Nouveaux projets scientifiques de l’OTAN à l’appui de la lutte contre le terrorisme

  • 17 Oct. 2018 - 18 Oct. 2018
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  • Mis à jour le: 19 Nov. 2018 11:14

Trois technologies de détection et d’élimination des engins explosifs improvisés (EEI) ont été testées avec succès à Florence, en Italie, les 17 et 18 octobre 2018 : un robot semi-autonome pour la détection des mines et des EEI, un détecteur de mines léger et facile à utiliser et un détecteur portatif de bombes radiologiques. Ces technologies ont été mises au point dans le cadre du programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité (programme SPS).

Un robot semi-autonome pour la détection des mines et des EEI, baptisé U-Go First, a été testé dans le cadre d’un atelier SPS qui a eu lieu en Italie en octobre 2018. L’objectif est d’utiliser des robots pour la recherche d’explosifs afin d’éviter que des personnes ne soient blessées en exécutant ce travail.

Les attentats terroristes commis en Europe et ailleurs ont montré la vulnérabilité des infrastructures critiques, telles que les stations de métro et les aéroports, en cas d’utilisation d’objets dangereux, comme des armes et des explosifs dissimulés.  La coopération entre scientifiques et experts est essentielle pour l’établissement de meilleures pratiques et la mise au point de technologies de lutte contre ces menaces.


Un détecteur de mines simple, léger, facile à utiliser, peu coûteux, portatif et ultra large bande a été produit au moyen d'une imprimante 3D et devrait être utilisé principalement pour la sûreté des ports et la sécurité des frontières.

« Sans une coopération appropriée aux niveaux régional et international, il serait impossible de traiter les multiples problèmes liés aux menaces que font peser les explosifs aujourd’hui », a déclaré M. Robert Weaver, secrétaire général adjoint délégué de l’OTAN pour les défis de sécurité émergents à l’occasion d’un atelier de deux jours organisé en coopération avec l’Université de Florence.

Détecter les explosifs en temps réel

La première technologie testée lors de l’atelier est un robot semi-autonome pour la détection des mines et des EEI. Ce robot, baptisé U-Go First, a été mis au point dans le cadre d’un projet codirigé par l’Italie, les États-Unis et l’Ukraine,  le but étant d’utiliser des robots pour la recherche d’explosifs afin d’éviter ainsi que des personnes ne soient blessées en exécutant ce travail. Ce robot utilise un nouveau type de radar à impulsions et des données 3D pour la détection en temps réel.

La deuxième technologie testée est un détecteur de mines simple, léger, facile à utiliser, peu coûteux, portatif et ultra large bande, qui a été produit au moyen d’une imprimante 3D. Ce détecteur a été conçu dans le cadre d’un projet codirigé par la Norvège et l’Ukraine.


Une bonne cinquantaine de scientifiques et d'experts de seize pays de l'OTAN et pays partenaires ont participé à l'atelier qui a eu lieu à Florence les 17 et 18 octobre 2018.

Le troisième et dernier dispositif est un détecteur portatif de bombes radiologiques destiné à être utilisé principalement pour la sûreté des ports et la sécurité des frontières. Il a été conçu par l’Australie, la Croatie, le Japon, le Portugal et la Slovénie. Une bombe radiologique est un type de dispositif de dispersion radiologique qui est composé à la fois d’explosifs conventionnels, comme de la dynamite, et de matériaux radioactifs.

Le professeur Lorenzo Capineri, co-directeur du projet de mise au point de radars à pénétration de sol holographiques et à impulsions pour la détection des mines terrestres et des EEI, qui enseigne à l’Université de Florence, a indiqué que « les participants ont partagé les résultats de leurs travaux, ont comparé les méthodes mises au point et ont réfléchi aux synergies qu’il sera possible de dégager pour accroître le niveau de maturité technologique des capteurs, des systèmes électroniques et des méthodes de détection  mis au point dans le cadre de ces projets ».

Affiner les connaissances scientifiques

Une bonne cinquantaine de scientifiques et d’experts de seize pays de l’OTAN et pays partenaires ont participé à l’atelier et ont évalué les résultats de leurs activités. « Cet atelier a été une excellente occasion d'analyser comment les projets SPS menés dans le domaine de la détection des explosifs contribuent à développer et à affiner les connaissances scientifiques et techniques », a indiqué en conclusion M. Eyup Turmus, conseiller scientifique auprès du programme SPS de l’OTAN et président de l’atelier. Il a ajouté : « En particulier, les tests réalisés sur le terrain avec les prototypes mis au point ont montré à quoi avaient abouti concrètement les années de recherches menées dans ce domaine scientifique. Ils nous aideront à déterminer les mesures à prendre et les orientations à donner à l’avenir au programme SPS. »