Relever les défis de l'Afghanistan nécessite une approche globale incluant les acteurs civils et militaires et visant non seulement à assurer la sécurité, mais aussi à promouvoir la bonne gouvernance, l'état de droit et le développement à long terme. L'Alliance joue un rôle de soutien auprès du gouvernement afghan et travaille en étroite coordination avec d'autres partenaires internationaux, dont la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan, la Banque mondiale, l'Union européenne et le secteur du développement.
En outre, elle collabore étroitement avec de nombreux pays non membres pour contribuer à sécuriser l'avenir de l'Afghanistan. Actuellement, 22 pays partenaires – certains de régions très éloignées comme l'Australie et l'Amérique latine – fournissent des troupes à la FIAS. Au total, ils représentent près d'un quart de tous les pays membres de l'Organisation des Nations Unies, ce qui montre bien que la mission de la FIAS bénéficie d'un large soutien international. Depuis de nombreuses années, l'Australie est le principal contributeur de troupes non OTAN. La Géorgie – actuellement le deuxième plus grand contributeur de troupes non membre de l'OTAN – devrait devenir le principal contributeur, après les déploiements prévus à l'automne 2012.
Parallèlement à la mise à disposition de troupes, de nombreux partenaires soutiennent autrement la mission de la FIAS et les objectifs de la communauté internationale en Afghanistan, par exemple par l'octroi d'autorisations de survol et la conclusion d'accords de transit, ou par un soutien financier au développement des compétences des forces de sécurité nationales afghanes et à des projets de développement. On trouvera ci-dessous quelques exemples de cet important soutien.
Coopération avec des pays de la région
Les pays de la région, notamment le Pakistan, ont un rôle important à jouer pour garantir durablement la paix, la stabilité et la sécurité en Afghanistan. Ils ont un intérêt commun à réduire la menace que représente l'extrémisme, à promouvoir la sécurité régionale et à résoudre le problème du trafic de drogues. L'OTAN partage les mêmes intérêts et préoccupations. L'une des principales voies de ravitaillement de l'OTAN vers et depuis l'Afghanistan passe au sud par le Pakistan. Les partenaires de l'OTAN en Asie centrale (le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan) apportent tous, sous une forme ou une autre, un soutien à la FIAS – par exemple en autorisant le survol de leur territoire ou en louant des bases militaires à des pays de l’Alliance. Le Kazakhstan et l’Ouzbékistan (ainsi que la Russie, le Bélarus et l’Ukraine) ont mis à disposition leur réseau ferroviaire pour permettre l'acheminement vers l'Afghanistan des approvisionnements non létaux le long d'un itinéraire Nord.
Coopération OTAN-Russie
L’OTAN et la Russie ont un intérêt commun s'agissant de la stabilisation de l’Afghanistan et de l'ensemble de la région. Plusieurs initiatives sont en cours pour aider à stabiliser le pays. Un projet OTAN-Russie a pour objet d'aider les forces armées afghanes à exploiter et à maintenir en condition leur flotte d'hélicoptères, à l'heure où le transfert aux Afghans de la responsabilité de la sécurité devient effectif. La formation de techniciens à la maintenance des hélicoptères de l'armée afghane a débuté sur le sol russe en avril 2012. Dans le cadre d'un autre projet, également réussi, quelque 2 000 agents de la lutte antidrogue d'Afghanistan, d'Asie centrale et du Pakistan ont suivi à ce jour une formation, ce qui contribue à développer une capacité régionale face à la menace du trafic de stupéfiants.
Depuis 2008, la Russie facilite le transit par son territoire de biens non militaires destinés aux pays contribuant à la FIAS, et ce à l'appui de la mission. L'accord de transit conclu entre l'OTAN et la Russie s'est avéré essentiel au développement de l'itinéraire de ravitaillement nord vers l'Afghanistan, car il a permis la liaison ferroviaire entre la Russie, l'Ukraine, l'Ouzbékistan et le Kazakhstan. Limité dans un premier temps aux matériels non létaux en provenance de pays membres de l'OTAN, l'accord a été élargi aux pays non OTAN fournisseurs de troupes et au transit retour, au sommet de l'OTAN qui s'est tenu à Lisbonne en novembre 2010. L'accord actuel permet le transport de fret par voie ferroviaire à destination et en provenance de l'Afghanistan. Au sommet de Chicago en mai 2012, les dirigeants des pays de l'OTAN se sont félicités des progrès accomplis pour ce qui est d'établir des arrangements avec les partenaires d'Asie centrale et avec la Russie, accords qui permettront un transit retour multimodal, combinant les modes de transport ferroviaire et aérien pour l'acheminement des équipements de la FIAS via le territoire russe.
Coopération avec le Japon
Bien qu'il ne soit pas un fournisseur de troupes, le Japon prend part à un éventail de projets visant à renforcer les capacités de la FIAS. En mai 2011, le Japon avait accordé 2,49 milliards USD d'aide à l'Afghanistan, une contribution qui s'ajoutait à la centaine de membres d'organismes d'aide japonais mis à disposition. En particulier, le Japon apporte depuis 2007, en coordination avec la FIAS, un soutien financier à des projets dans le domaine de la sécurité humaine dans plusieurs régions d'Afghanistan. Il conserve une présence directe au sein du bureau du haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan pour aider à coordonner les 20 millions de financement au travers des projets d'aide financière japonaise aux petits projets locaux. En outre, le Japon a contribué généreusement à un projet faisant appel à des fonds d'affectation spéciale du Partenariat de l'OTAN en Afghanistan et visant à améliorer la gestion des stocks et la sécurité physique des munitions, et il a aussi apporté d'importantes contributions au fonds d'affectation spéciale consacré à l'ANA pour équiper et soutenir l'armée nationale afghane, notamment 20 millions USD pour des programmes d'alphabétisation en février 2012, en plus des fournitures médicales.