• Mis à jour le: 20 Oct. 2017 15:42

10 choses à savoir à propos de l'OTAN

  1. Défense collective. L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), fondée en 1949 et composée de 29 pays d'Europe et d'Amérique du Nord, a été créée pour protéger la population et le territoire de ses pays membres. Elle est basée sur le principe de la « défense collective », ce qui signifie que si l'un des pays de l'OTAN est attaqué, alors tous les pays de l'OTAN sont attaqués. Ainsi, lorsque des terroristes ont attaqué les ÉtatsUnis le 11 septembre 2001, tous les Alliés ont été solidaires de l'Amérique comme s'ils avaient été attaqués eux aussi. Depuis 2014, l'OTAN procède au plus important renforcement de sa défense collective depuis la Guerre froide. Par exemple, nous avons déployé quatre groupements tactiques multinationaux, en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne. Ce déploiement vise non pas à provoquer un conflit, mais à l'éviter.

  2. Gestion des crises dans le monde. Promouvoir la stabilité dans notre voisinage et protéger nos populations dans nos pays suppose parfois d'agir plus loin de nos frontières. Dans les années 1990, l'OTAN a arrêté l'effusion de sang en Bosnie et au Kosovo. Depuis 2003, l'OTAN contribue à faire en sorte que l'Afghanistan ne soit plus un sanctuaire pour les groupes terroristes internationaux. Elle contribue aussi à prévenir la piraterie au large de la corne de l'Afrique et, depuis 2016, elle aide à faire face à la crise des réfugiés et des migrants en Europe.

  3. Lutte contre le terrorisme. L'OTAN joue un rôle important dans la lutte contre le terrorisme, affectant plus de 13 000 soldats à l'entraînement des forces locales en Afghanistan. L'OTAN est également membre à part entière de la coalition mondiale contre l'EIIL, et, avec ses avions de surveillance AWACS, elle continue d'apporter un soutien à la coalition. L'OTAN entraîne également les forces iraquiennes afin qu'elles combattent plus efficacement l'EIIL, et notre nouvelle division Renseignement nous aide à anticiper les menaces et à y répondre. À Naples, l'OTAN a mis en place un « pôle pour le Sud » pour aider les Alliés à faire face à la menace du terrorisme.

  4. Collaboration avec nos partenaires. Parce que les menaces comme le terrorisme, la piraterie et la cyberguerre ne connaissent pas de frontières, l'OTAN est résolue à coopérer avec ses partenaires mondiaux. C'est pourquoi nous collaborons avec plus de 40 pays partenaires dans le monde, ainsi qu'avec des organisations internationales comme l'ONU, l'Union européenne, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l'Union africaine pour faire progresser la stabilité et la sécurité.

  5. Troupes et matériel. Lorsque l'Alliance accomplit une mission, les différents Alliés mettent à sa disposition des troupes et du matériel, qui sont placés sous un commandement OTAN unifié. On parle alors de « forces de l'OTAN ». Le seul matériel militaire que l'OTAN possède en propre est une flotte d'avions de surveillance AWACS (système aéroporté de détection et de contrôle). L'OTAN développe également une capacité de drones de surveillance Global Hawk.

  6. Structure de commandement de l'OTAN. Avec autant de pays oeuvrant de concert, il est vital d'avoir une chaîne de commandement claire. Des membres du personnel militaire et civil de tous les pays membres travaillent ensemble quotidiennement au sein de la « structure de commandement » de l'OTAN. Celleci comprend des deux commandements stratégiques du plus haut niveau : le Commandement allié Opérations, basé à Mons (Belgique), et le Commandement allié Transformation, basé à Norfolk (ÉtatsUnis).

  7. Financement de l'OTAN. Chaque pays membre de l'OTAN contribue aux coûts de fonctionnement de l'Alliance. La contribution la plus importante des Alliés, et de loin, est constituée par leur participation aux missions et aux opérations dirigées par l'OTAN. Par exemple, un pays fournira des avions de combat, tandis qu'un autre fournit des navires, du matériel ou des troupes. Les Alliés financent aussi directement l'OTAN pour couvrir les frais liés au personnel et aux installations de l'OTAN, à sa structure de commandement et aux matériels possédés en commun, comme ses AWACS.

  8. Dépenses de défense. Au sommet du pays de Galles, en 2014, les pays de l'OTAN se sont engagés à investir plus et mieux dans la défense – à cesser les diminutions, à se rapprocher, d'ici à 2024, des 2 % du PIB qu'il est recommandé de consacrer aux dépenses de défense, et d'affecter 20% de ces dépenses à des équipements majeurs. Nous sommes en bonne voie. En 2015, il y a eu une augmentation, en termes réels, des dépenses de défense dans les pays européens et au Canada. En 2016, cette tendance s'est poursuivie, et, pour l'année 2017, nous anticipons une hausse en termes réels encore plus forte (4,3%). Concrètement, ces trois dernières années, les Alliés européens et le Canada ont augmenté leurs dépenses de défense de près de 46 milliards de dollars des ÉtatsUnis.

  9. Politique de la porte ouverte. La politique de la porte ouverte est un principe fondateur de l'OTAN en vertu duquel tout pays de la zone euroatlantique est libre d'adhérer à l'OTAN s'il est prêt à satisfaire aux normes et aux obligations liées au statut de membre, s'il contribue à la sécurité de l'Alliance et s'il partage les valeurs de l'OTAN que sont la démocratie, les réformes et l'état de droit. Depuis 1949, le nombre de pays membres de l'OTAN est passé de 12 à 29. Au cours de l'année, nous avons accueilli le Monténégro, qui est ainsi devenu le 29e membre de l'Alliance.

  10. Cyberdéfense. Les cyberattaques devenant de plus en plus fréquentes, sophistiquées et destructrices, la cyberdéfense est à présent une priorité majeure pour l'OTAN. En fait, celleci accorde désormais au cyberespace le statut de domaine d'opérations, au même titre que les domaines aérien, terrestre et maritime. L'OTAN aide ses pays membres à renforcer leur cyberdéfense en partageant les informations sur les menaces, en investissant dans la formation et l'entraînement, et en organisant des exercices. Elle dispose également d'experts en cyberdéfense, qui peuvent aller prêter mainforte aux Alliés victimes d'une attaque.