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Plus de 150 participants de haut niveau, issus de la société civile et du monde militaire, se sont réunis du 23 au 25 février à Monterey, en Californie, afin de confronter leurs expériences concernant les meilleurs moyens de lutter contre la corruption dans les domaines de la défense et de la sécurité.
Ils ont notamment réfléchi à la manière de renforcer l’initiative sur le développement de l’intégrité, qui vise à concevoir des outils pratiques permettant de renforcer la transparence et la redevabilité, ainsi qu’à la façon d’améliorer la gestion des ressources limitées du secteur de la défense.
La « Conférence 2011 de l’OTAN sur le développement de l’intégrité » a été organisée par la Naval Postgraduate School (NPS), centre de formation et d’entraînement PPP des États-Unis, en collaboration avec l’OTAN. Parmi les hauts responsables civils et militaires figuraient le général Stéphane Abrial, commandant suprême allié Transformation (SACT) de l’OTAN, et Mme Avgustina Tzvetkova, vice-ministre bulgare de la défense. Des parlementaires, des organisations internationales (dont la Banque mondiale), des organisations non gouvernementales (dont Transparency International et Integrity Watch Afghanistan), des groupes de réflexion, des universitaires et des représentants du secteur de l’industrie (Association des industries européennes de l’aéronautique, de l’espace et de la défense) étaient également présents.
Dans l’ensemble, les participants sont convenus qu’il était prioritaire de lutter contre la corruption dans le secteur de la défense pour gérer et soutenir de manière efficiente et efficace les finances publiques, qui sont d’une importance cruciale pour la mise en place d’États modernes et opérationnels.
Le général Abrial a souligné qu’il était primordial de développer l’intégrité et de promouvoir la redevabilité pour maintenir la sécurité et la stabilité pour lesquelles se battent les forces militaires. Il a déclaré que l’initiative sur le développement de l’intégrité était un élément clé pour les forces militaires, et il a souligné qu’il ne s’agissait aucunement, pour l’OTAN, de donner des leçons à quiconque sur la façon de combattre la corruption mais qu’il s’agissait plutôt, pour les Alliés et les partenaires, de réfléchir ensemble, et sur un pied d’égalité, aux moyens concrets de promouvoir la transparence et la redevabilité et de réduire les risques de corruption dans les institutions de défense. Le général Abrial a souligné la nécessité de concevoir des outils concrets permettant de mesurer les progrès réalisés et de maintenir la dynamique créée par l’initiative.
Mme Huguette Labelle, présidente du Comité de direction de Transparency International, a déclaré que la corruption posait certes problème dans les secteurs de la défense et de la sécurité, mais qu’elle ne se limitait pas à ces secteurs. Mme Labelle a toutefois indiqué que la lutte contre la corruption dans les secteurs de la défense et de la sécurité pouvait avoir une « influence positive et disproportionnée sur d’autres secteurs. »
Le général Abrial a proposé d’étendre l’initiative sur le développement de l’intégrité au secteur industriel. Cette proposition a été soutenue par Mme Labelle, qui a déclaré que « l’engagement du secteur privé et aux côtés de celui-ci était essentiel. »
M. Stewart Eldon, ancien ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’OTAN, a souligné que les gouvernements « étaient de plus en plus conscients qu’il était clairement dans leur intérêt de lutter contre la corruption, pour la santé de leurs institutions de défense et, bien sûr, par souci d’économies. »
Le dernier jour de la conférence a été consacré à la présentation d’un programme spécial de développement de l’intégrité pour l’Afghanistan, qui est actuellement élaboré par le Secrétariat international de l’OTAN en coopération avec la mission OTAN de formation en Afghanistan (NTM-A) et l’ensemble des partenaires associés à l’initiative sur le développement de l’intégrité. Ce programme, qui constitue un élément essentiel du partenariat durable de l’OTAN avec l’Afghanistan, vise à inculquer aux forces de sécurité nationales afghanes les principes de la transparence et de la redevabilité et à aider, par la mise à disposition d’outils concrets, les ministères afghans de la Défense et de l’Intérieur à réduire les risques de corruption.
Ainsi que l’a fait remarquer M. Jack Kem, commandant adjoint de la NTM-A, l’initiative sur le développement de l’intégrité offre un moyen intéressant de récompenser la vertu et la bonne conduite, et d’aider à mettre en place la structure absolument nécessaire pour réduire la corruption en Afghanistan, en complément des autres efforts actuellement déployés sur le théâtre.
La conférence de Monterey, qui a été organisée sous les auspices du Conseil de partenariat euro atlantique (CPEA), a globalement donné un nouveau souffle à cette initiative majeure. Elle a permis de mettre en évidence les conditions requises pour que le développement de l’intégrité soit au cœur des processus OTAN habituels.