Relations avec les partenaires mondiaux

  • Mis à jour le: 31 May. 2017 11:58

L’OTAN coopère à titre individuel avec un certain nombre de pays qui ne font pas partie de ses cadres de partenariat régionaux¹. Ces pays, dits « partenaires mondiaux », sont l'Afghanistan, l'Australie, la Colombie, l'Iraq, le Japon, la République de Corée, la Mongolie, la Nouvelle-Zélande et le Pakistan.


Points principaux

  • Le concept stratégique, adopté au sommet de Lisbonne en novembre 2010, souligne l’importance d’une ouverture en direction de pays et d’organisations dans le monde.
  • Après le sommet de Lisbonne, l'OTAN a revu sa politique de partenariat, en avril 2011, afin d'améliorer la coopération avec ses partenaires.
  • Les partenaires mondiaux ont à présent accès à tout l'éventail d'activités que l'OTAN propose à l'ensemble de ses partenaires ; chacun d'entre eux a établi un programme individuel de partenariat et de coopération, après avoir choisi les domaines dans lesquels il souhaitait coopérer avec l'OTAN dans un esprit d'intérêt mutuel et de réciprocité.
  • La plupart des partenaires mondiaux contribuent activement aux opérations et aux missions dirigées par l'OTAN.
  • Par ailleurs, l'OTAN a des consultations avec d'autres pays non membres avec lesquels elle n'a pas établi de programme bilatéral de coopération (par exemple la Chine, l’Inde, Singapour, l’Indonésie, ou la Malaisie) sur des sujets comme la lutte contre la piraterie et la lutte antidrogue en Afghanistan.

Pour en savoir plus

  • Soutien apporté aux opérations dirigées par l’OTAN

    Le soutien que les partenaires mondiaux et d'autres pays apportent aux opérations dirigées par l’OTAN représente une contribution importante à la paix et à la sécurité internationales.

    Dans les Balkans, des forces argentines et chiliennes ont travaillé aux côtés des Alliés pour assurer la sécurité en Bosnie-Herzégovine. Au Kosovo, l’Argentine a aidé le personnel de l’OTAN à apporter une aide médicale et sociale aux populations locales, et elle coopère depuis 1999 à la mise en œuvre des accords de paix.

    En Afghanistan, plusieurs partenaires mondiaux, dont l’Australie, la République de Corée et la Nouvelle-Zélande, ont apporté des contributions importantes à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), dirigée par l'OTAN entre 2003 et 2014. Bon nombre de partenaires mondiaux continuent de coopérer avec les Alliés dans le cadre de la mission Resolute Support de formation, de conseil et d’assistance aux forces de sécurité afghanes. D’autres pays, comme le Japon, ont soutenu les efforts de stabilisation en Afghanistan, sans pour autant y participer militairement, mais en finançant de nombreux projets de développement et en envoyant des officiers de liaison.

    Le soutien apporté par le Pakistan aux efforts déployés par l’OTAN et la communauté internationale en Afghanistan reste essentiel pour le succès de la mission de l'Alliance, et ce malgré les divergences du passé. L’OTAN demeure résolue à coopérer avec le Pakistan en vue d’obtenir son soutien à la stabilisation de l’Afghanistan.

    La participation de pays partenaires aux opérations de soutien de la paix dirigées par l’OTAN est régie par le cadre politico-militaire, qui a été élaboré pour les opérations dirigées par l’OTAN. Ce cadre prévoit d'associer les États contributeurs aux processus de planification et de génération de force, par l'intermédiaire du Centre de coordination internationale, situé au Grand Quartier général des Puissances alliées en Europe (SHAPE). S'appuyant sur le retour d'expérience et renforçant les habitudes de coopération établies dans le contexte de la Force pour le Kosovo (KFOR) et de la FIAS, les Alliés ont décidé, au sommet de Lisbonne, en 2010, de réexaminer le cadre politico-militaire, afin d’actualiser la manière dont l’OTAN coopère avec les pays partenaires et élabore avec eux les décisions concernant les opérations et missions auxquelles ils contribuent.

    En règle générale, les forces militaires des partenaires qui participent aux opérations sont soumises aux mêmes conditions que celles des pays de l'OTAN. Cela signifie que ces pays sont associés au processus décisionnel par le biais de leur participation aux travaux des comités OTAN et du détachement d’officiers de liaison dans les quartiers généraux opérationnels ou au SHAPE. Ces forces opèrent sous le commandement direct du commandant opérationnel, via les quartiers généraux des divisions multinationales. Le Conseil de l'Atlantique Nord – le principal organe décisionnel de l’Alliance – se réunit régulièrement au niveau des ambassadeurs, des ministres ou des chefs d'État et de gouvernement pour débattre et faire le point sur les opérations.

  • Évolution des relations

    Depuis les années 1990, l’OTAN entretient ponctuellement un dialogue avec les pays qui ne font pas partie de ses cadres formels de partenariat. Toutefois, l’intervention de l’OTAN en dehors de sa région immédiate – notamment en Afghanistan et en Libye – a accru les opportunités et la nécessité d'un renforcement de l'interaction au niveau mondial. Il apparaît clairement que, face à l’émergence de menaces planétaires, le succès de la lutte contre des défis comme le terrorisme, la prolifération, la piraterie ou les cyberattaques passe nécessairement par la coopération avec un large éventail de pays. Le dialogue avec ces pays peut aussi aider l’OTAN à éviter des crises et, le cas échéant, à gérer une opération pendant toutes ses phases.

    Depuis 1998, l'OTAN invite ses partenaires mondiaux à participer à ses activités, ateliers, exercices et conférences. Cette décision a marqué une inflexion de la politique de l’Alliance, ces pays ayant désormais accès – moyennant l’approbation du Conseil au cas par cas – aux activités proposées dans le cadre des partenariats structurés de l’OTAN. Ces pays étaient alors désignés par l'appellation « pays de contact ».

    Au sommet de Riga, en 2006, des mesures significatives ont été prises pour renforcer la pertinence opérationnelle de la coopération que l'OTAN entretient avec les pays faisant partie de ses cadres de partenariat structurés, mais aussi avec d'autres partenaires dans le monde. Ces mesures ont été renforcées par les décisions prises au sommet de Bucarest, en 2008, qui ont défini un ensemble d’objectifs pour ces relations et créé des mécanismes pour un renforcement du dialogue politique, et notamment des réunions du Conseil de l’Atlantique Nord avec les ministres des pays concernés, des pourparlers de haut niveau et des réunions avec les ambassadeurs. En outre, des programmes de travail annuels (alors appelés « paquets individuels sur mesure d’activités en coopération ») ont été développés plus avant.

    Au sommet de Lisbonne, en 2010, les Alliés sont convenus d’élaborer, avant la réunion ministérielle Affaires étrangères de Berlin, en avril 2011, une politique de partenariat plus efficace et plus souple. À cet effet, ils ont décidé :

    • de rationaliser les outils de partenariat de l'OTAN afin d'ouvrir l'ensemble des activités et des exercices de coopération aux partenaires et d’harmoniser les programmes de partenariat ;
    • de mieux interagir avec les partenaires mondiaux qui apportent une contribution significative à la sécurité, et de s’ouvrir aux partenaires pertinents afin de renforcer la confiance, d'accroître la transparence et de développer la coopération pratique ;
    • d'élaborer des configurations flexibles permettant de débattre des défis de sécurité avec les partenaires et de renforcer les forums de dialogue politique existants ;
    • de mettre à profit les améliorations apportées aux mécanismes OTAN de formation, et de réfléchir aux moyens d’accroître l’aptitude des divers partenaires à renforcer leurs capacités.
    Le Conseil de partenariat euro-atlantique, le Partenariat pour la paix, le Dialogue méditerranéen et l’Initiative de coopération d’Istanbul.