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Le printemps arabe est souvent décrit comme la révolution Facebook ou Twitter. Pourtant, seuls cinq pour cent des Libyens ont accès à une connexion internet. La télévision, en revanche, touche la quasi-totalité de la population libyenne. Elle constitue de ce fait la pierre angulaire des futurs médias du pays.

Tout le monde, en Libye, regarde la télévision : le ciel de Tripoli est hérissé de paraboles inondant les foyers libyens de chaînes émettant depuis les quatre coins du monde arabe – et au-delà. Les hommes se retrouvent au café du coin autour d'un narguilé et d'un petit serré pour suivre matchs de foot ou dernières actualités.

Les chaînes « parrainées » par Kadhafi étaient légion. Les Libyens racontent que, pendant la révolution, les forces fidèles au régime faisaient circuler des véhicules pour brouiller les ondes de stations telles qu'Al Jazira et Al Arabia, qui couvraient la révolution. Aujourd'hui encore, des chaînes pro Kadhafi diffusent des messages menaçants depuis la Syrie.

Nouvelles chaînes, nouvelles opportunités

À mesure que la Libye s'affranchissait de la lourde censure d'État, elle découvrait avec enthousiasme les nouvelles possibilités qui s'ouvraient à elle. « Soudain, on s'est senti libérés ; les gens se sont mis à danser dans la rue, à dessiner sur les murs, à écrire et à apparaître sur les écrans de télévision », explique Nadima, collaboratrice de la nouvelle chaîne de télévision Libya Alhurra.

Celle-ci – dont le nom signifie Libye libre –, a élu domicile dans un bel édifice moderne, habillé de verre, du centre de Tripoli. Ancien siège d'une chaîne pro Kadhafi, il arbore aujourd'hui sur son toit les couleurs rouge, vert et noir de la nouvelle Libye aux côtés de l'imposante parabole, qui transmet vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans tout le pays.

Les studios de Libya Alhurra impressionnent par leur modernité : mur de salle de régie couvert d'écrans plats et plateau flambant neuf, baigné de lumière bleue, où se déroule une émission débat animée par Sara, jeune présentatrice vêtue d'un jeans et coiffée d'un foulard. Le programme, intitulé L'orgueil de la mer, traite des effets, sur la vie des gens qui y ont pris part, de la révolution qui a balayé la Libye.

Liberté d’expression

Lorsqu'elle compare son rôle actuel à celui qu'elle exerçait avant la révolution, Sara constate que la différence est patente. « Je n'avais pas l'impression de m'exprimer moi même ni de relayer les opinions et les besoins des gens », explique-t-elle. « Je me contentais de lire le texte que l'on me soumettait – écrit au profit du régime. Maintenant, je parle au nom des gens et des loyalistes de la révolution du 17 février, car nous avons la même façon de penser. »

Si certains employés de la chaîne sont nouveaux, la plupart travaillaient déjà dans les médias sous le précédent régime ; ceux là n'ont pas oublié le climat oppressif dans lequel ils évoluaient. « Quand nous travaillions pour Kadhafi, il nous arrivait d'avoir peur, peur de commettre une maladresse » explique Omar, un directeur exécutif de la chaîne. « Vous faites une erreur, le micro ou la caméra flanchent, ou tout autre incident technique survient, et vous pensez qu'ils vont vous soupçonner d'être contre Kadhafi. »

Une télévision impartiale

Alors que la démocratie fait ses premiers pas, la Libye et sa population ont déjà hâte de jouir d'une liberté de la presse annonciatrice de changements considérables. « Libye libre, le nom de notre chaîne, signifie que quiconque a une opinion peut l'exprimer à sa façon, en toute liberté », précise Nadima.

Le monde politique libyen connaîtra bientôt des transformations historiques, lorsque sera constitué un gouvernement de transition qui s'attellera comme promis aux préparatifs de la tenue, des premières élections démocratiques en cinquante ans. Et les nouvelles chaînes comme Libya Alhurra joueront un rôle crucial en couvrant les événements qui se déroulent dans le pays et en informant la population.

« Nous aspirons à ressembler à la BBC, explique Omar, à être une chaîne de télévision nationale, ni sous la coupe ni – jamais – sous la protection du gouvernement, telle est notre ambition. » Quant à savoir si ce désir d'équilibre s'étendra à l'expression de critiques sur certains dérapages des forces du Conseil national de transition, cela n'est pas clair. Il est certain, en revanche, que cette soif d'impartialité est louable. Maintenant que les médias libyens vivent dans le meilleur des mondes du pluralisme et de la démocratie, il leur faut rapidement définir une ligne de conduite afin de garder le cap.