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Une cérémonie de signature pour le lancement de la deuxième phase d'un projet , parrainé par l'OTAN, de destruction de munitions conventionnelles et d'armes légères et de petit calibre en Ukraine s'est déroulée à Kiev le 1er février.

L'Ukraine a accumulé depuis la Seconde Guerre mondiale un grand nombre d'armes et de munitions obsolètes et périmées, qui représentent une menace potentielle non seulement dans le pays, mais aussi bien au‑delà de ses frontières.

« Il est peu probable que ces munitions quittent jamais l'Ukraine, mais elles peuvent entraîner une catastrophe anthropique de grande ampleur, dans la mesure où de nombreux arsenaux et dépôts sont situés à proximité d'importantes installations industrielles, y compris des centrales nucléaires », a expliqué Vasyl Litvintchouk, gestionnaire de projet pour l'Ukraine à l'Agence OTAN de soutien (NSPA).

La deuxième phase du projet concerne notamment la destruction d'un grand nombre de mines antipersonnel PFM-1 (1C). Outre M. Litvintchouk, plusieurs hauts responsables assistaient à la cérémonie de signature du contrat au Bureau de liaison de l'OTAN à Kiev, dont le vice‑ministre ukrainien de la Défense, Arturo Babenko, le directeur pour l'élimination des propergols, des missiles et des munitions du ministère de la Défense, Serhiy Brul, et le directeur général de l'usine chimique (complexe d'État de recherche et de production) de Pavlograd, Leonid Chiman. Des représentants de l'ambassade des États-Unis en Ukraine étaient également présents.

« Aujourd'hui, nous avons signé ce que je considère comme un accord important pour la destruction des mines terrestres en toute sécurité. Plus vite nous aurons terminé ce travail, plus vite nous en aurons fini avec les armes et les munitions excédentaires, dont toute l'ex-URSS s'est débarrassée en Ukraine », a déclaré Arturo Babenko.

La contribution de la communauté internationale à cette deuxième phase, qui sera dirigée par les États-Unis, devrait être d'environ 25 millions d'euros. À ce jour, il est prévu de détruire 73 500 tonnes de munitions conventionnelles, 366 000 armes de petit calibre et 3 millions de mines terrestres antipersonnel PFM-1.

Lancée en 2006 et menée à bien début 2012, la première phase de ce projet financé sur un fonds d'affectation spéciale du PPP de l'OTAN a permis de détruire en toute sécurité quinze tonnes de munitions, 400 000 armes légères et de petit calibre, et 1 000 systèmes antiaériens portables avec un apport financier international représentant 10,8 millions d'euros.