COMPTE MULTIMÉDIA

Le seul endroit pour accéder au contenu vidéo de qualité broadcast de l'OTAN

Accédez aux ressources médiatiques officielles de l'OTAN. Un contenu de qualité professionnelle, diffusé sur les dernières actualités. La référence pour les professionnels des médias.

Registre

Créer un compte

Créer un compte

Vérifiez votre boîte de réception et entrez le code de vérification

Nous avons envoyé un code de vérification à votre adresse e-mail. . Entrez le code pour vérifier votre compte. Ce code expirera dans 30 minutes.
Code de vérification

Vous n'avez pas reçu de code ? Envoyer un nouveau code

Vous avez créé votre compte avec succès

Désormais, vous pouvez télécharger des versions complètes ou partielles de nos vidéos depuis notre site Web.

Abonnez-vous à notre newsletter

Si vous souhaitez également vous abonner à la newsletter et recevoir nos dernières mises à jour, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Réinitialiser le mot de passe

Entrez l'adresse e-mail avec laquelle vous vous êtes inscrit et nous vous enverrons un code pour réinitialiser votre mot de passe.

Réinitialiser le mot de passe
Consultez votre boîte de réception et saisissez le code de vérification
Nous avons envoyé un code de vérification à votre adresse e-mail. Entrez le code pour vérifier votre compte. Ce code expirera dans 30 minutes.
Code de vérification

Vous n'avez pas reçu de code ? Envoyer un nouveau code

Créer un nouveau mot de passe

Le mot de passe doit comporter au moins 12 caractères, sans espaces, inclure des lettres majuscules/minuscules, des chiffres et des symboles.

Votre mot de passe a été mis à jour

Cliquez sur le bouton pour revenir à la page sur laquelle vous étiez et connectez-vous avec votre nouveau mot de passe.

Défense aérienne et antimissile intégrée de l'OTAN

Actualisé: 08 octobre 2026

La défense aérienne et antimissile intégrée (IAMD) de l’OTAN, mission essentielle et permanente menée en temps de paix comme en période de crise ou de conflit, vise à protéger le territoire, les populations et les forces des pays de l’Alliance contre toute menace ou attaque aérienne ou par missile. L’adoption d’une approche à 360 degrés permet de faire face aux menaces aériennes et missiles émanant de toutes les directions stratégiques, qu’elles soient le fait d’acteurs étatiques ou non étatiques. L’IAMD englobe l’ensemble des mesures – telles que la mission de défense aérienne et la mission de défense antimissile balistique assurées 24h/24 et 7j/7 – devant aider à assurer la dissuasion contre les menaces aériennes et missiles, à les neutraliser ou à en réduire l’efficacité. L’IAMD, élément central de la posture de dissuasion et de défense de l’OTAN, contribue à la sécurité de l’Alliance, qui est indivisible, ainsi qu’à sa liberté d’action ; grâce à elle, l’OTAN est mieux à même de renforcer ses déploiements et d’apporter une réponse stratégique.

Système de défense aérienne et antimissile Patriot exposé au Commandement des forces aériennes alliées à Ramstein (Allemagne) Photo : AIRCOM (OTAN).

  • L’IAMD de l’OTAN est cruciale dans l’environnement stratégique actuel, qui se caractérise par une importante prolifération de capacités aériennes et missiles et par leur utilisation excessive dans le cadre de conflits, comme en témoigne la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine.
  • En réponse à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, les Alliés ont déployé des capacités IAMD supplémentaires sur le flanc oriental de l’OTAN, montrant ainsi leur solidarité et leur détermination. Ils sont résolus à renforcer continuellement l’IAMD de l’OTAN en améliorant sa disponibilité opérationnelle, sa réactivité et son interopérabilité.
  • En septembre 2025, en réponse à une violation sans précédent de l’espace aérien de la Pologne par des drones russes, l’OTAN a lancé « Eastern Sentry », une activité militaire qui mobilise toute une série de moyens appartenant aux Alliés, aussi bien des capacités classiques que des technologies novatrices, dont des capacités antidrones. Cette activité aide l’Alliance à défendre son espace aérien contre les intrusions d’avions et de drones et contre les menaces balistiques.
  • En 2026, l’OTAN a modernisé sa mission de police du ciel, lancée en 1961. Cette mission, au même titre que d’autres activités, s’inscrit dans une posture de défense aérienne globale. Eastern Sentry a joué un rôle important dans le passage de la police du ciel à une approche renforcée en matière de défense aérienne, approche qui couvre tout le territoire de l’OTAN, autrement dit la zone euro-atlantique. Ce changement de paradigme protège l’OTAN contre un plus large éventail de menaces dans tous les milieux opérationnels et lui offre une plus grande souplesse face à l’évolution de l’environnement de sécurité. 
  • L’IAMD de l’OTAN est exécutée au travers du système OTAN de défense aérienne et antimissile intégrée (NATINAMDS), un réseau de systèmes nationaux et OTAN interconnectés composé de capteurs, de moyens de commandement et de contrôle et de systèmes d’armes. Le NATINAMDS est placé sous l’autorité du commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR).

Activités

La mission de défense aérienne de l’OTAN s’inscrit dans le cadre de l’IAMD, en temps de paix comme en période de crise ou de conflit. Elle est une parfaite illustration de la cohésion et de la solidarité entre les Alliés, étant donné que les pays dotés d’avions de combat – dans un cadre individuel ou multinational – aident à assurer l’intégrité de l’espace aérien des pays qui n’en possèdent pas. Les Alliés de taille plus modeste peuvent ainsi investir dans d’autres capacités clés qui renforcent la sécurité globale de l’OTAN au lieu d’entretenir à grands frais leurs propres forces aériennes. En réponse à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, l’Alliance a amélioré le dispositif de défense aérienne de l’OTAN sur le flanc oriental, renforçant ainsi sa posture de dissuasion et de défense.

En 2026, l’OTAN a modernisé sa mission de police du ciel, qui protège son espace aérien depuis sa création en 1961, il y a 65 ans. Cette mission fait partie de sa posture de défense aérienne globale, au même titre que d’autres activités comme Eastern Sentry et le modèle de rotations IAMD. Alors que la police du ciel visait principalement à protéger les Alliés contre les menaces émanant d’avions, la protection assurée dans le cadre de la défense aérienne, qui mobilise un plus large éventail de capacités, couvre toutes les menaces et tous les milieux d’opération (aérien, terrestre, maritime, spatial et cyber). L’approche multicouche à 360 degrés sur laquelle repose la défense aérienne offre une plus grande souplesse et permet de réagir plus rapidement à l’évolution de l’environnement de sécurité.

La défense antimissile balistique (BMD) de l’OTAN est une activité permanente qui vise à protéger l’ensemble des populations, territoires et forces des pays européens de l’Alliance contre la menace croissante que représente la prolifération des missiles balistiques. L’approche adaptative phasée des États-Unis pour la défense antimissile en Europe (EPAA) est un des principaux piliers de la BMD de l’OTAN. Dans ce cadre, les États-Unis fournissent des radars et des effecteurs basés à terre et en mer. D’autres Alliés sont également en train de mettre à disposition, de développer ou d’acquérir des moyens BMD destinés à la BMD de l’OTAN. 

Intégration

Les capacités de défense aérienne et antimissile disponibles doivent absolument être intégrées, c’est-à-dire coordonnées, si l’on veut assurer le bon fonctionnement de l’IAMD de l’OTAN. Pour pouvoir être intégrées, il faut d’abord que ces capacités soient interopérables. Les entraînements et les exercices jouent un rôle important à cet égard. Ils attestent également de la détermination des Alliés et peuvent avoir un effet dissuasif. 

Les systèmes OTAN de commandement et de contrôle aériens (C2 Air), qui permettent à l’Alliance de gérer les opérations aériennes menées à l’intérieur et à l’extérieur de la zone euro-atlantique, illustrent parfaitement la notion d’intégration. Ces systèmes (hors capacités déployables) couvrent un théâtre d’opérations de 81 millions de kilomètres carrés, de l’extrême nord de la Norvège jusqu’à la mer Méditerranée et de l’extrême est de la Türkiye jusqu’à l’Atlantique Nord.

Renforcement de l’IAMD en réponse à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine

L’ampleur sans précédent des attaques aériennes et missiles lancées par la Russie au cours de sa guerre contre l’Ukraine met en évidence l’importance d’une défense aérienne et antimissile solide et crédible. 

Face à ces agissements, les Alliés ont déployé des capacités IAMD supplémentaires sur le flanc oriental de l’OTAN. Ils continuent par ailleurs à mener des activités d’entraînement et des exercices pour tester ces capacités et s’assurer qu’elles sont immédiatement disponibles en cas de menace. 

L’OTAN continue de renforcer son IAMD dans le droit fil du concept stratégique de l’Alliance – qui définit les fondements de la posture de dissuasion et de défense de l’OTAN – et d’une nouvelle génération de plans de défense régionaux, deux livrables approuvés par les dirigeants des pays de l’Alliance au sommet tenu à Madrid en 2022. 

En 2023, au sommet de Vilnius, les Alliés ont décidé de renforcer davantage encore la mission IAMD de l’OTAN, notamment dans le cadre du modèle de rotations IAMD, qui prévoit des entraînements réguliers et le déploiement, par roulement, de systèmes et capacités de défense aérienne modernes dans toute la zone de responsabilité du SACEUR, et dans un premier temps, sur le flanc oriental de l’Alliance.

Au sommet de Washington, en 2024, les Alliés ont pris des mesures pour améliorer encore la disponibilité opérationnelle, la réactivité et l’intégration de l’IAMD. Ils se sont félicités de l’actualisation de la politique IAMD de l’OTAN et de la mise en œuvre de diverses initiatives, comme le modèle de rotations IAMD et la capacité opérationnelle renforcée de la BMD de l’OTAN. En outre, au sommet de Washington, les Alliés ont approuvé des mesures visant à renforcer la défense aérienne et antimissile de l’Ukraine. L’OTAN apportera son concours et donnera des conseils à l’Ukraine pour la conception et la mise en place d’une architecture de défense aérienne et antimissile intégrée, afin que les capacités dont le pays dispose dans ce domaine puissent être utilisées de manière optimale et devenir pleinement interopérables avec celles de l’Alliance.

Au sommet d’Ankara, en 2026, les Alliés ont actualisé leur plan opérationnel pour la conduite de la mission IAMD de l’OTAN. Dans le cadre d’un ensemble de mesures axées sur une utilisation flexible, modulable et efficiente des ressources et capacités disponibles, les Alliés ont décidé de moderniser la police du ciel et de l’intégrer dans la posture de défense aérienne globale de l’OTAN, qui comprend également d’autres activités.

Comités OTAN compétents

Le Comité de la politique de défense aérienne et antimissile intégrée (IAMD PC) est le comité de haut niveau responsable de tous les volets politiques et politico-militaires de l’IAMD de l’OTAN, notamment de la défense aérienne et de la défense antimissile balistique, ainsi que des éléments de la puissance aérienne interarmées s’y rapportant. Il fait rapport au Conseil de l’Atlantique Nord, principal organe de décision politique de l’Alliance.

Le Groupe de travail du Comité militaire sur la défense aérienne et antimissile (MCWG(AMD)) est chargé d’examiner les aspects militaires des questions de défense aérienne et antimissile, ainsi que de donner des avis et de formuler des recommandations à ce sujet à l’intention du Comité militaire, la plus haute instance militaire de l’OTAN.

La Conférence des directeurs nationaux des armements (CDNA), qui promeut la coopération entre les pays dans le secteur de l’armement, supervise également l’exécution du programme BMD de l’OTAN.

Évolution

L’IAMD de l’OTAN est le résultat de l’évolution du concept de défense aérienne intégrée de l’OTAN. Ce concept fut à l’origine mis en œuvre en 1961 dans le cadre de l’utilisation du système OTAN de défense aérienne intégrée (NATINADS), placé sous le commandement et le contrôle du commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR).

Durant la Guerre froide, le NATINADS était un système essentiellement statique déployé en ceintures successives pour faire face à la menace unidirectionnelle et bien définie que représentaient les aéronefs habités de l’Union soviétique. Depuis, le NATINADS a évolué jusqu’à devenir le système OTAN de défense aérienne et antimissile intégrée (NATINAMDS), un système qui permet de relever les défis de l’environnement d’aujourd’hui, moins prévisible, et qui peut être déployé face à tout type de menace aérienne ou missile, d’où qu’elle vienne.

Le programme ACCS (système de commandement et de contrôle aériens) de l’OTAN a été officiellement lancé en novembre 1999. L’objectif était de doter l’Alliance d’un système de commandement et de contrôle aériens unique et intégré pour la gestion des opérations aériennes menées à l’intérieur comme à l’extérieur de la zone euro-atlantique. Depuis lors, les systèmes C2 Air de l’OTAN ont continué d’évoluer et permettent à l’Alliance de faire face à n’importe quel défi ou n’importe quelle menace.

Les effets dévastateurs des attaques de missiles perpétrées par la Russie dans le cadre de sa guerre d’agression contre l’Ukraine ont montré l’importance d’une IAMD solide et crédible. Face à ces agissements, les Alliés ont déployé des capacités IAMD supplémentaires sur le flanc oriental de l’OTAN et approuvé des mesures visant à renforcer encore les systèmes IAMD.

La guerre menée par la Russie contre l’Ukraine a également mis en évidence la menace que représentent les systèmes et véhicules aériens sans pilote (UAS/UAV). L’IAMD de l’OTAN a dû évoluer rapidement pour pouvoir faire face aux capacités émergentes que sont les drones : relativement peu coûteux, ceux-ci sont faciles à produire en série et à déployer sur le champ de bataille. Au travers d’initiatives telles que NATO’s Drone Edge (initiative OTAN de montée en puissance des capacités drones), l’Alliance s’emploie à développer des capacités UAS offensives à des fins de dissuasion ainsi que des solutions anti-UAS, dont elle a absolument besoin pour assurer sa défense.

L’OTAN et les Alliés continuent d’améliorer leurs capacités IAMD (capacités de surveillance, intercepteurs, moyens de commandement et de contrôle, etc.), notamment dans le cadre du processus de planification de défense de l’OTAN (NDPP). Plusieurs Alliés sont en train d’acquérir ou de développer des systèmes de défense aérienne et antimissile, lesquels viendront renforcer encore l’IAMD de l’OTAN.