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Le 25 septembre 2025, le Bureau de la conseillère pour les questions de genre (GENAD) de l’État-major militaire international (EMI) a tenu son débat de fond mensuel. À l’ordre du jour de cette édition, l’intégration de la dimension de genre dans le traitement, la protection, la libération et la réintégration des prisonniers de guerre. 

Le Bureau de la GENAD s’est félicité d’accueillir un groupe d’experts composé de M. Abhimanyu George Jain, conseiller juridique au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), de Mme Kateryna Busol, conseillère juridique au Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ) et professeure associée à l’université nationale « Académie Mohyla de Kiev », et de l’adjudant Jakob, spécialiste en survie, évasion, résistance et extraction (SERE) au centre d’entraînement aux opérations spéciales de l’armée allemande.

M. Jain a ouvert le débat en décrivant le cadre juridique qui régit la protection des prisonniers de guerre et en donnant un aperçu des travaux en cours qui visent à actualiser les commentaires du CICR sur les conventions de Genève et leurs protocoles additionnels. Ces nouveaux commentaires tiennent compte de la participation des femmes aux conflits armés, et ce, dans tous les rôles, y compris, de plus en plus souvent, dans des rôles de combattantes, pour lesquels le taux de capture est plus élevé. Devant un tel constat, le besoin d’adapter ces documents d’orientation importants apparaît manifeste.

M. Jain a souligné que le principe juridique d’égalité de traitement ne veut pas dire que tous les prisonniers devraient être traités de la même manière, mais plutôt que les vulnérabilités et besoins matériels des femmes, des hommes, des filles et des garçons doivent être traduits dans des dispositions appropriées. Ainsi, non seulement est-il souhaitable et utile d’intégrer la dimension de genre dans le traitement, la protection et la libération des prisonniers de guerre, mais il s’agit aussi d’une obligation juridique. Concrètement, cela signifie qu’il faut s’assurer, par exemple, que les femmes ont accès à des rations, des vêtements et des soins médicaux adaptés.

Ensuite, Mme Busol a présenté l’Ukraine comme étude de cas, relevant que des Ukrainiens sont faits prisonniers de guerre depuis 2014, mais qu’ils n’attirent réellement l’attention des médias que depuis 2022, leur nombre ayant augmenté. Parmi ces prisonniers, ceux qui subissent des violences sexuelles sont majoritairement des hommes, ce qui reflète les caractéristiques démographiques des forces armées ukrainiennes. Mme Busol a expliqué que les détenus masculins sont plus susceptibles de faire l’objet de torture sexuelle ou d’entendre proférer des menaces de violence sexuelle contre des membres de leur famille ou des camarades.

Dans le contexte des réparations, les rescapés devraient pouvoir accéder à un soutien psychologique, à des soins de santé et à un logement. Par ailleurs, toutes les équipes qui s’occupent d’anciens détenus devraient être composées de femmes et d’hommes, afin que les prisonniers (combattants et civils) puissent, une fois libérés, s’adresser aux professionnels avec lesquels ils se sentent le plus à l’aise. En outre, comme les mutilations sexuelles peuvent entraîner des dysfonctions de l’appareil reproductif – voire la mort –, l’Ukraine s’est employée à trouver des moyens de conserver le matériel reproductif des soldats afin qu’ils n’aient pas à renoncer à leurs projets familiaux.

Enfin, l’adjudant Jakob a pris la parole pour aborder la dimension tactico-opérationnelle. Il a examiné la façon dont les soldats sont entraînés pour faire face à une éventuelle capture, mettant l’accent sur la résilience par la préparation. Tous les intervenants ont souligné que le changement dans la posture de défense a modifié les attitudes. Longtemps envisagée comme un scénario peu probable au sein des armées des pays de l’OTAN, la détention est de plus en plus considérée comme devant faire l’objet d’un entraînement spécifique. Il faut donc actualiser en continu les entraînements afin qu’ils reflètent l’environnement dans lequel les soldats seront déployés.

L’adjudant Jakob a également noté que la dimension de genre n’est pas suffisamment intégrée dans les concepts et les documents de l’OTAN, et que l’instruction SERE et la formation en réintégration de l’Organisation pourraient donc présenter des lacunes en la matière. En pratique, les soldats ne seraient pas assez préparés au risque de subir en détention des violences sexuelles liées aux conflits, et les équipes de débriefing chargées de la réintégration manqueraient parfois de diversité, ce qui pourrait expliquer que les discussions sur les questions de violence sexuelle soient limitées lors des séances de débriefing. L’efficacité de l’instruction SERE serait ainsi compromise, tout comme la récupération et le redéploiement des soldats. Pour remédier à tout cela, l’OTAN et les Alliés doivent renforcer, adapter et appliquer les règlements en vigueur de façon à mieux prendre en compte les considérations liées au genre.