Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe

  • Mis à jour le: 02 Apr. 2020 15:44

Le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC) est le principal mécanisme OTAN de réponse aux situations d'urgence civile dans la région euro-atlantique. Opérationnel 365 jours par an, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il regroupe l'ensemble des pays membres et des pays partenaires de l'OTAN. L'EADRCC fonctionne comme un centre d'échange qui assure la coordination tant des demandes que des offres d'assistance, essentiellement en cas de catastrophe d'origine naturelle ou humaine.

National and international teams performing urban rescue

 

Points principaux

  • L'EADRCC est le principal mécanisme OTAN de réponse aux situations d'urgence civile dans la région euro-atlantique.
  • L'EADRCC fonctionne comme un centre d'échange qui assure la coordination tant des demandes que des offres d'assistance internationale, en cas de catastrophe d'origine naturelle ou humaine, de crise ou de situation relevant de l’article 5.
  • Opérationnel 365 jours par an, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il regroupe l'ensemble des pays membres et des pays partenaires de l'OTAN.
  • L'EADRCC travaille en étroite collaboration avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, qui reste le coordonnateur principal pour les opérations internationales de secours en cas de catastrophe.
  • En réponse à l’épidémie de COVID-19, qui sévit actuellement, l’EADRCC assure la coordination des demandes et des offres d’assistance internationale venant de pays membres et de pays partenaires de l’OTAN.

 

Pour en savoir plus

  • Soutien aux autorités nationales en cas d'urgences civiles

    L'EADRCC est le principal mécanisme OTAN de réponse aux situations d'urgence civile dans la région euro-atlantique. Le Centre transmet les demandes de soutien aux pays de l'OTAN et aux pays partenaires, qui réagissent ensuite en communiquant leurs offres d'aide au Centre et/ou au pays sinistré. Il garde une trace des informations suivantes : l'aide offerte (y compris par l'intermédiaire d'autres organisations et acteurs internationaux), l'aide acceptée par le pays sinistré, les dates de livraison, l'aide encore nécessaire (ou des informations actualisées sur l'aide demandée), ainsi que la situation sur le terrain. Ces informations sont communiquées aux pays de l'Alliance et aux pays partenaires sous la forme de points de situation, et elles sont publiées sur le site web de l'EADRCC (http://www.nato.int/eadrcc ) .

    Depuis le 26 mars 2020, l’EADRCC a reçu plusieurs demandes d’assistance internationale de la part de pays membres et de pays partenaires de l’OTAN dans le cadre de l’épidémie de COVID-19.

    Toutes les tâches de l'EADRCC sont effectuées en étroite collaboration avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) des Nations Unies, qui reste le coordonnateur principal pour les opérations internationales de secours en cas de catastrophe. L'EADRCC a été conçu comme un mécanisme de coordination régionale destiné à soutenir et à compléter l'action de l'ONU. Il a d'ailleurs pour principale fonction de coordonner et non de diriger. Face à une catastrophe rendant nécessaire une aide internationale, il incombe à chaque pays de l'OTAN et à chaque pays partenaire de décider de fournir ou non des secours, en fonction des informations communiquées par l'EADRCC.

  • Une équipe d'experts multinationale

    Une équipe d'experts multinationale

    L'EADRCC est implanté au siège de l'OTAN, à Bruxelles (Belgique). Il se compose d’agents détachés par les pays membres et partenaires et d’agents du Secrétariat international de l’OTAN. Il travaille en étroite liaison avec le BCAH des Nations Unies, les autorités militaires de l'OTAN et d'autres organisations internationales compétentes. Lorsqu'une catastrophe se produit, l'EADRCC peut être renforcé temporairement par du personnel supplémentaire venant des délégations des pays membres de l'OTAN et des missions des pays partenaires, ou issu de l'État-major militaire ou du Secrétariat international de l'OTAN. De plus, le Centre est en contact avec des experts civils nationaux, auxquels il peut être fait appel pour obtenir un avis éclairé dans des domaines spécifiques en cas de catastrophe majeure.

  • Autres activités

    Dans son rôle de coordonnateur de la réponse des pays de l'OTAN et des pays partenaires, l'EADRCC est à la fois l'acteur chargé de la gestion des conséquences et l'instrument d'échange d'informations pour ce qui est de l'aide en cas de catastrophe, au travers des séminaires organisés dans le but d'examiner les enseignements tirés des opérations et des exercices de réponse aux catastrophes coordonnés par l'OTAN.

    Outre ses activités courantes et les réponses à apporter sans délai en cas d'urgence, le Centre conduit chaque année des exercices de grande ampleur sur le terrain faisant intervenir des scénarios réalistes, afin d'améliorer les interactions entre les pays de l'OTAN et les pays partenaires, ainsi qu’entre l’OTAN et des organisations internationales. Des exercices mettant en jeu des catastrophes majeures sont organisés régulièrement dans différents pays participants, avec pour objectifs de mettre en pratique les procédures, d'assurer la formation des intervenants locaux et internationaux, de renforcer les compétences en matière d'interopérabilité et les capacités dans ce domaine, et de mettre à profit l'expérience et les enseignements tirés pour les opérations futures.

    Depuis 2000, l’EADRCC a réalisé à peu près un grand exercice de gestion des conséquences sur le terrain chaque année. En 2016, il a lancé un nouveau type d’exercice, basé sur la technologie de la réalité virtuelle. La réalité virtuelle sera incontournable dans l’avenir et l’OTAN l’utilise en complément de sa gamme conventionnelle d’exercices sur table et d’exercices sur le terrain.

  • Historique

    Créé en 1998 par le Conseil de partenariat euro-atlantique1 (CPEA) sur la base d’une proposition de la Russie, l'EADRCC est un instrument de partenariat des plans civils d'urgence de l'OTAN ; il est aussi l'un des deux mécanismes fondamentaux de la politique du CPEA relative à la coopération dans le domaine des secours internationaux en cas de catastrophe. L'autre mécanisme, complémentaire, est l'Unité euro-atlantique de réaction en cas de catastrophe : une force non permanente, multinationale, composée d'éléments civils et militaires, déployable en cas de catastrophe d'origine naturelle ou humaine majeure survenant dans un pays membre de l’OTAN ou dans un pays partenaire.
    Initialement, le Centre intervenait essentiellement dans la coordination de l'aide humanitaire émanant des pays membres du CPEA qui apportaient une assistance aux réfugiés pendant la guerre au Kosovo à la fin des années 1990. Depuis, l'EADRCC a répondu à de nombreuses demandes d'assistance, reçues le plus souvent d’États touchés par une catastrophe naturelle, mais aussi de pays souhaitant de l’aide pour faire face aux conséquences d'incidents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires (CBRN), ce qui englobe les attentats terroristes (pour de plus amples informations, consulter le site web de l’EADRCC).

    En janvier 2004, le Conseil de l'Atlantique Nord, principal organe de décision politique de l'OTAN, a étendu les attributions du Centre afin que celui-ci puisse donner suite aux demandes d'aide du Gouvernement afghan en cas de catastrophe naturelle. Trois ans plus tard, ces attributions ont été étendues à tous les domaines intéressant les affaires militaires de l'OTAN. En 2009, un accès direct a été donné aux pays du Dialogue méditerranéen2 (DM) et à ceux de l'Initiative de coopération d'Istanbul3 (ICI), puis élargi aux partenaires mondiaux4 en décembre 2011.

    1. Le CPEA est un forum multilatéral dédié au dialogue et à la consultation entre tous les pays membres de l’Alliance et les pays du Partenariat pour la paix.
    2. Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Mauritanie, Maroc et Tunisie.
    3. Initialement, six pays du Conseil de coopération du Golfe ont été invités à participer à cette Initiative. À l'heure actuelle, quatre d'entre eux – Bahreïn, Qatar, Koweït et Émirats arabes unis – l'ont rejointe. L'Arabie saoudite et le sultanat d'Oman se sont également déclarés intéressés. Fondée sur le principe de l'inclusivité, l'ICI est cependant ouverte à tous les pays intéressés de la région du Moyen-Orient élargi qui souscrivent à ses objectifs et à son contenu.
    4. Afghanistan, Australie, Colombie, Iraq, Japon, République de Corée, Mongolie, Nouvelle-Zélande et Pakistan.