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Il est facile de voir à quoi ont servi les revenus du pétrole dilapidés pendant les décennies de pouvoir du colonel Kadhafi. Les rues du pays regorgent maintenant d'armes tombées entre les mains du Conseil national de transition lors de la saisie des caches aménagées pour réprimer le peuple libyen.
Le pillage de ces stocks d'armes a permis aux rebelles d'acquérir rapidement la puissance de feu nécessaire pour renverser le régime, mais le résultat est que la population est lourdement armée. Il faudra s'attaquer rapidement à cette question si on veut éviter des problèmes de sécurité par la suite.
La situation est grave, et certains ont appelé le Conseil national de transition à agir rapidement. Dans des annonces récentes faites à la radio et à la télévision libyennes, la population a été encouragée à remettre aux autorités les armes qu'elle détient.
« Ça commence à devenir une routine quotidienne : les gens viennent et nous remettent leurs armes » explique Abed, un membre du Conseil national de transition à Abou Salim. « Avant, nous devions aller chercher les armes dans les maisons, maintenant ce sont les gens qui viennent à nous. »
Il est facile de comprendre pourquoi les Libyens ne sont pas très enthousiastes à l'idée de se séparer des armes avec lesquelles ils ont traversé la révolution et qu'ils ont utilisées pour se libérer du joug d'un régime despotique exécré. La peur et l'incertitude quant à leur avenir ont conduit nombre d'entre eux à penser que le moment n'est pas encore venu de retourner à leur vie d'avant et de déposer les outils avec lesquels ils sont allés au combat.
« Je ne m'en débarrasserai pas avant que le pays soit libéré et que Kadhafi soit capturé », déclare Oussama, qui travaillait comme mécanicien avant le conflit. « Quand il n'y aura plus de problèmes dans le pays, je rendrai mon arme. »
D'autres, qui font davantage confiance à leurs nouveaux dirigeants, sont prêts à suivre les consignes. « Même maintenant, s'ils veulent que je rende mon arme, je le ferai avec joie et je rentrerai directement chez moi. Ça ne me pose aucun problème. Le plus important c'est d'avoir la paix et la stabilité en Libye », dit Mahmoud, un fusil d'assaut en bandoulière.
Il ne faut pas sous‑estimer la force de l'image d'un homme armé d'une Kalachnikov aujourd'hui en Libye. Un sentiment de bravade s'est développé autour de cette image. Avant la révolution, les gens pouvaient très bien n'avoir jamais touché une arme sauf s'ils étaient appelés sous les drapeaux, et de nombreux jeunes gens n'avaient vu d'armes qu'au cinéma.
« Il faut avant tout être responsable de ce que l'on fait », dit Ahmed, « Ce que je veux dire, c'est que porter une arme n'est pas facile. Il ne s'agit pas de parader en disant « Regardez‑moi, j'ai une arme ». Il ne s'agit pas de çà. Vous faites quelque chose pour votre pays, vous êtes censé sauver des gens, assurer leur sécurité. »
Toutefois, à la différence d'Ahmed, tout le monde n'a pas la sécurité en tête de ses préoccupations. Récemment, à l'annonce de la capture de l'un des fils de Kadhafi, les gens sont sortis dans la rue et ils ont tiré des rafales en l'air pour célébrer l'événement. Les pare‑brise en miettes sont là pour attester que les balles retombent inévitablement, et on a signalé des blessés et même des morts.
Si des Kalachnivkov et d'autres armes légères comme des lance‑roquettes ont inondé la Libye par centaines de milliers, il y a aussi des armes qui, bien que moins nombreuses, pourraient faire peser une menace encore plus grave.
On craint que, sans une action rapide pour les mettre à l'abri, des missiles portables, des systèmes de roquettes, voire des armes chimiques, ne tombent entre les mains d'extrémistes. Certains pays ont pris des mesures pour régler la question sur une base bilatérale. Par exemple, dans une initiative récente, le gouvernement du Canada a promis 10 millions de dollars pour aider la Libye à collecter et à neutraliser la menace que représentent ces systèmes d'armes, et le Royaume‑Uni et les États‑Unis ont également pris des mesures pour le déploiement de personnels civils et militaires sur le terrain pour aider à sécuriser les stocks.
Avec un pays qui regorge d'armes, le Conseil national de transition aura beaucoup de mal à désarmer la population et à faire en sorte que la Libye et la région soient en sécurité à l'avenir.