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Venu d’Afghanistan, Abdul Qahar Bakhshi poursuit un premier cycle d’études supérieures à Izmir, grâce à une bourse du gouvernement turc. Il raconte comment il est arrivé en Turquie et relate son expérience : « La vie en Turquie est très intéressante mais avec le déménagement, les examens et l’apprentissage du turc, les premiers mois ont été parmi les plus stressants de ma vie. »
Ce n’est pas un hasard si Abdul Qahar Bakhshi, 24 ans, se retrouve en Turquie pour continuer sa formation. En 2005, alors qu’il termine l’école secondaire, il se classe premier de sa promotion aux examens d’entrée à l’université. Il présente une demande d’admission à la faculté de droit de l’Université Alberoni, en Afghanistan et ses résultats attirent l’attention du doyen, à qui on vient de demander de trouver un candidat possédant les qualités requises pour bénéficier d’une bourse d’études du gouvernement turc. C’est ainsi que le doyen propose le nom d’Abdul.
« Je me suis rendu au ministère afghan de l’Enseignement supérieur, muni de ma feuille de résultats », se rappelle Abdul. Ce fut la première étape d’un parcours qui allait changer sa vie, puisqu’il s’est vu offrir l’une des soixante bourses d’études universitaires que le gouvernement turc a décernées cette année-là à des étudiants provenant de tout l’Afghanistan.
C’est en 1992 que le gouvernement turc a accordé ses premières bourses à des étudiants afghans. Aujourd’hui, ils sont 2 381, parmi les plus brillants, à avoir été admis dans les universités turques pour y poursuivre leurs études.
À son arrivée en Turquie, le groupe est scindé et les futurs étudiants sont envoyés dans différentes villes. Leur première année passée dans le pays est consacrée à l’apprentissage de la langue turque. Abdul Qahar Bakhshi se souvient de ces premiers mois comme d’une période difficile : « Quand je suis arrivé, ma famille m’a naturellement beaucoup manqué, en particulier ma mère. Après avoir appris quelques mots de turc, je me suis fait des amis. Un jour, l’un d’eux, qui savait que j’avais le mal du pays, m’a invité dans sa famille. Je l’ai accompagné dans son village. J’appréhendais, mais j’ai rencontré des gens formidables. Je n’oublierai jamais combien l’affection d’une famille m’a aidé à ce moment-là ».
L’apprentissage du turc n’est pas facile, mais Abdul réussit l’examen de langue préalable à l’entrée à l’université. Il est ensuite admis à l’université Egée pour étudier les relations internationales. Située à Izmir, troisième ville de Turquie, cette université compte 30 000 étudiants.
Âgé de 24 ans, Mohammad Reza Wefaq fait des études d’ingénieur à Ankara, capitale de la Turquie. « Avant de venir ici, j’étudiais à l’université de Bamian, en Afghanistan », explique-t-il. « Le gouvernement turc prend en charge la totalité du coût de mes études. Seul, je n’aurais jamais pu payer. Moi aussi, j’ai trouvé les gens charmants ; mes amis turcs sont vraiment sympas. »
Bien qu’ils doivent s’accommoder d’un logement universitaire et d’un budget d’étudiant, tant Abdul que Mohammad affirment que l’expérience vaut vraiment la peine. « Les gens ici sont vraiment ouverts aux étrangers, c’est une des choses qui me surprennent le plus », indique Mohammad. « La culture est très riche et très ancienne mais cela coûte cher, et je ne trouve pas que l’on mange si bien que ça en Turquie », ajoute-t-il.
« Vivre dans un tel pays a ses avantages ; le niveau de vie est plus haut que dans des pays sous‑développés comme l’Afghanistan », constate Abdul, qui, au contraire de Mohammad, n’avait jamais voyagé. « Avant de venir en Turquie, je n’étais jamais sorti d’Afghanistan : j’y étais pendant la guerre et pour différentes raisons, ma famille y est toujours restée. », précise-t-il.
Le niveau des études, beaucoup plus élevé en Turquie, amène les deux étudiants à se surpasser. « Les cours sont difficiles », estime Mohammad. « Les professeurs vous poussent plus, le niveau est meilleur, nous apprenons plus qu’en Afghanistan. »
Adbul acquiesce, ajoutant que si l’on veut que la société afghane soit plus moderne à l’avenir, il faut dès à présent élever le niveau d’instruction. « Quand vous venez d’un pays qui a été en guerre pendant trente ans et arrivez dans un pays moderne, vos idées changent, et ce changement est positif », observe-t-il. « Avant d’arriver en Turquie, j’avais l’esprit fermé, à cause des pressions sociales. »
Pour chacun de ces étudiants, la prochaine étape sera de ramener dans leur pays d’origine cette ouverture d’esprit et leurs connaissances fraîchement acquises.