Initiative pour l'interopérabilité avec les partenaires

  • Mis à jour le: 01 Jul. 2016 14:35

L'initiative pour l'interopérabilité avec les partenaires (PII) a été lancée au sommet du pays de Galles, en 2014, pour que les relations étroites entre les forces de l'OTAN et celles des pays partenaires établies au cours des années d'opérations puissent être maintenues et approfondies. Les pays partenaires pourront ainsi contribuer à la gestion de crises futures, notamment dans le cadre d'opérations dirigées par l'OTAN, et le cas échéant à la Force de réaction de l'OTAN.

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Points principaux

  • Les pays partenaires contribuent à des missions et à des opérations dirigées par l'OTAN, ainsi qu'à des exercices, souvent de manière substantielle.
  • Les forces des pays partenaires doivent être interopérables, c. à d. être capables d'opérer conjointement avec les forces de l'OTAN en suivant les normes, règles et procédures OTAN et en utilisant des équipements similaires.
  • Au sommet du pays de Galles, en 2014, l'OTAN a lancé l'initiative pour l'interopérabilité avec les partenaires (PII) dans le but de maintenir et de renforcer l'interopérabilité qui s'est développée avec les partenaires pendant les missions et opérations dirigées par l'OTAN au cours des dernières décennies.
  • La PII a mis en évidence l'importance de l'interopérabilité pour tous les partenariats de l'Alliance et proposé de nouveaux moyens de resserrer la coopération avec les partenaires qui souhaitaient accroître leur interopérabilité avec l'OTAN.
  • Dans le cadre de la PII, l'OTAN a offert de « nouvelles opportunités » ciblées de renforcement de la coopération à cinq pays partenaires : l'Australie, la Finlande, la Géorgie, la Jordanie et la Suède.
  • L'initiative inclut une « plateforme d'interopérabilité » (IP) permettant à un plus grand nombre de partenaires de coopérer plus étroitement avec l'OTAN sur des questions d'interopérabilité – à l'heure actuelle, un groupe de 25 partenaires, prêts et déterminés à renforcer leur interopérabilité dans la perspective de crises futures, participent aux réunions d'un certain nombre de comités et d'organismes OTAN en configuration IP.
  • Gros plan sur l'interopérabilité

    Les pays partenaires peuvent contribuer aux missions et opérations dirigées par l'OTAN – dans le cadre du soutien de la paix, en assurant la formation de forces de sécurité dans les Balkans occidentaux et en Afghanistan ou dans le cadre de la surveillance maritime, en Méditerranée ou au large de la Corne de l'Afrique. Ils peuvent également prendre part à des exercices OTAN. Pour que ces contributions soient efficaces, il faut qu'il y ait interopérabilité entre les partenaires et l'OTAN.

    L'interopérabilité est l'aptitude à opérer ensemble en utilisant des normes, doctrines, procédures et équipements communs. Cela est essentiel pour les activités d'une alliance de pays ayant des forces de défense nationales, et cela est également important pour opérer conjointement avec des partenaires désireux d'aider l'OTAN à atteindre ses objectifs tactiques, opératifs et stratégiques. La coopération au quotidien à l'OTAN – notamment avec les partenaires – porte essentiellement sur la réalisation de cette interopérabilité.

    L'initiative pour l'interopérabilité avec les partenaires (PII)

    En 2014, les dirigeants des pays de l'Alliance ont répondu à la nécessité de maintenir et d'améliorer l'interopérabilité qui s'est développée avec les partenaires au cours des années d'opérations (notamment en Afghanistan and dans les Balkans occidentaux), reconnaissant qu'il était important de préserver l'interopérabilité avec les partenaires pour gérer les crises futures. L'OTAN a ainsi lancé l'initiative pour l'interopérabilité avec les partenaires (PII), dont les objectifs sont les suivants :

    • réaffirmer l'importance de renforcer l'interopérabilité avec et pour tous les partenaires et de veiller à ce que tous les programmes partenariaux d'interopérabilité existants soient pleinement exploités ;
    • renforcer le soutien apporté aux partenaires qui souhaitent maintenir et améliorer leur interopérabilité, notamment au travers d'une coopération et d'un dialogue approfondis ;
    • offrir aux partenaires davantage de possibilités de coopération lorsqu'il s'agit de fournir à l'Alliance des contributions soutenues et substantielles en forces, en capacités, ou autres ;
    • souligner que l'interopérabilité doit également être une priorité dans le cadre des relations de l'OTAN avec les autres organisations internationales intervenant dans la gestion de crises internationales.
  • Une coopération plus ciblée : les partenaires « nouvelles opportunités »

    L'initiative PII part du principe qu'une interopérabilité forte renforce et resserre les liens entre l'OTAN et les partenaires. À mesure que les contributions des pays partenaires aux missions et opérations de l'OTAN, ainsi qu'aux pools de forces gagnent en ambition et en complexité, il serait utile de développer une relation plus ciblée visant à pérenniser ces contributions sur la base de nouvelles opportunités de coopération spécifiques, notamment :

    • des consultations politiques régulières sur des questions de sécurité, qui pourraient inclure le niveau ministériel ;
    • un accès élargi aux programmes et exercices d'interopérabilité ;
    • le partage d'informations, notamment sur les enseignements tirés ;
    • une plus grande implication de ces partenaires, en période de crise et dans la préparation d'opérations.

    Peu après le sommet du pays de Galles, en 2014, cinq pays partenaires se sont vu offrir ces nouvelles opportunités : l'Australie, la Finlande, la Géorgie, la Jordanie et la Suède. Depuis lors, chaque partenaire « nouvelles opportunités » a mis en œuvre ce programme de coopération avec l'OTAN de manière ciblée dans des domaines intéressant à la fois l'Organisation et le pays partenaire concerné.

  • Une configuration permanente pour la coopération sur les questions d'interopérabilité : la plateforme d'interopérabilité

    L'interopérabilité au service de la coopération militaire actuelle et future face aux défis de sécurité est un volet essentiel des activités courantes de l'OTAN, notamment de nombreux comités, groupes de travail et groupes d'experts. La PII part du principe que les partenaires doivent travailler aujourd'hui avec l'OTAN sur les questions d'interopérabilité – et être associés aux débats sur ces questions – si l'on veut qu'ils soient demain interopérables avec l'Organisation pour gérer des crises à ses côtés.

    C'est pour cette raison que la PII prévoit une configuration permanente pour la coopération OTAN‑partenaire sur l'interopérabilité et les questions associées : la plateforme d'interopérabilité (IP). Cette configuration va au‑delà des cadres géographiques traditionnels de coopération et rassemble tous les pays partenaires ayant contribué à des opérations de l'OTAN ou ayant pris des mesures concrètes pour accroître leur interopérabilité avec l'Organisation. La participation à ces programmes et activités évolue, de sorte que le Conseil de l'Atlantique Nord, organe suprême de décision politique de l'Alliance, revoit la liste des participants chaque année. En 2016, vingt‑cinq pays partenaires sont membres de la plateforme d'interopérabilité.

    Dans cette configuration, Alliés et partenaires étudient les projets et les questions ayant trait à l'interopérabilité dans le cadre de la gestion de crises futures, par exemple les systèmes de commandement et de contrôle, la formation et à l'entraînement, les exercices ou la logistique.

    Vu la diversité et la complexité des travaux à mener dans le domaine de l'interopérabilité, tout comité ou organisme OTAN peut se réunir en configuration IP, à différents niveaux. La formule a été inaugurée par les ministres de la Défense réunis en configuration IP au sommet du pays de Galles. Et depuis lors, un certain nombre de réunions dans cette configuration ont été organisées au siège de l'OTAN, notamment au niveau du Conseil de l'Atlantique Nord, du Comité militaire, du Comité des partenariats et de la sécurité coopérative, du Comité des orientations opérationnelles, ainsi qu'au niveau de groupes techniques comme la Conférence des directeurs nationaux des armements, le Bureau des C3 (consultation, commandement et contrôle), le Comité des plans d'urgence dans le domaine civil, etc. Au sommet de Varsovie, en juillet 2016, les ministres de la Défense des pays IP se réuniront avec leurs homologues des pays de l'OTAN pour examiner le chemin parcouru depuis le pays de Galles.

    En 2016, 25 partenaires participent à la plateforme d'interopérabilité :

    Arménie, Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bosnie‑Herzégovine, Finlande, Géorgie, Irlande, Japon, Jordanie, Kazakhstan, République de Corée, République de Moldova, Mongolie, Monténégro, Maroc, Nouvelle‑Zélande, Serbie, Suède, Suisse, la République de Macédoine du Nord, Tunisie, Ukraine et Émirats arabes unis.