La coopération dans le domaine de la sécurité
Grâce à sa participation régulière à des entraînements et à des exercices du PPP, la Géorgie est en mesure de contribuer activement à la sécurité euro‑atlantique en apportant son appui à des opérations dirigées par l’OTAN. Des soldats géorgiens ont travaillé aux côtés de soldats de l’OTAN dans le cadre de l’opération de maintien de la paix au Kosovo de 1999 à 2008, au sein d'une unité de la taille d'une compagnie, intégrée dans une brigade allemande, et d'un peloton d'infanterie incorporé à un bataillon turc.
La Géorgie met actuellement à disposition deux bataillons d’infanterie complets servant aux côtés des forces des États‑Unis, une compagnie d’infanterie servant avec le contingent français à Kaboul, du personnel médical à l’appui de la FIAS dans le cadre de l’équipe de reconstruction provinciale lituanienne et quelques officiers d’état‑major. Avec un total de plus de 1500 personnels militaires, la Géorgie compte parmi les plus gros contributeurs à la FIAS dans les rangs des pays partenaires de l’OTAN. Le parlement géorgien a approuvé des plans visant à mettre des troupes supplémentaires à la disposition de la FIAS à l'automne 2012, la Géorgie devenant ainsi le plus gros contributeur parmi les pays non OTAN.
La Géorgie participe, essentiellement par le biais de l’échange de renseignement, à l’opération de surveillance maritime que l’OTAN mène en Méditerranée à des fins de lutte contre le terrorisme, « Active Endeavour ».
La Géorgie possède un site d'entraînement en montagne accrédité en tant que centre de formation et d'entraînement du Partenariat et propose des stages et des formations aux pays alliés et aux autres pays partenaires.
La réforme du secteur de la défense et de la sécurité
L’OTAN soutient le vaste processus de réformes démocratiques et institutionnelles entrepris par la Géorgie, tel qu’il est décrit dans l’ANP. Dans le domaine de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité, en particulier, l’OTAN et ses membres possèdent une expérience considérable, dont la Géorgie peut tirer parti.
La participation de la Géorgie, depuis 1999, au processus de planification et d'examen (PARP) a contribué à développer l’aptitude de ses forces à travailler avec l’OTAN et permet également de fixer des objectifs de planification, qui sont essentiels à la réalisation des objectifs de réforme de la sécurité dans plusieurs domaines. Le soutien de l’OTAN a par exemple permis à la Géorgie de créer des unités déployables conformes aux normes OTAN et interopérables avec les forces de l’Alliance. Les objectifs de la Géorgie en matière de réforme de la défense fixés dans le cadre du PARP ont facilité l’amélioration de la gestion financière au ministère de la Défense, contribué à la réforme de la structure du renseignement des forces armées, et permis la conduite d’une revue de défense stratégique crédible.
Assurer le contrôle démocratique de ses forces armées est l’une des grandes priorités de la Géorgie. Les efforts consentis en la matière sont renforcés par la participation de la Géorgie au plan d’action du Partenariat pour l’établissement d’institutions de défense, qui l’aide à assurer un contrôle judiciaire efficace et à mettre en place des dispositifs de commandement et de contrôle appropriés dans le secteur de la défense, grâce à une série d’objectifs mesurables fixés dans l’ANP.
La formation et l'entraînement constituent également un des principaux objectifs de l'ANP et des efforts de réforme de la Géorgie. L'OTAN mène un programme sur mesure destiné à la Géorgie – le programme de renforcement de la formation « défense » (DEEP) –, avec le soutien du Groupement d'institutions d'études de défense et de sécurité du PPP, des centres de formation et d'entraînement des partenariats, et des établissements de défense des pays alliés.
Dans le prolongement de la demande faite par le pays en 2008, l'OTAN et la Géorgie ont lancé en 2009 un programme de perfectionnement professionnel du personnel civil du ministère de la Défense et d’autres institutions de sécurité de la Géorgie. Ce programme assure une formation visant à renforcer la capacité de contrôle et de gestion démocratiques au sein du ministère de la Défense ainsi que d'autres institutions du secteur de la sécurité. La formation et l'entraînement dispensés dans le cadre de ce programme sont étroitement alignés sur les objectifs de réforme du secteur de la défense et de la sécurité définis dans l'ANP comme dans le PARP.
Une autre priorité dans le domaine de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité consiste à soutenir des projets de démilitarisation en Géorgie par le biais de fonds d’affectation spéciale OTAN/PPP, qui permettent à différents pays alliés et partenaires de fournir un soutien financier à des projets clés sur une base volontaire. Deux projets relevant de fonds d'affectation spéciale ont contribué à résoudre les problèmes posés par les stocks d'armes et de munitions excédentaires et obsolètes, et ils ont abouti à la destruction en toute sécurité de 530 missiles en 2006, ainsi que de 1080 missiles S‑8, 5 724 roquettes Alazan et 1 976 roquettes Kristall en 2009. Un troisième projet, lancé au titre d'un fonds d'affectation spéciale en octobre 2010, a permis d'aider le pays à développer ses capacités en matière d'élimination en toute sécurité des mines et autres munitions non explosées, et de rééducation des victimes blessées par des explosions.
Les plans civils d’urgence
La Géorgie améliore ses capacités nationales d’intervention et de gestion des catastrophes dans le domaine civil, en coopérant avec l’OTAN, et en participant à des activités organisées par le Centre euro‑atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC).
Celui‑ci a aidé à coordonner la livraison de centaines de tonnes de matériel de secours en Géorgie au lendemain du conflit d’août 2008. Il a également coordonné l’aide à la Géorgie en 2005, lorsque le pays a connu l’une des pires inondations de son histoire, en 2006, lorsque des incendies de forêt ont ravagé le sud du pays, et en 2009, après un séisme de grande ampleur.
Du 22 au 28 septembre 2012, la Géorgie a accueilli dans les environs de la capitale, Tbilissi, un exercice sur le terrain consacré à la gestion des conséquences qui était organisé par l'EADRCC en coopération avec le Département Gestion des situations d’urgence du ministère géorgien de l’Intérieur. Cet exercice, qui comptait parmi les plus grands organisés par l'EADRCC, a rassemblé des équipes d'experts de pays alliés et partenaires ainsi que d'organisations internationales spécialisées dans les agents chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, la recherche et le sauvetage, le sauvetage en milieu aquatique, la lutte contre l'incendie, le soutien médical et l'assistance technique. Au total, 1000 personnes venant de 35 pays (550 Géorgiens et 450 participants internationaux) y ont pris part, outre une cinquantaine d'observateurs.
La science et l'environnement
Les scientifiques et les chercheurs géorgiens bénéficient de possibilités offertes dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS) de l'OTAN, qui encourage la collaboration, la constitution de réseaux et la mise en place de capacités entre les scientifiques des pays de l'OTAN et des pays partenaires. La recherche, les séminaires, les ateliers et les études conjointes sur les questions scientifiques liées à la sécurité et sur les problèmes écologiques comptent parmi les activités qui bénéficient d'un soutien. L'OTAN a deux grandes priorités en matière de collaboration scientifique : la défense contre le terrorisme et la lutte contre les autres menaces pesant sur la sécurité.
La Géorgie est associée aux activités scientifiques de l’OTAN depuis 1994. Des scientifiques et des experts géorgiens ont joué un rôle de premier plan dans 132 activités, et d’autres ont pris part à divers projets de coopération en qualité de participants ou d’orateurs. Bon nombre d’activités visent à aider le pays dans ses efforts de réforme et d’interopérabilité, par exemple la recherche et la technologie en matière de systèmes de défense aérienne et de normalisation des données, et à réduire l'incidence des activités militaires et de l'élimination des munitions sur l’environnement. Parmi les autres projets, citons la collaboration pour l’amélioration de la qualité des eaux transfrontières et pour l'atténuation des risques liés aux séismes dans le Caucase du Sud.
L'information du public
L’un des principaux domaines de coopération concerne le renforcement de la sensibilisation du public à l’égard de l’OTAN et de ses relations avec la Géorgie. Depuis 2002, l’OTAN organise, en coopération avec des organisations non gouvernementales locales et des autorités de l’État, et par l'intermédiaire de son bureau de liaison à Tbilissi, un certain nombre d’activités pour informer le public, notamment des séminaires, des conférences et des ateliers. Des « semaines de l’OTAN » et des cours d’été sont organisés chaque année pour établir le dialogue avec les jeunes. L'édition de cette année de la « semaine de l'OTAN », qui s'est déroulée en juin, avec un programme d'activités prévues en divers lieux sur l'ensemble du territoire, a célébré les progrès enregistrés dans les relations OTAN‑Géorgie, en particulier à l'occasion du récent sommet de Chicago.
Des groupes de leaders d’opinion géorgiens sont régulièrement invités au siège de l’OTAN et au Grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE), où ils entendent des exposés sur l’Alliance ; par ailleurs, des responsables de l’OTAN se rendent régulièrement en Géorgie pour prendre la parole lors d’événements publics.
Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle d'ambassade point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur le rôle et les politiques de l'Alliance. Actuellement, l’ambassade point de contact de l’OTAN en Géorgie est celle de la Roumanie.
Les services du ministre d'État à l'Intégration européenne et euro‑atlantique ont mis en place un centre d'information sur l'OTAN, qui dispose d'un bureau principal à Tbilissi et de succursales à Kutaisi et Zugdidi. Ce centre travaille en coopération étroite avec la Division Diplomatie publique de l'OTAN et avec le Bureau de liaison de l'OTAN en Géorgie et constitue un outil important pour ce qui est de mieux faire connaître l'Alliance au grand public dans le pays.