Opération Sea Guardian

  • Mis à jour le: 11 Jun. 2021 09:26

Sea Guardian est une opération qui, grâce à sa souplesse, peut couvrir toute la gamme des tâches liées aux opérations de sûreté maritime de l’OTAN. À l’heure actuelle, elle opère en Méditerranée, où elle remplit trois tâches de sûreté maritime : renforcement des capacités de sûreté maritime, aide à la connaissance de la situation maritime et soutien à la lutte contre le terrorisme maritime.

 

  • Sea Guardian est une opération qui, grâce à sa souplesse, peut couvrir toute la gamme des tâches liées aux opérations de sûreté maritime. À l’heure actuelle, elle vient renforcer les capacités de sûreté maritime, contribue à la connaissance de la situation maritime et soutient la lutte contre le terrorisme maritime.
  • L’opération Sea Guardian peut remplir l’une quelconque des quatre tâches supplémentaires au titre d’une opération de sécurité maritime, sur décision du Conseil : faire respecter la liberté de navigation, mener des actions d’interdiction, lutter contre la prolifération des armes de destruction massive, ou encore protéger les infrastructures critiques.
  • Au travers de l’opération Sea Guardian, l’OTAN contribue au maintien d’un environnement maritime sûr et sécurisé, tout en collaborant avec d’autres acteurs comme l’Union européenne – l'opération Sophia a par exemple bénéficié, jusqu’à sa clôture, du soutien de l’opération Sea Guardian.
  • L’opération Sea Guardian a été lancée en novembre 2016, succédant à l’opération Active Endeavour.
  • Elle est placée sous le commandement opérationnel du Commandement maritime allié (MARCOM), basé à Northwood (Royaume-Uni).

Pour en savoir plus

  • Contexte

    Dans l'économie mondiale actuelle, 90 % du volume total des marchandises sont transportés par voie maritime, et les câbles de communication qui acheminent 95 % du trafic du cyberespace mondial reposent sur le fond des mers. La Méditerranée n’y fait pas exception. Pour le seul secteur de l'énergie, quelque 65 % du pétrole et du gaz naturel consommés en Europe occidentale transitent par la Méditerranée chaque année.

    C’est dans ce contexte que l’OTAN a lancé l’opération Sea Guardian, qui vise à améliorer la connaissance de la situation maritime, à contribuer aux efforts en matière de lutte contre le terrorisme (notamment par l’interpellation et la visite des navires suspects), et à participer au renforcement des capacités en mer Méditerranée. Ces tâches mettent l’accent sur la collecte d’informations concernant les activités maritimes en cours dans la région de la Méditerranée, en vue d’identifier les possibles problèmes de sécurité, et elles contribuent donc à développer davantage la connaissance de la situation maritime dans la région. Néanmoins, sur décision du Conseil, l’opération peut remplir l’une quelconque des autres tâches agréées relatives aux opérations de sûreté maritime : faire respecter la liberté de navigation, mener des missions d’interdiction, lutter contre la prolifération des armes de destruction massive, ou encore protéger les infrastructures critiques.

    Dans le cadre de l’opération Sea Guardian, l’OTAN a appuyé l’opération Sophia de l’Union européenne par le partage d’informations, un soutien logistique et la mise en application de la résolution 2357 du Conseil de sécurité de l’ONU (concernant l’embargo sur les armes en Libye).

    De fait, la Méditerranée offre des possibilités pour approfondir la coopération maritime aux niveaux opérationnel et tactique entre l’OTAN et l’Union européenne en mettant à profit les expériences et réussites antérieures, en particulier dans l’Océan indien et en mer Égée.

    L’opération est placée sous le commandement opérationnel du Commandement maritime allié (MARCOM), basé à Northwood (Royaume-Uni). Le MARCOM sert de point central pour l’échange d’informations en matière de sûreté maritime pour l’Alliance.

  • Les grands axes de l'opération Sea Guardian

    L'opération Sea Guardian a remplacé l’opération Active Endeavour. Comme cette dernière, elle est déployée en Méditerranée et remplit les trois tâches ci-après liées aux opérations de sûreté maritime. En revanche, contrairement à Active Endeavour elle ne relève pas de l’Article 5.

    • Appui de la connaissance de la situation maritime : l’accent est mis sur le partage d’informations entre les pays de l’OTAN et avec les agences civiles, afin d’améliorer la situation maritime générale de l’OTAN.
    • Appui à la lutte contre le terrorisme maritime : il s’agit de planifier et de mener un certain nombre d’actions visant à décourager et déjouer le terrorisme, à se défendre et à se protéger contre les activités terroristes d’origine maritime. Ces actions visent, en substance, à empêcher les terroristes d’accéder à des zones désignées, et à contenir les menaces, en ayant recours à la force.
    • Contribution à la constitution de capacités de sûreté maritime : l’OTAN cherche à contribuer aux efforts de la communauté internationale visant à améliorer la sûreté maritime, en collaborant à la fois avec les autorités militaires et non militaires.

    Sur décision du Conseil, l’opération Sea Guardian peut remplir les quatre tâches supplémentaires suivantes liées aux opérations de sûreté maritime.

    • Faire respecter la liberté de navigation : l'OTAN doit démontrer sa volonté et sa capacité d'agir selon le principe de la liberté de navigation, auquel elle souscrira, en temps de paix comme en période de guerre. Cela inclut la surveillance, les patrouilles, l’interdiction maritime, les opérations spéciales, le déploiement de détachements de police et, s’il est autorisé, l’usage de la force.
    • Mener des actions d'interdiction maritime : les moyens peuvent être affectés à des actions de réaction rapide, et peuvent inclure des forces d'opérations spéciales ainsi que des experts dans le domaine des armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN) lors des visites de navires suspects.
    • Lutter contre la prolifération des armes de destruction massive : il s'agit de prévenir le transport et le déploiement d’armes de destruction massive, ce qui nécessite d’être capable de localiser, d’identifier et de sécuriser les éléments CBRN illicites transportés par voie maritime.
    • Protéger les infrastructures critiques : à la demande d'un pays membre ou d'un pays non OTAN, et suivant les instructions du Conseil, l'OTAN aide à protéger les infrastructures critiques dans l'environnement maritime, notamment par le contrôle des goulets d'étranglement.