La consultation revêt de multiples formes. Dans sa forme la plus commune, il s’agit d’un simple échange de vues et d’informations. À un autre niveau, elle consiste à communiquer des mesures ou des décisions que les gouvernements ont déjà prises ou s’apprêtent éventuellement à prendre. Enfin, elle peut comporter des débats dont le but est de parvenir à un consensus sur les politiques à adopter ou sur les mesures à prendre.
Article 4
L’article 4 du Traité fondateur de l'OTAN prévoit que les pays membres peuvent porter une question à l'attention du Conseil et l’examiner avec les Alliés. Cet article stipule ce qui suit :
« Les parties se consulteront chaque fois que, de l'avis de l'une d'elles, l'intégrité territoriale, l'indépendance politique ou la sécurité de l'une des parties sera menacée ».
Invocation de l'article 4
Tout pays membre peut invoquer officiellement l'article 4 du Traité de l'Atlantique Nord. Par exemple, en 2012, la Turquie a demandé à deux reprises que le Conseil de l'Atlantique Nord se réunisse en vertu de l'article 4 : la première fois le 22 juin, lorsqu'un de ses avions de chasse a été abattu par les forces de défense aérienne syriennes, et la seconde fois le 3 octobre, lorsque cinq civils turcs ont été tués par des obus syriens. Après ces incidents, la Turquie a demandé, le 21 novembre, le déploiement de missiles Patriot. L’OTAN a approuvé cette mesure défensive afin d’aider la Turquie à défendre sa population et son territoire, et de contribuer à la désescalade de la crise le long de la frontière.
Auparavant, le 10 février 2003, la Turquie avait officiellement invoqué l’article 4 du Traité de l’Atlantique Nord, demandant que le Conseil tienne des consultations sur l’assistance défensive que l'OTAN pourrait lui apporter en cas de menace contre sa population ou son territoire du fait du conflit armé qui se déroulait alors sur le territoire de l’Iraq voisin.