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Il y a une dizaine d’années, un groupe de baleines s’est échoué sur une île grecque, alors que le Centre de recherche sous-marine de l'OTAN (NURC) venait d’effectuer des essais de sonars à proximité. Les chercheurs du NURC ont tenté de savoir s’il existait un lien entre les deux phénomènes, mais ils ont fini par admettre que leur connaissance des mammifères n’était pas suffisante.

Les connaissances et la technologie ont depuis lors beaucoup progressé. Le NURC a récemment mené, dans l’océan Atlantique, des recherches qui ont duré 45 jours afin d’apprendre à mieux connaître les mammifères marins, leur habitat et leur comportement.

Partager l’océan

Dans le domaine de la défense, les exercices de sonars actifs sont essentiels pour lutter contre la menace que représentent les sous-marins furtifs. Les sons émis par ces appareils ayant probablement un effet sur les mammifères marins, le NURC a décidé d’intervenir pour déterminer les risques et les atténuer.

Selon la scientifique Kendra Ryan, on ne savait pas grand-chose il y a dix ans sur les espèces de cétacés susceptibles d’être perturbées par les bruits qu’émettent les sonars pendant les exercices maritimes de l’OTAN. « Mais à présent, nous comprenons les caractéristiques fondamentales des cétacés, nous connaissons leur habitat et surtout, nous savons où ils produisent des sons. » Cela permet aux océanographes d’observer les mammifères non seulement à la surface, mais aussi sous l’eau.

Kendra Ryan comptait parmi les membres d’une équipe de scientifiques et de spécialistes de l’acoustique qui, partie de La Spezia à bord de l’Alliance, navire de recherche du NURC, a fait route vers l’océan Atlantique pour effectuer des recherches au large des côtes portugaises. Tous les membres de l’équipe, qui sont passionnés par leur travail, ont à cœur de prouver que la conservation du milieu marin est bénéfique à l’homme. Pour la plupart d’entre eux la recherche marine est une vocation.

La croisière Serena s’est déroulée en mai et juin derniers.

Le navire idéal

L’Alliance, qui a été construit pendant la Guerre froide, était destiné à la recherche anti-sous-marine et avait été conçu pour être aussi silencieux que possible dans l’eau. Tous les moteurs sont blindés et toutes les surfaces planes sous le niveau de l’eau sont recouvertes d’un revêtement acoustique, qui réduit le bruit et les vibrations. C’est lorsqu’il fonctionne sur les batteries de secours que le navire est le plus silencieux et l’utilisation d’un carburant de qualité contribue à limiter les émissions de gaz d’échappement.

Selon le commandant Helge Wrage, ces caractéristiques en font le navire idéal pour le projet d’atténuation, puisqu’il constitue une plate-forme de recherche unique en son genre qui permet d’obtenir des données « non polluées ». Le commandant ajoute cependant que le navire fait si peu de bruit qu’il présente un risque pour les sous-marins ; l’équipage doit donc les tenir informés de sa position.

Des appareils adaptés

Équipés de jumelles superpuissantes, les spécialistes de la biologie marine en poste sur le pont observent les animaux jusqu’à 13 km de distance. Lorsqu’ils en ont repéré un, ils enregistrent sa position ainsi que d’autres informations sur le mammifère et son comportement.

Pendant ce temps, les spécialistes de l’acoustique à l’intérieur du navire enregistrent les sons - comme les clics et les sifflements des dauphins – dans la gamme audible et au-delà. Grâce à un matériel et à des logiciels sophistiqués, les spécialistes peuvent déterminer avec précision non seulement la distance mais aussi la position et la profondeur.

Bien que les équipes d’observation et les spécialistes de l’acoustique travaillent ensemble à bord du navire, l’accent est mis sur le recueil de données acoustiques, qui permettent de surveiller l’océan 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Le recueil des données acoustiques peut même se faire par mauvais temps, alors que le matériel d’observation visuelle doit être protégé des intempéries. La position des mammifères peut être transmise aux navires de l’OTAN afin que ceux-ci puissent mener leurs opérations à bonne distance.

« Nous avons mis au point cette méthode de travail il y a plus de 10 ans », a déclaré Gianni Pavan, professeur de bioacoustique. Mais au fil des années, il a testé et mis au point, avec des collègues, une série d’instruments conçus pour détecter et afficher des sons situés en dehors de la gamme audible. Ils ont pu ainsi mieux comprendre les différents types de sons qu’émettent les animaux. Le professeur Pavan affirme que, dans de nombreux cas, ils peuvent distinguer les différentes espèces.

On procède actuellement à l’analyse de la grande quantité de données que l’équipe a recueillie ; les résultats de cette analyse permettront à l’OTAN de déterminer les espèces que les forces risquent de rencontrer au cours des exercices maritimes et de décider comment limiter au mieux les risques auxquels ces mammifères pourraient être exposés.

Le NURC relève du Commandement allié Transformation, branche de l’OTAN chargée de moderniser le mode de fonctionnement de l’Alliance.