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Des pays d'Asie centrale à l'Inde et à ses lignes ferroviaires très fréquentées, le train fait partie du paysage dans de nombreux pays asiatiques. Mais la guerre, la pauvreté et la peur des invasions ont tenu l'Afghanistan à l'écart de ce moyen de transport. Jusqu'à aujourd’hui.
Une modeste voie de 75 km suffit pour relier l'Afghanistan au pays voisin, l'Ouzbékistan ; elle emprunte le « pont de l'amitié » construit par l'Union soviétique au-dessus du fleuve Amou et traverse le port de Hairatan.
Terminée en moins d'un an, fin 2010, cette voie destinée au transport de marchandises est le fruit d'un travail d'équipe : elle a été construite par les Ouzbeks, financée par la Banque asiatique de développement, et elle a bénéficié du concours des Afghans. Et dans un pays comme l'Afghanistan, déclare le chef du district de Hairatan, Haji Najeeb, si les habitants n'avaient pas coopéré, aucune somme d'argent n'aurait pu faire aboutir ce projet.
« Nous leur avons fourni une base et la sécurité », explique-t-il. « Nous avons également déminé la zone. Sans notre travail acharné, ce travail gigantesque n'aurait pu être mené à bien ».
Dans un pays enclavé comme l'Afghanistan, le développement économique est largement tributaire des importations et des exportations, qui sont acheminées pour l'essentiel par d'énormes convois de camions. Ces convois, qui subissent des retards considérables aux frontières, sont également vulnérables aux attaques.
En revanche, les wagons étant scellés à leur point de départ, le train n'a pas à être contrôlé par les douanes, ce qui le rend beaucoup plus rapide. Haji Najeeb est également fier de la sécurité apportée par sa ville à cette nouvelle technologie.
« Dans aucun des 364 districts d'Afghanistan, vous ne trouverez la même discipline et la même sécurité qu'ici », déclare-t-il fièrement. « La nuit, les portes des maisons sont ouvertes, et nos hommes d'affaires vont et viennent nuit et jour sans aucune inquiétude. Ils chargent, déchargent et transfèrent leurs marchandises ».
Le train a pour terminus la ville historique de Mazar-i-Charif, capitale de la province frontalière de Balkh, mais les ambitions des chemins de fer afghans vont bien plus loin.
Après trois ans de formation, l'Ouzbékistan transmettra le contrôle de cette ligne au Département des chemins de fer afghans, nouvellement créé, qui sera chargé des plans visant à étendre le réseau vers l'ouest, jusqu'en Iran, en passant par Herat, et vers l'est, jusqu'au Pakistan, en passant par le poste‑frontière de Torkham.
Et même si cette ligne est à l'heure actuelle exclusivement réservée au transport de marchandises, quelques passagers ont déjà pu l'emprunter.
« Le responsable des chemins de fer d'Ouzbékistan est récemment venu sur place, et je l'ai personnellement accompagné dans le train jusqu'à l'aéroport de Mazar. Les travaux de construction sont complètement terminés, et il n'y a eu aucun problème. La ligne est prête à l'emploi, nous attendons seulement que les autorités afghanes l'ouvrent officiellement ».
On peut peut-être raisonnablement imaginer que cette nouvelle route de la soie transcontinentale dédiée aux marchandises reliera un jour l'Afghanistan à ses voisins et au reste du monde.