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Robert Weaver examine les défis auxquels les partenariats de l’OTAN sont confrontés dix ans après la création du Partenariat pour la paix.

Le développement futur des relations de l’OTANavec les pays partenaires constituera l’un des points majeurs àl’ordre du jour du Sommet d’Istanbul, à la fin juin. L’objectifinitial de la politique de Partenariat de l’Alliance consistait àsupprimer les barrières entre les anciens adversaires et àrenforcer la sécurité par le biais du dialogue et de lacoopération. Les objectifs actuels du Partenariat sont beaucoupplus ambitieux, car les pays partenaires s’attaquent désormais avecl’OTAN aux défis pour la sécurité du XXIesiècle.

La transformation de l’OTAN va de pair avec ledéveloppement du Partenariat. Dans tous les domaines – qu’ils’agisse d’entreprendre de délicates missions de maintien de lapaix ou d’affronter les nouvelles menaces pour notre sécuritécommune, telles que le terrorisme et la prolifération des armes dedestruction massive –, les Partenaires jouent un rôle important enmodelant et facilitant la mise en œuvre des réponses de l’OTAN àces nouveaux défis. Les avis et conseils fournis par l’Alliancegrâce aux mécanismes du Partenariat sont également devenusindispensables, car ils aident les Partenaires à s’attaquer àd’importantes questions de réforme.

L’OTAN consulte régulièrement ses Partenairespar le biais du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA), quifournit le cadre politique global pour les relations avec lesPartenaires. Chacun de ceux-ci est également en mesure dedévelopper des relations individuelles avec l’Alliance grâce auPartenariat pour la paix, un programme d’activités pratiques parmilesquelles les Partenaires peuvent choisir leurs propres prioritésen matière de coopération. Ces deux mécanismes essentiels duPartenariat se sont mués en des composantes-clés de l’architecturede sécurité euro-atlantique.

Le Partenariat doit être adapté en permanenceaux priorités en constante évolution de l’Alliance, afin deconserver son dynamisme et sa pertinence. L’importance de l’OTANpour la sécurité est telle qu’il est naturel que les Partenairessouhaitent développer des relations étroites avec l’Alliance. Maisle Partenariat doit également conserver son attrait pour lesPartenaires et continuer à les aider à satisfaire leursaspirations. L’on comprend, dès lors, que l’OTAN et ses Partenairesse préparent activement pour le Sommet d’Istanbul à la fin juin,Sommet au cours duquel plusieurs défis doivent êtrerelevés.

En premier lieu, l’équilibre des relationsentre les Alliés et les Partenaires s’est modifié. Le 29 mars, septanciens Partenaires – la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, laLituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie – sont devenusdes Alliés. Pour la première fois, l’OTAN compte davantage demembres (26) que de Partenaires (20). Les Alliés doivent, dès lors,être prêts à assumer un rôle plus actif encore pour veiller àpréserver la vivacité du Partenariat. L’opportunité leur estégalement offerte de réexaminer les priorités de cedernier.

Deuxièmement, les partenaires forment ungroupe très diversifié, qui inclut à la fois les paysstratégiquement importants du Caucase et de l’Asie centrale, et lespays non alignés d’Europe occidentale. Tous ces pays ont desbesoins et des désirs sécuritaires très différents, ce qui entraînedes variations au niveau de leurs priorités et objectifs en matièrede Partenariat. Celui-ci doit être suffisamment souple pour prendreces différents éléments en compte.

C’est ainsi, par exemple, que les outils duPartenariat doivent pouvoir aider les pays du Caucase et de l’Asiecentrale à poursuivre leurs propres initiatives de réforme. Grâce àl’expertise de l’Alliance en matière de réforme de la défense et àl’expérience acquise avec les nouveaux membres grâce au Pland’action pour l’adhésion, l’assistance apportée au plan de laréforme de la défense et des structures militaires constituera unepart essentielle de ce processus.

Mais pour répondre au mieux aux besoins deréforme, le Partenariat doit également faciliter d’autres réformesintérieures importantes. Pour ce faire, l’OTAN offre auxPartenaires un mécanisme qui porte le nom de Plan d’actionindividuel pour le partenariat (IPAP), conçu, d’une part, pourrassembler tous les mécanismes de coopération par le biais desquelsles Partenaires interagissent avec l’Alliance et, d’autre part,pour mettre l’accent sur les réformes intérieures. L’IPAP doitétablir clairement les priorités de coopération des différentsPartenaires et veiller à ce que les divers mécanismes utiliséscorrespondent directement à ces priorités.

A ce jour, plusieurs pays ont manifesté un vifintérêt pour cette initiative et la Géorgie a été la première àentamer le processus, lorsque son président, Mikhaïl Saakashvili, aremis le Document de présentation de son pays au Siège de l’OTAN,le 6 avril. (Pour plus de détails sur l’IPAP et les autresmécanismes, voir l’article de Susan Pond Comprendre la trousse à outils du PpP dans le présent numéro de La Revue de l’OTAN.)

Alors que certains Partenaires développentleurs structures et capacités de défense, d’autres sont en mesurede fournir des forces non négligeables aux opérations dirigées parl’OTAN. C’est ainsi, par exemple, que les troupes suédoises ontjoué un rôle particulièrement important dans la restauration del’ordre au Kosovo après la flambée de violence du mois de mars.Pour ces Partenaires, il est capital que les mécanismes dePartenariat de l’OTAN continuent à leur donner une voix dans leprocessus de prise de décision de l’Alliance, afin qu’ils puissentinfluencer la préparation et la conduite des missions auxquellesils participent ou dans lesquelles ils pourraient souhaiter jouerun rôle.

Troisièmement, le Partenariat doit demeurer enphase avec la propre transformation de l’OTAN. La lutte contre leterrorisme constitue désormais l’une des priorités majeures del’Alliance. Les attentats du 11 septembre 2001 contre lesEtats-Unis ont conduit à la toute première invocation par l’OTAN del’Article 5. Dès le lendemain des événements, les quarante-sixmembres du CPEA ont condamné sans restriction les attaques contreNew York et Washington, tout en s’engageant à déployer tous lesefforts pour combattre le fléau du terrorisme. Comme lesPartenaires eux-mêmes sont victimes d’attaques terroristes, ilspartagent l’ambition de l’OTAN de renforcer la coopération dans lalutte contre le terrorisme.

Le travail pratique dans ce domaine sepoursuivra au moyen du Plan d’action du partenariat contre leterrorisme, qui est conçu pour promouvoir et faciliter lacoopération parmi les pays du CPEA via des consultations politiqueset des programmes pratiques sous les auspices du CPEA et duPartenariat pour la paix (pour plus de détails sur le Pland’action du partenariat contre le terrorisme, voirLa collaboration avec les pays Partenaires dansle combat contre le terrorisme par Osman Yavuzalp, dans lenuméro du printemps 2003 de La Revue del’OTAN).

Pour s’attaquer aux nouvelles menaces etmener à bien l’éventail complet des missions, les dirigeants del’OTAN se sont engagés à renforcer les capacités militaires del’Alliance. Les forces alliées doivent être en mesure de se rendrerapidement partout où elles sont nécessaires et de soutenir desopérations lointaines et de longue haleine, y compris au sein d’unenvironnement où elles pourraient être confrontées à des menacesnucléaires, biologiques et chimiques.

Si les Partenaires souhaitent contribuer auxmissions les plus difficiles dirigées par l’OTAN, ils doiventégalement fournir des forces capables de répondre à ces exigences.Le Processus de planification et d’examen (PARP) constitue depuislongtemps le vecteur de la préparation des contributions desPartenaires aux missions, par le biais du développement descapacités appropriées en fonction des critères de l’OTAN. Ceprocessus en est arrivé à ressembler très fort au Processus deplanification de la défense de l’OTAN ; cette similitude doit êtrepréservée si l’on veut que les Partenaires soient capables decontribuer aux missions de la manière la plus efficacepossible.

L’exemple le plus parlant de la manière dontl’OTAN a évolué au cours des dernières années est, peut-être, sonimplication en Afghanistan. L’Alliance dirige la Forceinternationale d’aide à la sécurité (ISAF) depuis août 2003, pourcontribuer à restaurer la paix et la stabilité dans ce pays etveiller à ce que celui-ci ne serve plus jamais de base auxterroristes.

Le fait, pour l’OTAN, d’opérer en Afghanistan,loin de son périmètre traditionnel, met en lumière les raisons pourlesquelles le Partenariat est si important pour l’Alliance etpourquoi celle-ci doit accorder davantage d’attention aux besoinsde ses Partenaires de l’Asie centrale. A l’heure actuelle, huitPartenaires sont représentés au sein de la mission, nombre d’entreeux fournissant de précieuses forces spécialisées, telles que deséquipes de police militaire et de déminage. Ces capacités sont, engénéral, modestes, mais représentent une part importante de lastructure de forces équilibrée qui est indispensable à la réussitede toute opération.

Les pays partenaires de l’Asie centrale jouentun rôle déterminant, car la logistique destinée aux forces del’ISAF, telle que les équipements, doit traverser plusieurs de cesterritoires avant d’arriver en Afghanistan. Les relationsdéveloppées dans le cadre du Partenariat pour la paix ont fourniles bases qui ont permis aux Alliés de conclure des accordsbilatéraux autorisant le transit de matériel par ces pays et laprésence de forces et de dépôts sur leur territoire.

En raison de la diversité ethnique del’Afghanistan, divers Partenaires de l’Asie centrale exercentégalement une influence sur d’importants acteurs locaux et peuventy recourir pour soutenir les objectifs de l’ISAF. C’est ainsi queles pays de l’Asie centrale, jadis considérés comme étant à lapériphérie de la zone euro-atlantique, forment désormais uneimportante région voisine de l’Alliance. Le Partenariat se doit derefléter cette importance accrue.

Le Partenariat doit être adapté enpermanence aux priorités en constante évolution del’Alliance.

Quatrièmement, le Partenariat doit resterouvert à de nouveaux membres. Tant la Bosnie-Herzégovine que laSerbie-et-Monténégro ont clairement manifesté leur désir d’adhérer.L’OTAN a clairement indiqué que, pour y parvenir, ces pays devrontsatisfaire aux conditions établies par l’OTAN, dont la première etla plus importante consiste en une coopération pleine et entièreavec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie à LaHaye.

Cinquièmement, le Partenariat doit continuer àremplir sa fonction originale et fournir une instance deconsultation aux Partenaires pour les questions qui sont au premierplan des préoccupations actuelles en matière de sécurité. LePartenariat dispose de tout un éventail de mécanismes pourl’organisation de réunions entre tous les Alliés et Partenaires ouen groupes plus restreints mais ouverts, en fonction des sujetsdiscutés. L’attrait de ces divers mécanismes – pour les Partenaireset pour les Alliés – doit être préservé.

Les plus récentes réunions du CPEA au niveaudes ambassadeurs qui se sont tenues cette année ont abordé unefoule de questions d’une importance cruciale pour les Alliés commepour les Partenaires, dont l’évolution de la situation dans lesBalkans, la non-prolifération des armes de destruction massive etla lutte contre le terrorisme. Le CPEA vient également de déciderla création d’un nouveau Forum de Sécurité du CPEA, qui se réuniraune fois par an à un niveau élevé pour discuter de questions desécurité importantes et de la manière dont l’OTAN et sesPartenaires peuvent les aborder au mieux de façonconcertée.

La politique en pleine évolution de l’Allianceen matière de Partenariat rencontre un vif succès en contribuant àla modification de l’environnement stratégique dans la zoneeuro-atlantique. En assurant la promotion de l’interopérabilitépolitique et militaire, le Partenariat contribue à la créationd’une véritable culture de sécurité euro-atlantique, articuléeautour de la ferme détermination à travailler ensemble pours’attaquer aux défis critiques pour la sécurité, au sein et au-delàde la communauté des nations euro-atlantiques. En continuant àgrandir de concert, les vingt-six Alliés et les vingt Partenairesaccroîtront leur aptitude à relever ces défis communs à l’aide deréponses communes. Le Sommet d’Istanbul confirmera cette tendanceet indiquera la route à suivre.

Robert Weaver est Chef de la SectionRelations avec les pays et Affaires politiques, Division Affairespolitiques et Politique de sécurité de l’OTAN.

* La Turquie reconnaît la République de Macédoine sous son nom constitutionnel.