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« Tout au long de ma carrière, j'ai été amenée à travailler sur des questions difficiles et intéressantes », explique Mme Mari Skåre, récemment désignée représentante spéciale du secrétaire général de l'OTAN pour les femmes, la paix et la sécurité. « C'est avec une grande humilité et très honorée que j'ai accepté cette mission, mais aussi avec le sentiment d'être très privilégiée d'avoir la possibilité de faire avancer un dossier aussi important ».
En poste depuis 100 jours – précisément depuis le 27 août dernier – Mme Skåre, diplomate norvégienne, est la première représentante spéciale de l'Alliance dont la mission est axée sur les femmes, la paix et la sécurité. Sa tâche consiste à renforcer et à favoriser la mise en application par l'OTAN de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU, ainsi que des résolutions connexes.
« Par l'adoption de ces résolutions, le Conseil de sécurité reconnaît l'impact disproportionné que les conflits ont sur les femmes et préconise leur pleine participation à tous les niveaux du processus décisionnel dans les domaines des conflits et de la gouvernance », explique Mme Skåre.
Elle souligne que les résolutions concernent l'égalité des genres, qui n'est pas juste l'affaire des femmes : « nous ne réussirons pas si les hommes ne s'impliquent pas dans notre combat pour l'égalité des genres ».
Selon des chiffres récents, le niveau de participation des femmes aux forces armées des pays de l'Alliance oscille entre 2 et 20 %. Le recrutement et le maintien en fonction des femmes au sein des forces nationales, de même que les initiatives des pays pour améliorer la sensibilisation et développer les compétences, sont importants pour assurer un partage des meilleures pratiques.
La multiplicité des actes de violence sexuelle et sexiste dans les situations de conflit, l'absence d'arrangements institutionnels pour garantir la protection des femmes, ainsi que la sous-représentation persistante de celles-ci dans les processus de paix sont autant d'éléments qui continuent d'entraver l'instauration d'une paix et d'une sécurité durables.
« Il est trop tôt pour savoir si je réussirai, mais je peux vous assurer que je ferai de mon mieux pour influer sur l'orientation des travaux et sur l'obtention de résultats dans ce domaine. La possibilité m'a été offerte de changer la donne, et c'est exactement ce que j'espère accomplir », déclare-t-elle.
Tout au long de sa carrière, Mme Skåre s'est consacrée à des questions liées aux femmes et à la sécurité, en particulier lorsqu'elle était ministre conseillère à l'ambassade de Norvège à Kaboul – une destination qui l'a beaucoup marquée.
« Beaucoup de souvenirs restent très présents, des expériences choquantes comme l'écoute de menaces téléphoniques proférées par des talibans à l'encontre de femmes parlementaires, des attaques horribles menées contre des femmes et des petites filles, ou encore de vifs débats au Sénat pour savoir si les femmes parlementaires devaient être autorisées à voyager seules », explique-t-elle. Elle ajoute toutefois que, même si les mauvais souvenirs prennent le dessus, elle est aussi revenue avec beaucoup de bonnes impressions.
« Le mérite des résultats obtenus en Afghanistan pour ce qui est des droits des femmes et de l'égalité des chances revient au peuple afghan. La résistance et le courage de ces gens sont héroïques. Notre engagement doit être maintenu, nous le leur devons », ajoute t elle.
Avant la deuxième guerre mondiale, 90 % des victimes des conflits étaient des combattants. Aujourd'hui, 90 % des victimes sont des civils – et 70 % d'entre eux sont des femmes et des enfants. Suite à l'adoption de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU en octobre 2000, l'OTAN et ses partenaires ont concerté leur action pour soutenir et mettre en œuvre pleinement la sensibilisation à la dimension de genre dans les opérations et les missions dirigées par l'OTAN.
L'OTAN croit au rôle central que les femmes peuvent jouer dans la construction, la consolidation et le maintien de la paix et de la sécurité. L'Alliance et ses partenaires sont déterminés à intégrer ce principe dans leurs activités quotidiennes, y compris dans leurs structures politiques, civiles et militaires, ainsi que dans leurs opérations et missions.
« L'OTAN poursuit un seul et même objectif, au travers d'une structure de commandement unique », explique Mme Skåre, « ce qui constitue un atout extraordinaire pour être efficace sur cette question. Le principal défi consiste à faire évoluer les mentalités ».
« Il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire mieux », explique Mme Skåre, « nous pouvons inclure les femmes, la paix et la sécurité dans la planification de défense, nous pouvons échanger les meilleures pratiques sur la façon de prévenir et de combattre le harcèlement sexuel et la violence, nous pouvons faire en sorte qu'il y ait plus de femmes à tous les niveaux de l'Alliance. Mais la meilleure manière d'y arriver, c'est de changer la façon dont les gens pensent et font leur travail ».