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Intégrer l'innovation et les nouvelles technologies

Updated: 20 July 2026

Les nouvelles technologies telles que l’intelligence artificielle (IA), les drones et les systèmes autonomes sont en train de changer l’art de la guerre et de redéfinir les capacités nécessaires à une dissuasion et à une défense efficaces. Confrontée à un environnement de sécurité qui évolue rapidement, l’OTAN doit impérativement rester à la pointe de l’innovation et, pour ce faire, développer et adopter de nouvelles technologies à la vitesse et à l’échelle requises, de sorte à pouvoir protéger les citoyens, le territoire et les forces de ses pays membres. Dans cette optique, l’Alliance collabore avec des écosystèmes d’innovation, avec l’industrie et avec le milieu universitaire pour repérer, tester et acquérir de nouvelles technologies lui permettant de préserver son avance technologique et sa supériorité militaire.

Technologie drone présentée lors des séances d’essai et de démonstration au Drone Summit 2026organisé par le polygone d’innovation OTAN établi en Lettonie (photo Armīns Janiks, ministère letton de la Défense)

  • Si bon nombre des technologies qui transforment aujourd’hui le monde viennent de voir le jour, le besoin d’innover lui n’est pas nouveau. En effet, depuis sa création, en 1949, l’OTAN est toujours restée à la pointe de la technologie lorsqu’il s’est agi d’assurer la défense de ses pays membres et le succès de ses opérations.
  • Ces dernières années, les Alliés se sont employés à élaborer des stratégies globales communes sur les technologies émergentes et les technologies de rupture (TE/TR), telles que l’IA, les technologies quantiques, les biotechnologies et les technologies d’amélioration des capacités humaines. À titre d'exemple, la stratégie de l’OTAN pour les TE/TR les aide aujourd'hui à stimuler le développement et l’adoption de nouvelles technologies et, simultanément, à se protéger de l’utilisation de ces mêmes technologies par leurs adversaires potentiels et leurs compétiteurs.
  • Les Alliés coopèrent avec des innovateurs et des industriels à toutes les étapes du cycle de développement technologique (création et test des nouveaux produits, production à grande échelle des technologies matures, adoption et intégration des technologies dans le fonctionnement quotidien de leurs forces armées, etc.).
  • L’Accélérateur d’innovation de défense pour l’Atlantique Nord (DIANA) et le fonds OTAN pour l’innovation, doté d'une enveloppe de 1 milliard d’euros sont deux instruments au travers desquels les Alliés collaborent avec des start-up, des entreprises technologiques et d’autres fournisseurs non traditionnels pour mieux faire comprendre leurs besoins militaires et aider les innovateurs à développer des technologies qui répondent à leurs attentes.
  • S’appuyant sur le plan d’action pour une adoption rapide des nouvelles technologies arrêté par l'OTAN, les Alliés accélèrent considérablement l’adoption de nouvelles solutions technologiques pour atteindre leurs objectifs capacitaires et s'emploient à accroître la capacité de production de leurs écosystèmes d’innovation de défense.
  • Les activités d’innovation de l’OTAN contribuent à garantir que les fonds supplémentaires octroyés par les Alliés dans le cadre de leur engagement à porter leurs dépenses de défense à 5 % de leur PIB, sont investis dans les technologies de défense les plus modernes. 

Approche stratégique de l’OTAN en matière d’innovation

L’innovation est au cœur même de l’engagement que les Alliés ont pris en 2025 de consacrer 5 % de leur PIB annuel à la défense (dépenses de défense envisagées au sens strict et investissements liés à la défense et à la sécurité au sens large). Cet engagement est une marque supplémentaire de l'intérêt que l’OTAN attache à l’innovation et aux TE/TR, qu'elle considère comme des véritables leviers stratégiques depuis quelques années.

Dans le concept stratégique 2022, qui définit les grands défis auxquels l’Alliance est confrontée et qui explique comment elle entend y faire face, les Alliés sont convenus d'encourager l’innovation et d’augmenter leurs investissements dans les nouvelles technologies afin de préserver l’interopérabilité de leurs forces et l’avantage militaire de l’OTAN. Ils ont également décidé de s’employer ensemble à adopter de nouvelles technologies, à les mettre en œuvre, à coopérer avec le secteur privé, à protéger leurs écosystèmes d’innovation ainsi qu’à travailler à l’élaboration de normes et à observer des principes d’utilisation responsable reflétant les valeurs démocratiques qui sont les leurs, de même que les droits de la personne. Les Alliés indiquent également que les TE/TR sont porteuses d’opportunités mais aussi de risques, et qu’elles changent la nature des conflits, gagnent en importance sur le plan stratégique et sont en passe de devenir l’un des principaux champs de la compétition internationale.

En février 2021, peu avant l’adoption du concept stratégique, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN ont entériné une stratégie pour une mise en œuvre cohérente des technologies émergentes et des technologies de rupture. Cette stratégie globale, qui encadre le rapport de l’OTAN aux TE/TR et ses interactions avec les écosystèmes d’innovation, comporte deux grands axes d’effort :
 

  • d’une part, favoriser une approche cohérente du développement et de l’adoption de technologies à double usage (c’est-à-dire des technologies principalement axées sur des marchés commerciaux mais pouvant également avoir des applications dans le secteur de la défense et de la sécurité) qui permettront à l’Alliance de conforter son avance technologique et,
  • d’autre part, aider les Alliés à se prémunir contre l’utilisation des TE/TR par des acteurs hostiles, ainsi qu’à protéger leurs propres TE/TR et écosystèmes d’innovation des tentatives d’ingérence et de manipulation orchestrées par leurs compétiteurs et leurs adversaires potentiels.

Ces objectifs sont essentiels pour que l’OTAN conserve sa supériorité stratégique et son efficacité.

Les activités d’innovation menées par l’OTAN portent actuellement sur neuf domaines technologiques prioritaires :
 

L’Alliance a entrepris d’élaborer des plans spécifiques pour chacun de ces domaines (dont certains sont disponibles en version publique et accessibles via les liens ci-dessus). En s’appuyant sur ces plans, l’OTAN va pouvoir adopter plus rapidement des technologies de pointe concourant à la réalisation de ses trois tâches fondamentales.

La donnée est un élément indissociable de toutes les TE/TR. L’OTAN intensifie ainsi ses efforts dans le domaine de l’exploitation des données au travers de sa politique-cadre et de son plan stratégique. Par ailleurs, conformément à la volonté énoncée dans le concept stratégique d’accélérer la bascule numérique de l’Alliance, l’OTAN a élaboré une stratégie de mise en œuvre de la transformation numérique.

Plan d’action OTAN pour une adoption rapide des nouvelles technologies

Conscients que, stratégiquement, il est important de suivre le rythme des progrès technologiques intervenant en dehors de l’Alliance, les dirigeants des pays de l’OTAN ont adopté, au sommet tenu en 2025 à La Haye, un plan d’action pour une adoption rapide des nouvelles technologies. Ce plan entend accélérer considérablement l’adoption de nouveaux produits technologiques et faire en sorte que les délais de mise en service dans les forces armées ne dépassent pas 24 mois au sein de l'Alliance. Il contient un ensemble d’objectifs communs et de bonnes pratiques qui permettront aux Alliés, avec le soutien de l’OTAN, d’améliorer les procédures d’adoption, d’allouer des ressources suffisantes et d’accepter les risques. Il aidera ainsi les Alliés :
 

  • à accélérer leurs processus nationaux afin qu’ils puissent acquérir de nouvelles technologies et les intégrer dans leurs forces armées avec la rapidité voulue ;
  • à tester les technologies émergentes et à réduire les risques associés aux investissements dans de nouveaux produits en créant une « norme OTAN d’approbation » propre à renforcer la confiance ;
  • à veiller à ce que les acteurs de l’industrie de défense et de l’innovation comprennent les priorités de l’OTAN en matière de défense et alignent leurs activités sur les besoins militaires de l’Alliance dans son ensemble.

Ensemble de mesures OTAN pour une montée en échelle de l’innovation

Au sommet d’Ankara, en 2026, les dirigeants des pays de l’Alliance ont entériné un ensemble de mesures pour une montée en échelle de l’innovation afin de répondre, rapidement et massivement, aux objectifs capacitaires qu’ils se sont fixés. Cet ensemble de mesures contribue à créer les conditions permettant à des fournisseurs non traditionnels d’accroître dans les meilleurs délais leur production et ainsi de répondre aux besoins ayant trait à la défense proprement dite et aux besoins liés à la défense et à la sécurité au sens large, approche qui offre aux Alliés davantage de moyens d’atteindre leurs objectifs capacitaires. Il s’articule autour des trois piliers décrits ci-après.
 

  1. exprimer clairement la demande des Alliés – définir distinctement les capacités dont les Alliés ont besoin et les regrouper dans un document public communicable à l'industrie, et aider les écosystèmes d’innovation à créer des parcours d’acquisition crédibles permettant aux fournisseurs non traditionnels de monter en échelle ;
  2. financement – multiplier les investissements en lançant un appel à la mobilisation de capitaux privés pour répondre aux besoins de défense des Alliés ;
  3. fabrication – mettre en place un NATO Engine qui permette d’augmenter la capacité de production industrielle de défense en facilitant l’accès des industriels aux usines, notamment du secteur civil, et ainsi de passer à l’échelle les nouveaux produits technologiques qui répondent aux besoins des Alliés.

Guichet OTAN pour l’industrie

Le guichet OTAN pour l’industrie est une plateforme web conçue pour favoriser les interactions et la coopération entre l'Organisation et les acteurs industriels. Regroupant en un même endroit de nombreux renseignements utiles, il permet d'accéder à des informations concernant les appels d’offres de l’Organisation, les mécanismes de soutien à l’innovation, les besoins capacitaires des Alliés, les événements à venir, et les écosystèmes d’innovation des pays de l’Alliance.

En savoir plus >

Principaux acteurs de l’OTAN collaborant avec des écosystèmes d’innovation

Pour relever les grands défis d’aujourd’hui et de demain, l’OTAN collabore directement avec des acteurs de l’innovation au travers d’initiatives et d’organes conçus pour favoriser l’innovation et pour protéger les travaux de développement contre les compétiteurs et les adversaires potentiels.

Les industriels qui souhaitent travailler avec l'OTAN peuvent accéder au guichet OTAN pour l’industrie, puis cliquer sur l'onglet Innovation. Ils afficheront ainsi une page présentant des programmes, des possibilités de financement, des activités d’expérimentation et des réseaux d’innovation. L'onglet Ecosystem permet quant à lui d’en apprendre plus sur l’Alliance et de prendre contact avec les organes concernés de l’OTAN.

À l’OTAN, un certain nombre d’acteurs sont concernés par l’innovation.

Organes de l’OTAN ou affiliés travaillant activement avec des écosystèmes d’innovation
 

  • L’Accélérateur d’innovation de défense pour l’Atlantique Nord (DIANA) est une agence de l’OTAN qui promeut l’innovation au travers de ses programmes Défis et innovation, qui s'apparentent à une compétition où il est demandé aux innovateurs de développer des deep tech à double usage permettant de résoudre des problèmes critiques en matière de défense et de sécurité.
  • Le Commandement allié Transformation (ACT), l’un des deux commandements stratégiques de l’OTAN, conduit l’adaptation militaire de l’Alliance en coordonnant les initiatives nationales, afin de s’assurer que l’OTAN dispose des capacités requises pour garantir la liberté et la sécurité de ses membres.
  • L'Organisation OTAN pour la science et la technologie (STO) regroupe pas moins de 6 000 scientifiques cherchant activement à contribuer à la posture de dissuasion et de défense de l’Alliance et de ses partenaires par leurs recherches dans les domaines scientifiques et technologiques.
  • Le fonds OTAN pour l’innovation est le premier fonds de capital-risque multi-souverain au monde. Pourvu d’une dotation de un milliard d’euros, il a vocation à réaliser des investissements stratégiques dans des start-up qui développent des TE/TR à double usage dans des domaines clés pour la sécurité des Alliés.

Comités de l’OTAN soutenant l’innovation
 

D’autres communautés et groupes de l'OTAN accueillent des acteurs du secteur public, du secteur privé et du milieu universitaire, notamment la communauté transatlantique du quantique, au travers de laquelle les Alliés partagent leur expertise, échangent des informations techniques et coordonnent leur action dans le but de renforcer les écosystèmes des technologies quantiques dans l’Alliance.

Des structures internes à l’Organisation soutiennent également l’innovation. C’est notamment le cas du Bureau de l’OTAN pour l’innovation, qui assure la cohérence entre les activités menées par les différents organes de l’OTAN dans le domaine de l’innovation.

Autres activités en faveur de l’innovation

Initiative OTAN de montée en puissance des capacités drones

Les drones ont radicalement changé la nature de la guerre moderne et sont devenus un facteur déterminant sur le champ de bataille. Au sommet d’Ankara, en 2026, les Alliés ont annoncé le lancement d'une initiative pour une montée en puissance des capacités drones, qui vise à renforcer les moyens que l'Alliance devra déployer pour détecter, identifier et neutraliser les drones. Cette initiative prévoit un investissement de plus de 40 milliards de dollars (USD) dans des capacités anti-drones au cours des cinq prochaines années. Elle prévoit également l’établissement d’une place de marché consacrée à la lutte anti-drones, qui proposera des systèmes « validés OTAN », « compatibles OTAN » et disponibles sur le marché. Elle contribuera en outre à l’objectif visant à multiplier par cinq le nombre de personnels formés à l’emploi des drones au sein des forces armées des pays de l’Alliance d’ici à 2027.

Coopération OTAN-Ukraine en matière d’innovation

L’innovation technologique est un élément cardinal de la défense de l’Ukraine contre la guerre d’agression russe. Dans le cadre du soutien de l’OTAN à l’Ukraine, la feuille de route pour la coopération OTAN-Ukraine en matière d’innovation définit des objectifs communs et prévoit des activités de coopération concourant au développement et à l’adoption de nouvelles technologies. Lancée au sommet de Washington, en 2024, cette feuille de route vise à répondre aux besoins urgents et à assurer une coopération sur le long terme. Elle repose sur le constat selon lequel l’Ukraine doit impérativement être en mesure d’adopter rapidement les innovations technologiques et de les intégrer à ses capacités de combat traditionnelles si elle entend faire face à la supériorité militaire conventionnelle de la Russie en termes de blindés, d’artillerie et d’effectifs, à laquelle il faut encore ajouter l’avantage russe dans les milieux cyber et hybride.

L'initiative contribue à favoriser les activités de coopération entre l’OTAN et l’Ukraine, notamment au travers du programme de coopération OTAN-Ukraine pour l’innovation, les technologies et l’ingénierie (UNITE– Brave NATO), lancé en novembre 2025. Ce programme d’innovation cofinancé par l’OTAN et l’Ukraine soutient – à hauteur de 50 millions d'euros »maximum – les projets de développement de technologies de pointe répondant aux besoins urgents sur le champ de bataille. La part de financement du programme prise en charge par l’OTAN est couverte par l’ensemble complet de mesures d’assistance en faveur de l’Ukraine (CAP).

Coopération avec l’industrie de défense

En plus de coopérer avec des innovateurs et des entreprises technologiques, l’OTAN travaille en étroite collaboration avec des fournisseurs plus traditionnels du secteur de l’industrie de défense. Il importe en effet de coopérer avec tous les industriels, qu’ils soient traditionnels ou non, si l'on veut accroître la capacité de production globale de l'industrie de défense de l’Alliance. Plusieurs initiatives visant à agréger la demande des Alliés sont ainsi prises pour permettre aux industriels d’établir des plans de production à long terme, de relever les défis liés aux matières premières et aux chaînes d’approvisionnement, et de contribuer à accroître l’interopérabilité entre les forces armées des pays de l’Alliance en améliorant le niveau de normalisation des équipements de l’OTAN. La coopération de l’Organisation avec les innovateurs et les industriels permet également de s’assurer que les Alliés dépensent les 5 % de PIB qu’ils se sont engagés à consacrer à la défense dans des équipements et des outils adéquats ainsi que dans de nouvelles technologies permettant à l’Alliance de rester forte.

Pour en savoir plus : Pour une montée en puissance de la production industrielle de défense

Historique

Depuis la création de l’Alliance, en 1949, l’OTAN soutient l’innovation, tant au sein des forces armées de ses pays membres que dans le développement des capacités. Aujourd'hui toutefois, les technologies émergentes et les technologies de rupture (TE/TR) évoluent de plus en plus vite, entraînant des changements rapides et profonds – non seulement dans la vie quotidienne, mais aussi dans les domaines de la sécurité et de la défense. Face à cette évolution, l’OTAN a progressivement adapté son approche en prenant toute une série de mesures (voir ci-dessous).

Décembre 2019 – Les dirigeants des pays de l’OTAN adoptent une feuille de route pour la mise en œuvre des TE/TR, qui couvre à l’origine sept domaines : les données, l’intelligence artificielle, les systèmes autonomes, les technologies quantiques, les biotechnologies et technologies d’amélioration des capacités humaines, les technologies hypersoniques et l’espace. Cette feuille de route doit servir à structurer les travaux menés à l’OTAN dans un certain nombre de domaines technologiques clés, et permettre aux Alliés d’étudier ces technologies et leurs incidences, par exemple sur la dissuasion et la défense ou sur le développement capacitaire.

Décembre 2019 – Les dirigeants des pays de l’OTAN font de l’espace le cinquième milieu d’opérations, au même titre que les milieux aérien, terrestre, maritime et cyber. Cela fait suite à l’adoption de la politique spatiale globale de l’OTAN par les ministres de la Défense des pays de l’Alliance en juin 2019.

Décembre 2019 – Les dirigeants des pays de l’OTAN demandent au secrétaire général, Jens Stoltenberg, de mener un processus de réflexion prospective en vue de renforcer militairement et politiquement l’OTAN et de l’inscrire dans une perspective plus globale. Au cours des mois qui suivent, ce processus prend forme et débouche sur l’initiative OTAN 2030.

Juin 2020 – Au terme de consultations avec des parlementaires, des acteurs de la société civile, des experts du secteur public, du privé et de jeunes responsables, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, présente ses priorités pour l’Organisation à l’horizon 2030. Il s’agit pour lui de faire en sorte que l’Alliance reste prête à relever les défis de demain, par le biais notamment de l’innovation et des technologies critiques. L’Accélérateur d’innovation de défense pour l’Atlantique Nord (DIANA) et le fonds OTAN pour l’innovation commencent à émerger comme des piliers majeurs de l’agenda OTAN 2030.

Juillet 2020 – Le secrétaire général met en place le premier Groupe consultatif OTAN sur les TE/TR. Ce Groupe est constitué de 12 experts issus du secteur privé et du monde universitaire de divers pays membres à l’échelle de l’Alliance. Ces experts remettent à l’OTAN des avis sur l’adoption de nouvelles technologies et sur divers aspects qui sous-tendent l’innovation comme la formation, le financement et les écosystèmes.

Septembre 2020 – Le Groupe consultatif OTAN sur les TE/TR (pour la période 2020-2022) présente ses recommandations au Bureau de l’OTAN pour l’innovation, notamment sur les technologies innovantes auxquelles l’Organisation devrait s’intéresser en priorité.

Février 2021 – Les ministres de la Défense des pays de l’OTAN entérinent une stratégie pour une mise en œuvre cohérente des sept grandes technologies répertoriées dans la feuille de route de 2019.

Mars 2021 – Le Groupe consultatif OTAN sur les TE/TR publie son premier rapport annuel (pour l’année 2020), dans lequel il formule quatre grandes recommandations à l’intention de l’OTAN : améliorer la connaissance de la technologie dans toute l’Organisation ; établir un réseau de centres d’innovation ; concevoir et promouvoir de nouveaux mécanismes de financement de projets d’innovation avec des entreprises du secteur privé, grandes et petites ; et lancer des initiatives de partenariat dans le domaine de l’innovation avec des acteurs des TE/TR venant de l’industrie et du monde universitaire.

Juin 2021 – Au sommet de Bruxelles, les dirigeants des pays de l’OTAN adoptent l’agenda OTAN 2030, qui vise à donner à l’Alliance les moyens de relever les défis d’aujourd’hui et de demain, notamment en augmentant son avance technologique. Dans le cadre de cet agenda, ils décident également de mettre en place le DIANA et de créer le fonds OTAN pour l’innovation.

Octobre 2021 – Les ministres de la Défense des pays de l’OTAN entérinent une stratégie pour l’intelligence artificielle, qui expose comment l’Alliance entend adapter l’IA à ses besoins opérationnels, et l’intégrer plus rapidement et à plus grande échelle, de façon sûre et sécurisée, dans toute une série de capacités. Ils adoptent également une politique-cadre en matière d’exploitation des données. Dix-sept Alliés s’engagent à élaborer un cadre régissant le fonds OTAN pour l’innovation et à définir ses modalités pratiques de fonctionnement.

Février 2022 – Les ministres de la Défense des pays de l’OTAN approuvent le premier rapport annuel sur l’innovation et sur les TE/TR, qui définit de nouvelles activités devant permettre d’accroître la maturité technologique de l’OTAN, et qui prévoit notamment l’ajout de deux nouveaux domaines : les matériaux et procédés de fabrication innovants, ainsi que l’énergie et les systèmes de propulsion.

Avril 2022 – Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN entérinent la charte du DIANA, qui présente la mission et la stratégie de l’organisme, les modalités juridiques, le mécanisme financier et les dispositions en matière de gouvernance qui l’entourent, ainsi que les bureaux régionaux, les accélérateurs et les centres d’essais qui constitueront son maillage initial. Vingt et un Alliés approuvent le cadre régissant le fonds OTAN pour l’innovation.

Avril 2022 – Le Groupe consultatif OTAN sur les TE/TR remet son deuxième rapport annuel (pour l’année 2021), dans lequel il examine trois éléments essentiels qui doivent permettre à l’OTAN et aux Alliés d’adopter de nouvelles technologies à un rythme soutenu et de conserver leur avance technologique : le DIANA, le fonds OTAN pour l’innovation, et la politique pour l’innovation en matière de capital humain (qui énonce un certain nombre de recommandations sur les moyens d’attirer, de conserver et de former des collaborateurs talentueux possédant des compétences techniques et faisant preuve d’un esprit d’innovation).

Juin 2022 – Au sommet de Madrid, les dirigeants de 22 pays de l’Alliance s’engagent à souscrire au fonds OTAN pour l’innovation (la Finlande et la Suède viendront rejoindr ce fonds après leur adhésion à l’OTAN, en avril 2023 et mars 2024 respectivement). Par ailleurs, les dirigeants des pays de l’OTAN dévoilent le nouveau maillage du DIANA, composée de centres d’essais et d’accélérateurs dans toute l’Alliance.

Octobre 2022 – Les ministres de la Défense des pays de l’Alliance adoptent un plan de mise en œuvre pour les systèmes autonomes et approuvent la mise en place du Comité de surveillance Données et intelligence artificielle. Le Comité a pour mission d’opérationnaliser les principes d’utilisation responsable de l’IA définis dans la stratégie OTAN pour l’IA. Concernant les systèmes autonomes, le plan promeut une approche cohérente des initiatives qui visent à développer et à protéger les systèmes autonomes de l’OTAN, dans le respect des normes et des valeurs de l’Alliance, et aussi du droit international.

Février 2023 – Les ministres de la Défense des pays de l’OTAN approuvent le deuxième rapport annuel sur l’innovation et sur les TE/TR, qui présente l’approche retenue par l’OTAN pour promouvoir et protéger les TE/TR en 2023. Dans ce rapport, les réseaux de communication de nouvelle génération viennent se rajouter à la liste initiale des TE/TR. Le rapport établit par ailleurs que la donnée a été suffisamment intégrée dans les axes de travail de l’OTAN, s’agissant notamment de l’exploitation des données et de la transformation numérique, pour ne plus être considérée comme un domaine TE/TR à part entière.

Février 2023 – Le Comité de surveillance Données et intelligence artificielle (DARB) de l’OTAN se réunit pour la première fois et entame les travaux d’élaboration d’une norme aisément applicable pour la certification d’une « IA responsable ».

Février 2023 – L’OTAN annonce le lancement de l’initiative APSS (capacité alliée de surveillance permanente depuis l’espace) qui vise à renforcer les capacités de surveillance et de renseignement spatiales de l’Alliance, pour améliorer la connaissance de la situation et la prise de décision.

Mars 2023 – Le DIANA inaugure son premier bureau régional, implanté dans l’Innovation Hub de l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni).

Juin 2023 – Le DIANA lance ses trois premiers programmes Défis et innovation et invite les acteurs de l’innovation à y participer.

Juillet-Août 2023 – Le fonds OTAN pour l’innovation nomme l’équipe de direction qui gèrera sa dotation (1 milliard de dollars) et indique que 23 pays de l’OTAN sont devenus associés commanditaires. Ce chiffre passera par la suite à 24, quand la Suède rejoindra l’Alliance, en mars 2024.

Novembre 2023 – Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Alliance approuvent une stratégie pour les technologies quantiques.

Novembre 2023 – Le DIANA annonce la sélection de sa première promotion d’innovateurs. Les 44 entreprises retenues (sur plus de 1 300 candidats) rejoignent son programme d’accélération.

Mars 2024 – Le DIANA double la taille de son réseau d’accélérateurs et de centres d’essais, qui passe de 11 à 23 accélérateurs et de 90 à 182 centres d’essais, répartis dans 28 pays de l’Alliance. Il devient ainsi mieux à même d’aider les porteurs d’innovation de toute l’Alliance à développer leurs technologies.

Avril 2024 – Les ministres de la Défense des pays de l’Alliance entérinent une stratégie pour les biotechnologies et les technologies d’amélioration des capacités humaines.

Juillet 2024 – Au sommet de Washington de 2024, les dirigeants des pays de l’Alliance entérinent une nouvelle version de la stratégie de l’OTAN pour l’intelligence artificielle (IA), qui se base sur la première version, publiée en 2021, et tient compte des avancées récentes dans ce domaine, telles que l’IA générative et les outils d’information faisant appel à l’IA.

Juillet 2024 – Le rapport 2024 sur l’innovation et les TE/TR (qui couvre la période 2023-2024) fixe la voie à suivre pour élaborer un plan d’action pour l'adoption rapide des nouvelles technologies d’ici au sommet qui se tiendra à la Haye en 2025.

Juillet 2024 – Lors d’une réunion du Conseil OTAN-Ukraine tenue dans le cadre du sommet de Washington, l’OTAN et l’Ukraine lancent, dans le cadre de la première feuille de route pour la coopération OTAN-Ukraine en matière d’innovation, de nouvelles activités conjointes qui aideront l’Ukraine à assurer sa défense.

Juin 2025 – Au sommet de La Haye, les dirigeants des pays de l’Alliance entérinent un plan d’action pour accélérer l’adoption par l’Alliance de nouvelles technologies et pour accroître la capacité de production des écosystèmes d’innovation des pays de l’OTAN.

Juin 2025 – Au sommet de La Haye, six Alliés (Estonie, Finlande, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Suède) signent une lettre d’intention en vue de la création d’un réseau de polygones d’innovation OTAN.

Novembre 2025 – À l’occasion de la visite à Kyïv de la secrétaire générale déléguée de l’OTAN, Radmila Shekerinska, l’OTAN et l’Ukraine lancent leur programme de coopération pour l’innovation, les technologies et l’ingénierie (UNITE – Brave NATO), au travers duquel elles disposent d'un budget de 50 millions d'euros pour financer des projets répondant à des défis technologiques.

Décembre 2025 – Le polygone d’innovation OTAN pour la connectivité future, établi en Finlande, organise sa première démonstration d'une technologie à l’appui du Commandement terrestre allié (LANDCOM) de l’OTAN.

Mars 2026 – L’OTAN et l’Ukraine lancent le portail web interactif UNITE – Brave NATO et présentent les démarches que les industriels doivent accomplir pour participer à la première compétition technologique autour d'une question urgente : la défense aérienne et la lutte contre les drones aériens. Une enveloppe de 10 millions d’euros a été prévue pour ce concours.

Mars 2026 – Le polygone d’innovation OTAN pour les drones, établi en Lettonie, lance sa première campagne d’activités TEVV (essai, évaluation, validation et vérification).

Juillet 2026 – Au sommet d’Ankara, les dirigeants des pays de l’OTAN entérinent un ensemble de mesures pour une montée en échelle de l’innovation. Parmi ces mesures figurent un signal de demande (en version communicable au public, une première !) à destination des industriels et des écosystèmes d’innovation de l’Alliance, un appel à la mobilisation des investisseurs privés, une plateforme baptisée NATO Engine. Ils lancent par ailleurs une initiative de montée en puissance des capacités drones (NATO’s Drone Edge), qui vise à renforcer les capacités de lutte anti-drones de leurs pays.

Juillet 2026 – L’OTAN lance la version pilote du catalogue de solutions innovantes, qui liste tous les nouveaux produits technologiques disponibles et pouvant être passés à l’échelle que les Alliés pourraient envisager d’acheter pour renforcer leurs capacités.