Relations avec l'Ukraine

  • Mis à jour le: 02 Jul. 2018 16:16

Une Ukraine souveraine, indépendante et stable, fermement attachée à la démocratie et à l'état de droit, est essentielle à la sécurité euro-atlantique. Nouées au début des années 1990, les relations avec ce pays ont évolué jusqu'à constituer l'un des partenariats les plus approfondis de l'Alliance. Conséquence de la crise qui a éclaté entre la Russie et l'Ukraine, la coopération s'est intensifiée dans plusieurs domaines d'importance critique en 2014.

NATO Secretary General Jens Stoltenberg and the President of Ukraine, Petro Poroshenko

 

Points principaux

  • Le dialogue et la coopération ont débuté après la fin de la Guerre froide, lorsque l'Ukraine, tout juste indépendante, est devenue membre du Conseil de coopération nord-atlantique (1991) puis a rejoint le programme du Partenariat pour la paix (1994).
  • Les relations se sont renforcées en 1997 avec la signature de la Charte de partenariat spécifique, portant création de la Commission OTAN-Ukraine (COU), chargée de mener la coopération plus avant.
  • Ainsi que le prévoit la Déclaration de 2009 venant en complément de la Charte OTAN­Ukraine, l'Ukraine, au travers de son programme national annuel, est soutenue par la COU dans ses efforts visant à faire avancer les réformes qu'elle mène afin de réaliser ses aspirations euro-atlantiques.
  • La coopération, qui s'est approfondie au fil du temps, est bénéfique aux deux parties, l'Ukraine contribuant activement aux opérations et missions dirigées par l'OTAN.
  • L'accent est mis en priorité sur le soutien à une vaste réforme des secteurs de la défense et de la sécurité, indispensable au développement démocratique de l'Ukraine et au renforcement de son aptitude à se défendre.
  • En réaction au conflit entre la Russie et l'Ukraine, l'OTAN a accru son soutien au développement et au renforcement capacitaires en Ukraine.
  • Depuis le sommet de Varsovie, en juillet 2016, le soutien pratique apporté à l’Ukraine a été intégré à l’ensemble complet de mesures d'assistance en faveur du pays.
  • En juin 2017, le Parlement ukrainien a adopté une loi en vertu de laquelle l'adhésion à l'OTAN est redevenue un objectif stratégique de la politique étrangère et de sécurité du pays.

Pour en savoir plus

  • Réaction au conflit entre la Russie et l'Ukraine

    Dès le début du conflit russo-ukrainien, l'OTAN a pris fermement position et soutenu sans réserve la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues. Les Alliés ont immédiatement condamné l’« annexion », illégale et illégitime, de la Crimée par la Russie en mars 2014. Depuis, ils ont déclaré à de multiples reprises qu'ils ne la reconnaîtraient pas. Ils ont également condamné le fait que la Russie déstabilise volontairement l'est de l'Ukraine en menant une intervention militaire et en apportant son soutien aux rebelles. Les Alliés ont décidé de suspendre toute coopération pratique, civile et militaire, avec la Russie, tout en maintenant ouverts les canaux de communication politiques et militaires. Depuis lors, les représentants permanents des pays de l'OTAN réitèrent la position ferme de l'Alliance concernant l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine à l'occasion des réunions du Conseil OTAN-Russie, qui continuent d’être organisées périodiquement.

    Depuis le début de la crise, au vu des menaces directes pesant sur l'intégrité territoriale, sur l'indépendance politique et sur la sécurité de l'Ukraine, la Commission OTAN-Ukraine (COU) se réunit régulièrement pour des consultations. Les dirigeants des pays de l’OTAN se sont réunis avec le président ukrainien, Petro Porochenko, à l’occasion du sommet du pays de Galles (en septembre 2014) et du sommet de Varsovie (en juillet 2016). Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense ainsi que les ambassadeurs ont eu des échanges de vues réguliers sur la situation en matière de sécurité en Ukraine et alentour. Les déclarations communes publiées par les ministres des Affaires étrangères des pays de la COU en avril 2014, décembre 2014 et mai 2015 ainsi que celles publiées par les chefs d'État et de gouvernement à l'occasion des sommets de l'OTAN au pays de Galles et à Varsovie témoignent  du soutien indéfectible de l'OTAN en faveur de l'Ukraine et de sa solidarité sans faille avec ce pays.

    Les Alliés se sont engagés par ailleurs à soutenir les efforts que le gouvernement ukrainien déploie pour mettre en œuvre de vastes réformes et ainsi répondre au souhait de la population ukrainienne de voir le pays fermement ancré parmi les démocraties européennes.

    Parallèlement à son soutien politique, l'OTAN a considérablement accru son assistance pratique à l'Ukraine. Immédiatement après l'« annexion », illégale et illégitime, de la Crimée par la Russie, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN ont convenu d'une série de mesures destinées à renforcer l'aptitude de l'Ukraine à assurer sa sécurité. Ils ont également décidé d'aller plus loin dans le soutien pratique apporté à l'Ukraine, au travers des programmes de coopération existants, qui ont été sensiblement renforcés, et au travers de nouveaux programmes au contenu substantiel. Au sommet de Varsovie, les mesures de l’OTAN destinées à aider l’Ukraine ont été intégrées à l’ensemble complet de mesures d'assistance en faveur du pays. Cet ensemble est conçu pour aider l’Ukraine à assurer sa sécurité et à mettre en œuvre de vastes réformes, notamment celles prévues dans le Bulletin de défense stratégique de 2016. Il prévoit huit fonds d’affectation spéciale mis en place exclusivement pour l’Ukraine, chacun dans un domaine revêtant une importance critique pour la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité et pour le développement capacitaire en Ukraine.

    (Voir les « Principaux domaines de coopération » ci-dessous pour en savoir plus.)

  • Principaux domaines de coopération

    Les consultations et la coopération entre l’OTAN et l’Ukraine couvrent toute une série de domaines, et notamment les opérations de soutien de la paix, la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité, la coopération entre militaires, les technologies et l’industrie de la défense ainsi que l’interopérabilité en matière de défense, la préparation du secteur civil, la science et l'environnement, ou encore la diplomatie publique. La coopération s’intensifie actuellement dans de nombreux domaines pour renforcer l’aptitude de l’Ukraine à assurer sa sécurité, en réaction au conflit avec la Russie, ainsi que pour aider le pays à mener à bien des réformes de grande ampleur.

    Opérations de soutien de la paix

    L’Ukraine prend depuis longtemps une part active à la sécurité euro-atlantique en déployant des troupes aux côtés des soldats de la paix de pays de l’OTAN et de pays partenaires. Malgré le conflit avec la Russie, l'Ukraine continue de contribuer aux opérations et missions dirigées par l'OTAN.

    L'Ukraine a contribué aux opérations de soutien de la paix que l'OTAN a dirigées dans les Balkans – tant en Bosnie-Herzégovine qu'au Kosovo. Elle continue de contribuer à la mission de la Force pour le Kosovo (KFOR), avec une unité de génie lourd dotée de moyens de désamorçage d'engins explosifs improvisés.

    Le pays a également apporté son soutien à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) que l'OTAN a dirigée en Afghanistan, en autorisant le survol de son territoire ainsi que le transit de l'approvisionnement destiné aux forces déployées là-bas. L'Ukraine a également mis à disposition du personnel médical pour épauler des équipes de reconstruction provinciales en Afghanistan ainsi que des instructeurs appelés à servir dans le cadre de la mission OTAN de formation en Afghanistan. Depuis que la mission de la FIAS s'est achevée, à la fin de 2014, l'Ukraine contribue à Resolute Support, la mission de formation, de conseil et d'assistance que dirige l'OTAN au profit des forces de sécurité afghanes.

    En mars 2005, l’Ukraine avait mis des officiers à la disposition de la Mission OTAN de formation en Iraq, qui a pris fin en décembre 2011.

    L’Ukraine apporte un soutien à l’opération maritime Active Endeavour que l’OTAN mène en Méditerranée et qui a pour objet d’aider à décourager et déjouer tout acte de terrorisme aussi bien qu’à s’en protéger. Elle a ainsi déployé des navires à six reprises depuis 2007, le dernier déploiement remontant à novembre 2010. Fin 2013, elle a aussi mis à disposition une frégate pour l'opération Ocean Shield, par laquelle l'OTAN a lutté contre la piraterie au large des côtes de la Somalie.  Depuis le lancement de l'opération maritime Sea Guardian, en 2016, l'Ukraine fournit des informations à l'OTAN à l'appui de la connaissance de la situation maritime dans la région de la mer Noire.

    L'Ukraine est également le premier pays partenaire à avoir contribué à la Force de réaction de l'OTAN (NFR), en mettant à disposition une section spécialisée dans les menaces nucléaires, biologiques et chimiques ainsi que des capacités de transport aérien stratégique en 2011. En 2015 et en 2016, l’Ukraine a fourni des capacités de transport aérien stratégique, ainsi que des capacités navales et médicales. Actuellement, elle fournit des capacités de transport aérien stratégique.

    Réforme des secteurs de la défense et de la sécurité

    La coopération entre l'Ukraine et l'OTAN dans le domaine de la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité est d'une importance cruciale pour la transformation de la posture de sécurité engagée par l’Ukraine et demeure un élément essentiel du processus de transition démocratique.

    L’OTAN soutient l’Ukraine dans son entreprise de réforme du secteur de la défense et du secteur de la sécurité s'y rapportant par l'intermédiaire du Groupe de travail conjoint OTAN­Ukraine sur la réforme de la défense, du processus de planification et d'examen, du programme OTAN pour le développement de l'intégrité, du programme OTAN de renforcement de la formation « défense », du Groupe de travail conjoint sur la coopération militaro-technique, et des conseillers travaillant à la représentation de l'OTAN à Kiev.

    Au travers de l'ensemble complet de mesures d'assistance en faveur de l'Ukraine entériné par la COU au sommet de l'OTAN qui s'est tenu à Varsovie en 2016, l'Alliance s'est engagée à soutenir l'Ukraine dans ses efforts visant à aligner les secteurs de la défense et de la sécurité sur les normes OTAN en fournissant des conseils de niveau stratégique et en mettant en place 40 mesures de soutien adaptées.

    Un objectif clé de la coopération OTAN-Ukraine dans ce domaine est le renforcement du contrôle démocratique et civil des forces armées et des institutions de sécurité ukrainiennes. Les Alliés aident le pays à transformer ses institutions de défense et de sécurité en entités modernes et efficaces placées sous contrôle démocratique et civil, à même d'exercer une dissuasion crédible de nature à prévenir une agression et à même de défendre le pays face à des menaces militaires. L'OTAN aide l’Ukraine à moderniser sa structure de forces, ses arrangements de commandement et de contrôle, sa logistique, ses capacités de défense, ainsi que ses plans et procédures. L'OTAN fournit également à l'Ukraine une assistance sur mesure dans les domaines de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

    Processus de planification et d’examen

    La participation au processus de planification et d’examen (PARP) offre à l’Ukraine un mécanisme de première importance pour fixer des objectifs de réforme réalistes et rendre ses forces de défense et de sécurité mieux à même d'agir aux côtés des Alliés au service de la sécurité et de la stabilité dans le cadre d'opérations de réponse à une crise ou d'autres activités nationales ou internationales.

    Le PARP donne des orientations pour la transformation et la réforme du secteur de la défense et du secteur de la sécurité s'y rapportant. Le paquet d'objectifs du partenariat 2018 – qui énonce les objectifs convenus avec les ministères ukrainiens de la Défense et de l'Intérieur – vise expressément à soutenir les réformes touchant à l'organisation stratégique de l'Ukraine et le renforcement des institutions des secteurs de la défense et de la sécurité. Ces objectifs aideront le pays à mener les réformes prévues dans sa stratégie de sécurité nationale 2015, dans sa doctrine militaire 2015 et dans le Bulletin de défense stratégique approuvé en 2016.  Vingt-six objectifs du partenariat sont assignés au ministère de la Défense et aux forces armées, quinze au ministère de l'Intérieur et aux institutions de sécurité qui lui sont subordonnées, et un est lié à la cyberdéfense.

    Renforcement des compétences et contrôle civil

    Plusieurs programmes et initiatives OTAN contribuent à des aspects spécifiques du renforcement du contrôle civil sur les structures de défense et les structures de sécurité s'y rapportant, notamment sur le secteur du renseignement. L’amélioration des compétences de ces institutions est d’une importance capitale pour le développement de la démocratie en Ukraine. L'ensemble complet de mesures d'assistance de l'OTAN en faveur de l'Ukraine et les objectifs du partenariat approuvés au titre du PARP mettent tout particulièrement l'accent sur les résultats à atteindre en la matière. Dans le cadre de l’intensification de la coopération dans ce domaine, un certain nombre d’initiatives spécifiques ont été prises.

    Un programme de perfectionnement professionnel destiné aux civils travaillant dans les institutions de défense et de sécurité ukrainiennes a été lancé en octobre 2005. Le budget alloué à ce programme a été doublé en 2014, l'accent étant placé sur le soutien des processus de transformation et de réforme grâce à l'introduction des bonnes pratiques et des normes de l'OTAN, à la constitution d'une capacité autonome, proprement ukrainienne, de perfectionnement professionnel, ainsi qu'à l'amélioration de la coopération interinstitutionnelle et du partage de l'information. En 2017, de nouveaux projets ont été mis en place dans le cadre de ce programme, notamment « Champion 100 », qui apporte un soutien aux fonctionnaires ukrainiens directement responsables du processus d’intégration euro-atlantique.

    En 2007, l'Ukraine a adhéré au programme OTAN pour le développement de l'intégrité. En 2013, à l'issue d’un nouvel exercice d'autoévaluation et d'évaluation collégiale de l’intégrité, un ensemble de recommandations a été présenté, visant à améliorer l'intégrité, la transparence, le respect de l'obligation de rendre compte et la bonne gouvernance et à renforcer la lutte contre la corruption dans le secteur de la défense et le secteur de la sécurité s'y rapportant. Il en a résulté un programme d'activité annuel sur mesure. Revu chaque année, ce programme prévoit deux types d'assistance – l'aide d'experts, qui conseillent les institutions sur des questions de gouvernance et de gestion des ressources de défense (financières, humaines et matérielles), et des activités de formation et d'entraînement visant au développement des compétences individuelles. Le processus de mise en œuvre des réformes anticorruption et des réformes touchant au développement de l’intégrité lancé en 2014 fait actuellement l’objet d’un examen.

    Un programme de formation dédié au développement de l'intégrité a été lancé en 2015, en coopération avec les établissements militaires et les institutions de sécurité connexes de Lviv, de Kharkiv, de Khmelnytskyï, de Kiev, d'Odessa et de Jytomyr, ainsi qu'avec l'Université nationale de défense de Kiev. Le but est de mieux faire connaître les risques de corruption et d'inscrire les principes du développement de l'intégrité dans les programmes d'instruction existants. Ce travail est complété par un projet mené conjointement avec le programme de renforcement de la formation « défense » (voir ci-après). Une assistance supplémentaire en matière de renforcement des compétences est fournie à des institutions civiles ainsi qu'aux secteurs de la défense et de la sécurité.

    L’OTAN participe également au renforcement des capacités dans le domaine de la cyberdéfense. Des discussions entre experts des institutions de sécurité ont débuté, le but étant de renforcer la coopération et la coordination interinstitutions, et d’aider l’Ukraine à élaborer une stratégie de cybersécurité nationale.

    Programme de renforcement de la formation « défense » (DEEP)

    L'OTAN a mis en place le DEEP avec l'Ukraine pour répondre à la demande que lui avait adressée en 2012 le ministre ukrainien de la Défense. Il s'agit du plus important programme de ce type avec un pays partenaire. Son but est d'améliorer et de restructurer les systèmes d'instruction et de formation professionnelle de l'armée, plus particulièrement au sein de huit instituts de formation à la défense – à Kiev, à Lviv, à Kharkiv, à Odessa et à Jytomyr – et de cinq centres de formation pour sous‑officiers – à Desna, à Iavoriv, à Starytchi, à Mykolaïv et à Vassylkiv (il s'agit entre autres de faire en sorte que l'établissement d'Odessa puisse servir d'école navale).

    De plus, dans le cadre du DEEP, l'Ukraine reçoit des conseils sur la gestion des établissements de formation et des universités, et sur les méthodes d'enseignement. Elle bénéficie aussi d'une aide pour la mise en place de cours sur le leadership et les processus décisionnels. Les activités de soutien portent également, entre autres, sur la création d'une capacité d'enseignement à distance, sur l'amélioration des compétences en anglais des instructeurs militaires, et sur l'organisation d'exercices de simulation et de stages de formation pour instructeurs dans le domaine du déminage.

    Depuis 2017, le DEEP se concentre sur l'élaboration de programmes d'études dans les domaines du contrôle civil et démocratique, de la gestion du personnel, de la communication stratégique, du leadership, de la gestion de la qualité et de la planification opérationnelle OTAN. À la demande du ministère de la Défense, le programme a été prolongé jusqu'en 2020.

    La réussite de la réforme des forces armées passe par l'entraînement et la professionnalisation des militaires du rang et des sous-officiers. À cet égard, le DEEP a mis en évidence des lacunes dans quatre domaines, ce qui a facilité l'octroi d'une aide bilatérale spécifique par les Alliés : a) programme de base d'entraînement au combat ; b) stages de formation des instructeurs ; c) mise en place d'un système d'évolution des carrières pour les sous-officiers ; d) création d'un système de formation militaire professionnelle pour les sous-officiers.

    Transition de carrière pour le personnel militaire et réinsertion du personnel militaire dégagé des cadres

    L'OTAN aide le personnel militaire dégagé des cadres à retourner à la vie civile au travers d'un large éventail de projets, adaptés aux nouveaux défis créés par le conflit russo-ukrainien. Elle apporte une aide concrète sous la forme d'une assistance à la reconversion professionnelle et fournit des services de réadaptation psychologique aux soldats démobilisés souffrant du syndrome de stress post-traumatique. De plus, l'OTAN fournit des conseils pour la mise en place d'un système généralisé et intégré de transition de carrière pour le personnel militaire, au travers de l'un des fonds d’affectation spéciale que l’Alliance a approuvés au sommet du pays de Galles, en 2014, pour soutenir la réforme du secteur de la défense et de la sécurité en Ukraine (voir ci-après).

    Destruction de stocks d'armes et de munitions

    Différents pays de l’OTAN apportent leur soutien, au travers des fonds d'affectation spéciale du Partenariat, à la destruction de stocks de mines antipersonnel, de munitions et d'armes légères et de petit calibre. La première phase du projet relevant du fonds piloté par les États­Unis a porté sur la destruction de 400 000 armes légères et de petit calibre (ALPC), de 15 000 tonnes de munitions et de 1 000 systèmes antiaériens portables (MANPADS) au cours de la période 2006-2011. La deuxième phase a débuté en 2012. En mai 2018, le projet avait permis de détruire plus de 130 000 ALPC, 27 200 tonnes de munitions conventionnelles et 1,7 million de mines terrestres antipersonnel. En 2017-2018, il a été étendu à la sécurité des munitions, dont la gestion doit être améliorée.

    Un autre fonds d'affectation spéciale, piloté par l'Allemagne, permet de financer l'élimination de déchets radioactifs stockés en Ukraine sur d'anciens sites militaires soviétiques. Un projet a été mené en 2016-2017 sur un de ces sites en vue de récupérer et de sécuriser les matières radioactives conformément aux normes internationales et de réhabiliter l'endroit. Un autre projet a démarré en décembre 2017.    

    Échange de données sur la situation aérienne (ASDE)

    L’Ukraine participe au programme ASDE depuis juillet 2006. Il s'agit, grâce à des échanges d'informations sélectionnées sur la situation aérienne, de réduire les risques d'incidents transfrontaliers et d'optimiser les réponses à apporter en cas d'attentats terroristes perpétrés à l'aide d'avions de ligne. Les liaisons entre l'OTAN et l'Ukraine passent par la Hongrie depuis la fin 2008 et par la Turquie depuis la mi-2011. Du fait de la crise russo-ukrainienne, la zone couverte par les informations sur la situation aérienne fournies par l’OTAN a été étendue.

    Fonds d'affectation spéciale en faveur de la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité et du développement capacitaire

    Au sommet du pays de Galles, en 2014, les Alliés ont décidé de la création de nouveaux programmes substantiels pour accroître la contribution de l'OTAN au développement capacitaire et à la constitution de capacités durables dans les secteurs de la défense et de la sécurité de l'Ukraine. À cet effet, il a été fait appel au mécanisme des fonds d'affectation spéciale, qui permet à différents pays de l'OTAN et pays partenaires de fournir, sur une base volontaire, un soutien financier en faveur de projets concrets. C'est ainsi que six fonds de ce type ont été mis en place, auxquels les Alliés contribuent tous d'une manière ou d'une autre. Il s'agit des fonds suivants :

    Fonds d’affectation spéciale consacré au commandement, au contrôle, à la communication et à l’informatique (C4)

    Le fonds d'affectation spéciale consacré aux C4 permet d'aider l'Ukraine à réorganiser et à moderniser ses structures et ses capacités C4, à accroître leur interopérabilité avec celles de l'OTAN en vue de leur contribution aux opérations et exercices dirigés par l'Organisation, ainsi qu'à renforcer l’aptitude du pays à assurer sa défense et sa sécurité.

    Ce fonds est piloté par le Canada, l'Allemagne et le Royaume-Uni ; l'Agence OTAN d'information et de communication joue le rôle d'agent d'exécution. L'OTAN a mené une étude de faisabilité sur les C4 pour évaluer les capacités et les besoins de l'Ukraine en la matière. Elle s'est appuyée sur des missions exploratoires au cours desquelles elle a consulté les autorités ukrainiennes pour connaître les besoins prioritaires du pays. Un rapport final contenant des recommandations relatives à la réforme, à la réorganisation et à la modernisation des forces armées ukrainiennes et de leurs capacités C4 a été diffusé en septembre 2016.

    Sur la base des premières recommandations, il a été décidé dans un premier temps de lancer trois projets :

    • le programme de sûreté de l'espace aérien régional (RASP), qui vise à faciliter la coopération régionale en matière de sûreté aérienne et l'interopérabilité avec l'OTAN, à améliorer la coopération entre les autorités aériennes civiles et militaires de l'Ukraine et à établir une capacité de coordination transfrontalière avec les Alliés pour une meilleure gestion des incidents de sûreté aérienne ;
    • le projet de sécurisation des communications tactiques, par lequel les Alliés doteront les forces armées ukrainiennes de systèmes de communication sécurisés pour une meilleure protection de leurs capacités de commandement et de contrôle et de connaissance de la situation.
    • un projet de partage des connaissances, qui consistera à mettre des experts de l'OTAN à la disposition des équipes de projet et des experts C4 de l'Ukraine et à leur proposer des formations, des normes, des bonnes pratiques, des mesures d'accompagnement et des conseils.

    Un quatrième projet est en cours d'élaboration :

    • un projet sur la connaissance de la situation, qui permettra de communiquer les normes, outils logiciels (JOCWatch, JCHAT, iGeoSit) et procédures OTAN et de fournir un accompagnement ou l’aide d’experts pour le développement des capacités.

    Fonds d'affectation spéciale consacré à la logistique et à la normalisation

    Ce fonds d'affectation spéciale vise à concourir à la réforme en cours des systèmes de logistique et de normalisation des forces armées et d'autres formations militaires du pays, dont la Garde nationale et le Service d'État des gardes-frontières, selon les besoins.

    Piloté par la République tchèque, les Pays-Bas et la Pologne, le projet est fondé sur les conclusions d'une analyse des insuffisances de niveau stratégique menée dans le courant de 2015.

    Il s'inscrit en complément et dans le droit fil des autres activités menées par l'OTAN dans ces domaines, telles que celles relevant du processus de planification et d’examen, du Groupe de travail conjoint sur la coopération militaro-technique et du Groupe de travail conjoint sur la réforme de la défense.

    En l'espace de trois ans, trois initiatives seront menées à bien dans le cadre du projet ; elles viseront à la modernisation à long terme de trois capacités du pays, relatives à la codification, à la gestion de la chaîne d'approvisionnement et à la gestion de la normalisation.

    Fonds d'affectation spéciale consacré à la cyberdéfense

    Ce fonds d'affectation spéciale, piloté par la Roumanie, vise à aider l'Ukraine à développer les capacités techniques strictement défensives nécessaires pour contrer les cybermenaces. Il contribue notamment à la mise en place d'un centre de gestion des incidents et de surveillance ainsi que de laboratoires, qui enquêteront sur les incidents. Le projet prévoit également la mise en place de formations et la fourniture de conseils selon une approche qui sera fonction des besoins des institutions de sécurité et de défense du pays. Des formations ont déjà été dispensées au personnel ukrainien, et un soutien consultatif est apporté pour l'élaboration de documents d'orientation ; d'autres activités prévues au départ sont en cours d'exécution. La première phase du projet, qui s'est achevée au printemps 2017, sera suivie d'une deuxième phase.

    Fonds d'affectation spéciale consacré à la réadaptation médicale

    Ce fonds d'affectation spéciale consiste à faire en sorte que les patients – des militaires ukrainiens d'active ou dégagés des cadres ainsi que des membres du personnel civil des secteurs de la défense et de la sécurité – aient accès rapidement à des soins médicaux appropriés. Par ailleurs, il vise à aider l’Ukraine à améliorer son système de réadaptation médicale de manière à ce qu'il offre des services viables dans la durée.

    Piloté par la Bulgarie et exécuté par l'Agence OTAN de soutien et d'acquisition (NSPA), le projet, d'une durée de 48 mois, a débuté en 2015.

    En mai 2018, 270 militaires avaient pu avoir accès à des soins de réadaptation grâce au fonds et 15 militaires avaient pu obtenir des prothèses. Cent autres militaires recevront de l'aide en 2018-2019. De plus, 13 militaires du ministère de la Défense ont bénéficié de services de réadaptation professionnelle. Par ailleurs, 148 anciens militaires et 140 civils/personnes ayant fui le Donbass ont eu accès à des services de réadaptation par le sport. Dans le cadre d’un projet parrainé par l'OTAN sur la réinsertion du personnel militaire dégagé des cadres, plus de 6 000 anciens militaires ont bénéficié d'un soutien psychologique. En 2017, le fonds a également permis à l’Ukraine de participer pour la première fois aux Jeux Invictus.

    Cinq unités de réadaptation médicale implantées dans des hôpitaux ont reçu des équipements destinés à améliorer la qualité des services offerts. En 2016, l'Ukraine s'est vue doter de sa première cuisine d'ergothérapie et de son premier bassin moderne de rééducation, tandis qu'un premier atelier fauteuil roulant a été installé dans un établissement public.  Plus de 2 200 spécialistes ukrainiens de la santé physique et mentale travaillant dans le secteur de la réadaptation médicale pour des organismes publics ou privés ont participé à des activités de perfectionnement professionnel.  Depuis mars 2018, le fonds d'affectation spéciale soutient également l'élaboration de programmes de formation reconnus internationalement pour les prothésistes, les orthésistes et les orthopédistes, qui ont obtenu la reconnaissance de leur spécialité en 2016.

    Fonds d'affectation spéciale consacré à la transition de carrière pour le personnel militaire

    Ce fonds d'affectation spéciale, piloté par la Norvège, permet d'aider l'Ukraine à élaborer et à mettre en œuvre une approche durable, efficace et intégrée de la réinsertion du personnel militaire, qui fasse partie intégrante de la gestion du personnel des forces armées.

    Le projet vise à permettre aux responsables ukrainiens de mieux comprendre les principaux concepts d'organisation et de gestion des systèmes de réadaptation sociale et de développer leurs compétences professionnelles. Au travers d'une série de séminaires, d'ateliers, de visites et d'études, il contribuera également à définir les conditions à mettre en place au sein des forces armées pour l'assistance à la réinsertion.

    Fonds d'affectation spéciale consacré au traitement des dispositifs explosifs et à la lutte contre les engins explosifs improvisés

    Piloté par la Slovaquie, ce fonds d’affectation spéciale apporte un soutien direct au pays pour la mise en œuvre de certaines des recommandations formulées dans le plan OTAN d'aide à l'Ukraine concernant le traitement des dispositifs explosifs (EOD) et la lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI). Le projet prévoit un soutien ponctuel en faveur des activités humanitaires civiles liées à l’enlèvement d’explosifs, EEI compris. Il contribuera à établir les bases nécessaires pour transformer le processus EOD et développer la lutte contre les EEI en Ukraine selon la politique et les pratiques de l’OTAN, en particulier pour ce qui est de la coopération entre les différents organismes intéressés. À l’été 2018, trois grands projets concernant la doctrine, l’interopérabilité et le soutien à apporter par le secteur civil seront lancés pour une période de deux ans.

    Coopération entre militaires

    Un objectif majeur de la coopération entre militaires est d'aider l’Ukraine à réaliser ses objectifs de réforme de la défense en la faisant bénéficier d'une expertise militaire, en complément des travaux menés sous l’égide du Groupe de travail conjoint sur la réforme de la défense et du processus de planification et d’examen.

    Un autre objectif important est le développement des capacités opérationnelles et de l'interopérabilité avec les forces de l'OTAN au travers de toute une série d'activités et d'exercices militaires. Ces exercices permettent aux personnels militaires d'acquérir une expérience pratique de la collaboration avec les forces des pays de l'OTAN et d'autres pays partenaires. L'Ukraine a adhéré à l'initiative pour l’interopérabilité avec les partenaires, lancée au sommet du pays de Galles, en 2014. Cette initiative vise à conserver le niveau d'interopérabilité atteint par les forces ayant servi dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité dirigée par l'OTAN en Afghanistan (2003-2014).

    La coopération pratique entre militaires s'exerce dans une large mesure dans le cadre du plan de travail du Comité militaire avec l'Ukraine. Elle exploite les possibilités que l'OTAN offre aux pays partenaires en matière de formation, d'entraînement, d'exercice, d'assistance et de conseil. La Direction Partenariats militaires des deux commandements stratégiques est responsable de la mise en œuvre du plan de travail. Toutes les activités menées visent à améliorer l'interopérabilité et à renforcer les capacités opérationnelles des forces armées ukrainiennes, mais elles contribuent aussi grandement à la réforme du secteur de la défense et de la sécurité engagée par Kiev.

    En prenant une part active au programme OTAN d'évaluation et de retour d'information relatif au concept de capacités opérationnelles, l'Ukraine poursuit le développement de ses forces armées, tout en permettant à l'Alliance de constituer des ensembles de forces sur mesure susceptibles d’être déployés à l’appui d’opérations ou de missions dirigées par l'OTAN.

    Les responsables militaires se chargent également d’élaborer un cadre juridique permettant à l’OTAN et à l’Ukraine de renforcer leur coopération opérationnelle. Ainsi :

    • une Convention sur le statut des forces applicable au Partenariat pour la paix (SOFA du PPP) – entrée en vigueur en mai 2000 – facilite la participation aux exercices militaires PPP en dispensant les participants des formalités de passeport et de visa, ainsi que de l'inspection par les services d'immigration à l'entrée ou à la sortie du territoire du pays hôte de l’exercice ;
    • un accord sur le soutien fourni par le pays hôte, ratifié en mars 2004, traite des questions liées à l’assistance civile et militaire accordée aux forces alliées stationnées – ou en transit – sur le territoire ukrainien en temps de paix, de crise ou de guerre ;
    • un accord sur le transport aérien stratégique, ratifié en octobre 2006, permet à l'Ukraine de louer des appareils Antonov aux forces armées des pays de l’OTAN et de renforcer ainsi notablement leur capacité de transport hors gabarit, accord dont les retombées économiques profitent à l'Ukraine.

    Des officiers supérieurs ukrainiens participent aussi régulièrement à des stages organisés au Collège de défense de l’OTAN à Rome (Italie) et à l’École de l’OTAN d’Oberammergau (Allemagne). Les contacts noués avec ces établissements ont joué un rôle déterminant dans la création d’une nouvelle faculté multinationale à l’Académie nationale de défense d’Ukraine.

    Coopération militaro-technique

    La coopération militaro-technique est axée sur le renforcement de l’interopérabilité entre les contributions de l’Ukraine aux opérations internationales et les forces des pays de l'OTAN.

    Cette coopération a débuté lorsque l’Ukraine a adhéré au Partenariat pour la paix (PPP) et, en particulier, a commencé à participer aux travaux d’un certain nombre de groupes qui se réunissent sous les auspices de la Conférence des directeurs nationaux des armements (CDNA) – organe OTAN de haut niveau chargé de promouvoir la coopération entre les Alliés et les partenaires dans le domaine des armements. La CDNA s'attache à recenser les possibilités de coopération entre les pays s’agissant du renforcement des capacités, des processus d’acquisition de matériels de défense et de l'élaboration de normes techniques.

    Le Groupe de travail conjoint sur la coopération militaro-technique, qui s’est réuni pour la première fois en mars 2004, œuvre au renforcement de la coopération entre l'OTAN et l'Ukraine dans ce domaine. Les éléments suivants figurent parmi les priorités actuelles :

    • normalisation et codification en tant que moyens d'accroître l'interopérabilité des forces armées ukrainiennes et des forces alliées ;
    • réalisation de projets relevant du fonds d'affectation spéciale consacré au commandement, au contrôle, à la communication et à l'informatique (C4)) ; démilitarisation des munitions périmées et des excédents d'armes légères et de petit calibre (voir plus haut) ;
    • coopération dans le cadre de la Conférence des directeurs nationaux des armements (CDNA) et de l'Organisation OTAN pour la science et la technologie (STO) ;
    • participation de l'Ukraine à des projets OTAN de défense intelligente : le pays s'est associé à trois projets en 2017 ; l’un concerne la plateforme d'échange d'informations sur les logiciels malveillants, un autre les activités multinationales OTAN de formation et d’entraînement à la cyberdéfense, et le troisième une boîte à outils flexible et interopérable destinée à répondre aux besoins futurs des opérations en eaux confinées et peu profondes ;
    • protection portuaire et promotion de la féminisation des postes à responsabilités dans les secteurs de la sécurité et de la défense ;
    • soutien à l’Ukraine pour la modernisation de son industrie de défense ;
    • poursuite de l'utilisation et de l'amélioration du programme d'échange de données sur la situation aérienne (ASDE).

    Préparation du secteur civil

    La préparation du secteur civil reste un moteur essentiel de la coopération entre l’OTAN et l’Ukraine. Depuis l’éclatement de la crise en Crimée et dans l’est de l’Ukraine, en 2014, elle constitue l’une des pierres angulaires de la solidarité et du soutien manifestés par l’Alliance à l’Ukraine. En avril 2014, une équipe d’experts civils s’est rendue à Kiev afin de conseiller les autorités ukrainiennes sur les plans de circonstance et les mesures de gestion de crise à prévoir en matière de protection civile et pour faire face aux risques pesant sur les infrastructures énergétiques critiques.

    Aujourd’hui, la coopération entre l’OTAN et l’Ukraine dans le domaine de la préparation du secteur civil se concentre sur l’amélioration de la capacité nationale en la matière et sur l’augmentation de la résilience face aux menaces hybrides, au travers de l’échange de retours d’expérience et de bonnes pratiques ainsi que de la fourniture d’avis spécialisés.

    Par ailleurs, l’Ukraine participe régulièrement aux exercices de préparation et de réponse aux catastrophes organisés par le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC). Elle a déjà accueilli trois exercices de ce type, en 2000, en 2005 et en 2015. L’exercice 2015, auquel le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et le président Petro Porochenko ont donné le coup d’envoi, était l’un des plus importants exercices sur le terrain organisés par le Centre, avec plus de 1 100 participants venus de 26 pays membres de l’OTAN et pays partenaires.

    Programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité (programme SPS)

    L'engagement actif de l’Ukraine dans le programme SPS remonte à 1991. Les travaux sont supervisés par le Groupe de travail conjoint OTAN-Ukraine sur la coopération scientifique et environnementale. En avril 2014, en réponse à la crise en Ukraine, la coopération pratique dans le secteur des sciences et technologies civiles liées à la sécurité a été renforcée davantage.

    Les activités actuellement menées en Ukraine dans le cadre du programme SPS visent à répondre à un large éventail de défis de sécurité émergents : elles concernent la lutte contre le terrorisme, les technologies de pointe, la cyberdéfense, la sécurité énergétique, ainsi que la défense contre les agents chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN). Les activités SPS ont également trait aux aspects humains et sociaux de la sécurité, tels que la mise en application de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité ; au développement de technologies de pointe ayant des applications dans le secteur de la sécurité ; et à l’aide à la détection et à l'élimination des mines et des munitions explosives non explosées. Nombre des activités en cours en Ukraine aident le pays à remédier aux conséquences dommageables de la crise, le programme engageant des scientifiques et des experts des pays de l'Alliance et de l'Ukraine dans une coopération pratique fructueuse, qui permet de créer des réseaux et qui participe au développement des compétences du pays.

    Au travers de mesures adaptées de renforcement des compétences et des capacités, le programme SPS appuie l'ensemble complet de mesures d'assistance en faveur de l'Ukraine, qui a été entériné au sommet que l'OTAN a tenu à Varsovie, en 2016. Ainsi, dans le domaine du déminage à but humanitaire, le Service d'État des situations d'urgence (DSNS) a reçu de l'aide pour mener des opérations de déminage dans l'est du pays. Le travail effectué dans le cadre de cet important projet a également permis au programme SPS de répondre immédiatement à une demande urgente de matériel après l'explosion survenue en mars 2017 au dépôt d'armes de Balaklia, en Ukraine. Par ailleurs, les activités du programme trouveront un prolongement dans une initiative pluriannuelle axée sur la mise au point d'un système 3D de détection des mines.

    Le programme SPS a en outre permis de développer les compétences dans le domaine de la télémédecine et dans le secteur paramédical, au titre de l'ensemble complet de mesures d'assistance en faveur de l'Ukraine. Dans le cadre de ce projet, deux centres paramédicaux ukrainiens ont reçu des équipements et 30 auxiliaires médicaux ukrainiens ont pris part à un stage de formation des formateurs d'une durée de trois mois en Roumanie. Les capacités de télémédecine ayant été testées avec succès lors de l'exercice sur le terrain organisé à Tuzla, en Bosnie-Herzégovine, en 2017, par le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC), des équipes médicales spécialisées pourront intervenir lors de catastrophes ou d’incidents survenant au-delà des frontières nationales. Le projet a été mené à bonne fin.

    De plus, des experts ukrainiens prennent part à une nouvelle initiative SPS concernant le développement de technologies innovantes pour la détection à distance des explosifs. Ce projet, qui contribue au renforcement du rôle de l’OTAN dans la lutte internationale contre le terrorisme, associera différentes technologies de détection afin que les outils produits offrent les plus hautes garanties de performance, de solidité et de sensibilité.

    Depuis 2014, 58 activités SPS ont été entamées avec l’Ukraine comme pays partenaire principal. En outre, des scientifiques et des experts ukrainiens participent, en tant que chercheurs ou conférenciers, à des projets ou ateliers financés par le programme SPS. Sur la seule année 2017, les Alliés ont approuvé 16 nouvelles activités SPS à mener avec l'Ukraine, ce qui fait de ce pays le premier bénéficiaire du programme.  Le programme soutient également les jeunes chercheurs. C'est ainsi que, depuis 2014, plus de 300 jeunes scientifiques ukrainiens ont pris part à diverses activités SPS.

    (Plus d'informations sur la coopération avec l'Ukraine dans le cadre du programme SPS).

    Information du public et communication stratégique

    Il est important que le gouvernement ukrainien et l'Alliance informent la population locale au sujet des relations OTAN-Ukraine et des avantages de la coopération pour le programme de réformes engagé par le pays. Les Alliés coopèrent avec les autorités ukrainiennes pour mieux faire connaître l’OTAN d’aujourd’hui et expliquer les relations OTAN-Ukraine.

    Le Centre d'information et de documentation de l'OTAN, établi à Kiev, est le principal outil de l'OTAN pour l'information du public. Il organise des séminaires, des tables rondes et d'autres activités de communication et coordonne les visites des responsables de l'OTAN en Ukraine et celles de représentants de la société civile ukrainienne au siège de l'OTAN.

    L’OTAN fournit également des conseils et un soutien financier à Kiev en vue de renforcer les compétences des autorités ukrainiennes dans les domaines de la diplomatie publique, des relations avec les médias et de la communication stratégique. L’Organisation aide plus particulièrement le site d’information Ukraine Crisis Media Centre et le journal Kyiv Post à rendre compte de manière précise et factuelle de ce qui se passe en Crimée occupée et dans l’est de l’Ukraine.

    Le 22 septembre 2015, le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense d'Ukraine, Oleksandr Tourtchynov, et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, ont signé la feuille de route pour un partenariat dans le domaine de la communication stratégique. L'idée est de structurer et de pérenniser l'aide apportée aux autorités ukrainiennes dans ce domaine au travers de conseils, de formations et d'avis d'experts.

    Dialogue juridique

    Dans le cadre du programme national annuel, des experts de l'OTAN et de l'Ukraine se sont réunis en 2015 et en 2016 pour débattre de questions juridiques, le but étant de veiller à ce que les activités menées d'un commun accord s'appuient sur un cadre juridique approprié.  Parmi les sujets de discussion figuraient le statut de la représentation de l'OTAN à Kiev, la mise en œuvre de la Convention sur le statut des forces, l'exécution des projets financés sur des fonds d’affectation spéciale et mis en œuvre dans le cadre du programme SPS en Ukraine, et d'autres thèmes d'intérêt commun.

  • Cadre de la coopération

    La Charte de partenariat spécifique OTAN-Ukraine de 1997 demeure le texte fondateur des relations entre l'OTAN et l'Ukraine. La Commission OTAN-Ukraine (COU) dirige les activités menées en coopération et constitue un lieu privilégié de consultation entre les Alliés et l’Ukraine sur les enjeux de sécurité d'intérêt commun. La COU peut se réunir à différents niveaux, notamment au niveau des chefs d'État et de gouvernement, des ministres des Affaires étrangères ou de la Défense, des ambassadeurs et de différents groupes de travail.

    La Déclaration venant en complément de la Charte, signée en 2009, a donné à la COU un rôle central dans l’approfondissement du dialogue politique et de la coopération, l'objectif étant de soutenir le travail de réforme engagé par l'Ukraine. Le principal outil utilisé à cet effet est le programme national annuel (ANP), qui décrit les objectifs de réforme et ce que Kiev compte faire dans l'année pour s'en rapprocher. Il s'articule autour de cinq chapitres, à savoir les questions politiques et économiques, les questions militaires et de défense, les ressources, les questions de sécurité et les questions juridiques.

    Les Alliés font chaque année le point sur l'exécution de l'ANP. La responsabilité de l'exécution de ce programme incombe avant tout à l’Ukraine, un rôle de coordination étant dévolu au cabinet de la vice-première ministre chargée de l'intégration européenne et euro­atlantique, qui préside également la Commission pour la coopération avec l'OTAN. Au travers du processus ANP, les Alliés encouragent le pays à avancer avec détermination dans le travail de réforme, au service de la démocratie, de l’état de droit, des droits de l’homme et de l’économie de marché. Aider l’Ukraine à opérer une transformation radicale des secteurs de la défense et de la sécurité est une autre priorité.

    Des groupes de travail conjoints ont été établis sous les auspices de la COU, afin de faire avancer les travaux dans des domaines bien précis. Il s'agit du Groupe de travail conjoint sur la réforme de la défense (JWGDR), du Groupe de travail conjoint sur la coopération militaro­technique (JWGDTC), du Groupe de travail conjoint sur la coopération scientifique et environnementale (JWGSEC) et du Groupe de travail conjoint sur les plans civils d'urgence (JWGCEP).

    La représentation de l'OTAN auprès de l'Ukraine facilite la coopération sur le terrain. Elle comprend le Centre d’information et de documentation de l’OTAN, ouvert en 1997, qui s'occupe de l’information du public sur les activités de l’OTAN et sur les avantages de la coopération OTAN-Ukraine, ainsi que le Bureau de liaison de l’OTAN, créé en 1999, qui facilite la participation de l’Ukraine au programme OTAN du Partenariat pour la paix et l'aide dans la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité, en assurant la liaison avec le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Défense, le Conseil de sécurité nationale et de défense ainsi qu'avec d’autres organismes publics ukrainiens. La Représentation de l'OTAN auprès de l'Ukraine est responsable au premier chef de fournir les avis de niveau stratégique que l'OTAN s'est engagée à donner dans le cadre de l'ensemble complet de mesures d'assistance en faveur de l'Ukraine.

  • Évolution des relations

    1991. Immédiatement après avoir obtenu son indépendance à la suite de l'éclatement de l'Union soviétique, l'Ukraine devient membre du Conseil de coopération nord-atlantique (CCNA, remplacé en 1997 par le Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA)).

    1994. L’Ukraine est le premier pays de la Communauté d’États indépendants à adhérer au Partenariat pour la paix (PPP).

    1996. Des soldats ukrainiens sont déployés dans le cadre de la force de maintien de la paix dirigée par l'OTAN en Bosnie-Herzégovine.

    Mai 1997 : Ouverture à Kiev du Centre d'information et de documentation de l'OTAN.

    Juillet 1997 : Au sommet de Madrid (Espagne), l'OTAN et l'Ukraine signent la Charte de partenariat spécifique, dans laquelle sont énoncés les principes et dispositions régissant le développement des relations ainsi que les domaines se prêtant aux consultations et à la coopération. Cette charte porte création de la Commission OTAN-Ukraine (COU).

    1997. L’Ukraine établit une mission diplomatique auprès de l'OTAN.

    1998. Création du Groupe de travail conjoint OTAN-Ukraine sur la réforme de la défense (JWGDR).

    1999. Ouverture à Kiev du Bureau de liaison de l'OTAN.

    1999. Déploiement du bataillon polono-ukrainien à l'appui de la force de maintien de la paix dirigée par l'OTAN au Kosovo.

    Mai 2000 : Le Parlement ukrainien ratifie la Convention sur le statut des forces applicable au PPP.

    Septembre 2000 : L’Ukraine est l’hôte d’un exercice multinational de réponse aux catastrophes (Trans-Carpathia 2000).

    Mai 2002 : Le président Leonid Koutchma annonce que l'Ukraine souhaite devenir un jour membre de l'OTAN. À la réunion de la COU tenue à Reykjavik (Islande), les ministres des Affaires étrangères soulignent qu’ils souhaitent porter la relation à un niveau qualitativement nouveau.

    Juillet 2002 : Lancement à Donetsk d’un projet de destruction sans risque de 400 000 mines terrestres.

    Novembre 2002 : Réunis à Prague (République tchèque) en novembre, les ministres des Affaires étrangères des pays de la COU adoptent le plan d’action OTAN-Ukraine, qui vise à approfondir et à élargir la relation OTAN-Ukraine et à encadrer le travail de réforme de l’Ukraine sur la voie de son intégration euro-atlantique.

    Mars 2004 : Le Parlement ukrainien ratifie l'accord passé avec l'OTAN sur le soutien à fournir par le pays hôte.

    Juin 2004 : L’Ukraine signe avec l’OTAN un accord sur le transport aérien stratégique.

    Automne 2004 : Les Alliés suivent de près l’évolution de la situation politique créée par l’élection présidentielle en Ukraine et par la « révolution orange », et ils soulignent combien il est important de respecter le principe d'élections libres et régulières.

    Février 2005 : Les Alliés invitent le nouveau président, Viktor Iouchtchenko, à une réunion au sommet, au siège de l’OTAN. Ils expriment leur appui à son ambitieux plan de réformes et décident de recentrer la coopération OTAN-Ukraine en fonction des priorités du nouveau gouvernement.

    Avril 2005 : Réunis à Vilnius (Lituanie), les ministres des Affaires étrangères des pays de la COU lancent un « dialogue intensifié sur les aspirations de l’Ukraine à l’adhésion » et un ensemble de mesures à court terme visant à renforcer le soutien des réformes clés.

    Octobre 2005 : L’Ukraine est l’hôte d’un exercice multinational de réponse aux catastrophes (Joint Assistance 2005).

    Octobre 2005 : Le Conseil de l'Atlantique Nord se rend à Kiev pour débattre du dialogue intensifié avec les ministres ukrainiens des Affaires étrangères et de la Défense.

    Février 2006 : Un centre de reconversion et de réinsertion est inauguré à Khmelnitskyï.

    Juin 2006 : Un contrat est signé pour le lancement d’un projet visant la destruction, sur une douzaine d'années, de 133 000 tonnes de munitions conventionnelles, 1,5 million d’armes de petit calibre et 1 000 systèmes portatifs de défense aérienne (MANPADS).

    Septembre 2006 : À l'occasion d’une visite à l’OTAN, le premier ministre ukrainien, Viktor Ianoukovitch, rassure les Alliés sur l’engagement de son pays à l’égard de la coopération en cours avec l’OTAN. Il déclare toutefois que la population ukrainienne n’est pas encore prête à envisager la possibilité d’une adhésion à l'OTAN.

    Octobre 2006 : Le Parlement ukrainien ratifie l'accord sur le transport aérien stratégique.

    Juin 2007 : L'Ukraine déploie un premier navire à l'appui d'Active Endeavour, l'opération maritime de lutte contre le terrorisme menée par l'OTAN en Méditerranée. Un second déploiement suit à l'automne.

    2007. L’Ukraine envoie du personnel médical en Afghanistan, auprès d’une équipe de reconstruction provinciale (PRT).

    Avril 2008 : Au sommet de Bucarest, les dirigeants des pays de l'Alliance conviennent que l’Ukraine deviendra membre de l’OTAN dans l’avenir.

    2008. L’Ukraine déploie un navire à l’appui de l’opération Active Endeavour. Un second déploiement suit à l'automne.

    Décembre 2008 : Les ministres des Affaires étrangères des pays de la COU décident de renforcer les possibilités de soutenir l'Ukraine dans les efforts qu’elle déploie pour satisfaire aux exigences liées à l’adhésion et à l’établissement d’un programme national annuel (ANP).

    Décembre 2008 : La première connexion destinée à l'échange de données sur la situation aérienne (ASDE) entre en service. Elle relie le poste de commandement aérien Ouest de Lviv (Ukraine) et le Centre OTAN de détection et de contrôle installé à Veszprem (Hongrie).

    Avril 2009 : L’Ukraine signe un accord de transit pour l’approvisionnement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan.

    21 août 2009 : Une « Déclaration venant en complément de la Charte de partenariat spécifique entre l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et l’Ukraine » est signée pour donner suite aux décisions prises au sommet de Bucarest et à la réunion des ministres des Affaires étrangères de décembre 2008.

    Février 2010 : Le nouveau gouvernement ukrainien, dirigé par le président Viktor Ianoukovitch, décide de poursuivre la coopération avec l’OTAN. L’adhésion à l’Alliance est toutefois retirée du programme du gouvernement.

    Mai 2010 : Un mémorandum d’entente relatif à l'échange de données sur la situation aérienne (ASDE) est signé dans le but de prévenir les conflits dans l'espace aérien en limitant les risques d'incidents transfrontaliers et en optimisant les réponses à apporter aux situations de type « Renegade » que peuvent connaître les aéronefs civils.

    Novembre 2010 : L’Ukraine déploie un navire à l’appui de l’opération Active Endeavour.

    Avril 2011 : Les ministres des Affaires étrangères des pays de la COU, réunis à Berlin, réaffirment le caractère spécifique de leur partenariat et conviennent de développer les activités de coopération pratique.

    Mai 2012 : Le président Ianoukovitch se rend au sommet de l’OTAN à Chicago pour une réunion avec ses homologues des pays fournissant des troupes à la FIAS.

    Novembre 2012 : L'OTAN met en place le programme de renforcement de la formation « défense » (DEEP) avec l'Ukraine en réponse à une demande du ministre ukrainien de la Défense.

    Novembre 2012 : La deuxième connexion destinée à l'échange de données sur la situation aérienne (ASDE) entre en service. Elle relie le poste de commandement aérien Sud d'Odessa (Ukraine) et le Centre OTAN de détection et de contrôle installé à Erzurum (Turquie).

    Février 2013 : Les ministres de la Défense des pays de la COU conviennent de renforcer la coopération OTAN-Ukraine, notamment pour les entraînements et les exercices, la reconversion des militaires dégagés des cadres en Ukraine et la neutralisation des sources radioactives présentes sur d'anciens sites militaires soviétiques. L'Ukraine devient le premier pays partenaire à contribuer à l'opération Ocean Shield, par laquelle l'OTAN lutte contre la piraterie au large des côtes de la Somalie.

    Décembre 2013 : Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN examinent l'évolution de la situation en Ukraine. Dans une déclaration, ils condamnent l'usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques en Ukraine et appellent toutes les parties à s'abstenir de toute provocation et de toute violence.

    Mars 2014 : Compte tenu de la menace pesant sur son indépendance et son intégrité territoriale, l'Ukraine invoque une disposition de la Déclaration de 2009 venant en complément de la Charte OTAN-Ukraine et demande la tenue d'une réunion de la COU. Dans une déclaration, le Conseil de l’Atlantique Nord affirme qu’il considère que le prétendu référendum organisé le 16 mars dans la République autonome ukrainienne de Crimée est à la fois illégal et illégitime, et il demande instamment à la Russie de suivre la voie de la désescalade, notamment en mettant un terme à toutes les activités militaires menées contre l’Ukraine.

    Avril 2014 : Les ministres des Affaires étrangères des pays de la COU se réunissent à Bruxelles. Dans leur déclaration commune, ils condamnent unanimement l'intervention militaire, illégale, de la Russie en Ukraine et ils indiquent qu'ils ne reconnaissent pas l'« annexion », illégale et illégitime, de la Crimée par la Russie, sur laquelle ils demandent à la Russie de revenir.

    Avril et juin 2014 : Lors des réunions ministérielles tenues au printemps et à l'été, l’OTAN arrête des mesures d’aide concrètes pour renforcer l’aptitude de l’Ukraine à assurer elle­même sa sécurité. Plusieurs de ces mesures, axées sur l’immédiat et le court terme, sont destinées à aider l’Ukraine à faire face au conflit en cours, tandis que d’autres, axées sur le plus long terme, visent le renforcement des capacités ainsi qu’une profonde réforme des forces armées et du secteur de la sécurité.

    4-5 septembre 2014 : Au sommet de l'OTAN au pays de Galles, les dirigeants des pays de l’Alliance s'entretiennent avec le président ukrainien, Petro Porochenko, réaffirmant leur soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine et condamnant à nouveau les agissements de la Russie ; ils s'engagent à intensifier les consultations stratégiques dans le cadre de la COU en vue de renforcer encore leur soutien à l'Ukraine, notamment en lançant de nouveaux programmes substantiels faisant appel au mécanisme des fonds d'affectation spéciale.

    2 décembre 2014 : Les ministres des Affaires étrangères des pays de la COU se réunissent pour examiner les développements intervenus en Ukraine et faire le point sur les travaux réalisés conjointement depuis le sommet du pays de Galles.

    15 décembre 2014 : Le premier ministre ukrainien, Arseniï Iatseniouk, effectue une visite au siège de l’OTAN axée sur l'action de l’Alliance en faveur du gouvernement ukrainien. Le secrétaire général de l’Organisation, Jens Stoltenberg, déclare à cette occasion que l’OTAN sera aux côtés du pays pour l’aider à atteindre l’objectif d’une Ukraine souveraine et stable, fermement attachée à la démocratie et à l’état de droit.

    29 décembre 2014 : Le président ukrainien, Petro Porochenko, promulgue une loi qui met fin au statut « hors bloc » du pays et annonce que l'Ukraine va entamer un processus devant lui permettre de répondre aux critères fixés pour l'adhésion à l'OTAN et d'intégrer l'espace de sécurité euro-atlantique. Il indique également qu'un référendum serait organisé si son pays devait se porter candidat à l'adhésion à l'Alliance.

    Janvier 2015 : Suite à l'achèvement, en décembre 2014, de l'opération de la FIAS en Afghanistan, l'Ukraine commence à contribuer à la mission de suivi dirigée par l'OTAN (Resolute Support) consistant à dispenser formation, conseils et assistance aux forces et aux institutions de sécurité afghanes.

    29 janvier 2015 : Lors d'un entretien avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkine, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, exprime sa préoccupation face à l'escalade de la violence dans le pays et déclare que l'Alliance continuera d'apporter un ferme soutien politique et pratique à l'Ukraine.

    13 mai 2015 : Réunis à Antalya (Turquie), les ministres des Affaires étrangères des pays de la COU réaffirment soutenir avec détermination la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, engagent la Russie à revenir sur l'« annexion », illégale et illégitime, de la Crimée, se félicitent de la signature, le 12 février 2015, du Paquet de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk et encouragent l'Ukraine à poursuivre les réformes.

    21-25 septembre 2015 : L'Ukraine est l'hôte d'un exercice sur le terrain consacré à la gestion des conséquences ; cet exercice de grande envergure, qui a lieu dans la région de Lviv, est organisé conjointement par le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe et le Service d'État des situations d'urgence d'Ukraine. Le secrétaire général de l’OTAN et le président ukrainien en donnent le coup d'envoi.

    22 septembre 2015 : En visite à Kiev, le secrétaire général de l'OTAN s'adresse au Conseil de sécurité nationale et de défense et s'entretient avec des membres éminents du gouvernement et avec le président du Parlement. Un accord est signé pour officialiser le statut diplomatique de la représentation de l'OTAN en Ukraine.

    2 décembre 2015 : Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN rencontrent leur homologue ukrainien, Pavlo Klimkine, pour faire le point sur l'aide fournie par l'Organisation à l'Ukraine et sur la sécurité dans le pays.

    17 décembre 2015 : Le président ukrainien, Petro Porochenko, se rend au siège de l'OTAN pour s'entretenir avec le secrétaire général des projets de coopération entre l'Organisation et l'Ukraine pour 2016.

    8 mars 2016 : Le ministre de la Défense, Stepan Poltorak, participe à une réunion de la COU à Bruxelles et rend compte de l'avancement de la réforme de la défense en Ukraine.

    11 mars 2016 : Après avoir été ratifié par la Verkhovna Rada d'Ukraine, l'accord entre l'OTAN et le gouvernement d'Ukraine sur le statut de la représentation de l'OTAN auprès de l'Ukraine entre en vigueur.

    15 juin 2016 : Les ministres de la Défense des pays de l'OTAN décident d’étoffer le soutien de l’OTAN à l’Ukraine par un ensemble complet de mesures d’assistance qui vise à aider l’Ukraine à renforcer son dispositif de défense au moyen de structures de sécurité plus robustes. Ils ont un échange de vues avec leur homologue ukrainien, Stepan Poltorak, sur la situation en matière de sécurité dans l’est de l’Ukraine et sur l’avancement des réformes gouvernementales.

    9 juillet 2016 : Au sommet de l'OTAN, à Varsovie, les dirigeants des pays de l’Alliance se réunissent avec le président Porochenko et décident d'intensifier leur soutien à l'Ukraine. Ils entérinent à cet effet un ensemble complet de mesures d'assistance destiné à aider le pays à rendre ses organes de défense et de sécurité plus efficaces, plus efficients et mieux aptes à rendre compte. Ils font également le point sur la situation en m