L'OTAN et l'Afghanistan

  • Mis à jour le: 05 Jul. 2018 13:51

L’OTAN dirige une mission « non combattante » de formation, de conseil et d'assistance au profit des forces et des institutions de sécurité afghanes. La mission Resolute Support (RSM) a été lancée en janvier 2015, après la fin de la mission de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), en décembre 2014, lorsque la responsabilité de la sécurité en Afghanistan a été transférée aux forces de défense et de sécurité nationales afghanes. Outre le soutien à la RSM, les pays de l'OTAN et les pays partenaires aident financièrement les forces et les institutions de sécurité afghanes dans le cadre d'un engagement international plus large vis-à-vis de l'Afghanistan. Le partenariat durable entre l'OTAN et l'Afghanistan offre un cadre pour un dialogue politique et une coopération pratique plus larges.

NATO Secretary General Jens Stoltenberg visits  the Afghan National Army Special Operations Command at Camp Morehead in Kabul

 

Points principaux

  • L'OTAN a dirigé la FIAS, sous mandat de l'ONU, d'août 2003 à décembre 2014. La mission de la FIAS était de donner aux autorités afghanes les moyens d’agir et de développer la capacité des forces de sécurité nationales afghanes à assurer efficacement la sécurité, de manière que l'Afghanistan ne puisse plus jamais redevenir un sanctuaire pour les terroristes.
  • À ce jour, la FIAS est la mission la plus longue et la plus exigeante que l'OTAN ait menée : à son apogée, elle comptait plus de 130 000 hommes, provenant de 50 pays membres et partenaires de l'OTAN.
  • La FIAS a également participé aux efforts de reconstruction et de développement de l’Afghanistan avec 28 équipes de reconstruction provinciales multinationales – dirigées par divers pays de la FIAS – qui sécurisaient des zones en dehors de Kaboul dans lesquelles les travaux de reconstruction étaient effectués par des acteurs nationaux et internationaux.
  • La transition vers la prise en charge de la sécurité par les Afghans a commencé en 2011 et s'est achevée en décembre 2014, lorsque l'opération de la FIAS a pris fin et que les Afghans sont devenus entièrement responsables de la sécurité de leur pays. Les PRT ont été progressivement dissoutes et leurs fonctions ont été transférées aux autorités afghanes fin 2014. En janvier 2015, l'OTAN a lancé la mission Resolute Support (RSM), une mission visant à former, à conseiller et à assister les forces et les institutions de sécurité afghanes. Actuellement, plus de 16 000 soldats de 39 pays de l'OTAN et de pays partenaires y participent. Au sommet de Bruxelles, en juillet 2018, l’OTAN accueillera deux nouveaux pays fournisseurs de troupes : les Émirats arabes unis et le Qatar, qui feront passer l’effectif de la RSM à 41 pays.
  • Les dirigeants des pays de l’Alliance ont décidé, au sommet de Varsovie en 2016, de maintenir la RSM au-delà de 2016.
  • L'OTAN et ses partenaires se sont déjà engagés à fournir un soutien financier aux forces afghanes jusque fin 2020, et ils sont convenus que le sommet 2018 de Bruxelles serait l’occasion de réaffirmer leur engagement à maintenir le soutien financier en faveur des forces de sécurité afghanes au-delà de 2020.
  • Le partenariat durable constitue le partenariat politique de l'OTAN avec l'Afghanistan. Il a été établi en 2010 au sommet de l’OTAN tenu à Lisbonne. Au sommet de 2016, les Alliés ont décidé de renforcer et d’améliorer le partenariat, dans le cadre et en complément de la RSM, au travers du dialogue politique et de la coopération pratique. À plus long terme, un partenariat traditionnel avec l'Afghanistan reste l'objectif de l'OTAN.
  • Le haut représentant civil de l’OTAN représente les responsables politiques de l'Alliance à Kaboul, en liaison avec le gouvernement afghan, la société civile et les représentants de la communauté internationale et des pays voisins. Il joue un rôle de premier plan s’agissant de donner des conseils aux autorités afghanes sur le partenariat durable.

Pour en savoir plus

  • Mission Resolute Support

    Lancée le 1er janvier 2015, la mission Resolute Support mène principalement des activités de formation, de conseil et d'assistance au niveau des ministères chargés de la sécurité, au sein d'autres institutions nationales, ainsi qu'aux échelons supérieurs de l'armée et de la police. Elle travaille main dans la main avec différents éléments de l'armée de terre, de la police et des forces aériennes afghanes.

    Afghanistan: Resolute Support Mission

    La mission assume des fonctions de soutien dans divers domaines, et notamment la planification opérationnelle, l'élaboration du budget, le processus de génération de force, la gestion et le développement du personnel, le maintien en puissance logistique et le contrôle civil, pour garantir que les forces et les institutions de défense et de sécurité nationales afghanes agissent dans le respect de l'état de droit et de la bonne gouvernance.

    En juin 2018, l’effectif de la RSM était de près de 16 000 personnes, mises à disposition par 39 pays de l'OTAN et pays partenaires et réparties entre un pôle principal (Kaboul/Bagram) et quatre pôles régionaux (Mazar-i-Charif (nord), Herat (ouest), Kandahar (sud) et Laghman (est)).

    Les forces afghanes font des progrès, travaillant avec professionnalisme et bravoure partout dans le pays, et continuent d’empêcher les insurgés de concrétiser leurs objectifs stratégiques. Elles développent leurs capacités de combat, notamment leurs forces d’opérations spéciales et leurs forces aériennes.

    (Pour en savoir plus sur Resolute Support)

  • Le soutien financier des forces de défense et de sécurité afghanes

    Au sommet du pays de Galles, en 2014, les dirigeants des pays de l’Alliance et leurs partenaires internationaux ont réaffirmé l'engagement qu'ils avaient pris au sommet de Chicago de jouer leur rôle dans le soutien financier des forces de défense et de sécurité nationales afghanes (ANDSF) après 2014. C'est à la communauté internationale dans son ensemble qu'il revient de contribuer au financement de cet effort.

    L'OTAN prend part à ce processus, en contribuant à l'élaboration de mécanismes de financement internationaux et de dispositions en matière de paiement basés sur les principes de la transparence, de la redevabilité et de l'efficacité financière pour tous les éléments concernés des ANDSF.

    À la date du 28 mai 2018, le total des contributions apportées au fonds d’affectation spéciale OTAN pour l’armée nationale afghane (ANA) dépasse 2,3 milliards de dollars. En outre, le gouvernement afghan lui-même devrait en principe fournir au moins 500 millions de dollars par an pour le soutien financier des ANDSF. (Pour en savoir plus sur le fonds d'affectation spéciale pour l'ANA)

    Le fonds d'affectation spéciale pour l'ANA est l’un des quatre mécanismes de financement permettant de fournir un soutien financier aux forces et institutions de sécurité afghanes, les trois autres étant le fonds d'affectation spéciale pour l'ordre public en Afghanistan (LOTFA), administré par le Programme des Nations Unies pour le développement, l'« Afghanistan Security Forces Fund » (ASFF) des États-Unis, et l’engagement du gouvernement afghan à fournir 500 millions de dollars par an, tout en s’employant à augmenter ce montant chaque année, jusqu’à ce qu’il soit en mesure d’assurer lui-même le soutien financier des forces. Le LOTFA sert à financer les traitements des fonctionnaires de la police et de la justice et à développer les capacités du ministère de l'Intérieur. L'ASFF, quant à lui, est régi par un arrangement bilatéral entre les États-Unis et l'Afghanistan, et il sert à couvrir les dépenses d’équipement et de fonctionnement des forces de sécurité afghanes.

    En décembre 2015, les Alliés et les partenaires ont entamé de nouveaux travaux avec la communauté internationale dans son ensemble pour assurer le soutien financier des ANDSF jusqu'à fin 2020. Les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’OTAN ont pris cet engagement au sommet de Varsovie, en juillet 2016. D’ici au sommet de Bruxelles, en juillet 2018, les Alliés et les partenaires auront l’occasion de réaffirmer leur engagement à continuer de contribuer au soutien financier des forces de sécurité afghanes au-delà de 2020.

  • Le partenariat durable entre l'OTAN et l'Afghanistan

    L’OTAN et l’Afghanistan ont signé une déclaration sur un partenariat durable au sommet de l’OTAN tenu à Lisbonne en 2010. Ce document fournit un cadre pour des consultations politiques et une coopération pratique à long terme dans des domaines d'intérêt particulier pour l'Afghanistan dans lesquels l'OTAN peut partager ses compétences.

    Le premier ensemble d'activités à mener dans le cadre du partenariat durable, approuvé par les ministres des Affaires étrangères en avril 2011, regroupe un certain nombre d'initiatives qui, avant, étaient menées séparément. Ce partenariat aidera à faire évoluer la mission de l'OTAN ainsi qu'à développer durablement les institutions afghanes.

    En mai 2015, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN ont entériné les directives et principes pour renforcement du partenariat durable. Elles prévoient une présence au sol continue du personnel civil et militaire après la fin de la mission Resolute Support actuellement en cours. À plus long terme, le partenariat durable est aussi censé assurer la transition vers un partenariat plus traditionnel entre l'OTAN et l'Afghanistan.

    La coopération dans ce cadre prend notamment les formes suivantes :

    • des activités de renforcement des capacités, comme celles du programme OTAN pour le développement de l'intégrité, qui contribue à fournir à l'Afghanistan des outils pratiques pour développer l'intégrité, la transparence et la redevabilité et réduire les risques de corruption dans les secteurs de la défense et de la sécurité ;
    • des programmes de formation militaire professionnelle, comme le programme de renforcement de la formation « défense » (DEEP) ;
    • une formation aux plans civils d'urgence et à la préparation aux catastrophes ;
    • une action de diplomatie publique visant à faire mieux comprendre l'OTAN et son rôle en Afghanistan.
  • La mission de la FIAS (2001-2014)

    Déployée en 2001 – initialement sous la direction de certains Alliés sur la base d'une rotation semestrielle – la FIAS a été chargée, à la demande du gouvernement afghan et sous mandat de l'ONU, d'aider le gouvernement afghan à maintenir la sécurité, dans un premier temps à Kaboul et dans les alentours exclusivement. L'OTAN ayant accepté de prendre le commandement de la force en août 2003, le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé l'extension progressive des opérations de la FIAS à l'ensemble du pays.

    La FIAS a été l'une des plus vastes coalitions de l'histoire et la mission la plus longue et la plus exigeante que l'OTAN ait jamais eu à mener. À son apogée, la force comptait plus de 130 000 hommes, provenant de 50 pays membres et partenaires de l'OTAN.

    Dans le cadre de l’action globale de la communauté internationale, la FIAS s'est employée à créer les conditions devant permettre au gouvernement afghan d'exercer son autorité dans tout le pays.

    Le développement de forces de sécurité nationales afghanes professionnelles, performantes et autonomes a été un élément fondamental des efforts déployés par la FIAS et l'objectif premier de la mission OTAN de formation en Afghanistan (NTM-A). Ces travaux ont été menés en étroite coopération avec la Mission de police de l'Union européenne en Afghanistan (EUPOL Afghanistan) et le ministère afghan de la Défense. La NTM-A, créée en 2009, a mis l’accent sur la formation des nouvelles recrues et sur la mise en place d’une capacité de formation institutionnelle au sein des forces de sécurité afghanes, tandis que le commandement interarmées de la FIAS se chargeait de prodiguer aux unités constituées les conseils et l’assistance nécessaires à leur perfectionnement.

    Ces efforts combinés ont contribué à la mise sur pied des forces de sécurité afghanes qui, parties de rien, comptent aujourd'hui quelque 352 000 soldats et policiers. Depuis sa création en 2002, l'armée nationale afghane (ANA) est progressivement passée d'une force axée sur l'infanterie à une armée à part entière disposant d’éléments de combat et de capacités facilitatrices – police militaire, renseignement, capacités d’ouverture d'itinéraires, appui tactique, services de santé, aviation, et logistique. Le rôle de la police nationale afghane (ANP) a évolué, passant petit à petit de la lutte contre l'insurrection à un rôle davantage civil, grâce au développement de capacités dans toute une série de domaines allant des enquêtes criminelles jusqu'au contrôle de la circulation. L'armée de l'air afghane a vu son effectif augmenter régulièrement, tant au niveau du personnel civil que des équipages aériens militaires et du personnel de maintenance et de soutien. La flotte des aéronefs à voilure fixe et à voilure tournante s'est aussi étoffée.

    Un processus graduel de transition vers la prise en charge par les Afghans de la pleine responsabilité de la sécurité – connu sous le nom d'Inteqal en dari et en pashto – a été lancé en 2011. Ce processus s'est achevé dans les délais prévus, en décembre 2014, lorsque la mission de la FIAS a pris fin et que les forces afghanes ont pris en charge l'entière responsabilité de la sécurité de leur pays.

    La FIAS a contribué à créer un environnement sûr, propice à une amélioration de la gouvernance et du développement socio-économique, conditions importantes pour une stabilité durable. L’Afghanistan a progressé plus que n'importe quel autre pays au niveau des soins de santé de base et du développement pendant les dix années de la mission de la FIAS. Le taux de mortalité maternelle a chuté et l'espérance de vie a augmenté. Une scène médiatique dynamique s’est développée. Des millions de personnes ont pu exercer leur droit de vote lors de cinq scrutins depuis 2004, et notamment lors des élections présidentielles et provinciales de 2014, qui ont abouti à la mise en place d'un gouvernement d'union nationale.

    (Pour en savoir plus sur la mission de la FIAS)

  • Une action collective de la communauté internationale

    Relever les défis de l'Afghanistan nécessite une approche globale incluant les acteurs civils et militaires et visant non seulement à assurer la sécurité, mais aussi à promouvoir la bonne gouvernance, l'état de droit et le développement à long terme. L'Alliance joue un rôle de soutien auprès du gouvernement afghan et travaille en étroite coordination avec d'autres partenaires internationaux, dont la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), la Banque mondiale, l'Union européenne et le secteur du développement.

    Depuis le début de sa participation aux efforts internationaux visant à sécuriser l'avenir de l'Afghanistan, l'Alliance collabore étroitement avec de nombreux pays non membres. Les pays contribuant à la FIAS incluaient des pays partenaires de régions très éloignées comme l'Australie et l'Amérique latine. Ils représentaient plus d'un quart des pays membres de l'ONU, preuve que la mission de la FIAS bénéficiait d'un large soutien international. L'Australie, la Géorgie et la Jordanie figuraient parmi les principaux contributeurs de troupes non OTAN.

    Les partenaires soutiennent aussi la nouvelle mission Resolute Support.

  • Les grandes étapes des relations

    SEPTEMBRE 2001 – JUILLET 2003

    LE 11-SEPTEMBRE ET LA CHUTE DU RÉGIME TALIBAN : LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE SE MOBILISE

    11 septembre 2001 : Quatre attaques terroristes coordonnées sont lancées contre plusieurs cibles aux États-Unis, entraînant la mort de près de 3 000 personnes.

    12 septembre 2001 : Les pays de l'OTAN et les pays partenaires condamnent ces attentats et offrent leur soutien aux États-Unis. Les Alliés décident d'invoquer l'article 5 du Traité de Washington – la clause de défense collective de l'Alliance – pour la première fois dans l'histoire de l'OTAN, s'il est établi que les attaques étaient dirigées depuis l'étranger contre les États-Unis.

    2 octobre 2001 : Informé par un haut responsable américain des résultats de l'enquête sur les attentats du 11-Septembre, le Conseil de l'Atlantique Nord décide que les attaques seront considérées comme relevant de l'article 5 du Traité de Washington.

    7 octobre 2001 : Suite au refus des talibans de leur livrer Oussama Ben Laden et de fermer les camps d'entraînement utilisés par les terroristes, les États-Unis lancent des frappes aériennes contre Al-Qaida et les talibans en Afghanistan avec le soutien de leurs alliés. Des forces terrestres sont déployées deux semaines plus tard, marquant le début de l'opération Enduring Freedom, soutenue par une coalition de pays alliés.

    13 novembre 2001 : Les talibans abandonnent Kaboul, qui est prise par les forces de l'Alliance du Nord – une coalition militaire de groupes ethniques opposés au régime des talibans.

    14 novembre 2001 : La résolution 1378 du Conseil de sécurité de l'ONU préconise que les Nations Unies jouent un rôle central dans la mise en place d'une administration de transition et invite les États membres à envoyer des soldats de la paix en Afghanistan.

    5 décembre 2001 : À une conférence organisée sous l'égide de l'ONU à Bonn, les représentants des factions afghanes nomment Hamid Karzaï chef d'un gouvernement intérimaire. Ils signent également l'Accord de Bonn, qui prévoit la mise en place d'une force internationale de maintien de la paix chargée d'assurer la sécurité en Afghanistan.

    20 décembre 2001 : La résolution 1386 du Conseil de sécurité de l'ONU autorise le déploiement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) à Kaboul et aux alentours afin d'aider à stabiliser l'Afghanistan et à créer les conditions d'une paix durable.

    22 décembre 2001 : À une cérémonie organisée à Kaboul, Hamid Karzaï prête serment en tant que chef du gouvernement intérimaire d'Afghanistan.

    Janvier 2002 : Le premier contingent des soldats de la paix de la FIAS arrive en Afghanistan et s'y déploie au titre du chapitre VII de la charte de l'ONU (Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression). Le Royaume-Uni assure la première rotation semestrielle du commandement de la FIAS ; 18 autres pays déploient des forces et des moyens.

    28 mars 2002 : La Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) est mise en place à la demande du gouvernement intérimaire d'Afghanistan afin d'aider ce dernier et le peuple afghan à jeter les bases d'une paix et d'un développement durables dans le pays.

    Juin 2002 : La Loya Jirga, une assemblée de chefs tribaux afghans, élit Hamid Karzaï chef d'État par intérim jusqu'aux élections prévues en 2004.

    20 juin 2002 : La Turquie assume la deuxième rotation du commandement de la FIAS, sur la base de la résolution 1413 du Conseil de sécurité de l'ONU.

    Novembre 2002 : Les forces armées des États-Unis commencent à établir des équipes de reconstruction provinciales (PRT) en Afghanistan – d'abord à Gardez, puis à Bamian, Kunduz, Mazar-i-Charif, Kandahar et Herat – chargées de coordonner le redressement du pays avec les agences de l'ONU et des organisations non gouvernementales. Certaines de ces PRT passeront plus tard sous le contrôle de pays membres de l'OTAN et de pays partenaires.

    21-22 novembre 2002 : Le sommet de Prague ouvre la voie à un élargissement de la présence de l'OTAN « hors zone ».

    10 février 2013 : L'Allemagne et les Pays-Bas assument ensemble la troisième rotation du commandement de la FIAS, sur la base de la résolution 1444 du Conseil de sécurité de l'ONU.

    AOÛT 2003 – PRINTEMPS 2006

    L'OTAN PREND LA DIRECTION DE LA FIAS ET ÉLARGIT SON CHAMP D'ACTION AU NORD ET À L'OUEST

    Août 2003 : L'OTAN prend la direction des opérations de la FIAS, qui est placée sous le commandement du général de corps d'armée Götz Gliemeroth (Allemagne).

    31 décembre 2003 : La FIAS, dirigée par l'OTAN, commence à élargir son champ d'action au nord en prenant le commandement de la PRT dirigée par l'Allemagne à Kunduz.

    4 janvier 2004 : Au terme de trois semaines de débats, la Loya Jirga adopte une nouvelle constitution.

    Janvier 2004 : L'ambassadeur Hikmet Çetin (Turquie) devient le premier haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan.

    Février 2004 : Le lieutenant-général Rick Hillier (Canada) prend le commandement de la FIAS.

    31 mars-1er avril 2004 : Une conférence des donateurs pour l'Afghanistan se tient à Berlin.

    28 juin 2004 : Au sommet d'Istanbul, l'OTAN annonce qu'elle va établir quatre autres PRT dans le nord du pays, à Mazar-i-Charif, Maimana, Faizabad et Baghlan.

    Mai-septembre 2004 : La FIAS élargit son champ d'action à l'ouest, en prenant d'abord le commandement de PRT dans les provinces d'Herat et de Farah, puis d'une base de soutien avancée (base logistique) à Herat, et ensuite de PRT à Chaghcharan, capitale de la province de Ghor, et à Qala-i-Naw, capitale de la province de Badghis. La FIAS, dirigée par l'OTAN, fournit désormais une aide en matière de sécurité sur la moitié du territoire afghan.

    Août 2004 : Le général Jean-Louis Py (France) prend le commandement de la FIAS.

    1er octobre 2004 : L'extension de la mission de la FIAS aux neuf provinces du nord de l'Afghanistan est achevée.

    9 octobre 2004 : Hamid Karzaï remporte l'élection présidentielle avec 50 % des suffrages.

    29 octobre 2004 : Dans un message vidéo, Oussama Ben Laden revendique les attentats du 11-Septembre et menace l'Occident de nouvelles attaques.

    Février 2005 : Le général Ethem Erdagi (Turquie) prend le commandement de la FIAS.

    Août 2005 : Le général Mauro del Vecchio (Italie) prend le commandement de la FIAS.

    Septembre 2005 : L'OTAN déploie, à titre temporaire, 2 000 hommes supplémentaires en Afghanistan, en vue d'apporter un soutien à l'occasion des élections provinciales et législatives.

    18 septembre 2005 : Des élections législatives ont lieu en Afghanistan. À la chambre basse du Parlement, 68 sièges sur 249 sont réservés à des femmes (23 sur 102 à la chambre haute).

    31 janvier 2006 : Le Pacte pour l'Afghanistan, un plan quinquennal de consolidation de la paix, est lancé lors d'une conférence organisée à Londres.

    Février 2006 : Les troupes de la FIAS se dotent de règles d'engagement plus robustes.

    Mai 2006 : Le général David Richards (Royaume-Uni) prend le commandement de la FIAS.

    8 juin 2006 : Réunis à Bruxelles, les ministres de la Défense des 37 pays de l'OTAN et pays partenaires contribuant à la FIAS confirment qu'ils sont prêts à étendre les opérations de la FIAS au sud de l'Afghanistan. Il s'agit de la toute première réunion ministérielle en configuration FIAS. Cette configuration sera ensuite utilisée régulièrement.

    JUILLET 2006 - AOÛT 2009

    D'UNE MISSION DE SOUTIEN DE LA PAIX À UNE OPÉRATION DE COMBAT : EXTENSION DE LA FIAS AU SUD ET À L'EST

    31 juillet 2006 : La FIAS, dirigée par l'OTAN, prend la relève du commandement de la région sud de l'Afghanistan, précédemment assuré par les forces de la coalition dirigée par les États­Unis, sa zone d'opérations couvrant alors six provinces supplémentaires – Daykondi, Helmand, Kandahar, Nimruz, Uruzgan et Zabul ; elle prend en même temps le commandement de quatre PRT supplémentaires. La FIAS commande donc, au total, 13 PRT dans le nord, l'ouest et le sud, couvrant ainsi environ les trois quarts du territoire de l'Afghanistan.

    24 août 2006 : L'ambassadeur Daan Everts (Pays-Bas) est nommé au poste de haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan.

    5 octobre 2006 : La FIAS met en œuvre la phase finale de son extension en assumant le commandement des forces militaires internationales jusqu'alors subordonnées à la coalition dirigée par les États-Unis. En outre, elle commence à déployer des équipes de formation et de mentorat auprès d'unités de l'armée nationale afghane à divers échelons de commandement.

    28-29 novembre 2006 : Au sommet de Riga, les dirigeants des pays de l'OTAN décident de lever certaines des réserves et restrictions imposées au niveau national concernant les modalités d'emploi, le calendrier et le lieu de stationnement de leurs forces.

    Février 2007 : Le général Dan K. McNeill (États-Unis) prend le commandement de la FIAS.

    3 avril 2008 : Au sommet de Bucarest, les pays contribuant à la FIAS présentent une vision stratégique pour l'Afghanistan fondée sur quatre principes : un engagement ferme et commun s'inscrivant dans la durée ; le soutien à une prise de responsabilités accrue par les Afghans et au renforcement de leur leadership ; une approche globale de la communauté internationale, conjuguant efforts civils et militaires ; ainsi qu'une coopération et un engagement accrus avec les pays voisins de l'Afghanistan, en particulier le Pakistan.

    Mai 2008 : L'ambassadeur Fernando Gentilini (Italie) devient haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan.

    12 juin 2008 : Une conférence des donateurs pour l'Afghanistan organisée à Paris permet de récolter pour 20 milliards de dollars au titre d'engagements, mais les diplomates critiquent sévèrement l'action du gouvernement afghan s'agissant de lutter contre la corruption et le trafic de drogue et de promouvoir la reconstruction.

    Juin 2008 : Le général David McKiernan (États-Unis) prend le commandement de la FIAS.

    Août 2008 : La responsabilité principale de la sécurité de la ville de Kaboul est transférée aux forces afghanes.

    Décembre 2008 : Le commandant de la FIAS, le général David McKiernan, donne pour instruction aux soldats (américains ou de la FIAS) de faire usage de la force proportionnellement à la menace et de manière à réduire au maximum le risque de victimes civiles.

    17 février 2009 : Le nouveau président américain, Barack Obama, annonce le déploiement de 17 000 hommes supplémentaires en Afghanistan au printemps et en été pour faire face à une recrudescence de l'activité des talibans et pour endiguer l'arrivée massive de combattants étrangers dans le sud de l'Afghanistan.

    27 mars 2009 : Le président Obama annonce une nouvelle stratégie pour l'Afghanistan et le Pakistan. Il décide aussi de déployer 4 000 soldats en Afghanistan qui seront chargés de la formation des forces de sécurité afghanes.

    3-4 avril 2009 : Au sommet de Strasbourg-Kehl, les dirigeants des pays de l'Alliance décident d'envoyer 5 000 hommes supplémentaires pour former les forces de sécurité afghanes et assurer la sécurité dans le cadre des élections présidentielles en août.

    Mai 2009 : Le représentant spécial de l'ONU en Afghanistan, M. Kai Eide, se dit gravement préoccupé par les rapports indiquant qu'une centaine de civils ont été tués lors de frappes aériennes contre des combattants talibans dans la province de Farah, dans l'ouest du pays, le 4 mai. Le président Karzaï exige l'arrêt des frappes aériennes.

    Juin 2009 : Le général Stanley A. McChrystal (États-Unis) prend le commandement de la FIAS, dirigée par l'OTAN, et des forces américaines en Afghanistan. Son arrivée marque le coup d'envoi d'une stratégie de contre-insurrection.

    Juin 2009 : Le général McChrystal annonce des restrictions concernant le recours aux frappes aériennes afin de réduire les pertes civiles.

    20 août 2009 : Des élections présidentielles ont lieu en Afghanistan mais sont mises à mal par de nombreuses attaques lancées par les talibans. Les résultats resteront en suspens quelques mois, le temps nécessaire au décompte des voix et aux devoirs d'enquête sur les cas de fraude signalés.

    SEPTEMBRE 2009 – FÉVRIER 2011

    LUTTE CONTRE L'INSURRECTION : PLUS D'HOMMES SUR LE TERRAIN

    20 septembre 2009 : Le rapport adressé par le général McChrystal au secrétaire américain à la Défense Robert Gates demandant plus de soldats pour l'Afghanistan est rendu public.

    2 novembre 2009 : Hamid Karzaï est déclaré vainqueur et est reconduit à la présidence de l'Afghanistan pour un nouveau mandat de cinq ans suite à l'annulation d'un second tour de scrutin après l'annonce de l'abandon de son adversaire, Abdullah.

    19 novembre 2009 : Le président Karzaï exprime l'ambition de voir les forces de sécurité afghanes prendre en charge la responsabilité principale de la sécurité dans tout l'Afghanistan pour fin 2014.

    21 novembre 2009 : Conformément aux décisions prises au sommet de Strasbourg-Kehl en avril 2009, la mission OTAN de formation en Afghanistan est officiellement activée. Elle a pour but de centraliser toutes les activités de formation des forces afghanes.

    Décembre 2009 : Suite à un réexamen de la campagne militaire, le président Obama décide d'envoyer des renforts et de déployer 30 000 hommes supplémentaires, tout en promettant de commencer à retirer les troupes américaines à partir de l'été 2011. Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN annoncent le déploiement de 7 000 soldats supplémentaires.

    28 janvier 2010 : À une conférence internationale organisée à Londres, des représentants de haut niveau de plus de 70 pays examinent des plans visant à transférer progressivement la responsabilité des opérations de sécurité aux forces de sécurité afghanes.

    28 janvier 2010 : L'ambassadeur Mark Sedwill (Royaume-Uni) prend ses fonctions en tant que haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan.

    23 juin 2010 : Le commandant de la FIAS, le général McChrystal, est relevé de ses fonctions suite à la polémique suscitée par la parution, dans le magazine Rolling Stone, d'un article dans lequel il aurait critiqué l'administration américaine. Il est remplacé par le général David H. Petraeus (États-Unis), qui poursuit la stratégie de contre-insurrection.

    20 juillet 2010 : La Commission conjointe Afghanistan-OTAN pour l'Inteqal est mise en place en tant que mécanisme servant à évaluer le niveau de préparation des districts et des provinces en vue du transfert de la responsabilité principale de la sécurité aux Afghans.

    20 juillet 2010 : Lors d'une conférence organisée à Kaboul par le gouvernement afghan et coprésidée par les Nations Unies, le gouvernement renouvelle son engagement envers le peuple afghan et présente son plan pour l'amélioration du développement, de la gouvernance et de la sécurité.

    Septembre 2010 : Les élections législatives ont lieu, mais sont malheureusement marquées par des violences, des fraudes et des retards dans l'annonce des résultats.

    19-20 novembre 2010 : Au sommet de Lisbonne, les dirigeants des pays de l'OTAN décident, de commun accord avec le gouvernement afghan, que la pleine responsabilité de la sécurité en Afghanistan sera transférée de la FIAS aux forces afghanes pour fin 2014. Il est prévu de transférer progressivement cette responsabilité aux Afghans à partir de 2011, en commençant par les régions relativement stables. L'OTAN et l'Afghanistan signent également une déclaration sur un partenariat durable, mettant en place un cadre pour un soutien politique et pratique à long terme, appelé à survivre à la mission de la FIAS.

    MARS 2011 - DÉCEMBRE 2014

    TRANSITION VERS LA PRISE EN CHARGE PAR LES AFGHANS DE LA RESPONSABILITÉ EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ

    22 mars 2011 : Le président Karzaï annonce le lancement du processus de transfert de la responsabilité en matière de sécurité dans un premier groupe de provinces et de districts afghans.

    Avril 2011 : L'ambassadeur Simon Gass (Royaume-Uni) devient haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan.

    1er mai 2011 : Ben Laden est abattu au Pakistan par les forces d'opérations spéciales des États­Unis.

    22 juin 2011 : Le président Obama annonce des plans pour le retrait de 10 000 soldats pour la fin de l'année et du reste des « renforts » (20 000 hommes) pour l'été 2012.

    Juillet 2011 : Le général John R. Allen (États-Unis) prend le commandement de la FIAS.

    26 novembre 2011 : Des responsables pakistanais affirment que des avions de l'OTAN ont tué au moins 25 soldats lors de frappes contre deux postes militaires à la frontière nord-ouest avec l'Afghanistan. L'OTAN lance une enquête, qui établira par la suite que cet incident est imputable à une mauvaise coordination et à des erreurs commises tant par les forces de l'OTAN que par les forces pakistanaises.

    27 novembre 2011 : Le deuxième groupe de provinces, districts et villes où la responsabilité de la sécurité sera transférée aux Afghans est annoncé.

    5 décembre 2011 : Une conférence internationale se tient à Bonn sur le thème de la coopération avec l'Afghanistan après le départ de la FIAS fin 2014. Le président afghan s'engage à renforcer la lutte contre la corruption en échange du maintien de l'aide internationale au développement. Le Pakistan boycotte la conférence pour protester contre les frappes aériennes mortelles de l'OTAN en novembre.

    25 février 2012 : Un homme armé tue deux officiers militaires américains de haut rang dans les bâtiments du ministère afghan de l'Intérieur. Les talibans revendiquent cette attaque. Le général John Allen, commandant des forces de l'OTAN et des États-Unis, rappelle temporairement tout le personnel OTAN en poste dans les ministères afghans afin d'assurer sa protection.

    1er avril 2012 : Le Centre régional de formation de la police de Mazar-i-Charif est transféré aux Afghans. Il deviendra plus tard le site d'entraînement de la police d'ordre public afghane.

    13 mai 2012 : Le président Karzaï annonce le troisième groupe de régions où la transition en matière de sécurité va s'opérer – plus de 75 pour cent de la population afghane sont couverts.

    21 mai 2012 : Au sommet de Chicago, les dirigeants des 28 pays de l'OTAN et des 22 pays partenaires de coalition au sein de la FIAS prennent un engagement clair à long terme vis­à­vis de l'Afghanistan en annonçant qu'ils continueront de soutenir les forces de sécurité afghanes après la fin de la mission de la FIAS en 2014 en leur dispensant formation, conseil et assistance. Des engagements d'un montant de plus de 4 milliards de dollars sont pris en faveur du soutien des forces afghanes.

    8 juillet 2012 : À la conférence des donateurs pour l'Afghanistan organisée à Tokyo, la communauté internationale s'engage à allouer 16 milliards de dollars pour l'aide au développement jusqu'en 2015, après le départ de la FIAS. Mais la pression est mise sur le gouvernement pour l'amener à organiser des élections inclusives, transparentes et crédibles ; lutter contre la corruption et améliorer la gouvernance ; respecter la Constitution, en particulier les droits de l'homme ; et faire régner l'état de droit

    16 juillet 2012 : Le commandement des opérations spéciales de l'armée nationale afghane est mis en place.

    Août 2012 : Les cours d'anglais au Centre de formation militaire de Kaboul sont entièrement assurés par des instructeurs afghans.

    Octobre 2012 : L'ambassadeur Maurits R. Jochems (Pays-Bas) devient haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan.

    31 décembre 2012 : Le quatrième groupe de provinces, villes et districts afghans où la transition en matière de sécurité va s'opérer est annoncé. Vingt-trois provinces sur 34 sont désormais totalement entrées dans le processus de transition, et 87 pour cent de la population vit dans des zones où les ANSF assument la responsabilité principale de la sécurité.

    1er février 2013 : Le commandement des forces terrestres afghanes est mis en place afin de superviser toutes les opérations en Afghanistan.

    Février 2013 : Le général Joseph F. Dunford (États-Unis) prend le commandement de la FIAS.

    1er avril 2013 : L'Université nationale de défense d'Afghanistan est créée ; elle assurera la formation des futurs officiers de l'armée nationale afghane.

    18 juin 2013 : Le président Karzaï annonce le lancement de la cinquième et dernière tranche du processus de transition. Les 11 dernières provinces entrent ainsi dans le processus de transition, et les forces afghanes sont désormais responsables de la sécurité dans l'ensemble du pays.

    24 novembre 2013 : La Loya Jirga se prononce en faveur d'un accord de sécurité bilatéral avec les États-Unis et invite le président Hamid Karzaï à le signer immédiatement. Cet accord régit la présence des troupes américaines en Afghanistan après 2014 et est nécessaire pour permettre à des milliers de soldats américains de rester en Afghanistan après le départ de la FIAS.

    5 avril 2014 : Des millions d'hommes et de femmes se rendent aux urnes pour le premier tour des élections présidentielles.

    14 juin 2014 : Un second tour a lieu et oppose Ashraf Ghani et Abdullah.

    26 août 2014 : Le général John F. Campbell (armée des États-Unis) prend ses fonctions en tant que commandant de la FIAS (une fois les opérations de la FIAS achevées, en décembre 2014, il devient le premier commandant de Resolute Support, la mission de suivi).

    Septembre 2014 : Au sommet de l'OTAN au pays de Galles, les dirigeants des pays contribuant à la FIAS soulignent leur engagement à continuer d'apporter un soutien à l'Afghanistan après 2014.

    29 septembre 2014 : Au terme de mois de négociations sur les résultats contestés des élections, M. Ashraf Ghani prête serment en tant que président de l'Afghanistan lors d'une cérémonie organisée à Kaboul, tandis que l'autre candidat à la présidence, Abdullah, est nommé chef de l'exécutif au sein du gouvernement d'union nationale.

    30 septembre 2014 : Une convention sur le statut des forces entre l'OTAN et l'Afghanistan est signée à Kaboul. Ratifiée par le Parlement afghan, elle constitue le cadre juridique d'une nouvelle mission non combattante dirigée par l'OTAN (la mission « Resolute Support »), dont le but sera de dispenser formation, conseil et assistance aux forces et aux institutions de sécurité afghanes à partir de janvier 2015.

    12 décembre 2014 : Le Conseil de sécurité de l'ONU adopte à l'unanimité la résolution 2189 et salue la mise en place de la mission Resolute Support.

    28 décembre 2014 : Une cérémonie est organisée à Kaboul pour marquer officiellement la fin de la mission de la FIAS en Afghanistan, mettant un terme à un processus de transition de trois ans dans le cadre duquel la responsabilité de la sécurité a été progressivement transférée aux Afghans. Les forces de sécurité afghanes assument désormais l'entière responsabilité de la sécurité.

    JANVIER 2015 –

    FORMATION, CONSEIL ET ASSISTANCE POUR LES INSTITUTIONS DE SÉCURITÉ AFGHANES

    1er janvier 2015 : La mission Resolute Support (RSM) est lancée afin d'offrir formation, conseil et assistance aux forces de défense et de sécurité nationales afghanes (ANDSF).

    Janvier 2015 : L'ambassadeur Ismail Aramaz, (Turquie) devient haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan.

    22 avril 2015 : Lors d'une visite de trois jours en Afghanistan, la représentante spéciale du secrétaire général de l'OTAN pour les femmes, la paix et la sécurité, Mme Marriët Schuurman, rencontre le haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan et le commandant de la RSM ainsi que la première dame, Mme Rula Ghani, qui milite activement en faveur des droits des femmes et de l'égalité des genres en Afghanistan.

    13 mai 2015 : Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN décident que l'Alliance maintiendra une présence sous direction civile en Afghanistan après la fin de la RSM pour continuer de dispenser conseils et formation aux institutions de sécurité afghanes afin de les aider à devenir autonomes.

    25 juin 2015 : Les ministres de la Défense des pays de l'OTAN et leurs homologues des pays partenaires d'opération de la RSM examinent la situation sécuritaire et font le bilan des six premiers mois de la mission de formation avec le ministre afghan de la Défense par intérim, M. Massoum Stanekzaï. Tout en précisant que « cela a été une période difficile », le secrétaire général de l'OTAN, M. Jens Stoltenberg, souligne que les forces afghanes « ont fait face à la situation avec efficacité.

    15 octobre 2015 : Le secrétaire général de l'OTAN se félicite de la déclaration du président Obama, qui a annoncé que les États-Unis maintiendraient le niveau actuel de leurs forces en Afghanistan en 2016 et qu'ils conserveraient une présence importante sur place au­delà de 2016.

    1er décembre 2015 : Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN et des pays partenaires d'opération de la RSM approuvent un plan pour le maintien de la mission de formation en Afghanistan en 2016 et commencent à voir comment garantir le financement des forces et institutions de sécurité afghanes jusqu'à fin 2020.

    2 mars 2016 : Le général John « Mick » Nicholson prend ses fonctions en tant que commandant de la RSM.

    Mai 2016 : Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN décident que la présence de la RSM sera maintenue au-delà de 2016.

    9 juillet 2016 : Au sommet de l'OTAN à Varsovie, les dirigeants des pays de l'Alliance et leurs homologues des pays partenaires de la RSM reconnaissent que les institutions et les forces de sécurité afghanes continuent de se développer et de progresser, mais que des difficultés et des lacunes capacitaires persistent et qu'un soutien international reste nécessaire. Ils réaffirment leur engagement mutuel &a