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« Le parlement est la maison de tous les Afghans. Si nous ne pouvons pas défendre cette enceinte, nous ne pouvons défendre personne », confie Mohammed Naeem Lalai Hamidzai, député pour Kandahar, qui a récemment défendu le parlement afghan contre une attaque menée par des insurgés, en se postant sur le toit, armé d'une mitrailleuse PK.
Lalai Hamidzai se trouvait dans son bureau avec Abdul Zahir Qadir, porte-parole adjoint du Parlement, lorsque la fusillade a éclaté. Il explique comment Adbul Qadir a organisé la contre-attaque :
« Il courait partout où des soldats étaient positionnés, les empêchant de se regrouper pour qu’ils ne soient pas blessés. Il contrôlait les gardes. Bref, il faisait tout. Moi, je me tenais derrière la PK, et je me contentais de tirer. C'est lui qui coordonnait l'ensemble. »
De nombreux agents du gouvernement afghan sont d'anciens combattants de l'ère soviétique et des années de guerre civile. Lalai Hamidzai était sous-commandant au sein de la police afghane des frontières à Spin Boldak (Kandahar). Il a survécu à deux tentatives d'assassinat.
« Participer aux combats n'était pas une bonne chose pour un député, mais j'ai ressenti le besoin de le faire lorsque j'ai vu les policiers et les gardes du corps se battre. J'ai pris les armes pour les encourager et doper leur moral », dit-il.
Cinq insurgés avaient pris possession d'un bâtiment situé à quelques centaines de mètres du parlement. C'est depuis ce lieu qu'ils ont pris le parlement pour cible, armés de lance-roquettes, de fusils Kalachnikov, de grenades et de mitrailleuses PK.
D'après Lalai Hamidzai, les insurgés auraient été aidés par des ouvriers de chantier.
« Des ouvriers pakistanais travaillaient à cet endroit. Il est possible que ces ouvriers les aient aidés à stocker des munitions dans l'immeuble, pendant la journée ou la nuit. Voilà comment ils se sont préparés à l'assaut. L'attaque avait été planifiée. »
Le parlement n'a subi que quelques dégâts mineurs. Quatre projectiles ont touché une vitre extérieure et quelques autres ont touché le toit.
Ce jour-là, douze autres personnes se trouvaient sur le toit : des policiers, des gardes du corps et un autre homme politique. Lalai Hamidzai a combattu de 13 heures à 19 heures, ne s'interrompant que pour la prière et quelques gorgées de thé. Il a arrêté de se battre lorsqu'il a vu les policiers entrer dans le bâtiment.
La fusillade a cessé tôt le lendemain matin. Les cinq insurgés ont été tués, ainsi qu'un civil.
« S'il a fallu vingt heures pour mettre fin aux combats, c'est parce qu'il y avait des civils dans les maisons entourant l'immeuble où se trouvaient les assaillants. Ils avaient pris des femmes et des enfants en otages. Nous attendions d'avoir leur tête en ligne de mire pour pouvoir les abattre », explique Lalai Hamidzai.
Le bilan de l'attentat aurait pu être bien plus lourd : les insurgés avaient songé à lancer l'attaque depuis un immeuble situé juste en face du parlement, mais ils n'avaient pas pu y avoir accès.