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Adoption d'objectifs à court et à long terme pour les forces de l'OTAN et d'une formule de partage des dépenses d'infrastructure pour une période de trois ans - Corrélation des programmes de production - Echange de vues sur les problèmes politiques -
Le Conseil de l'Atlantique Nord, qui a réuni à Paris en session ministérielle, sous la présidence de Lord Ismay, les Ministres des Affaires Etrangères, de la Défense, de l'Economie et des Finances des pays signataires du Traité, a terminé ses travaux aujourd'hui.
Le Conseil a fixé d'un commun accord les programmes d'action de l'OTAN à court et à long terme. Un programme militaire ferme a été établi pour 1953 et un programme provisoire pour 1954. En sus de l'appoint que représentent les contributions de la Grèce et de la Turquie, le volume des forces affectées aux Commandants Suprêmes de l'OTAN sera sensiblement accru et leur efficacité nettement améliorée. L'instruction est en amélioration constante à tous les échelons ; depuis un an, différentes manœuvres de grande envergure ont notablement amélioré le degré de coopération des forces des pays membres ; les unités sont mieux équipées et l'organisation des forces de soutien est en progrès. Les autorités militaires de l'OTAN estiment que l'influence combinée de ces divers facteurs et la réalisation des programmes de 1953 augmenteront de façon substantielle la puissance défensive de l'OTAN en 1953.
Un accord a été réalisé, non seulement sur le financement commun de la deuxième partie (environ 67 milliards de francs français) de la Quatrième Tranche du Programme d'Infrastructure (le financement de la première partie de cette Tranche, d'un montant d'environ 80 milliards de francs français, ayant déjà été approuvé lors de la session ministérielle de décembre), mais aussi sur une formule de partage des dépenses s'appliquant aux programmes que les Commandants Suprêmes présenteront au cours de la période de trois années commençant en 1954 et dont le montant total sera d'environ 250 milliards de francs français, sous réserve de l'approbation des Parlements. Ces programmes comprendront des travaux très divers : aérodromes, télécommunications, bases navales et équipement portuaire, pipelines, installations de radar. Les autorités militaires de l'OTAN disposent maintenant pour plus de trois années d'un cadre financier dans lequel elles pourront inscrire leurs travaux. De plus, un système amélioré a été mis au point pour assurer un contrôle efficace de l'emploi des crédits de l'infrastructure commune.
Le Conseil a accordé la plus grande attention aux divers facteurs économiques et financiers qui affectent l'effort de défense. Il a reconnu que le sain développement des économies nationales et l'accroissement des forces militaires devaient aller de pair. Dans certains domaines, l'établissement de programmes collectifs à long terme de production militaire a paru la solution la moins coûteuse et la plus efficace.
C'est dans cet esprit que les gouvernements des pays membres et le Secrétariat International ont mis au point une méthode pour préparer des programmes de production coordonnés. Son objet est, d'une part, de permettre que la production de défense des pays européens dans le cadre de leurs budgets nationaux s'effectue de la façon la plus économique et, d'autre part, de rendre plus efficace la production de défense européenne. La participation des Etats-Unis par le moyen de crédit "offshore", s'ajoute aux contributions des pays européens et joue un rôle très important dans ces réalisations. Le programme supplémentaire de production d'avions de combat, récemment annoncé, est un premier résultat important ; il facilitera l'expansion des industries aéronautiques de cinq pays européens tout en renforçant le potentiel de défense aérienne de l'Alliance. D'autres programmes sont envisagés. L'OTAN étudie également le moyen de développer en Europe la production de pièces de rechange permettant d'assurer l'entretien du matériel militaire d'origine américaine et canadienne.
Dans son rapport d'activité au Conseil, le Secrétaire Général a fait ressortir l'étroite collaboration des organismes civils et militaires de l'OTAN et décrit le travail du Secrétariat International. Il a souligné combien il était important de développer dans l'opinion une compréhension meilleure des buts et des réalisations de l'OTAN ; c'est une question à laquelle les gouvernements devraient accorder une attention constante. Le rapport fait état de l'avancement des études techniques, nombreuses et variées, entreprises par les comités du Conseil dans un grand nombre de domaines différents tels que la protection civile et d'autres aspects de l'organisation civile en temps de guerre.
Au cours d'un échange de vues sur ce rapport, le Conseil a réaffirmé l'intérêt qu'il attache aux progrès de la coopération des pays de l'OTAN dans les domaines économique, social et culturel. Il a pris note avec satisfaction de l'initiative, récemment annoncée, du Président des Etats-Unis, destinée à faciliter la solution des problèmes que pose l'excès de population dans certains pays.
Comme à ses précédentes sessions, le Conseil a procédé à un échange de vues sur les problèmes politiques d'intérêt commun. L'examen de la situation internationale a révélé son complet accord, notamment en ce qui concerne l'analyse des récentes initiatives soviétiques. Dans la mesure où les événements prouveront que ces initiatives constituent des efforts authentiques pour atténuer la tension internationale, elles seront bienvenues des gouvernements membres, qui ont toujours recherché toutes les possibilités de promouvoir la paix mondiale.
Néanmoins, le Conseil a constaté que rien encore n'était venu atténuer en fait la menace fondamentale qui pèse sur la sécurité des peuples libres. La permanence de cette menace trouve son expression la plus frappante dans les forces militaires considérables et constamment renforcées qu'entretiennent les pays dont la politique est à l'origine de la présente tension et qui ne cessent de soutenir des guerres d'agression dans plusieurs régions du monde. L'exemple le plus récent est l'extension des hostilités au Laos qui a accru la charge de la France dans la lutte contre l'agression. Ce grave événement a vivement préoccupé les autres gouvernements membres.
Le Conseil a donc réaffirmé sa résolution de poursuivre une politique de défense collective qui s'est révélée pleinement justifiée. Cette politique est responsable, dans une large mesure, de la confiance croissante du monde libre en son avenir. Le Conseil a estimé que cette politique, maintenue avec fermeté et patience, avait toutes les chances de créer les conditions dans lesquelles les nombreux problèmes internationaux existants pourront être équitablement résolus.
Le Conseil a estimé qu'il était essentiel que les gouvernements membres continuent de développer la Communauté Atlantique libre. Elle devrait comprendre une Communauté Européenne de Défense établie aussitôt que possible dans une Europe toujours plus étroitement unie.
Le Conseil a renouvelé son voeu fondamental : construire la paix. Il a exprimé le vif espoir qu'un jour une plus grande part des ressources des pays membres pourrait être consacrée à la reconstruction et au développement économique, sur le plan national et international. Convaincus que leur plus grande force réside dans leur unité, les gouvernements de l'Alliance sont résolus à élargir leur coopération dans tous les domaines, politique, économique et social, aussi bien que militaire, et à faire ainsi de la Communauté Atlantique une réalité durable.