Sommets

  • Mis à jour le: 02 May. 2019 16:15

Les sommets de l’OTAN permettent aux chefs d'État et de gouvernement des pays membres d’évaluer périodiquement les activités menées par l’Alliance et de donner des orientations stratégiques pour les activités futures.

Points principaux

  • Les sommets se tiennent souvent à des moments clés de l’évolution de l’Alliance. Il ne s’agit pas de réunions régulières, mais plutôt d’étapes importantes du processus décisionnel de l’Alliance.
  • Les sommets permettent, par exemple, d’introduire de nouvelles politiques, d’inviter de nouveaux pays à adhérer à l’Alliance, de lancer de grandes initiatives et de renforcer les partenariats.
  • Il s’agit de réunions du Conseil de l’Atlantique Nord au niveau le plus élevé possible, c’est‑à‑dire au niveau des chefs d’État et de gouvernement.
  • Depuis 1949, l’OTAN a organisé 28 sommets. Le dernier a eu lieu à Bruxelles (Belgique) les 11 et 12  juillet 2018.
  • Les sommets se tiennent toujours dans un pays membre de l’OTAN et ils sont présidés par le secrétaire général de l’Organisation.

Pour en savoir plus

  • Ordres du jour des sommets

    Les sommets de l’OTAN sont des réunions du Conseil de l’Atlantique Nord – principal organe décisionnel de l’Alliance – à son niveau le plus élevé, c’est‑à‑dire au niveau des chefs d’État et de gouvernement.

    En raison de l’importance politique des réunions au sommet, les points inscrits à l’ordre du jour traitent généralement de questions ayant une importance politique ou stratégique globale. Ces points peuvent porter sur le fonctionnement interne de l’Alliance, ainsi que sur les relations entre l’OTAN et des partenaires extérieurs.

    Décisions majeures

    Nombre de sommets de l’OTAN peuvent être considérés comme des étapes marquantes dans l’évolution de l’Alliance. Par exemple, lors du premier sommet de l’après‑Guerre froide, qui s’est tenu à Londres en 1990, des propositions visant à développer les relations avec les pays d’Europe centrale et orientale ont été présentées. Un an plus tard, à Rome, les chefs d’État et de gouvernement ont publié – pour la première fois dans un document public – un nouveau Concept stratégique, qui reflétait le nouvel environnement de sécurité. Lors de ce même sommet, l’OTAN a créé le Conseil de coopération nord‑atlantique, un forum qui rassemblait officiellement les pays de l’OTAN et les pays partenaires d’Europe, d’Asie centrale et du Caucase.

    Lors des sommets de Madrid et de Paris en 1997, trois premiers pays de l’ancien Pacte de Varsovie – la Hongrie, la Pologne et la République tchèque – ont été invités à adhérer à l’OTAN et des partenariats ont été établis avec la Russie et avec l'Ukraine. Au sommet de Prague en 2002, les pays membres se sont résolument engagés à améliorer les capacités de l’OTAN et ils ont transformé la structure de commandement militaire de l’Alliance.

    Il ne s’agit là que de quelques‑unes des nombreuses décisions qui ont été prises au fil des décennies (on trouvera ci-après un résumé complet de tous les sommets de l’OTAN à la rubrique « Précédents sommets »).

    Mise en œuvre des décisions prises lors des sommets

    En général, les décisions prises à un sommet sont publiées dans des déclarations et des communiqués, qui sont des documents publics expliquant les décisions de l’Alliance et réaffirmant le soutien des Alliés à tel ou tel aspect des politiques de l'OTAN.

    Les décisions sont ensuite transposées en mesures par les acteurs concernés en fonction de leur domaine de compétence et de responsabilité, c’est‑à‑dire par les comités subordonnés au Conseil et la structure de commandement de l’OTAN, qui couvrent l'ensemble des fonctions et des activités de l’Organisation.

  • Date et lieu

    Date

    Les sommets sont organisés sur approbation du Conseil au niveau des représentants permanents (les ambassadeurs) ou des ministres des Affaires étrangères et des ministres de la Défense. Ils sont généralement organisés sur une base ad hoc, en fonction de l’évolution de la situation politique et de sécurité.

    Pendant quarante ans, depuis la création de l’OTAN jusqu’à la fin de la Guerre froide, il y a eu dix réunions au sommet. La fréquence de ces réunions s’est considérablement accrue depuis 1990, le but étant de faire face aux changements induits par les nouveaux défis de sécurité. Au total, 27 réunions au sommet ont eu lieu depuis 1949.

    Lieu

    Les sommets de l’OTAN ont lieu dans un des pays membres, y compris en Belgique au siège de l’OTAN. Des pays membres proposent d’accueillir une réunion au sommet et le Conseil décide du lieu de la réunion après avoir examiné toutes les offres.

    Ces dernières années, le choix du lieu a souvent eu une portée symbolique. Le sommet de 1999, par exemple, a été tenu à Washington, en commémoration du 50e anniversaire de la signature du Traité de l’Atlantique Nord dans cette même ville. Istanbul ­– où s’est tenue la réunion au sommet de 2004 – relie l’Europe à l’Asie, et c’est là qu’a été lancée l’Initiative de coopération d’Istanbul, qui vise à développer les liens entre l’OTAN et le Moyen‑Orient élargi.

  • Précédents sommets

    Les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’OTAN se sont réunis pour la première fois lors de la cérémonie de signature du Traité de l’Atlantique Nord, le 4 avril 1949, mais ce n’était pas un sommet à proprement parler. Le premier sommet s’est tenu à Paris huit ans plus tard, en 1957, et les sommets ultérieurs ont eu lieu à des moments clés de l’histoire de l’Alliance.

    Paris, 16-19 décembre 1957

    Réaffirmation des objectifs principaux et de l’unité de l’Alliance atlantique ; amélioration de la coordination et de l’organisation des forces de l’OTAN, ainsi que des dispositions relatives aux consultations politiques ; reconnaissance de la nécessité d’établir des liens économiques plus étroits et de coopérer dans l’esprit de l’article 2 du Traité, qui est conçu pour éliminer toute opposition dans les politiques économiques internationales et pour encourager la collaboration économique. (Rapport du Comité des Trois sur la coopération non militaire, dit « Rapport des Trois Sages »).

    Bruxelles, 26 juin 1974

    Signature de la Déclaration sur les relations atlantiques, approuvée le 19 juin à Ottawa, par les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN, confirmant l’engagement des Alliés en faveur des buts et des idéaux fixés par le Traité, à l’occasion du 25e anniversaire de sa signature ; consultations sur les relations Est‑Ouest en préparation aux pourparlers du sommet États‑Unis‑URSS sur la limitation des armes nucléaires stratégiques.

    Bruxelles, 29-30 mai 1975

    Affirmation de l’importance fondamentale de l’Alliance et de la cohésion des Alliés face aux pressions économiques internationales découlant de la crise pétrolière de 1974 ; soutien affirmé à la conclusion positive des négociations dans le cadre de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) (qui auront pour résultat la signature, en 1975, de l’Acte final d’Helsinki).

    Londres, 10-11 mai 1977

    Lancement d’une étude sur les tendances à long terme des relations Est‑Ouest et d’un programme de défense à long terme visant à améliorer les moyens de défense des pays membres de l’OTAN.

    Washington, 30-31 mai 1978

    Examen des résultats provisoires des initiatives à long terme prises au sommet de Londres de 1977 ; confirmation de la validité des objectifs complémentaires de l’Alliance visant à maintenir la sécurité tout en recherchant la détente Est‑Ouest ; approbation d’un objectif de 3 % de croissance des dépenses de défense.

    Bonn, 10 juin 1982

    Adhésion de l’Espagne ; adoption de la Déclaration de Bonn définissant un programme en six points pour la paix dans la liberté ; publication d’une déclaration sur les politiques et les objectifs de l’Alliance concernant la maîtrise des armements et le désarmement, et d’une déclaration sur la défense intégrée de l’OTAN.

    Bruxelles, 21 novembre 1985

    Réunion extraordinaire du Conseil de l'Atlantique Nord consacrée à des consultations avec le président Reagan au sujet de l'issue positive du sommet États‑Unis‑URSS tenu à Genève sur la maîtrise des armements et d’autres domaines de coopération.

    Bruxelles, 2-3 mars 1988

    Réaffirmation des buts et des principes de l’Alliance (référence au rapport Harmel sur les futures tâches de l’Alliance, publié en 1967) et de ses objectifs pour les relations Est‑Ouest ; adoption d’un plan directeur visant à renforcer la stabilité sur tout le territoire européen, grâce à l'ouverture de négociations sur la maîtrise des armements conventionnels.

    Bruxelles, 29-30 mai 1989

    Déclaration commémorant le 40e anniversaire de l’Alliance et énonçant les politiques et les objectifs de sécurité de l’Alliance pour les années 1990, le but étant de maintenir la défense de l’Alliance, de prendre de nouvelles initiatives de maîtrise des armements, de renforcer la consultation politique, d’améliorer la coopération Est‑Ouest et de relever les défis mondiaux ; adoption d’un concept global de maîtrise des armements et de désarmement.

    Bruxelles, 4 décembre 1989

    Dans le contexte des changements fondamentaux qui se produisent en Europe centrale et orientale et dans la perspective de la fin de la division de l’Europe, le président américain, M. Bush, consulte les dirigeants de l’Alliance à la suite de sa réunion au sommet avec le président Gorbatchev à Malte. Pendant que se déroule le sommet de l’OTAN, les dirigeants des pays du Pacte de Varsovie dénoncent l’invasion de la Tchécoslovaquie de 1968 et rejettent la « doctrine Brejnev » de souveraineté limitée.

    Londres, 5-6 juillet 1990

    Publication de la Déclaration de Londres sur une Alliance de l'Atlantique Nord rénovée, exposant des propositions pour le développement de la coopération avec les pays d’Europe centrale et orientale portant sur un large éventail d’activités politiques et militaires, y compris l’établissement d’une liaison diplomatique régulière avec l’OTAN.

    Rome, 7-8 novembre 1991

    Publication de plusieurs documents essentiels : le nouveau Concept stratégique de l’Alliance, la Déclaration de Rome sur la paix et la coopération, des déclarations sur les changements survenus en Union soviétique et sur la situation en Yougoslavie.

    Bruxelles, 10-11 janvier 1994

    Lancement du Partenariat pour la paix (PPP) ; tous les pays partenaires du Conseil de coopération nord‑atlantique et tous les membres de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) sont invités à y participer ; publication du document-cadre du PPP ; entérinement du concept de groupes de forces interarmées multinationales (GFIM) et d’autres mesures visant à développer l’Identité européenne de sécurité et de défense (IESD) ; l’Alliance réaffirme qu'elle est prête à lancer des frappes aériennes à l’appui des objectifs de l’ONU en Bosnie‑Herzégovine.

    Paris, 27 mai 1997

    Signature de l'Acte fondateur sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et la Fédération de Russie, stipulant que l’OTAN et la Russie ne sont plus des adversaires et établissant le Conseil conjoint permanent OTAN‑Russie.

    Madrid, 8-9 juillet 1997

    La République tchèque, la Hongrie et la Pologne sont invitées à entamer des pourparlers d'adhésion ; réaffirmation de la politique de la porte ouverte suivie par l’OTAN ; reconnaissance de l’accomplissement et de l’engagement que représente l’Acte fondateur OTAN‑Russie ; signature de la Charte sur un partenariat spécifique entre l'OTAN et l'Ukraine ; première réunion au sommet du Conseil de partenariat euro‑atlantique (CPEA), qui remplace le Conseil de coopération nord‑atlantique ; un PPP renforcé ; actualisation du Concept stratégique de 1991 et adoption d’un nouveau dispositif de défense ; réforme de la structure de commandement militaire de l’OTAN ; déclaration spéciale sur la Bosnie‑Herzégovine.

    Washington, 23-24 avril 1999

    Commémoration du 50e anniversaire de l'OTAN ; les Alliés réitèrent leur détermination à mettre fin aux actes de répression du président Milosevic contre la population albanophone au Kosovo ; la République tchèque, la Hongrie et la Pologne participent à leur première réunion au sommet ; adoption du Plan d’action pour l’adhésion ; publication d’une version révisée du Concept stratégique ; renforcement de l’IESD au sein de l’OTAN ; lancement de l’Initiative sur les capacités de défense ; renforcement du PPP et du CPEA, ainsi que du Dialogue méditerranéen ; lancement de l’Initiative sur les armes de destruction massive (ADM).

    Rome, 28 mai 2002

    Les Alliés et la Fédération de Russie créent le Conseil OTAN‑Russie, au sein duquel ils se réunissent en tant que partenaires égaux, ce qui confère une qualité nouvelle aux relations OTAN‑Russie. Le Conseil OTAN‑Russie remplace le Conseil conjoint permanent OTAN‑Russie.

    Prague, 21-22 novembre 2002

    La Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie sont invitées à entamer des pourparlers d'adhésion ; adoption de mesures visant à améliorer les capacités militaires (engagement capacitaire de Prague, force de réaction de l’OTAN et rationalisation de la structure de commandement militaire) ; adoption d'un concept militaire de défense contre le terrorisme ; décision d'appuyer les pays membres de l'OTAN en Afghanistan ; entérinement d’un ensemble d’initiatives visant à l'établissement de nouvelles relations avec les partenaires.

    Istanbul, 28-29 juin 2004

    Sommet tenu à 26, avec sept nouveaux membres ; l'opération de l'OTAN en Afghanistan est étendue, avec la mise en place d'équipes de reconstruction provinciales dans l'ensemble du pays ; il est décidé d'aider le gouvernement intérimaire iraquien à former ses forces de sécurité ; le soutien nécessaire pour assurer la stabilité dans les Balkans est maintenu ; il est décidé de modifier les processus de planification de défense et de génération de force de l'OTAN, tout en renforçant les contributions destinées à la lutte contre le terrorisme, notamment pour ce qui est des aspects liés aux ADM ; la coopération avec les partenaires est renforcée et l'Initiative de coopération d'Istanbul est lancée à l’intention des pays de la région du Moyen‑Orient élargi.

    Bruxelles, 22 février 2005

    Les dirigeants réaffirment leur soutien à l'instauration de la stabilité dans les Balkans, en Afghanistan et en Iraq, et s'engagent à renforcer le partenariat entre l’OTAN et l’Union européenne.

    Riga, 28-29 novembre 2006

    Examen des progrès accomplis en Afghanistan suite à l'extension de la mission de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) à l'ensemble du pays, et appel à un engagement plus large de la communauté internationale ; l'Alliance confirme qu’elle est prête à jouer son rôle dans l'application des dispositions de sécurité d'un règlement sur le statut du Kosovo ; adoption de mesures visant à renforcer encore les capacités militaires de l'OTAN ; la Force de réaction de l'OTAN est déclarée opérationnelle ; publication de la Directive politique globale. Lancement d'initiatives visant à approfondir et à élargir les relations avec les partenaires ; la Bosnie‑Herzégovine, le Monténégro et la Serbie sont invités à adhérer au PPP.

    Bucarest, 2-4 avril 2008

    Les dirigeants des pays alliés examinent l’évolution des principaux engagements de l’OTAN : les opérations de l’OTAN (notamment en Afghanistan et au Kosovo), l’élargissement (l’Albanie et la Croatie ont été invitées à engager le processus d’accession et il est prévu que la République de Macédoine du Nord, qui s’appelait alors « l’ex‑République yougoslave de Macédoine », soit invitée à faire de même dès que les négociations sur la question de son nom auront abouti à la conclusion d’un accord), et la poursuite du développement de capacités militaires.

    Strasbourg-Kehl, 3-4 avril 2009

    À l’occasion de ce sommet, qui marque le 60e anniversaire de l’OTAN, les participants adoptent une Déclaration sur la sécurité de l’Alliance ; ils recommandent l’établissement d’un nouveau concept stratégique ainsi que le respect des principes fondamentaux et des valeurs communes, et ils soulignent la nécessité de poursuivre la transformation ; ils ont un débat approfondi sur l’Afghanistan ; ils accueillent deux nouveaux membres, l’Albanie et la Croatie, et réaffirment la politique de la porte ouverte de l’OTAN (ils lanceront une invitation à la Macédoine du Nord,  qui s’appelait alors « l’ex-République yougoslave de Macédoine ») ; ils saluent la décision de la France de participer pleinement aux structures de l’OTAN et les conséquences de cette décision sur les relations de l’Alliance avec l’Union européenne ; ils évoquent les relations entre l’OTAN et la Russie.

    Lisbonne, 19-20 novembre 2010

    Publication d'un nouveau concept stratégique ; transition vers la prise en charge totale par les Afghans de leur sécurité à partir de 2011 ; accord portant sur un partenariat à long terme entre l'Alliance et l'Afghanistan ; décision de développer un système OTAN de défense antimissile pour protéger non seulement les troupes déployées, mais aussi les populations et le territoire des pays européens, la Russie ayant été invitée à coopérer dans le cadre d'un « nouveau départ » des relations avec l'OTAN ; adoption d'une approche globale de la gestion des crises, y compris renforcement du rôle de l'Alliance en matière de stabilisation et de reconstruction, et accent mis davantage sur la formation et la constitution des forces locales ; poursuite du soutien aux efforts de maîtrise des armements, de désarmement et de non‑prolifération, et maintien d'une combinaison appropriée de forces nucléaires et de forces conventionnelles ; adoption du paquet de Lisbonne ; accord sur l'élaboration d'une politique de cyberdéfense et d'un plan d'action ; réforme de la structure de commandement militaire et des agences de l'OTAN ; nouvel élan donné aux relations avec les partenaires et à la politique de partenariat de l'OTAN.

    Chicago, 20-21 mai 2012

    Les dirigeants des pays de l’OTAN présentent une stratégie visant à parachever le transfert de la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes avant la fin 2014 et s’engagent à accomplir après 2014 une mission qui consistera à former, à conseiller et à aider les forces afghanes. Les débats sur l’Afghanistan réunissent à Chicago plus de 60 pays et organisations. La revue de la posture de dissuasion et de défense est approuvée, et un paquet défense ainsi que de nouvelles lignes directrices sur la lutte contre le terrorisme sont adoptés. Une capacité intérimaire de défense antimissile balistique est déclarée, et des initiatives sont prises dans d’autres domaines capacitaires clés (renseignement, surveillance et reconnaissance, police du ciel). L’engagement est pris de poursuivre la sécurité coopérative et d’interagir avec les partenaires mondiaux, ainsi qu’avec les pays qui aspirent à devenir membres de l’Alliance.

    Newport, 4-5 septembre 2014

    Confirmation de l’attachement au lien transatlantique et à une capacité de défense robuste ; engagement à ne plus réduire les dépenses de défense et adoption d’un plan d’action « réactivité », notamment d’une Force opérationnelle à très haut niveau de préparation ; renforcement du soutien apporté à l’Ukraine suite à la crise avec la Russie ; nouvelle condamnation de « l’annexion » illégale et illégitime de la Crimée par la Russie et de la déstabilisation de l’est de l’Ukraine ; développement des relations avec les partenaires au travers de l’initiative pour l’interopérabilité avec les partenaires et de l’initiative de renforcement des capacités de défense et des capacités de sécurité s’y rapportant ; réaffirmation de l’engagement de l’OTAN envers l’Afghanistan au travers de la mission Resolute Support, contributions financières aux forces de sécurité nationales afghanes, et partenariat durable entre l’OTAN et l’Afghanistan ; hommage aux forces armées alors que l’OTAN célèbre son 65e anniversaire et deux décennies d’opérations terrestres, maritimes et aériennes.

    Varsovie, 8-9 juillet 2016

    Deux axes principaux : renforcement de la posture de dissuasion et de défense de l'OTAN et projection de la stabilité au-delà des frontières de l'OTAN ; adoption de mesures telles que le déploiement de quatre bataillons multinationaux en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne en 2017 et le développement d'une présence avancée adaptée  dans la partie sud-est du territoire de l'Alliance ; déclaration de la capacité opérationnelle initiale du système de défense antimissile balistique de l’OTAN ; engagement à renforcer les moyens de cyberdéfense nationaux et reconnaissance du cyberespace en tant que nouveau domaine d'opérations, comme les domaines terrestre, aérien et maritime ; engagement à soutenir les partenaires, en particulier en matière de formation et de développement des capacités ; décision d'utiliser les AWACS en service jusqu'en 2035 et d'y recourir pour fournir des informations à la coalition mondiale contre l'EIIL ; décision de transformer l'opération OTAN Active Endeavour de lutte contre le terrorisme en une opération plus large de sûreté maritime : décision de prolonger la mission Resolute Support en Afghanistan après 2016 et de financer les forces afghanes jusqu'en 2020 ; approbation de l'ensemble complet de mesures d'assistance en faveur de l'Ukraine ; signature d'une déclaration commune par le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et les présidents du Conseil européen et de la Commission européenne.

  • Organisation des sommets

    Les réunions au sommet de l’OTAN sont centrées sur les activités du Conseil de l’Atlantique Nord. Elles sont présidées, comme toutes les réunions du Conseil, par le secrétaire général, qui joue un rôle important de coordination afin d’aider les membres à parvenir à un consensus sur les questions à l’examen.

    Comme pour les réunions qui se déroulent au niveau des représentants permanents et des ministres, les travaux du Conseil sont préparés par des comités subordonnés chargés de domaines spécifiques de la politique de l’Alliance. Le Comité des adjoints, qui est composé des représentants permanents adjoints, est chargé de rédiger les déclarations et les communiqués après les réunions des chefs d’État et de gouvernement, ainsi que celles des ministres des Affaires étrangères et des ministres de la Défense.

    D'autres aspects des travaux d'ordre politique peuvent être pris en charge par le Comité politique ainsi que par le Comité des partenariats et de la sécurité coopérative. En fonction du thème qui sera abordé, le comité de haut niveau compétent en la matière dirige la préparation des réunions du Conseil et assure le suivi de ses décisions.

    Le Conseil est soutenu dans ses travaux par le secrétaire du Conseil, qui est aussi le directeur des équipes spéciales pour les réunions ministérielles et pour les sommets. Le secrétaire du Conseil veille à ce que les tâches confiées par le Conseil soient exécutées et à ce que les décisions de ce dernier soient consignées et diffusées. Une petite structure – le Secrétariat du Conseil – s’occupe des aspects bureaucratiques et logistiques des travaux du Conseil, tandis que les divisions concernées du Secrétariat international appuient les travaux des comités subordonnés au Conseil.

  • Participation

    En règle générale, seuls les pays membres de l'OTAN participent aux sommets. Il arrive toutefois que les pays alliés décident d’organiser des réunions dans d’autres configurations. Il peut s’agir, par exemple, de réunions des ministres de la Défense ou des Affaires étrangères, de réunions des chefs d’État et de gouvernement des pays membres du CPEA, de réunions du Conseil OTAN‑Russie, de la Commission OTAN‑Ukraine ou de la Commission OTAN‑Géorgie. Il peut aussi s'agir de réunir des responsables de pays fournissant des troupes aux opérations dirigées par l’OTAN, comme ce fut le cas au sommet de Lisbonne en 2010 pour les pays ayant contribué à la FIAS, ou des hauts représentants d'organisations internationales telles que l’ONU, l’Union européenne ou la Banque mondiale.

  1. La Turquie reconnaît la République de Macédoine sous son nom constitutionnel.