• Mis à jour le: 27 Jun. 2018 09:49

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Depuis le début des actions agressives de la Russie à l'encontre de l'Ukraine, les dirigeants russes accusent l'OTAN de menaces et d'actions hostiles. Cette page vise à rétablir les faits.




Les 5 principaux mythes

Premier mythe : l'OTAN accuse la Russie de violer le traité FNI pour justifier de nouveaux déploiements

Dans les faits : l’objectif est clairement de détourner l’attention de la responsabilité de la Russie quant à l’extinction du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire. La Russie continue de mettre au point et de déployer un missile à portée intermédiaire, le 9M729 ou SSC-8. Ces missiles sont mobiles et difficiles à détecter. Ils peuvent atteindre des villes européennes avec un délai d’alerte très court, ils peuvent transporter des charges conventionnelles ou nucléaires, et ils abaissent le seuil d'utilisation des armes nucléaires.

Les États-Unis et d’autres Alliés s’emploient depuis plusieurs années à dialoguer avec la Russie au sujet de ce système de missile. Malheureusement, Moscou n’a montré aucune volonté de se conformer à ses obligations internationales et n’a pris aucune mesure en ce sens, ce qui a entraîné l’extinction du traité FNI, le 2 août 2019.
L’OTAN répondra d’une manière mesurée et responsable aux risques importants liés au missile russe SSC-8. Les Alliés restent fermement attachés au maintien d'un système international efficace de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération. Nous ne voulons pas d’une nouvelle course aux armements, et nous n’avons aucune intention de déployer en Europe de nouveaux missiles nucléaires basés au sol.


Deuxième mythe : les exercices de l'OTAN menacent la sécurité de la Russie


Dans les faits : l'OTAN est une alliance défensive, qui a pour mission de protéger ses pays membres. Nos exercices ne sont pas dirigés contre la Russie – ni contre aucun autre pays.

Les exercices militaires de l'OTAN sont annoncés bien à l'avance, et ils se déroulent en présence d'observateurs internationaux. Par exemple, Trident Juncture 2018, le plus grand exercice de l’OTAN depuis des décennies, a été annoncé en 2013 et a fait l’objet d’un exposé préalable au cours d’une réunion du Conseil OTAN-Russie.

La Russie, comme tous les États membres de l'OSCE, a été invitée à envoyer des observateurs à l’exercice Trident Juncture, conformément au Document de Vienne relatif à la transparence sur le plan militaire. Les observateurs ont assisté à des exposés sur l’exercice, et ils ont eu la possibilité de s’entretenir avec les soldats et de faire un survol de la zone où se déroulait l’activité militaire.

L'OTAN soutient résolument les efforts visant à renforcer la confiance et la transparence au sujet des activités et exercices militaires. Notre programme d’exercices militaires est disponible en ligne et accessible à tous.


Troisième mythe : les pays de l'OTAN dépensent trop pour la défense

Dans les faits : nous évoluons aujourd'hui dans un environnement de sécurité qui n’a plus été aussi imprévisible depuis de nombreuses années et qui est notamment marqué par l’attitude plus assertive de la Russie, les cybermenaces et les menaces hybrides, l’instabilité prévalant au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et la persistance de la menace terroriste. Pour tous les pays de l'OTAN, il est entendu que, dans un monde imprévisible, nous devons investir dans notre sécurité.

Face à l’évolution de l’environnement de sécurité, les Alliés se sont engagés en 2014 à cesser de réduire leurs budgets de défense, à accroître leurs dépenses de défense et à augmenter leurs investissements dans ce domaine pour les porter à 2% de leur PIB en l'espace d'une décennie. Depuis lors, nous avons connu cinq années consécutives de croissance des dépenses de défense en Europe et au Canada. L’objectif est que nous disposions des capacités nécessaires pour protéger nos populations contre toute menace, d’où qu’elle vienne.


Quatrième mythe : les troupes de l'OTAN représentent un danger

Dans les faits : les troupes de l’OTAN sont bien entraînées, disciplinées et professionnelles. Nous attendons d’elles qu’elles respectent les normes de conduite les plus rigoureuses pendant leurs déploiements, qu’elles soient en service ou non. Nos forces ont l’obligation de rendre compte et respectent l’état de droit.

Les forces de l'OTAN déployées dans la partie orientale du territoire de l’Alliance le sont à la demande des pays hôtes, et elles bénéficient d'un large soutien de l’opinion publique. Selon un récent sondage Gallup, la majorité des habitants des pays de l'Alliance situés dans la région de la Baltique associent l'OTAN à la protection de leur pays.


Cinquième mythe : une paranoïa anti-russe a gagné les pays de l'Alliance

Dans les faits : il est important de rappeler pourquoi l’OTAN a suspendu sa coopération pratique avec la Russie, en 2014. Nous avons pris cette décision à la suite des actions menées contre l’Ukraine par la Russie, dont son annexion, illégale et illégitime, de la Crimée.

La Russie a montré qu'elle était prête à faire usage de la force militaire contre ses voisins. Des troupes russes sont stationnées en Ukraine, en Géorgie et en République de Moldova, contre la volonté des gouvernements de ces pays. Depuis quelques années, la Russie a un comportement dangereux, qui se traduit notamment par des cyberattaques, des campagnes de désinformation et des tentatives d’ingérence dans nos processus démocratiques. Elle a par ailleurs refusé de faire preuve de transparence au sujet de ses exercices militaires.

L’OTAN suit une double approche à l'égard de la Russie : une dissuasion et une défense solides, conjuguées à un dialogue substantiel. Nous ne voulons pas d’une nouvelle Guerre froide, ni d’une nouvelle course aux armements. Néanmoins, pour que nos relations s’améliorent, Moscou doit respecter ses obligations internationales. Nous continuons d'aspirer à une relation constructive avec la Russie, lorsque les actions de cette dernière le permettront.