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« Le Caucase est l'une des régions les plus actives sur le plan sismique et les plus dangereuses de la chaîne de collision des Alpes et de l'Himalaya » explique M. Niyazi Türkelli, l'un des co-directeurs d'un projet parrainé par l'OTAN dont l'objectif est de développer des capacités et de promouvoir la coopération transfrontalière en Arménie, en Azerbaïdjan et en Géorgie en vue de réduire les effets des tremblements de terre dans la région.

La structure géologique complexe et les mouvements tectoniques exposent le Caucase à des tremblements de terre importants, parfois catastrophiques. Rien que dans les dernières décennies, plusieurs tremblements de terre importants d'une magnitude de 6,5 à 7 ont frappé la région, notamment un séisme d'une magnitude de 6,9 survenu à Spitak en Arménie le 7 décembre 1998, qui a fait 25 000 morts, 20 000 blessés et laissé plus d'un demi-million de personnes sans abri.

« Parmi les nombreuses catastrophes naturelles qu'ont subi les pays dans le monde, les tremblements de terre ont, de tous temps, eu un impact particulier » fait remarquer M. Türkelli, professeur au département de géophysique de l'observatoire de Kandilli et à l'institut de recherche sur les tremblements de terre de l'université de Boğaziçi en Turquie.

Les tremblements de terre causent des dégâts dans la plupart des pays mais ils sont particulièrement dévastateurs pour les pays en développement. Outre le nombre de victimes élevé qu'ils provoquent, ils peuvent également détruire des infrastructures économiques et sociales. Pour réduire le nombre de victimes et les dégâts causés par les tremblements de terre « il faut avoir une idée claire de l'impact prévisible en divers endroits et construire et renforcer les structures en conséquence » indique M. Türkelli.

C'est dans cet esprit qu'un projet triennal, financé au titre du programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), a été lancé en mai 2009 afin d'améliorer l'analyse des risques sismiques et de constituer des équipes d'intervention. L'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Géorgie travaillent ensemble pour développer une coopération régionale et encourager une réaction efficace en cas de tremblement de terre important.

Des experts de huit pays de l'OTAN et pays partenaires – Arménie, Azerbaïdjan, Canada, Géorgie, Grèce, Italie, Turquie et États-Unis – participent à ce projet.

Développer des capacités et promouvoir la coopération régionale

Grâce à des sismographes, des accélérographes et des enregistreurs de secousses violentes achetés sur des fonds du programme SPS, chaque pays pourra recueillir des informations sur les failles actives, la sismicité et l'activité sismotectonique dans la région du Caucase du sud.

Installés sur différents sites en Arménie, en Azerbaïdjan et en Géorgie, ces équipements permettront également aux trois pays de développer un réseau de communication pour que des centres d'acquisition de données puissent s'échanger des informations sur les tremblements de terre.

« Il est très important pour nous, pour les populations des différentes régions, que nous mettions en commun nos connaissances » indique Mme Tea Godoladze, directrice adjointe de l'institut des sciences de la terre à l'université Ilia Chavchavadze en Géorgie et membre du projet.

Ce projet permet également aux trois pays d'organiser, d'équiper et de former des équipes pluridisciplinaires. Ces équipes pourront effectuer des observations sismiques et des analyses de risque complètes et aussi fournir une réponse rapide aux situations d'urgence. Chaque équipe sera également formée aux premiers soins et fournira de l'aide aux autres équipes dans les 12 à 24 heures suivant un tremblement de terre.

« L'activité sismique ne s'arrête pas aux frontières » fait remarquer M. Christiaan de Wispelaere, conseiller du programme SPS et responsable du projet au siège de l'OTAN.  «Il est très important que ces pays coopèrent.»

Faire tomber les barrières

Outre la constitution d'un vivier de jeunes scientifiques, le projet comporte d'autres avantages en ce qu'il permet de reconstruire des relations de travail entre les pays concernés.

Bien qu'il existe des tensions et des différends significatifs dans la région, Mme Eileen Vergino, co-directrice du projet et directrice adjointe du centre de recherche pour la sécurité mondiale au laboratoire national Lawrence Livermore aux États-Unis, estime que c'est une première étape importante. « J'y vois, dit-elle, une occasion de dépasser certaines des tensions et de s'affranchir du poids de l'histoire ».

Ce projet permet à de nombreux participants et jeunes scientifiques d'aller au-delà des contraintes politiques « en combattant les idées fausses et en faisant tomber les barrières » fait remarquer Mme Vergino.

Et Mme Godoladze de renchérir : « C'est comme cela que l'on rapproche les gens, surtout les jeunes, en leur disant que nous ne sommes pas ennemis. »