankara.
Pour ce qui est du milieu aérien, les pays participent à des projets axés sur l’acquisition et le développement de drones, de capteurs de surveillance aérienne passive et d’hélicoptères. Les projets visent également à améliorer les capacités de ravitaillement en vol et de transport aérien stratégique, ainsi que les systèmes de surveillance aérienne avec ou sans pilote.
Objectif : il s’agit d’œuvrer en commun au développement et à la mise en service de capacités de frappe de précision dans la profondeur en faisant appel à la technologie des drones. À la lumière des observations faites dans le cadre des conflits en cours, notamment de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, les participants mettront au point des capacités novatrices pour la frappe de précision dans la profondeur, ce qui permettra de répondre plus efficacement aux besoins capacitaires des pays et de l’OTAN. Ils auront l’occasion de coopérer avec de nouveaux acteurs industriels, ces capacités pouvant en effet être développées par des entreprises de défense non traditionnelles.
Participants : Danemark, Estonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne et Türkiye.
État d’avancement : lancé. Le projet a été mis en place lors de la réunion des ministres de la Défense des pays de l’OTAN tenue en février 2026.
Objectif : le projet vise à améliorer la capacité de transport aérien stratégique de l’OTAN de manière à faciliter les mouvements de moyens militaires à travers l’Alliance. Divers mécanismes de coopération seront mis en œuvre pour permettre un accès plus facile à l’Airbus A400M Atlas, un avion qui se distingue par sa grande capacité d’emport et son long rayon d’action et qui accroît dès lors considérablement la flexibilité opérationnelle des forces de l’OTAN et des Alliés. Les participants mèneront toute une palette d’activités : ils échangeront des enseignements et de bonnes pratiques concernant les missions de l’A400M, mutualiseront leurs heures de vol, leurs infrastructures, leurs entraînements ainsi que leurs capacités d’exploitation et de maintenance, et ils uniront leurs efforts pour mettre en place de nouvelles plateformes sur le modèle de la flotte établie dans le cadre du programme MRTT‑C (flotte d’avions multirôles de ravitaillement en vol et de transport), laquelle est très performante.
Participants : Belgique, Croatie, Espagne, France, Pologne, Royaume-Uni et Türkiye.
État d’avancement : lancé. Le projet a été mis en place le 7 juillet 2026 à l’occasion du Forum OTAN des industries de défense organisé en marge du sommet d’Ankara.
Objectif : la guerre brutale que la Russie mène contre l’Ukraine a mis en évidence l’efficacité et la dangerosité de technologies comme celles des drones de petite taille dans un conflit. Il est essentiel pour l’Alliance d’accroître sa capacité à détecter ces nouvelles menaces, à les identifier, à les suivre et à y réagir tout en exploitant les progrès de la technologie pour renforcer son dispositif de dissuasion et de défense. Dans le cadre de cette initiative, les Alliés participants se sont engagés à mettre au point des solutions plus efficaces pour lutter contre les menaces aériennes évoluant à très basse altitude – c’est-à-dire à moins de 500 pieds/150 mètres du sol, soit à peine la hauteur d’une demi-tour Eiffel.
Participants : Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Lettonie, Lituanie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni et Türkiye.
État d’avancement : lancé. Le projet a été mis en place lors de la réunion des ministres de la Défense des pays de l’OTAN tenue en février 2025.
Objectif : le MRTT est un avion multifonction pouvant transporter du fret comme des troupes, et faire du ravitaillement en vol. Les ravitailleurs en vol sont indispensables à la projection de puissance aérienne. Comme ils sont mutualisés, l’interopérabilité est primordiale. Le projet MRTT permet aux Alliés participants d’acquérir collectivement des ravitailleurs de type Airbus A330. La propriété et l’exploitation de la flotte d’appareils constituée seront multinationales. Le projet est mené conjointement par l’OTAN et l’UE ; en effet, le ravitaillement en vol fait partie des lacunes capacitaires identifiées par l’une comme par l’autre, et les Alliés participants sont aussi, à l’exception de la Norvège, membres de l’UE. C’est là un bon exemple de l’étroite coopération qui s’exerce entre l’OTAN et l’UE.
Participants : Allemagne, Belgique, Danemark, Finlande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Suède et Tchéquie.
État d’avancement : en cours. Le premier avion a été livré en juin 2020. La flotte de MRTT a atteint sa capacité opérationnelle totale en mars 2026. Dix avions sont déjà en service. Deux autres devraient être livrés, le premier à la mi‑2028 et le second début 2029.
S’agissant du milieu maritime, les projets de l’OTAN contribuent au développement des capacités requises pour détecter et éliminer des mines, pister des sous-marins et mener des activités de surveillance et de reconnaissance aériennes, et ils permettent aux Alliés de disposer des munitions dont ils ont besoin pour conduire des opérations maritimes.
Objectif : les systèmes sans équipage à bord sont de plus en plus importants pour l’OTAN, dans la mesure où ils aident l’Alliance à répondre aux menaces présentes dans le milieu maritime. Afin de faciliter la coopération multinationale dans ce domaine, un groupe d’Alliés et un pays partenaire ont uni leurs forces dans le cadre de l’initiative MUS afin de mettre au point des solutions adaptées, notamment des systèmes de détection et d’élimination des mines, ainsi que des systèmes de pistage des sous-marins.
Participants : Allemagne, Belgique, Bulgarie, Canada, Danemark, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Türkiye – et Australie (pays partenaire).
État d’avancement : en cours. Lancé en octobre 2018, le projet a contribué à la mise en place du plus grand exercice opérationnel annuel consacré à l’intégration de systèmes maritimes sans équipage à bord dans les marines des Alliés. Dans le cadre de l’exercice REPMUS, accueilli par le Portugal depuis septembre 2019, des pays membres et des pays partenaires testent de nouveaux systèmes de ce type. En outre, un groupe capacitaire interarmées subordonné à la CDNA s’est vu confier la responsabilité de toute une série de chantiers interconnectés, l’idée étant d’encourager les 32 pays de l’Alliance à continuer de progresser dans ce domaine.
L’espace est un milieu d’opérations qui revêt une importance cruciale pour la sécurité et la prospérité des pays de l’Alliance. Les informations recueillies et communiquées par satellite sous-tendent les principales activités, opérations et missions de l’OTAN, notamment celles qui mettent en jeu la défense collective, la réponse aux crises et la lutte contre le terrorisme. L’OTAN a lancé plusieurs projets à haute visibilité consacrés au milieu spatial, lesquels portent sur la surveillance par satellite, la poursuite de missiles, les communications à haut débit et les capacités de lancement.
Objectif : l’initiative HALO offre un cadre aux efforts déployés par les Alliés pour interconnecter des satellites militaires souverains, c’est-à-dire détenus et contrôlés par un pays, et à les intégrer au sein d’une mégaconstellation en réseau. L’idée est d’établir un réseau multinational résilient composé de plusieurs couches, lequel devra permettre aux Alliés d’intégrer leurs capacités dans une architecture spatiale interopérable. Axée dans un premier temps sur la connaissance de la situation, l’initiative englobera par la suite les capacités de ciblage et d’alerte précoce ainsi que les capacités de défense aérienne et antimissile intégrée. En interconnectant un grand nombre de satellites appartenant aux Alliés, elle permettra de surmonter les contraintes financières, d’accroître la fréquence temporelle et d’améliorer la couverture par rapport à ce que permettent les constellations de satellites exploitées par un seul pays.
Participants : Allemagne, Canada, Danemark, Finlande, Norvège, Pays-Bas, Suède et Türkiye.
État d’avancement : lancé. L’initiative a été mise en place le 7 juillet 2026 à l’occasion du Forum OTAN des industries de défense organisé en marge du sommet d’Ankara.
Objectif : L’APSS permettra d’intensifier la coopération dans le domaine de la surveillance spatiale à l’appui de la mise en œuvre de la politique spatiale globale de l’OTAN. Les moyens spatiaux tels que les satellites peuvent fournir en temps réel des informations sur les mouvements des forces ennemies, les conditions météorologiques et le terrain, des informations essentielles pour comprendre la situation sur le champ de bataille et prendre des décisions en connaissance de cause. L’APSS permettra aussi de former une vaste constellation virtuelle de satellites de surveillance (nationaux ou commerciaux), appelée « Aquila ». L’Alliance disposera de données de renseignement de meilleure qualité dans des délais raccourcis. En effet, l’APSS intégrera encore plus de données spatiales dans l’écosystème « renseignement » de l’OTAN et s’appuiera sur les avancées technologiques du secteur commercial. Les bases de cette initiative transformatrice ont été jetées par le Luxembourg, qui a apporté un capital de départ de 16,5 millions d’euros ; les pays participants pourront contribuer à Aquila avec leurs propres moyens, données et/ou fonds.
Participants : Allemagne, Belgique, Bulgarie, Canada, Danemark, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Suède et Türkiye.
État d’avancement : en cours. Le projet APSS a été lancé en février 2023. À ce jour, 19 Alliés y contribuent, pour plus d’un milliard de dollars au total, somme qui doit permettre à la fois de faire appel à des moyens spatiaux commerciaux et nationaux et de développer des solutions avancées pour l’exploitation de données.
Pour assurer le bon déroulement des opérations militaires et renforcer la résilience face aux cybermenaces, il est indispensable de pouvoir compter sur des systèmes numériques performants. Ces dernières années, l’OTAN a beaucoup amélioré son infrastructure numérique en favorisant l’adoption de technologies commerciales à des fins militaires, en remédiant à des lacunes capacitaires et en renforçant l’interopérabilité entre les systèmes et les réseaux numériques des Alliés.
Objectif : le programme ACE vise à accélérer et à faciliter, tant pour les forces nationales que pour le Commandement allié Opérations, la création, le partage et le stockage d’informations classifiées en permettant une intégration parfaitement fluide des réseaux, des plateformes, des armes, des capteurs et des données dans tous les milieux d’opération. Le but est d’accroître l’efficacité des opérations multimilieux. Grâce à l’intelligence artificielle et à des techniques avancées d’analytique de données, les commandants militaires pourront exploiter les données plus rapidement et plus efficacement dans le cadre de leur prise de décisions.
Participants : Allemagne, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Roumanie, Royaume-Uni et Suède – et le Commandement allié Opérations.
État d’avancement : mis en place. Le programme ACE a été lancé en juillet 2025. À la réunion tenue par les ministres de la Défense des pays de l’OTAN en juin 2026, les participants ont signé un MoU dans lequel ils se sont engagés à établir des services numériques partagés et à améliorer l’interopérabilité dans le cadre des opérations en partageant leurs données de manière plus efficace.
Outre les projets portant sur des milieux d’opérations spécifiques, l’Alliance contribue à plusieurs projets à haute visibilité visant à mettre en place, dans les cinq milieux, un large éventail de capacités facilitatrices essentielles : structures de commandement et de contrôle, capacités logistiques et systèmes de gestion de la chaîne d’approvisionnement, structures de formation et d’entraînement, etc.
Objectif : pour que les industries de défense des Alliés puissent produire les capacités dont ceux-ci ont besoin, en temps voulu et dans les quantités voulues, elles doivent pouvoir se procurer suffisamment de matières premières critiques essentielles au secteur de la défense, telles que le lithium, le titane et les terres rares. Le projet mené dans ce domaine aidera à atteindre cet objectif, l’idée étant que l’OTAN soit moins vulnérable aux chocs d’approvisionnement et d’éviter que les Alliés puissent être pris en otages par des adversaires qui les priveraient d’accès à ces matières premières. Ce projet permettra de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement. Il est axé sur l’acquisition, le stockage, le transport et la gestion des matières premières critiques, composants et produits recyclés qui sont essentiels à la production de défense.
Participants : Belgique, Canada, Danemark, Espagne, Finlande, Grèce, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Suède et Türkiye.
État d’avancement : mis en place. Au Forum OTAN des industries de défense organisé en marge du sommet d’Ankara le 7 juillet 2026, 12 Alliés ont signé un MoU pour donner un cadre juridique et financier à leur coopération dans le domaine des matières premières critiques essentielle à la défense. Ils se sont ainsi engagés à procéder à des acquisitions conjointes, à créer un réseau multinational d’installations de stockage, à assurer le transport des matières premières et à gérer les stocks.
Objectif : il est plus en plus onéreux et de plus en plus compliqué d’assurer un entraînement au pilotage avec des moyens à la pointe de la technologie. Pour beaucoup d’Alliés européens, l’effectif des pilotes nécessaire d’année en année est trop réduit pour justifier la création ou le maintien d’écoles de pilotage. Face à cette difficulté, l’initiative NFTE a permis de créer, en tirant le meilleur parti possible des structures existantes, un réseau européen d’installations d’entraînement multinationales pour pilotes d’avions de chasse, d’hélicoptères, d’aéronefs à voilure fixe et de drones. Elle réduit sensiblement la dépendance vis-à-vis des installations d’entraînement américaines en donnant aux Alliés européens la possibilité de former leurs propres équipages dans un cadre multinational. À ce titre, elle est un excellent exemple du partage des charges entre les Alliés d’Europe et d’Amérique du Nord. En outre, elle contribue aux efforts que l’OTAN déploie pour former cinq fois plus d’opérateurs drones d’ici la fin 2027.
Participants : Allemagne, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Macédoine du Nord, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni, Suède, Tchéquie et Türkiye.
État d’avancement : en cours. L’initiative NFTE a été lancée en marge du sommet de l’OTAN tenu à Bruxelles en juin 2021. À ce jour, 16 campus d’entraînement NFTE ont été mis sur pied et homologués dans huit pays de l’Alliance. Plusieurs centaines d’élèves pilotes y ont été formés.