La coopération dans le domaine de la sécurité
Depuis son adhésion au PPP, en 1994, l’Arménie contribue à la sécurité euro-atlantique avec les Alliés. Depuis 2004, elle met des troupes à la disposition de la KFOR. Actuellement, une section d’infanterie de 35 soldats est déployée au Kosovo. Depuis 2009, l’Arménie fournit aussi des troupes à la FIAS, en Afghanistan. Sa contribution est actuellement de 3 sections. Avec le déploiement de 80 soldats supplémentaires à la mi-juin 2011, la contribution de l’Arménie à la FIAS est passée de 40 à 120 personnes. En outre, 5 instructeurs d’infanterie ont été envoyés en Afghanistan en juillet dernier.
L’Arménie s’efforce, en coopération avec l’OTAN et avec différents pays de l’Alliance, d’améliorer l’interopérabilité de son bataillon de maintien de la paix, qui doit devenir une brigade composée d’unités d’appui tactique et d’unités de soutien logistique du combat d’ici à 2015, avec les unités des pays de l’OTAN. Des spécialistes de l’instruction et de l’entraînement militaires, qui viennent de pays membres et de pays partenaires et dont le travail est coordonné par du personnel de l’OTAN, passent en revue avec des responsables militaires arméniens les progrès accomplis par l’Arménie en ce qui concerne le concept de formation militaire. Ce concept fournira des orientations pour la révision du contenu des stages destinés aux officiers subalternes et aux officiers supérieurs.
Le processus de planification et d’examen (PARP) du PPP est un élément central de la coopération de l’Arménie avec l’OTAN, qui lui permet de développer l’aptitude de ses forces à travailler avec celles des pays de l’OTAN dans des opérations. Par ailleurs, un pays de l’Alliance aide l’Arménie pour l’insertion de civils au sein du ministère de la Défense, la coordination étant assurée par du personnel de l’OTAN. L’Arménie participe au PARP depuis 2002.
L’Arménie contribue à la lutte contre le terrorisme en participant aux activités qui sont menées dans le cadre du plan d’action du Partenariat contre le terrorisme (PAP-T), ce qui implique notamment le partage du renseignement et l’échange d’analyses avec l’OTAN, le renforcement des capacités nationales de formation à la lutte contre le terrorisme et l’amélioration de la sécurité des frontières.
S’agissant de la sécurité des frontières, des experts en la matière venus de pays membres et de pays partenaires ont apporté leur concours à l’Arménie. Dans un rapport de 2010, ces experts ont formulé des recommandations sur l’amélioration de la sécurité des frontières, recommandations qui ont été converties en objectifs pour la force arménienne de contrôle des frontières. Un nouvel atelier OTAN‑Arménie s’est déroulé sur ce thème en octobre 2011.
L’Arménie a entamé, en consultation avec l’OTAN, un réexamen de ses procédures et dispositions de gestion des crises.
La réforme des secteurs de la défense et de la sécurité
L’OTAN soutient l’Arménie dans le vaste processus de réforme qu’elle a entrepris dans les domaines de la démocratie et des institutions. En ce qui concerne la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité, l’OTAN et les différents pays de l’Alliance ont un savoir‑faire considérable, sur lequel l’Arménie peut compter.
L’une des grandes priorités de l’Arménie est de veiller au contrôle démocratique des forces armées, ce en quoi elle est aidée par sa participation aux activités proposées dans le plan d’action du Partenariat pour l’établissement d’institutions de défense.
L’Arménie a procédé à des consultations avec les Alliés pour élaborer une stratégie nationale de sécurité et une nouvelle doctrine militaire. S’appuyant sur les orientations énoncées dans ces documents, elle a achevé sa revue de défense stratégique en mai 2011, avant de passer à l’exécution des mesures prévues. Les services compétents de l’Arménie et de l’OTAN, assistés par des experts des pays, travaillent ensemble sur les procédures d'établissement des plans et des budgets de défense, qui seront des instruments clés de la mise en œuvre de la revue de défense stratégique et de la préparation des plans de défense.
L’OTAN et l’Arménie collaborent à la mise en place, à Erevan, d’un centre de situation qui facilitera la gestion des crises et la coordination de la lutte contre le terrorisme.
Les plans civils d'urgence
L’Arménie est déterminée à accroître son état de préparation aux situations d'urgence et ses capacités d’intervention pour être en mesure de faire face aux catastrophes et aux menaces asymétriques. Dans le cadre de l’IPAP, l’Office arménien des opérations de sauvetage prend un certain nombre de mesures pour améliorer le processus d’établissement de plans de circonstance, et il contribue activement à la réalisation du projet de centre gouvernemental de gestion des crises. L’Arménie s’emploie également à renforcer ses liens avec le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC), situé au siège de l’OTAN, pour pouvoir prendre part aux opérations internationales de secours en cas de catastrophe. L’Office arménien des opérations de sauvetage constitue actuellement deux équipes d’experts (recherche et sauvetage, et risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires) qui pourront être mises à disposition et apporter leur aide en cas de catastrophe. En septembre 2010, l’Arménie a accueilli un vaste exercice OTAN/PPP sur le terrain, consacré à la gestion des conséquences (« Armenia 2010 »).
La science et l’environnement
Dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), l’Arménie a reçu des subventions pour quelque 38 projets de collaboration scientifique et environnementale. Parmi les sujets abordés, on peut citer la prévention et la détection des menaces nucléaires et radiologiques ainsi que les moyens d’agir face à ces menaces, l’évaluation des risques liés aux catastrophes naturelles, la sécurité de l’accès à l’eau et le recensement des pesticides mis au rebut, étape préalable à leur élimination selon les règles de l’art.
Par ailleurs, des chercheurs arméniens travaillent sur un projet du programme SPS qui concerne toute la région du Caucase. Il s’agit de recueillir un ensemble d’observations sismologiques, d’analyser l’aléa sismique et de se préparer à réagir efficacement et rapidement en cas d’urgence.
L’amélioration de la qualité des ressources en eau transfrontières est le thème d’un projet de collaboration avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Des études sur la technologie des réseaux sont également financées sur le programme SPS. L’Arménie a en outre participé au projet « Route de la soie virtuelle », dont le but est de permettre à des universitaires et à des chercheurs des pays du Caucase et de l’Asie centrale d’avoir plus facilement accès à l’internet via un réseau de télécommunications par satellite.
Le programme SPS parraine aussi des ateliers en Arménie, comme celui qui a eu lieu à Erevan en mai 2009 sur les thèmes de l’énergie nucléaire et de la sécurité énergétique. Au total, des scientifiques et des experts arméniens ont eu un rôle de premier plan dans 143 activités.
L’information du public
Une fois par an, l’Arménie organise une « semaine OTAN » afin de mieux faire connaître l’Organisation et la coopération du pays avec celle-ci. L’Arménie s’emploie aussi à améliorer l’information qu’elle adresse au public à propos de la réforme des secteurs de la défense et de la sécurité. De son côté, l’OTAN continue de donner les avis et l’assistance sollicités, notamment dans le cadre de formations et de consultations. En 2007, un centre d’information OTAN a été ouvert officiellement à Erevan avec l’appui du gouvernement arménien et de l’Organisation.
Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un pays de l’OTAN sert de point de contact et de vecteur de diffusion des informations sur le rôle et les politiques de l’Alliance. Actuellement, c’est l’ambassade du Royaume-Uni qui joue ce rôle en Arménie.