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Updated: 12 February 2026
L’Arctique et le Grand Nord revêtent une importance croissante pour la sécurité collective de l’Alliance. Sept des huit États arctiques étant membres de l’OTAN, l’Alliance a tout intérêt à préserver la sécurité, la stabilité et la coopération dans la région. Les Alliés mènent régulièrement des exercices dans le Grand Nord afin d’être en mesure de se défendre et d’opérer dans toutes les conditions.
L’Arctique est une porte d’entrée sur l’Atlantique Nord et un espace essentiel pour les échanges commerciaux, les transports et les communications entre l’Amérique du Nord et l’Europe.
C’est également une région où la compétition stratégique s’intensifie. La Russie y a accru sensiblement ses activités militaires, établissant un nouveau commandement pour l’Arctique, rouvrant d’anciennes bases militaires datant de l’ère soviétique ou en construisant de nouvelles (notamment des aérodromes et des ports en eaux profondes), et testant des systèmes d’armes innovants. La Chine s’intéresse elle aussi de plus en plus à l’Arctique, Pékin cherchant à accéder aux ressources énergétiques, aux minerais critiques et aux lignes de communication maritimes. Par ailleurs, l’intensification de la coopération entre la Russie et la Chine a des incidences stratégiques et opérationnelles sur la posture de dissuasion et de défense de l’OTAN dans la région.
De surcroît, le changement climatique a des répercussions sur l’Arctique et le Grand Nord : de nouvelles routes maritimes s’ouvrent car les glaces saisonnières fondent plus rapidement, ce qui augmente la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes et modifie l’environnement opérationnel des forces armées.
Dans ce contexte, l’OTAN accorde désormais une plus grande attention au Grand Nord afin de défendre les États arctiques membres de l’Organisation contre toute menace et de faire en sorte que les voies maritimes de communication et de renforcement restent ouvertes.
Arctic Sentry est une activité militaire multimilieu qui vise à renforcer la posture de l’OTAN dans l’Arctique et le Grand Nord. Cette activité de vigilance renforcée (eVA) offre aux planificateurs OTAN une visibilité totale sur les activités que les Alliés mènent dans la région, ce qui permet à l’OTAN de les regrouper suivant une approche opérationnelle globale et cohérente.
Au travers de cette initiative, lancée en février 2026, les Alliés entendent faire davantage, collectivement, pour assurer la sécurité dans l’Arctique et le Grand Nord et renforcer encore leur capacité d’opérer dans la région.
Le Commandement allié de forces interarmées de Norfolk (JFC Norfolk) dirige Arctic Sentry, tandis que le Commandement allié Opérations fournit les grandes orientations stratégiques. Le JFC Norfolk collaborera par ailleurs avec le Commandement allié Transformation et coordonnera les activités avec le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD) (organisation américano-canadienne), ainsi qu’avec le Commandement Nord des États-Unis et le Commandement des forces des États-Unis pour l’Europe.
En 2019, l'OTAN a mis en place en Virginie (États-Unis) le JFC Norfolk, le quartier général opérationnel de l'Alliance en Amérique du Nord, dont l'un des principales tâches consiste à sécuriser les lignes de communication maritimes stratégiques transatlantiques.
En décembre 2025, le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) a actualisé les frontières géographiques utilisées pour coordonner les activités militaires de l'OTAN : il a ajouté trois Alliés nordiques (le Danemark, la Finlande et la Suède) à la zone de responsabilité du JFC Norfolk (qui comprenait déjà l'Islande, la Norvège et le Royaume-Uni). Cette réorganisation reflète l'importance géopolitique de la région, l'évolution de l'environnement de sécurité, l'adhésion de la Finlande et de la Suède, et la détermination constante de l'OTAN à protéger l'Arctique et le Grand Nord.
L'OTAN renforce résolument sa présence en établissant de nouvelles structures sur l'ensemble de ses territoires situés dans l'Arctique et le Grand Nord. Ces installations lui permettent d'améliorer sa connaissance de la situation et son aptitude à opérer dans la région.
En octobre 2025, l'OTAN a ouvert un centre multinational d’opérations aériennes (CAOC) à Bodø, en Norvège. Ce troisième CAOC, implanté dans l'Arctique et le Grand Nord, lui offre encore des atouts supplémentaires en termes de connaissance de la situation opérationnelle, de redondance et de flexibilité. Il supervise les opérations aériennes menées dans la région nordique et au-dessus de la mer Baltique, de l'Atlantique Nord et de la mer de Barents, en prenant soin de surveiller l'espace aérien dans le Grand Nord, de le protéger et, lorsqu'il y a lieu, de le défendre.
L'OTAN s'emploie à mettre en place une présence militaire en Finlande, dans le cadre des forces terrestres avancées (FLF) stationnées le long de son flanc est. Ces FLF en Finlande, qui seront placées sous commandement suédois, permettront à l'Alliance d'être mieux à même d'assurer la dissuasion et la défense sur l'ensemble des flancs est et nord.
Les Alliés investissent dans de nouvelles capacités qui viennent encore renforcer son aptitude à assurer la sécurité de la région arctique :
L'OTAN procède à des exercices militaires dans l'ensemble du Grand Nord depuis les premiers jours de la Guerre froide. Ces exercices aident les forces armées des pays de l’Alliance à apprendre à opérer par grand froid, en mettant en pratique des compétences vitales telles que le débarquement amphibie, le transit par de vastes étendues enneigées, et la survie dans les conditions les plus rudes.
Ces dernières années, les Alliés ont intensifié leur entraînement en Arctique afin de faire en sorte que l'OTAN conserve un niveau de préparation au combat qui lui permette d'opérer dans n'importe quelles conditions. Des exercices tels que Cold Response en Norvège rassemblent des dizaines de milliers de soldats alliés et leur donnent l'occasion d'expérimenter par eux-mêmes la conduite d'opérations dans des environnements arctiques et l'établissement de liens entre Alliés. Cet exercice et d'autres encore, comme ceux de la série Arctic Endurance menés sous la conduite du Danemark, seront intégrés dans l'activité Arctic Sentry.
L'OTAN apporte un soutien spécifique à l'Islande dans le cadre des rotations de la mission de police du ciel mise en place pour surveiller le ciel islandais. Depuis mai 2008, des Alliés déploient périodiquement, sur la base aérienne de Keflavík, des avions de combat chargés de protéger l’espace aérien du pays. Cette mission consiste le plus souvent, pour un pays de l’OTAN, à déployer des avions de combat sur une période de trois à quatre semaines, trois fois par an.