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Des chercheurs pourraient bien avoir trouvé une solution écologique aux problèmes de pollution dus aux vieilles mines de phosphate et de fer désaffectées qui touchent depuis des décennies des sites miniers abandonnés au Maroc, au Portugal et en Tunisie. Des plantes résistantes, dont les racines pourraient absorber les toxines et les métaux nuisibles, sont actuellement mises au point dans le cadre d'un projet scientifique mené en collaboration et financé par l'OTAN.

« Le problème est le suivant : l'exploitation minière entraîne une forte augmentation des concentrations de métaux susceptibles d'être absorbés par les organismes, et donc susceptibles d'avoir des effets toxiques » explique Mme Ruth de Pereira, chargée de recherche adjointe à l'Université d'Aveiro (Portugal) et directrice du projet. « Cela se produit car les activités minières créent en général des milieux acides qui favorisent la dissolution des métaux présents dans le minerai. C'est ici que les végétaux peuvent entrer en jeu, en absorbant ces métaux, en les éliminant des sols et en réduisant leur biodisponibilité » ajoute-t-elle.

Depuis le lancement du projet il y a deux ans, en avril 2009, un groupe de scientifiques d'Allemagne, du Maroc, du Portugal et de Tunisie s'emploient à recenser les bactéries utiles qui pourraient être inoculées dans des variétés locales de végétaux résistants pour leur permettre d'absorber davantage de métaux présents dans le sol sans être contaminés. L'étape suivante consiste à produire des plantes résistantes en milieu contrôlé, qui seront confiées ultérieurement aux autorités locales et aux propriétaires de sites miniers au Portugal, en Tunisie et au Maroc à des fins de reboisement.

Au lieu d'avoir recours à des traitements mécaniques coûteux pour assainir les sites touchés, les autorités pourraient cultiver les végétaux résistants dans les zones polluées. Au fil du temps, ces plantes absorberaient les substances nuisibles et les stockeraient dans leurs racines, améliorant ainsi la qualité du sol. Ce processus permet de réduire le risque de contamination des eaux souterraines et d'aggravation des dégâts environnementaux. Il s'agit, en outre, d'un moyen plus efficace et peu coûteux de restaurer les paysages et les écosystèmes.

« Le projet d'assainissement fait partie d'un vaste programme que les autorités tunisiennes ont mis en place pour éliminer les principales sources de pollution dans la région, en vue d'urbaniser les zones concernées » explique M. Mohamed Ksibi, directeur de l'Institut supérieur de biotechnologie de l'Université de Sfax. « Ce projet contribuera à faciliter la mise en place de conditions favorables aux investissements privés et au développement durable et pacifique de la région. »

Promouvoir l'établissement de liens et renforcer les capacités

Le projet est financé par le programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité (programme SPS), qui contribue à donner aux chercheurs et experts des pays de l’OTAN la possibilité de tisser des liens avec ceux des pays partenaires et des pays du Dialogue méditerranéen. Chaque année, 10 000 scientifiques participent à des activités SPS, et plus de 400 institutions prennent part actuellement à plus de 100 projets.

Des chercheurs de l'Université d'Aveiro (Portugal) mènent ce projet en coopération avec des confrères de l'Université de Sfax (Tunisie), de l'Université Sultan Moulay Slimane (Maroc), de l'Université de Coimbra (Portugal) et de l'ECT Oekotoxikologie GmbH (Allemagne).

« Le projet de l'OTAN encourage les étudiants et les chercheurs à travailler avec des scientifiques de différents pays » déclare M. Ksibi. « La collaboration, qui met en jeu une grande variété de disciplines, tend à favoriser les avancées qui serviront de base à la mise au point de nouvelles solutions en vue de la réhabilitation des zones concernées dans le monde entier. »

La sécurité environnementale, qui est l'un des grands axes du programme SPS, est une préoccupation majeure pour bon nombre de partenaires. Depuis l’ouverture du programme aux pays partenaires dans les années quatre-vingt-dix, c'est dans ce domaine que l’activité est la plus intense.

Mme de Pereira insiste sur la nécessité de prendre au sérieux les préoccupations en matière de sécurité environnementale. « Certains problèmes environnementaux mettent en danger la santé des populations et accentuent la dégradation des ressources naturelles » déclare-t-elle. « Le manque de ressources naturelles est la cause de plusieurs guerres. Dès lors, si les pays apprennent, ensemble, à préserver et à restaurer leurs ressources naturelles, ils ne devront pas se battre pour elles. »