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Missions d’espionnage. Politique internationale. Menace d'apocalypse nucléaire.
Dès les premiers jours de la Guerre froide, les cinéastes s’emparent de ces thématiques dans leurs films et séries télévisées, où l’OTAN occupe parfois le devant de la scène.
Parmi les références cinématographiques à l’OTAN, on trouve des personnages qui s’emploient à déjouer une conspiration ayant pour but de démanteler l’Alliance, ou encore des ennemis qui dérobent des disques durs contenant l’identité d'agents du renseignement. Ces représentations soulignent non seulement le rôle militaire de l’OTAN, mais abordent également des thèmes plus vastes comme la diplomatie, la sécurité humaine et la politique, qui sont au cœur de l’Alliance transatlantique.
Les exemples de films et séries télévisées ci-après illustrent comment l’OTAN est représentée à l’écran, de façon plus ou moins fidèle.
Les auteurs du film de zombies post-apocalyptique 28 Ans plus tard (28 Years Later - 2025) ont consulté l’OTAN à propos de la description d’un uniforme de soldat.
Ce film imagine un autre espace temporel dans lequel les forces suédoises opèrent au Royaume-Uni et en République d’Irlande au sein d’une force de stabilisation de l’OTAN, 28 ans après l’apparition du « virus de la rage » dans le film d’origine, 28 Jours plus tard (2002). Il y est notamment question d’un soldat suédois dénommé Erik Sundqvist (Edvin Ryding), qui porte un uniforme avec un insigne OTAN bien visible sur le bras.

Edvin Ryding dans 28 Ans plus tard (2025) (Photo : Terry Blackburn)
Dans le film, l’OTAN est décrite comme une force militaire majeure qui impose une quarantaine au Royaume-Uni et en République d’Irlande afin de contenir le virus de la rage. Cette histoire s’inspire du rôle joué par l’OTAN en matière de maintien de la paix et de gestion de crise après des catastrophes survenues au cours de certaines de ses missions et opérations.
Lors du tournage de Lord of War (2005), drame sur un trafiquant d'armes avec Nicolas Cage et Ethan Hawke, l’équipe du film a dû prévenir l’OTAN qu’elle allait utiliser de véritables chars T-72 pour une scène de vente d'armes filmée en Tchéquie car dans le cas contraire, le système de renseignement, de surveillance et de reconnaissance interarmées de l’OTAN aurait pu croire à une invasion de chars.

Nicolas Cage dans Lord of War (2005) (Photo : Lions Gate Home Entertainment)
Bien que la plupart des films produits dans les pays de l’Alliance présentent l’OTAN de façon positive ou neutre, ceux produits dans d'autres pays (en particulier la Russie) décrivent parfois l’Alliance comme un agresseur ou un adversaire. Ces films entremêlent souvent fiction et réalité, situant l’intrigue dans un contexte historique réel, tout en employant une narration dramatisée ou sélective pour appuyer des arguments politiques spécifiques ou des récits ayant trait aux relations internationales.
The Balkan Line (2019)

(Photo: De1an)
The Balkan Line est un film d’action russo-serbe dont l'action se situe vers la fin du conflit de 1999 au Kosovo. Il met en scène un petit détachement d’agents russes du GRU chargés de prendre le contrôle de l’aéroport international de Pristina. Même s’il s'inspire de faits réels, il s’écarte largement des événements historiques. Le film a bénéficié du soutien financier du ministère russe de la Culture.