Les pays partenaires ont apporté et apportent encore un concours précieux aux opérations et missions de l'Alliance, qu'il s'agisse de soutenir la paix dans les Balkans occidentaux et en Afghanistan, de former les forces de sécurité nationales en Iraq, de surveiller l'activité maritime en Méditerranée ou d'aider à la protection des civils en Libye.
Divers outils ont été créés en vue de permettre aux forces partenaires de participer activement aux opérations dirigées par l'OTAN. Ils sont décrits ci-après.
Le processus de planification et d'examen (PARP) contribue à développer l’interopérabilité et les capacités des forces susceptibles d'être mises à disposition pour des activités de formation, des exercices et des opérations de l'OTAN. Il offre aussi aux partenaires un cadre qui les aide à mettre en place des forces armées efficaces, d'un coût abordable et viables, tout en promouvant des initiatives de transformation et de réforme du secteur de la défense et de la sécurité plus ambitieuses. Le PARP est ouvert aux partenaires euro-atlantiques sur une base volontaire, ainsi qu'aux autres pays partenaires moyennant l'accord du Conseil de l'Atlantique Nord, qui se prononce au cas par cas. Dans le cadre du PARP, des objectifs de planification sont négociés avec chaque pays, et des bilans réguliers permettent de mesurer les progrès accomplis. Le processus est placé sous la conduite conjointe des Alliés et des partenaires participants. (Voir également l'article « Processus de planification et d'examen du Partenariat pour la paix » dans la rubrique « L'OTAN de A à Z ».)
Le programme d'évaluation et de retour d'information relatif au concept de capacités opérationnelles (OCC) est utilisé pour le développement et la formation des forces terrestres, maritimes, aériennes ou d'opérations spéciales des partenaires déclarées disponibles pour des opérations dirigées par l'OTAN et pour la Force de réaction de l'OTAN, de façon à ce qu'elles répondent aux normes de l'Alliance. Souvent, ce processus prend quelques années, mais il garantit l'efficacité des forces partenaires et leur interopérabilité avec les forces alliées en déploiement. Certains partenaires utilisent l'OCC comme un outil stratégique pour réformer leurs forces de défense. L'OCC a beaucoup contribué à l'augmentation du nombre de forces partenaires participant aux opérations dirigées par l'Alliance et à la Force de réaction de l'OTAN.
Le cadre politico-militaire (PMF) définit les principes, modalités et lignes directrices régissant l'association de tous les pays partenaires aux consultations politiques et à l'élaboration des décisions, à la planification opérationnelle et aux dispositions de commandement pour les opérations auxquelles ils contribuent. Au sommet de Lisbonne, il a été décidé de revoir le cadre politico-militaire pour les opérations PPP dirigées par l'OTAN dans le but d'actualiser la manière dont l'OTAN coopère avec les pays partenaires et élabore avec eux les décisions concernant les opérations et les missions auxquelles ils contribuent. Ce travail a été effectué en 2011, en consultation avec les partenaires.
Le programme de renforcement de la formation et de l'entraînement PPP (TEEP) est le principal outil servant à promouvoir la formation axée sur l'interopérabilité militaire. Il encourage en particulier la collaboration entre institutions nationales dispensant une formation au niveau opératif/tactique à l’intention du personnel affecté à des quartiers généraux multinationaux. Accessible aux partenaires euro-atlantiques, le TEEP est aussi ouvert depuis plusieurs années aux pays de la région méditerranéenne et du Golfe (à savoir les partenaires du Dialogue méditerranéen et de l'Initiative de coopération d'Istanbul), et des mesures sont prises actuellement pour ouvrir le programme à d'autres partenaires dans le monde. Le programme d'entraînement et d'exercices militaires (MTEP) permet aux partenaires de participer à des exercices visant à promouvoir l'interopérabilité. Le MTEP offre un horizon de planification à cinq ans qui constitue une base pour la programmation des exercices et pour l'allocation des ressources. La Division Coopération militaire des deux commandements stratégiques, principalement établie au Commandement allié Opérations (Mons, Belgique), est chargée de soutenir la participation des partenaires aux exercices. Par ailleurs, les Alliés peuvent, au cas par cas, inviter les partenaires à participer à des exercices de gestion des crises au niveau du Conseil de l’Atlantique Nord, qui permettent aux ministères des pays participants et aux représentations politiques et militaires nationales au siège de l’OTAN de se consulter sur la gestion stratégique des crises. (Voir également l'article « Formation et entraînement » dans la rubrique « L'OTAN de A à Z ».)
Le plan d'action du Partenariat contre le terrorisme (PAP-T) offre aux Alliés et aux pays partenaires un cadre de travail pour améliorer la coopération en matière de lutte contre le terrorisme, au moyen de consultations politiques et de diverses mesures pratiques. Il facilite la consultation et la coopération dans des domaines tels que le partage du renseignement, l'entraînement et les exercices axés sur le terrorisme ainsi que le développement de capacités permettant de se défendre contre les attentats terroristes ou de gérer les conséquences de ce type d'attaque. (Voir également l'article « Plan d'action du Partenariat contre le terrorisme » dans la rubrique « L'OTAN de A à Z ».)
La Conférence des directeurs nationaux des armements (CDNA), le Comité de défense aérienne (ADC) et le Comité de gestion de la circulation aérienne (ATMC) offrent des possibilités de coopération entre l'OTAN et ses partenaires dans les domaines de l'armement, de la défense aérienne, ainsi que de la gestion de la circulation aérienne et de l'espace aérien.