Pays membres de l’OTAN

  • Mis à jour le: 24 Jan. 2024 15:56

L’OTAN compte actuellement 31 pays membres. Elle offre à ces États souverains – « les Alliés » – un cadre pour débattre de questions politiques et de sécurité, dans lequel les décisions sont prises collectivement et par consensus.

31 Flags at NATO HQ 2023

 

  • L’OTAN a été fondée par douze pays d’Europe et d’Amérique du Nord le 4 avril 1949.
  • Dix-neuf autres pays ont depuis lors rejoint ses rangs, au fil de neuf élargissements (en 1952, 1955, 1982, 1999, 2004, 2009, 2017, 2020 et 2023).
  • L’article 10 du Traité de l’Atlantique Nord établit la procédure d’adhésion à l’Alliance. Il stipule que peut accéder au Traité tout « État européen susceptible de favoriser le développement des principes du présent Traité et de contribuer à la sécurité de la région de l’Atlantique Nord ».
  • Toute décision d'inviter un pays à adhérer à l'Alliance est prise par le Conseil de l'Atlantique Nord, principal organe de décision politique de l'OTAN, sur consensus de tous les Alliés.

 

Liste alphabétique des pays membres de l'OTAN

 

Albanie
2009
Albanie
Allemagne
1955
Allemagne
Belgique
1949
Belgique
Bulgarie
2004
Bulgarie
Canada
1949
Canada
Croatie
2009
Croatie
Danemark
1949
Danemark
Espagne
1982
Espagne
Estonie
2004
Estonie
États-Unis
1949
États-Unis
Finlande
2023
Finlande
France
1949
France
Grèce
1952
Grèce
Hongrie
1999
Hongrie
Islande
1949
Islande
Italie
1949
Italie
Lettonie
2004
Lettonie
Lituanie
2004
Lituanie
Luxembourg
1949
Luxembourg
Macédoine du Nord
2020
Macédoine du Nord
Monténégro
2017
Monténégro
Norvège
1949
Norvège
Pays-Bas
1949
Pays-Bas
Pologne
1999
Pologne
Portugal
1949
Portugal
Roumanie
2004
Roumanie
Royaume-Uni
1949
Royaume-Uni
Slovaquie
2004
Slovaquie
Slovénie
2004
Slovénie
Tchéquie
1999
Tchéquie
Türkiye
1952
Türkiye

 

Fondation et vagues d'élargissement

 

 

1949 – Les douze membres fondateurs


Douze pays d'Europe et d'Amérique du Nord signent le Traité de l'Atlantique Nord le 4 avril 1949 à Washington.

Le 4 avril 1949, les ministres des Affaires étrangères de 12 pays ont signé le Traité de l’Atlantique Nord (également appelé traité de Washington) dans le Departmental Auditorium (Grand auditorium) du département d’État à Washington D.C. :

Les membres fondateurs de l’OTAN sont la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni.

Au cours des cinq mois qui ont suivi la cérémonie de signature, le Traité a été ratifié par les parlements de ces douze pays, qui ont ainsi scellé leur adhésion.

Les 12 signataires

Certains des ministres des Affaires étrangères qui ont signé le Traité ont été étroitement associés aux travaux de l’OTAN à des stades ultérieurs de leur carrière.

  • Belgique : M. Paul-Henri Spaak a été secrétaire général de l’OTAN de 1957 à 1961.
  • Canada : M. Lester B. Pearson a négocié le Traité et était l’un des « Trois Sages » à avoir rédigé le rapport sur la coopération non militaire au sein de l'OTAN, publié en 1956 au lendemain de la crise de Suez.
  • Danemark : M. Gustav Rasmussen.
  • France : M. Robert Schuman a été l’un des principaux architectes des Institutions européennes. Il a également lancé l’idée d’une Communauté européenne de défense.
  • Islande : M. Bjarni Benediktsson.
  • Italie : le comte Carlo Sforza.
  • Luxembourg : M. Joseph Bech.
  • Pays-Bas : M. D.U. Stikker a été secrétaire général de l’OTAN de 1961 à 1964.
  • Norvège : M. Halvard M. Lange était l’un des « Trois Sages » à avoir rédigé le rapport sur la coopération non militaire au sein de l’OTAN.
  • Portugal : M. José Caeiro da Matta.
  • Royaume-Uni : M. Ernest Bevin a été l’un des principaux artisans de la création de l’OTAN. Il a assisté, en tant que ministre des Affaires étrangères de 1945 à 1951, aux premières réunions constitutives du Conseil de l’Atlantique Nord).
  • États-Unis : M. Dean Acheson a assisté à des réunions du Conseil de l’Atlantique Nord et en a présidé, jouant ainsi un rôle particulièrement important avant que ne soit créé le poste de secrétaire général de l’OTAN.

Flexibilité de la qualité de membre de l'OTAN

En signant le Traité, les pays s’engagent volontairement à participer aux consultations politiques et aux activités militaires de l'Organisation. Bien que chacun des signataires du Traité de l’Atlantique Nord soit soumis aux obligations découlant de celui-ci, il conserve un certain degré de flexibilité lui permettant de choisir son mode de participation. Les cas de l'Islande et de la France, notamment, en sont de bons exemples.

  • Islande

Lorsque l’Islande a signé le Traité en 1949, ce pays ne possédait pas de forces armées – et il n'en possède toujours pas. Il s’agit d'un choix délibéré, sans qu’il n’existe d'obstacle juridique à la constitution d’une armée. Cependant, l’Islande possède une garde côtière, des forces de police nationale, un système de défense aérienne et une force expéditionnaire de maintien de la paix composée de volontaires. Depuis 1951, l’Islande bénéficie également d’un accord bilatéral en matière de défense avec les États-Unis. En 2006, les forces américaines se sont retirées, mais l’accord de défense reste d’application. Depuis 2008, des missions de police du ciel sont menées périodiquement par les Alliés.

  • France

En 1966, le président Charles de Gaulle décide de retirer la France de la structure militaire intégrée de l’OTAN. Cette mesure reflète le désir d’une plus grande indépendance militaire, en particulier par rapport aux États-Unis, ainsi que le refus d’intégration du dispositif de dissuasion nucléaire français et de toute forme de contrôle sur les forces armées du pays.
En pratique, alors qu’elle continuait de faire partie intégrante des structures politiques de l’Organisation, la France n’était plus représentée dans certains comités, dont le Comité des plans de défense et le Groupe des plans nucléaires, par exemple. Cette décision a également entraîné le retrait des forces françaises des commandements de l’OTAN et le retrait des forces étrangères du territoire de la France. Le stationnement d’armes étrangères, y compris d’armes nucléaires, sur le sol français a également été interdit. Le siège politique de l'OTAN (établi à Paris depuis 1952) ainsi que le Grand Quartier général des Puissances alliées en Europe ou SHAPE (basé à Rocquencourt depuis 1951) ont été transférés en Belgique.
Malgré le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l’OTAN, deux accords techniques ont été signés avec l’Alliance, établissant les procédures à appliquer en cas d'attaque soviétique. Depuis la chute du mur de Berlin en 1989, la France fournit régulièrement des troupes pour les opérations militaires de l’OTAN, et elle est l’un des États fournisseurs de troupes les plus importants. La France est également le quatrième contributeur au budget militaire de l'Alliance.

Depuis le début des années 1990, la France s’est distanciée de la décision de 1966 en participant, par exemple, aux réunions des ministres de la Défense depuis 1994 (Séville) et en se faisant représenter par des officiers français au sein des structures du Commandement allié Opérations et du Commandement allié Transformation, depuis 2003. Au sommet de Strasbourg-Kehl, en avril 2009, la France a officiellement annoncé sa décision de participer pleinement aux structures de l’OTAN1.

 

  1. La France a toutefois choisi de ne pas devenir membre du Groupe des plans nucléaires de l'OTAN.

 

1952 – L'adhésion de la Grèce et de la Türkiye


Les drapeaux de la Grèce et de la Türkiye sont hissés aux côtés de ceux des autres pays de l'OTAN lors d'une réunion ministérielle tenue en février 1952 à Lisbonne (Portugal).

Trois ans après la signature du traité de Washington, le 18 février 1952, la Grèce et la Türkiye ont rejoint l’OTAN. L’adhésion de ces pays a permis à l'OTAN de renforcer son « flanc sud ».

À une époque où régnait la crainte de l’expansion communiste à travers l’Europe et dans d’autres parties du monde (par exemple en raison du soutien soviétique à l’invasion de la Corée du Sud par la Corée du Nord en 1950), il était stratégiquement important d’étendre la sécurité à l’Europe du Sud-Est. L’adhésion à l'OTAN a non seulement permis à la Grèce, qui se relevait d’une guerre civile, de restreindre l’influence communiste, mais elle a également libéré la Türkiye de la pression exercée par l’Union soviétique, qui cherchait à travers ce pays un accès à des routes maritimes stratégiques.

 

1955 – L'adhésion de l'Allemagne


En octobre 1954, les Alliés signent le protocole d'accession de l'Allemagne au siège de l'OTAN, qui se trouve alors à Paris. L'Allemagne rejoint l'Alliance en mai 1955.

L’Allemagne est devenue membre de l'OTAN le 6 mai 1955, au terme de plusieurs années de délibérations entre les leaders occidentaux et ce pays, dont la population était opposée à toute forme de réarmement.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, trouver les moyens d’intégrer la République fédérale d’Allemagne dans les structures de défense de l’Europe occidentale était une priorité. La République fédérale d'Allemagne – ou Allemagne de l'Ouest – a été créée en 1949, et même si ce nouvel État était ancré à l'ouest, son potentiel était redouté. La France a tout d'abord proposé la création d'une Communauté européenne de défense – solution européenne à la question allemande. Le Sénat français s'est toutefois opposé à cette proposition, qui est restée sans suite, faisant de l'adhésion à l'OTAN la seule solution viable. À cette fin, trois conditions devaient être remplies : il fallait que les vainqueurs d'après-guerre (France, Royaume-Uni, États-Unis et Union soviétique) mettent fin à l'occupation de la République fédérale d'Allemagne, que l'Italie et l'Allemagne de l'Ouest soient admises dans l'Organisation de défense de l'Union occidentale (l'agence militaire de l'Union occidentale) et que le processus d'adhésion proprement dit soit mené à bien.

Lorsque l'Allemagne a rejoint l'Union occidentale, cette dernière a alors changé de nom pour devenir l'Union de l'Europe occidentale. Cette adhésion, associée au fait que la République fédérale d'Allemagne n’était plus un pays occupé, a rapproché le pays de l'adhésion à l'OTAN. La République fédérale d’Allemagne a rejoint officiellement l’Union occidentale le 23 octobre 1954 et son statut de pays occupé a pris fin lors de l’entrée en vigueur des accords de Paris et de Bonn le 5 mai 1955. Le lendemain, elle devenait le 15e pays membre de l’OTAN.

Avec la réunification de l’Allemagne, le 3 octobre 1990, les Länder de l’ancienne République démocratique allemande ont rejoint la République fédérale d’Allemagne au sein de l’OTAN.

 

1982 – L'adhésion de l'Espagne


Peu après l'adhésion du pays à l'Alliance en 1982, le drapeau de l'Espagne flotte aux côtés de ceux des autres Alliés devant le siège de l'OTAN, à Bruxelles.

Malgré une opposition considérable de l’opinion publique, l’Espagne a adhéré à l’Alliance le 30 mai 1982. La fin de la dictature de Franco en 1975, le coup d'état militaire en 1981 et la montée du Parti socialiste (PSOE), le principal parti d'opposition qui était initialement contre l'adhésion à l'OTAN, ont créé un contexte social et politique difficile, au niveau tant national qu'international.

L’Espagne faisait pleinement partie des structures politiques de l’Organisation, sans toutefois participer à la structure militaire intégrée – position qu'elle a réaffirmée lors d'un référendum tenu en 1986. En ce qui concerne l’aspect militaire, ce pays était présent comme observateur au sein du Groupe des plans nucléaires ; il a réservé sa position sur la participation au système de télécommunications intégré de l'OTAN, laissé ses forces sous commandement espagnol et n’a pas accepté de déployer des troupes en dehors de ses frontières pour de longues périodes. Les forces espagnoles restaient cependant en mesure d’opérer aux côtés d’autres forces de l’OTAN en cas d’urgence.

Les réserves de l’Espagne se sont estompées progressivement. En 1996, le Parlement espagnol a entériné la participation du pays à la structure de commandement militaire intégrée. Cette décision a coïncidé avec la nomination de Javier Solana en tant que premier secrétaire général espagnol de l’OTAN (de 1995 à 1999).

 

1999 – La première vague d'élargissement de l'après-Guerre froide


Une fanfare militaire se produit lors de la cérémonie de lever des couleurs organisée pour la Tchéquie, la Hongrie et la Pologne en mars 1999 au siège de l'OTAN, à Bruxelles.

La chute du mur de Berlin et la dissolution du Pacte de Varsovie après la fin de la Guerre froide ont ouvert la porte à un nouvel élargissement de l’OTAN. Certaines des nouvelles démocraties d’Europe centrale et orientale souhaitaient vivement être intégrées dans les institutions euro-atlantiques.

En 1995, l’Alliance a réalisé et publié une étude sur l'élargissement de l'OTAN, qui examinait les avantages de l'admission de nouveaux membres et les modalités de cette admission. Cette étude indiquait en conclusion que la fin de la Guerre froide offrait une occasion unique de renforcer la sécurité dans l'ensemble de la zone euro-atlantique et que l'élargissement de l'OTAN contribuerait à accroître la stabilité et la sécurité pour tous.

Au sommet de Madrid, en 1997, la Tchéquie, la Hongrie et la Pologne ont été invitées à entamer des pourparlers d’adhésion et le 12 mars 1999, ces trois pays sont devenus les premiers anciens membres du Pacte de Varsovie à adhérer à l'OTAN.
Forte de l’expérience acquise au cours de ce processus d’accession, l’OTAN a lancé le plan d’action pour l’adhésion – ou MAP – en avril 1999, au sommet de Washington. Le MAP a pour objet d’aider les pays candidats à se préparer à l’adhésion à l’OTAN, sans toutefois préjuger de la décision qui sera prise à cet égard.

 

2004 – La deuxième vague d’élargissement de l’après-Guerre froide


En avril 2004, un défilé des drapeaux de tous les Alliés a lieu devant le siège de l'OTAN, à Bruxelles, au cours de la cérémonie de lever des couleurs organisée à l'occasion de l'adhésion de la Bulgarie, de l'Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Roumanie, de la Slovaquie et de la Slovénie.

La Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie ont été invitées à entamer des pourparlers d'adhésion avec l'Alliance à l'occasion du sommet de Prague, en 2002. Le 29 mars 2004, elles sont devenues officiellement membres de l'Alliance, dans le cadre de la plus grande vague d'élargissement qu’ait connue l’OTAN.

Ces sept pays avaient tous participé au MAP avant d’adhérer à l’OTAN.

 

2009 – L'adhésion de l'Albanie et de la Croatie


Des soldats des pays de l'Alliance défilent avec leurs drapeaux respectifs au cours de la cérémonie de lever des couleurs organisée pour l'Albanie et la Croatie en avril 2009 au siège de l'OTAN, à Bruxelles.

En tant que pays partenaires, l’Albanie et la Croatie ont coopéré avec l’OTAN dans toute une série de domaines, en mettant particulièrement l’accent sur la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité, ainsi que sur le soutien à une réforme démocratique et institutionnelle plus large.

L’Albanie a participé au MAP depuis la création de ce dernier, en 1999, et la Croatie à partir de 2002. Ces deux pays ont signé les protocoles d'accession en juillet 2008, et ils sont devenus membres officiels de l'Alliance le 1er avril 2009.

 

2017 – L'adhésion du Monténégro


Des membres de la garde d'honneur du Monténégro hissent le drapeau national et celui de l'OTAN à Podgorica suite à l'adhésion du pays à l'Organisation, en juin 2017. © Reuters/Stevo Vasiljevic

Peu après avoir recouvré son indépendance en juin 2006, le Monténégro a adhéré au Partenariat pour la paix en décembre de la même année, puis au MAP trois ans plus tard. Dès 2010, le Monténégro a activement contribué à l’opération dirigée par l’OTAN en Afghanistan, et il a soutenu la mission de suivi dans ce pays. Avant son adhésion à l’Alliance, le Monténégro avait fait du développement de l’interopérabilité de ses forces et de la conduite de réformes dans ses secteurs de la défense et de la sécurité des axes importants de sa coopération avec l’OTAN. Il a également travaillé avec l’Organisation sur des questions telles que le développement de capacités d’intervention d’urgence et la destruction de munitions excédentaires.

Le protocole d’accession a été signé en mai 2016, et le Monténégro est devenu membre de l’Alliance le 5 juin 2017.

 

2020 – L'adhésion de la Macédoine du Nord


Des officiers de Macédoine du Nord hissent leur drapeau devant le siège de l'OTAN, à Bruxelles, suite à l'adhésion de leur pays à l'Alliance en mars 2020.

La Macédoine du Nord est devenue indépendante en 1991. Elle a adhéré au Partenariat pour la paix en 1995, puis au MAP en 1999. Pendant une courte période – entre 2001 et 2003 –, l’OTAN a mené, à la demande de Skopje, trois opérations de soutien de la paix dans le pays. Avant de devenir membre de l’Alliance, la Macédoine du Nord a coopéré avec l’OTAN dans des domaines clés comme la transformation démocratique et institutionnelle, la réforme du secteur de la sécurité et la réforme de la défense. Le pays a par ailleurs pu, grâce à sa coopération pratique avec l’OTAN, renforcer les capacités de préparation de son secteur civil, et il a contribué activement à l’opération dirigée par l’OTAN en Afghanistan.

Le principal obstacle à l’adhésion du pays à l’Alliance était la question du nom. En 2018, un accord historique conclu entre Athènes et Skopje – l’Accord de Prespa – a permis de résoudre ce litige. La signature de cet accord a permis à l’OTAN d'inviter Skopje à entamer des pourparlers en vue de son adhésion, tout en encourageant le gouvernement à poursuivre la mise en œuvre des réformes. Le 15 février 2019, le pays, qui s’appelait auparavant « l'ex-République yougoslave de Macédoine », a été officiellement reconnu sous le nom de « République de Macédoine du Nord ». Le 27 mars 2020, il est devenu le 30e pays membre de l’Alliance.

 

2023 – L'adhésion de la Finlande


Des officiers finlandais hissent le drapeau de leur pays devant le siège de l'OTAN, à Bruxelles, en avril 2023. © Reuters/Johanna Geron/Pool

La coopération entre l'OTAN et la Finlande a commencé lorsque ce pays a rejoint le Partenariat pour la paix (PPP), en 1994. Au fil du temps, la Finlande est devenue l’un des partenaires les plus actifs de l’Organisation, apportant de précieuses contributions aux activités de l’Alliance, notamment aux opérations et missions dirigées par l’OTAN dans les Balkans, en Afghanistan et en Iraq.

Pendant près de trente ans, la coopération entre la Finlande et l’OTAN a reposé sur la politique de non-alignement militaire du pays et sur un solide consensus politique national. En 2022, l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie a changé la donne. 

Le 18 mai, la Finlande a remis sa lettre officielle de demande d’adhésion à l’OTAN, en même temps que la Suède. Le 29 juin, au sommet de Madrid, les dirigeants des pays membres de l’Alliance ont décidé d’inviter les deux pays à devenir membres de l’OTAN. Le 4 juillet, au siège de l'Organisation, à Bruxelles, la Finlande a mené à bien, conjointement avec la Suède, les pourparlers d'adhésion, confirmant sa volonté et sa capacité d'honorer les obligations et engagements politiques, juridiques et militaires liés au statut de membre de l’OTAN. Le 5 juillet, les Alliés ont signé les protocoles d’accession des deux pays, autorisés depuis à assister aux réunions de l’OTAN en qualité de « pays invités ».

Dans les mois qui ont suivi, tous les Alliés ont ratifié le protocole d’accession de la Finlande conformément à leurs procédures nationales. La Finlande est devenue le 31e pays membre de l’OTAN le 4 avril 2023, lorsqu’elle a déposé son instrument d’accession au Traité de l’Atlantique Nord.