NATO - North Atlantic Treaty Organisation

Opérations et missions de l’OTAN

English/Anglais AR2010-5003-17 February 2, 2010 KANDAHAR CITY, AFGHANISTAN  Corporal Adam Naslund watches his arcs as other members of the patrol stop to speak with locals.  Members of Stab A from the Kandahar Provincial Reconstruction Team (KPRT) conduct a foot patrol in District 9 of Kandahar City on 2 February 2010.  Joint Task Force Afghanistan (JTF-Afg) is the Canadian Forces (CF) contribution to the international effort in Afghanistan. Its operations focus on working with Afghan authorities to improve security, governance and economic development in Afghanistan. JTF-Afg comprises more than 2,750 CF members.  Photo credit: Master Corporal Matthew McGregor, Image Tech, JTFK Afghanistan, Roto 8  Français/French AR2010-5003-17 Le 2 février 2010  KANDAHAR CITY, AFGHANISTAN  Le Caporal Adam Naslund vérifie ses arcs de tir pendant que des membres de la patrouille s’arrêtent pour parler avec les habitants du coin.  Les membres du « Stab A » de l’Équipe provinciale de reconstruction de Kandahar (ÉPRK) font une patrouille à pied dans le district No 9 de Kandahar City le 2 février 2010.  La Force opérationnelle interarmées Afghanistan (FOI-Afg) est la contribution des Forces canadiennes (FC) auprès de l’effort international en Afghanistan.  Les opérations canadiennes s’articulent autour du travail avec les autorités afghanes afin d’améliorer la sécurité, la gouvernance et le développement économique du pays. La FOI-Afg se compose de plus de 2 750 membres des FC  Photo : Caporal-chef Matthew McGregor, Tech Imagerie, FOIK, Afghanistan, Roto 8

L’OTAN est un acteur de premier plan sur la scène internationale et contribue activement à la paix et à la sécurité. Dans le cadre de ses opérations de gestion des crises, l’Alliance démontre à la fois sa volonté d’agir comme une force positive de changement et sa capacité de répondre aux défis de sécurité du XXIe siècle.

Depuis sa première grande opération de soutien de la paix dans les Balkans, au début des années 1990, l’OTAN n’a fait qu’accroître le rythme et la diversité de ses opérations. Elle s’est engagée dans des missions qui couvrent toute la gamme des opérations de gestion des crises, depuis les missions de combat et de maintien de la paix jusqu'à la surveillance et aux secours humanitaires, en passant par le soutien en matière de formation et de logistique. Aujourd’hui, 138 000 militaires participent à des missions de l’OTAN dans le monde et mènent avec succès de difficiles opérations terrestres, aériennes et navales dans tous les types d’environnement. Ces forces sont actuellement déployées en Afghanistan, au Kosovo, en Méditerranée, au large de la Corne de l'Afrique et en Somalie.

  • Opérations et missions en cours

    L'OTAN en Afghanistan

    L’Afghanistan constitue l'engagement opérationnel le plus important de l’Alliance à ce jour. Créée par une décision des Nations Unies en 2001, la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) est dirigée par l’OTAN depuis août 2003.

    La FIAS compte actuellement quelque 129 000 hommes de cinquante pays différents, déployés sur l’ensemble du territoire afghan. Sa mission consiste à aider le gouvernement central afghan à étendre son autorité dans l'ensemble du pays et à créer un environnement sûr qui doit favoriser le bon fonctionnement des institutions démocratiques et l’établissement d'un État de droit. Elle vise aussi à empêcher l’Afghanistan de redevenir un sanctuaire pour les terroristes.

    En sus de son rôle de reconstruction, assuré par l’intermédiaire de ses vingt‑huit équipes de reconstruction provinciales (PRT) réparties sur l’ensemble du territoire afghan, la FIAS s’occupe principalement de la constitution de forces de sécurité nationales afghanes (ANSF) professionnelles, pour permettre aux Afghans d’assumer la responsabilité de la sécurité de leur pays.

    D’ici à la fin 2013, le transfert de la responsabilité de la sécurité, que les soldats de la FIAS doivent progressivement céder à l’armée et aux forces de police afghanes, aura été mené à bien, et la mission de la FIAS se terminera. Pendant la période de transition, la FIAS passera de plus en plus à un rôle de formation et de conseil, mais elle continuera d’appuyer les opérations de combat aux côtés des forces afghanes, selon les besoins. Au‑delà de 2014, l’OTAN continuera de soutenir l’Afghanistan, comme elle s’y est engagée, en aidant au maintien en puissance des ANSF. Il s’agira notamment de former, de conseiller et d’aider les ANSF, ainsi que de contribuer à leur financement.

    L'OTAN au Kosovo

    Même si l’Afghanistan reste le principal théâtre d’opérations de l’OTAN, l’Alliance ne faillit pas à ses autres engagements, en particulier dans les Balkans. À ce jour, environ 5 500 soldats alliés opèrent dans les Balkans dans le cadre de la Force pour le Kosovo (KFOR).

    Entrées pour la première fois au Kosovo en juin 1999 pour mettre fin à la violence généralisée et à la catastrophe humanitaire, les troupes de la KFOR continuent de maintenir une présence forte sur tout le territoire afin de préserver la paix imposée par l’OTAN il y a une dizaine d'années.

    À la suite de la déclaration d’indépendance du Kosovo en février 2008, l’OTAN a décidé de maintenir sa présence sur la base de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU. En juin 2008, l’Alliance a décidé de superviser la dissolution du Corps de protection du Kosovo et de contribuer à la constitution d'une force de sécurité multiethnique et professionnelle.

    Surveillance de la Méditerranée

    Les opérations de l’OTAN ne se limitent pas uniquement aux zones de conflit. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, l’OTAN a immédiatement commencé à prendre des mesures visant à élargir les options disponibles pour lutter contre la menace du terrorisme international. Avec le lancement de l’opération de surveillance maritime Active Endeavour en octobre 2001, l’OTAN a ajouté une nouvelle dimension à la lutte internationale contre le terrorisme.

    Conduite par les forces navales de l’OTAN, l’opération Active Endeavour est axée sur la détection et la dissuasion des activités terroristes en Méditerranée.

    Depuis avril 2003, l’OTAN visite systématiquement les navires suspects. Ces visites coopératives se déroulent avec l’accord du commandant de bord et de l’État du pavillon, et sont conformes au droit international.

    La présence renforcée de l’Alliance dans ces eaux et la sensation accrue de sécurité qu’elle induit profitent à l’ensemble de la navigation dans le détroit de Gibraltar. De manière plus générale, l’opération s’est révélée un outil efficace tant pour assurer la protection d'une région maritime stratégique que pour lutter contre le terrorisme en haute mer et en provenance de la haute mer. En outre, l’expérience acquise et les partenariats développés dans le cadre de l'opération Active Endeavour ont permis à l'OTAN de renforcer considérablement ses capacités concernant cet aspect de plus en plus essentiel des opérations.

    Lutte contre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique

    L’opération Ocean Shield, qui s'inscrit dans le prolongement des précédentes missions de lutte contre la piraterie menées par l'OTAN (opérations Allied Provider et Allied Protector, voir ci-après), est axée sur la lutte contre la piraterie en mer au large de la Corne de l'Afrique. Approuvée le 17 août 2009 par le Conseil de l’Atlantique Nord, cette opération contribue aux efforts internationaux de lutte contre la piraterie menés dans la région. Elle offre également aux États de la région qui le demandent une aide leur permettant de développer leur propre capacité de lutte contre les actes de piraterie.

    Soutien à l’Union africaine

    Bien au-delà des limites de la région euro-atlantique, l’Alliance continue de soutenir l’Union africaine (UA) dans ses missions de maintien de la paix sur le continent africain.

    Depuis juin 2007, l’OTAN appuie la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en fournissant un soutien en matière de transport aérien aux troupes de maintien de la paix de l’UA. À la suite de nouvelles demandes de l’UA, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé, à plusieurs reprises, de prolonger le soutien de l’OTAN par tranches de six mois. L’OTAN continue également de collaborer avec l’Union africaine afin de définir d’autres domaines dans lesquels l’Alliance pourrait appuyer la Force africaine en attente.

  • Opérations et missions terminées

    L’OTAN en Bosnie-Herzégovine

    Avec la désintégration de la Yougoslavie, un violent conflit a éclaté en Bosnie‑Herzégovine en avril 1992. L’Alliance a réagi dès l’été 1992, en faisant respecter l’embargo sur les armes décrété par l’ONU dans la région de la mer Adriatique (en coopération avec l’UEO depuis 1993), ainsi que la zone d’exclusion aérienne établie par le Conseil de sécurité de l’ONU. C’est dans le cadre de la surveillance de la zone d’exclusion aérienne que l’OTAN a lancé les premières opérations de combat de son histoire, abattant quatre chasseurs-bombardiers bosno-serbes qui effectuaient une mission de bombardement le 28 février 1994.

    Au mois d’août 1995, pour mettre fin à la violence provoquée par les Serbes en Bosnie‑Herzégovine, les troupes de maintien de la paix de l’ONU ont demandé que des frappes aériennes soient menées par l’OTAN. L’opération Deadeye a débuté le 30 août contre les forces aériennes des Serbes de Bosnie, mais ces derniers ne se sont pas pliés pour autant aux exigences de retrait formulées par les Nations Unies. Aussi l’OTAN a‑t‑elle lancé l’opération Deliberate Force, qui ciblait les installations de commandement et de contrôle et les dépôts de munitions des Serbes de Bosnie. Cette campagne aérienne de l’Alliance a été essentielle pour amener les Serbes à s’asseoir à la table des négociations et pour mettre un terme à la guerre en Bosnie.

    Après la signature de l’accord de paix de Dayton en décembre 1995, l’OTAN a immédiatement déployé une Force de mise en œuvre (IFOR) de quelque 60 000 hommes, sous mandat des Nations Unies. Cette opération (Joint Endeavour) a été suivie, en décembre 1996, par le déploiement d'une Force de stabilisation (SFOR) de 32 000 hommes.

    Compte tenu de l’amélioration de la situation de sécurité, l’OTAN a mis fin à son opération de soutien de la paix en décembre 2004, et l'Union européenne a déployé une nouvelle force, baptisée opération Althea. L'Alliance conserve un quartier général militaire dans le pays pour effectuer un certain nombre de tâches spécifiques, qui consistent en particulier à aider les autorités du pays à réformer leurs structures de défense.

    L’OTAN dans l’ex-République yougoslave de Macédoine¹

    Répondant à une demande du gouvernement macédonien visant à atténuer les tensions interethniques grandissantes, l’OTAN a mené successivement trois opérations en Macédoine entre août 2001 et mars 2003.

    La première, Essential Harvest, a permis de désarmer les groupes d’origine albanaise qui opéraient sur le territoire de la Macédoine.

    Ensuite, l’opération Amber Fox a permis d'assurer la protection des observateurs internationaux chargés de surveiller la mise en œuvre du plan de paix.

    Enfin, l’opération Allied Harmony, lancée en décembre 2002, consistait à fournir des éléments consultatifs chargés d'aider le gouvernement à assurer la stabilité sur l'ensemble du territoire macédonien.

    Ces opérations dans l’ex-République yougoslave de Macédoine* ont illustré la forte coopération qui existe entre l’OTAN, l’Union européenne et l'OSCE. L’OTAN reste déterminée à aider l’ex-République yougoslave de Macédoine* à intégrer les structures euro-atlantiques. À cette fin, le QG de l’OTAN à Skopje a été créé en avril 2002 pour donner des avis sur les aspects militaires de la réforme du secteur de la sécurité. Il fonctionne encore actuellement.

    Première opération OTAN de lutte contre le terrorisme

    Le 4 octobre 2001, après qu’il eut été établi que les attentats du 11 septembre à New York et à Washington D.C. avaient été dirigés depuis l’étranger, l’OTAN a approuvé un paquet de huit mesures à l’appui des États-Unis. À la demande de ces derniers, elle a mené sa toute première opération antiterroriste, Eagle Assist, de la mi-octobre 2001 à la mi‑mai 2002.

    Sept avions radar AWACS de l’OTAN ont ainsi aidé à patrouiller l’espace aérien américain ; au total, 830 membres d’équipage de 13 pays de l’OTAN ont effectué plus de 360 sorties. C’était la première fois que des moyens militaires de l’OTAN étaient déployés à l’appui d’une opération relevant de l’article 5.

    Deuxième guerre du Golfe

    Pendant la deuxième guerre du Golfe, l’OTAN a déployé des avions radar AWACS et des batteries d’artillerie antiaérienne afin d’améliorer la défense de la Turquie. Ce déploiement s’est fait dans le cadre de l’opération Display Deterrence, qui s’est déroulée du 20 février au 16 avril 2003. Les AWACS ont effectué cent missions, représentant 950 heures de vol au total.

    Protection d’événements publics

    En réponse à une demande du gouvernement grec, l’OTAN a apporté une aide à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques d’Athènes, en menant l’opération Distinguished Games du 18 juin au 29 septembre 2004. Elle a fourni un soutien dans le domaine du renseignement, et elle a mis à disposition des moyens de défense contre des attaques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN), ainsi que des avions radar AWACS. C’est la première opération dans le cadre de laquelle l’OTAN a fourni une aide à l’intérieur des frontières d’un pays membre sans que cela relève de l’article 4 ou de l’article 5.

    De même, l’OTAN a répondu à une demande d’aide émanant du gouvernement letton et visant à assurer la sécurité du sommet de Riga, en novembre 2006. L’OTAN a ainsi apporté une aide dans les domaines suivants : sécurité technique, capacités de réaction aux incidents CBRN, police des airs et de la mer, détection d’engins explosifs improvisés (EEI), systèmes de communications et d’information, et soutien à l’évacuation sanitaire.

    L'OTAN et l'Iraq

    L’OTAN a mené en Iraq, de 2004 à 2011, une opération de soutien relativement petite, mais importante, qui consistait à former, encadrer et aider les forces de sécurité iraquiennes. Au sommet d’Istanbul, en juin 2004, les Alliés ont surmonté leurs divergences et décidé de contribuer à l'effort international visant à aider l'Iraq à se doter de forces de sécurité efficaces et responsables. C’est ainsi qu’a été créée la Mission OTAN de formation en Iraq (NTM-I). La NTM-I a apporté un soutien dans différents contextes, s'agissant de la formation, des avis et du mentorat. Tous les pays membres de l'OTAN ont participé à l'effort de formation, à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Iraq, au moyen de contributions financières ou de dons d’équipements. Parallèlement, pour renforcer cette initiative, l’OTAN s’est aussi employée à définir avec le gouvernement iraquien un cadre de coopération structuré afin de développer ses relations à long terme avec l’Iraq.

    Cyclone Katrina

    Après que le cyclone Katrina a frappé le sud des États-Unis le 29 août 2005, faisant de nombreuses victimes et provoquant des dégâts et des inondations considérables, le gouvernement américain a demandé des vivres, du matériel médical et des approvisionnements logistiques, ainsi qu’une aide pour le transfert de ces fournitures dans les zones sinistrées. Le 9 septembre 2005, le Conseil de l’Atlantique Nord a approuvé un plan militaire d’aide aux États-Unis, qui consistait à contribuer à la coordination de l’acheminement des matériels requis d’urgence et à appuyer les opérations de secours humanitaires. Pendant l’opération (du 9 septembre au 2 octobre), neuf pays membres ont fourni 189 tonnes de matériels aux États-Unis.

    Opération de secours après le tremblement de terre au Pakistan

    Juste avant le début du rigoureux hiver himalayen, un tremblement de terre dévastateur a frappé le Pakistan le 8 octobre 2005, faisant environ 53 000 morts, 75 000 blessés et quatre millions au moins de sans-abri. Le 11 octobre, répondant à une demande du Pakistan, l’OTAN a lancé une opération pour contribuer à l’aide humanitaire d’urgence. L’Alliance a acheminé par voie aérienne 3 500 tonnes de fournitures et déployé des ingénieurs, des unités médicales et des matériels spécialisés pour soutenir les opérations de secours. Cette opération d’aide humanitaire, l’une des plus importantes organisées par l’OTAN, s’est achevée le 1er février 2006.

    Au fil des ans, l’Alliance a aidé à coordonner l’aide fournie à d'autres pays frappés par des catastrophes naturelles, notamment la Turquie, l'Ukraine et le Portugal. Elle s’y emploie par l’intermédiaire du Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe.

    Aide à l’Union africaine au Darfour (Soudan)

    La Mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS) avait pour but de mettre un terme à la violence qui sévissait dans cette région depuis l’éclatement d’un conflit en 2003, et d’y améliorer la situation humanitaire. De juin 2005 au 31 décembre 2007, l’OTAN a assuré un transport aérien pour quelque 37 000 hommes de la MUAS, et assuré la formation et le mentorat de plus de 250 responsables de cette mission. Bien que le soutien fourni par l'OTAN à cette mission ait pris fin lorsque la MUAS a été remplacée par l’opération hybride UA/ONU au Darfour (MINUAD), l’Alliance s’est immédiatement déclarée disposée à examiner toute demande de soutien pour la nouvelle mission de maintien de la paix.

    Lutte contre la piraterie dans le golfe d'Aden et au large de la Corne de l'Afrique

    D’octobre à décembre 2008, l’OTAN a mené l’opération Allied Provider, qui consistait à lutter contre les activités de piraterie au large des côtes somaliennes. En réponse à une demande du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, les forces navales de l’OTAN ont escorté des navires affrétés par le Programme alimentaire mondial (PAM) en transit dans les eaux dangereuses du golfe d’Aden, où la recrudescence des actes de piraterie risquait de compromettre les efforts humanitaires internationaux en Afrique.

    Parallèlement, répondant à une demande urgente de l’Union Africaine, ces mêmes forces navales de l’OTAN ont escorté un navire affrété par l’Union africaine qui transportait du matériel pour le contingent du Burundi déployé dans le cadre de l'AMISOM.

    De mars à août 2009, l’OTAN a lancé l’opération Allied Protector, une opération de lutte contre la piraterie destinée à améliorer la sécurité des routes commerciales maritimes et la navigation internationale au large de la Corne de l’Afrique. La force affectée à cette opération a exécuté des tâches de surveillance et de protection visant à prévenir et à réprimer les actes de piraterie et les vols à main armée, qui constituent une menace pour les lignes de communication maritimes et les intérêts économiques.

    L'OTAN et la Libye

    Au lendemain du soulèvement populaire contre le régime de Kadhafi à Benghazi (Libye), en février 2011, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté les résolutions 1970 et 1973 en soutien du peuple libyen, « condamnant la violation flagrante et systématique des droits de l’homme ». Ces résolutions prévoyaient des mesures actives, dont une zone d’exclusion aérienne, un embargo sur les armes, et l’autorisation donnée aux États membres, agissant au besoin dans le cadre d’organismes régionaux, de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les civils libyens.

    Au début, l’OTAN s’est employée à faire respecter la zone d’exclusion aérienne, puis, le 31 mars, elle a pris le commandement et le contrôle exclusifs de toutes les opérations militaires relatives à la Libye. L’opération Unified Protector dirigée par l’OTAN avait trois composantes :

    • l’imposition d’un embargo sur les armes dans les eaux internationales de la Méditerranée pour empêcher le transfert d’armes, de matériels connexes et de mercenaires vers la Libye ;
    • la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne pour empêcher tout avion de bombarder des cibles civiles ;
    • la conduite de frappes aériennes et navales contre les forces militaires qui participaient à des attaques contre les populations et les zones civiles en Libye, ou qui menaçaient de les attaquer.

    Le mandat de l’ONU a été appliqué à la lettre, et l’opération s’est achevée le 31 octobre 2011 après que ses objectifs eurent été atteints.

  • De 1949 au début des années 1990

    Pendant la Guerre froide

    Lorsque l’OTAN a été créée, en 1949, l’un de ses rôles essentiels était d’agir comme un puissant moyen de dissuasion contre les agressions militaires. À cet égard, on a pu mesurer le succès de l’OTAN au fait que pendant toute la période de la Guerre froide, les forces alliées n’ont pas participé à une seule action militaire. Pendant une bonne partie de la deuxième moitié du XXe siècle, l’OTAN est restée vigilante, prête à intervenir.

    Après la Guerre froide

    Au début des années 1990, la fin de la Guerre froide a entraîné de profonds changements au sein de l’environnement de sécurité international. L’Alliance a été confrontée à de nouvelles menaces et à la résurgence d’anciennes menaces connues.

    De cette évolution sont nées de nouvelles responsabilités. Après avoir été une alliance exclusivement défensive pendant près d'un demi-siècle, l'OTAN a commencé à assumer un rôle de plus en plus proactif au sein de la communauté internationale. Avant de se lancer dans sa première grande opération de réponse aux crises dans les Balkans, l’OTAN a mené plusieurs autres opérations militaires :

    • Opération Anchor Guard, 10 août 1990 - 9 mars 1991
      Après l’invasion du Koweït par les forces iraquiennes le 2 août 1990, des avions de l’OTAN dotés de systèmes aéroportés de détection lointaine ont été déployés à Konya (Turquie) pour suivre l’évolution de la crise et assurer une couverture du sud-est de la Turquie en cas d’attaque iraquienne pendant la première crise/guerre du Golfe.
    • Opération Ace Guard, 3 janvier 1991 - 8 mars 1991
      En réponse à une demande d’aide de la Turquie face à la menace posée par l’Iraq pendant la première crise/guerre du Golfe, l’OTAN a déployé en Turquie la Force mobile du CAE (Air) ainsi que des systèmes de défense aérienne.
    • Opérations Allied Goodwill I & II, 4-9 février et 27 février - 24 mars 1992
      Après l’éclatement de l’Union soviétique en décembre 1991 et l’effondrement de son système économique contrôlé centralement, l’OTAN a contribué aux secours internationaux en envoyant en Russie et dans d’autres pays membres de la Communauté d’États indépendants, à bord d’avions de transport et d’entraînement AWACS, des équipes d’experts en aide humanitaire et des conseillers médicaux.
    • Opération Agile Genie, 1er-19 mai 1992
      Alors que l’Occident connaissait une période de tensions grandissantes avec la Libye après que le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé des sanctions incitant ce pays à livrer les personnes soupçonnées d’avoir bombardé un avion de la Pan Am au-dessus de la ville de Lockerbie (Écosse) en 1988, l’OTAN a intensifié la surveillance aérienne assurée par les AWACS en Méditerranée centrale pour surveiller les routes d’approche aériennes depuis le littoral nord-africain. Les AWACS de l’OTAN ont effectué 36 missions aériennes, représentant 2 336 heures de vol au total.
1. La Turquie reconnaît la République de Macédoine sous son nom constitutionnel.