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La devise de l’OTAN, Animus in consulendo liber, autrement dit « l’esprit libre dans la consultation », témoigne de l’importance de la consultation entre Alliés. Elle traduit le fait que les Alliés peuvent discuter ouvertement et en toute franchise au sein du Conseil de l’Atlantique Nord et de ses sous-comités, ce qui constitue l’un des principaux atouts de l’OTAN. Les Alliés peuvent ainsi partager leurs points de vue et échanger des informations, entretenir le lien de confiance entre eux, ou encore résoudre des problèmes en vue de prévenir des conflits.
L’OTAN doit sa devise à André de Staercke, représentant permanent de la Belgique auprès de l’Organisation depuis la création de l’Alliance, en 1949, jusqu’à son départ à la retraite, en 1976.
Le 29 janvier 1976, lors de son discours d’adieu au Conseil, M. de Staercke rappelle à ses collègues l’histoire insolite de la devise :
« Il y a bien des années, quand le quartier général de l’Alliance s’installa au Palais de la Porte Dauphine à Paris [en décembre 1959], Monsieur Spaak[,] qui était alors Secrétaire général, me demanda de lui fournir en latin, cette belle prose latine qui est le véhicule de la sagesse, il me demanda de lui fournir une maxime qui enfermerait en quelques mots la finalité commune de l’Alliance atlantique et l’indépendance de ses membres. » (dernier alinéa de la para. 3, p17-18; C-R(76)4.pdf)
M. de Staercke raconte avoir lu cette maxime dans le Palais du Podestat, à San Gimignano, en Italie, qu’il a visité alors qu’il était enfant, expliquant qu’elle était gravée dans le dossier du siège réservé au premier magistrat de la ville :
Eis fuit domi industria, foris justum imperium, animus in consulendo liber; neque libidini, neque delicto obnoxius. (« Ils avaient au-dedans l’activité, au-dehors une juste gouvernance, l’esprit libre dans la consultation, dégagé des passions et des vices. »)
Ces mots sont attribués à l’homme politique et philosophe romain Marcus Porcius Cato (234 av. J-C – 149 av. J-C), également connu sous le nom de « Caton le Censeur », qui était réputé pour sa morale et ses principes rigides. Au Moyen Âge, il n’était pas rare de voir sa maxime orner les façades de mairies et de bâtiments municipaux dans le nord et le centre de l’Italie, en guise d’éloge à la bonne gouvernance.
Séduit par le récit d’André de Staercke, Paul-Henri Spaak veut faire de la maxime latine la devise de l’OTAN. Son souhait est exaucé en 1959, lorsque l’Organisation prend ses quartiers dans le bâtiment de la Porte Dauphine : la devise est alors inscrite dans le hall des conférences, qui donne accès à toutes les salles de réunion, si bien que les participants peuvent se la rappeler à chaque fois qu’ils se rendent à la salle du Conseil.

La devise de l’OTAN ornant le hall de conférences du siège de l’OTAN Porte Dauphine, Paris, 1959-1967
En 1967, après l’installation de l’OTAN à Bruxelles, le secrétaire général, Joseph Luns, décide de faire inscrire la devise dans la salle de conférence principale du Conseil (C-R(76)4.pdf), et ce de manière bien visible pour que tout le monde, y compris les chefs d’État et de gouvernement, puisse la lire en entrant dans la salle et, ainsi, se rappeler le caractère
Le 24 octobre 1974, le premier ministre du Canada, Pierre Eliott Trudeau, explique lors d’une visite officielle au siège de l’OTAN ce que l’inscription évoque pour lui.
[...] aucune autre devise n’expliquerait mieux pourquoi, grâce à la consultation, l’OTAN est restée un organisme vivant. C’est cette pratique qui a créé un mode d’actions et de pensées dont l’influence s’exerce ailleurs qu’à Bruxelles, dans d’autres négociations [...].
Premier ministre du Canada 24 octobre 1974
La devise demeure en place sur le mur de la salle de conférence jusqu’en 1987, lorsqu’elle est retirée pour cause de travaux de rénovation. Le chantier prend du retard et la salle reste privée de son inscription pendant un certain temps. C’est n’est qu’à la suite de propos tenus au Conseil par le représentant permanent de la Belgique, Juan Cassiers, qui rappelle l’existence et l’importance de la devise à ses collègues, que la mention retrouve sa place sur le mur, grâce à l’intervention du secrétaire général d’alors, Lord Carrington.
En 2017, l’OTAN inaugure son siège actuel, où la devise est apposée d’emblée sur le mur de la toute nouvelle salle du Conseil.


Depuis l’installation de l’OTAN à Bruxelles, l’ancien siège de Paris est occupé par l’université Paris IX-Dauphine (par la suite rebaptisée « université Paris Dauphine – PSL »). La maxime latine y occupe toujours se place d’origine et rappelle aux étudiants l’importance de la consultation dans le monde universitaire. Elle a d’ailleurs trouvé un tel écho dans ce nouvel environnement que l’université a décidé d’en faire également sa devise.

Université Paris IX-Dauphine. Photo de gauche fournie gracieusement par Bertrand Desprez.