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En 2011, il est apparu clairement, dans toute l'Afrique du Nord et au Moyen-Orient, que le prix élevé des aliments pouvait servir d'élément déclencheur à des changements sociaux et politiques. L'augmentation du prix des denrées alimentaires, couplée à la crise financière, a frappé de plein fouet les populations de la région. Les plus touchés ont été les pauvres, qui consacrent à l'alimentation une part plus importante de leurs revenus.
Le représentant du Programme alimentaire mondial au Yémen, un pays qui a connu des troubles, a récemment déclaré : « Il existe un lien manifeste entre le prix élevé des aliments et l'agitation sociale ».
La crise alimentaire de 2008 annonçait déjà ce qui allait se produire. Plus récemment, le prix des aliments a augmenté de 15 % en quelques mois seulement, entre octobre 2010 et janvier 2011, comme l'indique le rapport « Food Price Watch » de la Banque mondiale.
Cette fois, les incidences ont été ressenties plus vivement dans les milieux politiques et en termes de sécurité. En février, le président de la Banque mondiale, Bob Zoellick, a expliqué en quoi ce sujet est important : « Les prix alimentaires menacent des millions de pauvres dans le monde entier ; à l'heure actuelle, les problèmes de sécurité alimentaire ont pris une dimension internationale », a-t-il déclaré.
La population des pays de l'OTAN est également touchée. L'Europe est le premier importateur mondial de denrées alimentaires. La majeure partie du budget de l'UE est déjà consacrée à l'agriculture et à la production alimentaire.
Faire face aux augmentations actuelles – et futures – des prix des aliments va devenir un problème mondial. Selon les estimations de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, 70 % de denrées alimentaires supplémentaires seront nécessaires dans le monde d'ici 2050, et ce, en partie, parce que la population mondiale devrait augmenter d'environ deux milliards de personnes au cours de ce siècle.
Mais la croissance de la population n’est qu’un facteur parmi d’autres. Parallèlement, les changements climatiques dans le monde pourraient accroître la pression sur la production alimentaire.
On prévoit déjà que les graves sécheresses enregistrées en Chine cette année auront des conséquences à cet égard. M. Manmohan Singh, le premier ministre de l'Inde, deuxième pays le plus peuplé au monde, a déclaré en février que la sécurité alimentaire allait devenir une question de sécurité majeure dans de nombreux pays en développement.
La Revue de l'OTAN a interrogé des experts sur les conséquences que pourraient avoir sur la sécurité mondiale les effets combinés de la diminution de la sécurité alimentaire, de l'augmentation des populations et de l'aggravation des changements climatiques. Cette publication examine également comment certains des effets les plus catastrophiques pourraient être évités.