NATO - North Atlantic Treaty Organisation

Les relations entre l’OTAN et la Géorgie

Left to right: President Mikheil Saakashvili of Georgia shaking hands with NATO Secretary General, Anders Fogh Rasmussen

Au sommet de Bucarest d’avril 2008, les chefs d’État et de gouvernement des pays alliés ont décidé que la Géorgie deviendrait membre de l’OTAN. Cette décision a ensuite été confirmée aux sommets successifs de l'OTAN en 2009, 2010 et 2012. L’OTAN et la Géorgie mènent un dialogue politique et une coopération pratique actifs, notamment dans le cadre unique qu’offre la Commission OTAN Géorgie, afin d'apporter une aide et un soutien à la Géorgie dans la réalisation de ses aspirations euro atlantiques.

En septembre 2008, l’OTAN et la Géorgie ont créé la Commission OTAN‑Géorgie (COG), chargée, d’une part, de superviser l’aide que l’OTAN apporte à la Géorgie suite au conflit avec la Russie et, d’autre part, de jouer un rôle central dans la supervision du processus engagé au sommet de Bucarest. En décembre 2008, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Alliance sont convenus que la Géorgie devrait élaborer un programme national annuel sous les auspices de la COG. Dans ce cadre, l'Alliance optimise les avis, l’aide et le soutien qu’elle fournit aux efforts de réforme de la Géorgie, en particulier dans les domaines de la démocratie, des institutions et de la défense.

Au récent sommet de Chicago, les dirigeants des pays alliés ont réaffirmé tous les éléments de leur décision prise au sommet de Bucarest, et ils se sont félicités des progrès accomplis par la Géorgie depuis lors en vue de concrétiser ses aspirations euro‑atlantiques, grâce à ses réformes, à la mise en œuvre de son programme national annuel et à sa collaboration active avec l'Alliance sur le plan politique dans le cadre de la Commission OTAN‑Géorgie. Ils ont également souligné combien la tenue d'élections libres, régulières et inclusives en 2012 et en 2013 était importante.

Le soutien de la Géorgie aux opérations dirigées par l'OTAN représente un autre domaine de coopération important. La Géorgie contribue activement à la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. Elle a récemment doublé sa contribution déjà substantielle à la FIAS, devenant ainsi l'un des plus gros fournisseurs de troupes parmi les pays non OTAN. La Géorgie soutient en outre l’opération de surveillance maritime que l’OTAN mène en Méditerranée à des fins de lutte contre le terrorisme, « Active Endeavour ».

  • Cadre de la coopération

    La Commission OTAN‑Géorgie (COG) constitue le cadre de la coopération entre l’OTAN et la Géorgie. Créée en septembre 2008, elle offre un forum de consultation politique et de coopération pratique destiné à aider la Géorgie à réaliser ses aspirations euro‑atlantiques. Les programmes de coopération existants, comme le processus de planification et d’examen (PARP), se poursuivent dans le cadre de la COG. Un bureau de liaison de l'OTAN a été mis en place en Géorgie en 2010 pour aider et soutenir les efforts de réforme du pays.

    En décembre 2008, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN ont décidé de renforcer encore la COG avec l'établissement d’un programme national annuel (ANP). L’ANP, dont la première édition a été finalisée au printemps 2009, a remplacé le plan d'action individuel pour le Partenariat (IPAP), qui guidait la coopération OTAN‑Géorgie depuis 2004.

    En sus des contributions apportées par la Géorgie à la paix et à la stabilité euro‑atlantiques, les réformes des secteurs politique, militaire et sécuritaire figurent parmi les domaines clés de la coopération au titre de l’ANP. L’OTAN accepte d’aider la Géorgie dans ces réformes en mettant à sa disposition dans plusieurs cadres (tant civils que militaires) des activités et des avis précis et complets qui lui permettront de réaliser ses objectifs de réforme. Les priorités actuelles de la Géorgie consistent à transformer son secteur public et son secteur privé pour favoriser la démocratie, la bonne gouvernance, l’état de droit et un développement social et économique durable, et à réformer le secteur de la défense et de la sécurité, notamment en revoyant ses plans de sécurité nationale.

    La Géorgie coopère également avec l’OTAN et d’autres pays partenaires dans de nombreux autres domaines au travers du programme de Partenariat pour la paix (PPP) et du Conseil de partenariat euro‑atlantique (CPEA).

    Parallèlement à la création de la COG, le Comité militaire avec la Géorgie a également été mis en place pour servir de cadre aux réunions axées sur la coopération militaire. Le but principal de la coopération militaire OTAN‑Géorgie est d'aider la Géorgie à mettre en œuvre le volet militaire et de défense de l'ANP, les plans stratégiques et les réformes de la défense ainsi que de renforcer l'interopérabilité pour ses contributions aux opérations dirigées par l’OTAN. Le plan de travail du Comité militaire avec la Géorgie définit les principaux domaines et objectifs de la coopération militaire entre l'OTAN et les forces armées géorgiennes. Il comprend des activités qui aideront le pays à atteindre les objectifs fixés dans l'ANP et le PARP.

  • Principaux domaines de coopération

    La coopération dans le domaine de la sécurité

    Grâce à sa participation régulière à des entraînements et à des exercices du PPP, la Géorgie est en mesure de contribuer activement à la sécurité euro‑atlantique en apportant son appui à des opérations dirigées par l’OTAN. Des soldats géorgiens ont travaillé aux côtés de soldats de l’OTAN dans le cadre de l’opération de maintien de la paix au Kosovo de 1999 à 2008, au sein d'une unité de la taille d'une compagnie, intégrée dans une brigade allemande, et d'un peloton d'infanterie incorporé à un bataillon turc.

    La Géorgie met actuellement à disposition deux bataillons d’infanterie complets servant aux côtés des forces des États‑Unis, une compagnie d’infanterie servant avec le contingent français à Kaboul, du personnel médical à l’appui de la FIAS dans le cadre de l’équipe de reconstruction provinciale lituanienne et quelques officiers d’état‑major. Avec un total de plus de 1500 personnels militaires, la Géorgie compte parmi les plus gros contributeurs à la FIAS dans les rangs des pays partenaires de l’OTAN. Le parlement géorgien a approuvé des plans visant à mettre des troupes supplémentaires à la disposition de la FIAS à l'automne 2012, la Géorgie devenant ainsi le plus gros contributeur parmi les pays non OTAN.

    La Géorgie participe, essentiellement par le biais de l’échange de renseignement, à l’opération de surveillance maritime que l’OTAN mène en Méditerranée à des fins de lutte contre le terrorisme, « Active Endeavour ».

    La Géorgie possède un site d'entraînement en montagne accrédité en tant que centre de formation et d'entraînement du Partenariat et propose des stages et des formations aux pays alliés et aux autres pays partenaires.

    La réforme du secteur de la défense et de la sécurité

    L’OTAN soutient le vaste processus de réformes démocratiques et institutionnelles entrepris par la Géorgie, tel qu’il est décrit dans l’ANP. Dans le domaine de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité, en particulier, l’OTAN et ses membres possèdent une expérience considérable, dont la Géorgie peut tirer parti.

    La participation de la Géorgie, depuis 1999, au processus de planification et d'examen (PARP) a contribué à développer l’aptitude de ses forces à travailler avec l’OTAN et permet également de fixer des objectifs de planification, qui sont essentiels à la réalisation des objectifs de réforme de la sécurité dans plusieurs domaines. Le soutien de l’OTAN a par exemple permis à la Géorgie de créer des unités déployables conformes aux normes OTAN et interopérables avec les forces de l’Alliance. Les objectifs de la Géorgie en matière de réforme de la défense fixés dans le cadre du PARP ont facilité l’amélioration de la gestion financière au ministère de la Défense, contribué à la réforme de la structure du renseignement des forces armées, et permis la conduite d’une revue de défense stratégique crédible.

    Assurer le contrôle démocratique de ses forces armées est l’une des grandes priorités de la Géorgie. Les efforts consentis en la matière sont renforcés par la participation de la Géorgie au plan d’action du Partenariat pour l’établissement d’institutions de défense, qui l’aide à assurer un contrôle judiciaire efficace et à mettre en place des dispositifs de commandement et de contrôle appropriés dans le secteur de la défense, grâce à une série d’objectifs mesurables fixés dans l’ANP.

    La formation et l'entraînement constituent également un des principaux objectifs de l'ANP et des efforts de réforme de la Géorgie. L'OTAN mène un programme sur mesure destiné à la Géorgie – le programme de renforcement de la formation « défense » (DEEP) –, avec le soutien du Groupement d'institutions d'études de défense et de sécurité du PPP, des centres de formation et d'entraînement des partenariats, et des établissements de défense des pays alliés.

    Dans le prolongement de la demande faite par le pays en 2008, l'OTAN et la Géorgie ont lancé en 2009 un programme de perfectionnement professionnel du personnel civil du ministère de la Défense et d’autres institutions de sécurité de la Géorgie. Ce programme assure une formation visant à renforcer la capacité de contrôle et de gestion démocratiques au sein du ministère de la Défense ainsi que d'autres institutions du secteur de la sécurité. La formation et l'entraînement dispensés dans le cadre de ce programme sont étroitement alignés sur les objectifs de réforme du secteur de la défense et de la sécurité définis dans l'ANP comme dans le PARP.

    Une autre priorité dans le domaine de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité consiste à soutenir des projets de démilitarisation en Géorgie par le biais de fonds d’affectation spéciale OTAN/PPP, qui permettent à différents pays alliés et partenaires de fournir un soutien financier à des projets clés sur une base volontaire. Deux projets relevant de fonds d'affectation spéciale ont contribué à résoudre les problèmes posés par les stocks d'armes et de munitions excédentaires et obsolètes, et ils ont abouti à la destruction en toute sécurité de 530 missiles en 2006, ainsi que de 1080 missiles S‑8, 5 724 roquettes Alazan et 1 976 roquettes Kristall en 2009. Un troisième projet, lancé au titre d'un fonds d'affectation spéciale en octobre 2010, a permis d'aider le pays à développer ses capacités en matière d'élimination en toute sécurité des mines et autres munitions non explosées, et de rééducation des victimes blessées par des explosions.

    Les plans civils d’urgence

    La Géorgie améliore ses capacités nationales d’intervention et de gestion des catastrophes dans le domaine civil, en coopérant avec l’OTAN, et en participant à des activités organisées par le Centre euro‑atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC).

    Celui‑ci a aidé à coordonner la livraison de centaines de tonnes de matériel de secours en Géorgie au lendemain du conflit d’août 2008. Il a également coordonné l’aide à la Géorgie en 2005, lorsque le pays a connu l’une des pires inondations de son histoire, en 2006, lorsque des incendies de forêt ont ravagé le sud du pays, et en 2009, après un séisme de grande ampleur.

    Du 22 au 28 septembre 2012, la Géorgie a accueilli dans les environs de la capitale, Tbilissi, un exercice sur le terrain consacré à la gestion des conséquences qui était organisé par l'EADRCC en coopération avec le Département Gestion des situations d’urgence du ministère géorgien de l’Intérieur. Cet exercice, qui comptait parmi les plus grands organisés par l'EADRCC, a rassemblé des équipes d'experts de pays alliés et partenaires ainsi que d'organisations internationales spécialisées dans les agents chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, la recherche et le sauvetage, le sauvetage en milieu aquatique, la lutte contre l'incendie, le soutien médical et l'assistance technique. Au total, 1000 personnes venant de 35 pays (550 Géorgiens et 450 participants internationaux) y ont pris part, outre une cinquantaine d'observateurs.

    La science et l'environnement

    Les scientifiques et les chercheurs géorgiens bénéficient de possibilités offertes dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS) de l'OTAN, qui encourage la collaboration, la constitution de réseaux et la mise en place de capacités entre les scientifiques des pays de l'OTAN et des pays partenaires. La recherche, les séminaires, les ateliers et les études conjointes sur les questions scientifiques liées à la sécurité et sur les problèmes écologiques comptent parmi les activités qui bénéficient d'un soutien. L'OTAN a deux grandes priorités en matière de collaboration scientifique : la défense contre le terrorisme et la lutte contre les autres menaces pesant sur la sécurité.

    La Géorgie est associée aux activités scientifiques de l’OTAN depuis 1994. Des scientifiques et des experts géorgiens ont joué un rôle de premier plan dans 132 activités, et d’autres ont pris part à divers projets de coopération en qualité de participants ou d’orateurs. Bon nombre d’activités visent à aider le pays dans ses efforts de réforme et d’interopérabilité, par exemple la recherche et la technologie en matière de systèmes de défense aérienne et de normalisation des données, et à réduire l'incidence des activités militaires et de l'élimination des munitions sur l’environnement. Parmi les autres projets, citons la collaboration pour l’amélioration de la qualité des eaux transfrontières et pour l'atténuation des risques liés aux séismes dans le Caucase du Sud.

    L'information du public

    L’un des principaux domaines de coopération concerne le renforcement de la sensibilisation du public à l’égard de l’OTAN et de ses relations avec la Géorgie. Depuis 2002, l’OTAN organise, en coopération avec des organisations non gouvernementales locales et des autorités de l’État, et par l'intermédiaire de son bureau de liaison à Tbilissi, un certain nombre d’activités pour informer le public, notamment des séminaires, des conférences et des ateliers. Des « semaines de l’OTAN » et des cours d’été sont organisés chaque année pour établir le dialogue avec les jeunes. L'édition de cette année de la « semaine de l'OTAN », qui s'est déroulée en juin, avec un programme d'activités prévues en divers lieux sur l'ensemble du territoire, a célébré les progrès enregistrés dans les relations OTAN‑Géorgie, en particulier à l'occasion du récent sommet de Chicago.

    Des groupes de leaders d’opinion géorgiens sont régulièrement invités au siège de l’OTAN et au Grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE), où ils entendent des exposés sur l’Alliance ; par ailleurs, des responsables de l’OTAN se rendent régulièrement en Géorgie pour prendre la parole lors d’événements publics.

    Dans chaque pays partenaire, l’ambassade d’un des États membres de l’OTAN joue le rôle d'ambassade point de contact et sert d’intermédiaire pour la diffusion d’informations sur le rôle et les politiques de l'Alliance. Actuellement, l’ambassade point de contact de l’OTAN en Géorgie est celle de la Roumanie.

    Les services du ministre d'État à l'Intégration européenne et euro‑atlantique ont mis en place un centre d'information sur l'OTAN, qui dispose d'un bureau principal à Tbilissi et de succursales à Kutaisi et Zugdidi. Ce centre travaille en coopération étroite avec la Division Diplomatie publique de l'OTAN et avec le Bureau de liaison de l'OTAN en Géorgie et constitue un outil important pour ce qui est de mieux faire connaître l'Alliance au grand public dans le pays.

  • Réponse à la crise géorgienne

    Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de l’Atlantique Nord, le 19 août 2008, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Alliance ont appelé de leurs vœux une solution pacifique et durable au conflit, fondée sur le respect de l’indépendance, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Géorgie.

    Les ministres ont déploré l’usage de la force dans ce conflit, car celle‑ci n’est pas conforme aux engagements en matière de règlement pacifique des conflits pris à la fois par la Géorgie et par la Russie dans le cadre du Partenariat pour la paix et d'autres accords internationaux. Ils ont exprimé des préoccupations particulières concernant l’action militaire disproportionnée menée par la Russie, action incompatible avec son rôle de maintien de la paix dans les régions séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. Les Alliés ont aussi appelé la Russie à agir immédiatement pour retirer ses troupes des zones qu'elle était censée quitter en vertu de l’accord en six points conclu grâce aux efforts de l’Union européenne.

    Les Alliés ont décidé de soutenir la Géorgie, à sa demande, dans un certain nombre de domaines, notamment en l’aidant à évaluer les dégâts causés aux infrastructures civiles ainsi que l’état du ministère de la Défense et des forces armées, en contribuant au rétablissement du système de contrôle de la circulation aérienne, et en donnant des avis en matière de cyberdéfense.

    Le 27 août 2008, le Conseil de l’Atlantique Nord a condamné la décision prise par la Fédération de Russie de reconnaître l’indépendance des régions géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, et il a appelé la Russie à revenir sur sa décision.

    L’OTAN continue de soutenir l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues, ainsi qu’il a été rappelé lors de réunions des chefs d'État et de gouvernement des pays alliés et dans des déclarations du secrétaire général.

  • Évolution des relations

    Les relations entre l’OTAN et la Géorgie remontent à 1992, année qui marque l’entrée du pays au Conseil de coopération nord‑atlantique (rebaptisé en 1997 Conseil de partenariat euro‑atlantique), après son accession à l'indépendance lors de la dissolution de l’Union soviétique. La coopération s’est approfondie et élargie avec l’adhésion de la Géorgie au programme de Partenariat pour la paix (PPP) en 1994, et au processus de planification et d’examen (PARP) en 1999.

    Après la « révolution des roses » (2003), le soutien apporté au processus de réformes nationales s’est intensifié, en particulier avec la mise en place du premier plan d'action individuel pour le Partenariat (IPAP) en 2004. La Géorgie s’est vu proposer, en septembre 2006, un dialogue intensifié sur ses aspirations à l'adhésion. Au sommet de Bucarest d'avril 2008, les dirigeants des pays de l'OTAN ont décidé que la Géorgie deviendrait membre de l'Alliance.

    En septembre 2008, l’OTAN et la Géorgie ont inauguré la Commission OTAN‑Géorgie (COG), qui joue un rôle central dans la supervision du processus engagé à Bucarest. En décembre 2008, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Alliance sont convenus de l’élaboration d’un programme national annuel (ANP) sous l’égide de la COG.

    Les grandes étapes

    1992

    La Géorgie devient membre du Conseil de coopération nord‑atlantique, nouvellement créé (auquel succède en 1997 le Conseil de partenariat euro‑atlantique).

    1994

    La Géorgie adhère au Partenariat pour la paix (PPP), programme qui vise à développer la coopération en matière de sécurité et de défense entre l’OTAN et les différents pays partenaires.

    1995

    La Géorgie signe la Convention sur le statut des forces (SOFA) du PPP conclue entre l’OTAN et les pays partenaires.

    1997

    Le parlement géorgien ratifie la SOFA.

    1999 

    La Géorgie s’engage dans le processus de planification et d'examen (PARP) du PPP.

     

    La Géorgie commence à fournir des troupes de maintien de la paix à la Force pour le Kosovo (KFOR).

    2001

    La Géorgie accueille un exercice multinational d’entraînement militaire du PPP, « Cooperative Partner 2001 ».

    2002

    La Géorgie est raccordée à la « Route de la soie virtuelle ».

     

    La Géorgie accueille un exercice multinational d’entraînement militaire du PPP, « Cooperative Best Effort 2002 ».

     

    La Géorgie déclare qu’elle souhaite adhérer à l’OTAN et qu'elle a l'intention d'élaborer un plan d'action individuel pour le Partenariat (IPAP) avec l’OTAN.

    2003

    Un fonds d’affectation spéciale OTAN/PPP est lancé avec la Géorgie pour la démilitarisation des missiles de défense sol‑air.

     

    La Géorgie participe à la force de la FIAS chargée d’assurer la sécurité pour les élections en Afghanistan.

     

    Au sommet d’Istanbul, les dirigeants des pays de l’OTAN accordent une place privilégiée au Caucase – un représentant spécial de l’OTAN et un agent de liaison sont désignés pour cette région.

    2005 

    La Géorgie devient le premier pays à conclure un IPAP avec l’OTAN. L’OTAN et la Géorgie signent un accord de transit autorisant les pays de l'Alliance et les autres pays qui fournissent des troupes à la FIAS à transiter par la Géorgie pour l'approvisionnement de leurs forces en Afghanistan.

     

    La Géorgie ouvre un centre d’information sur l’OTAN, avec le soutien de la Division Diplomatie publique de l'Organisation.

    2006

    L’OTAN propose un dialogue intensifié à la Géorgie.

    2007

    La Géorgie accueille un exercice aérien OTAN/PPP, « Cooperative Archer 2007 ».

    2008

    Au sommet de Bucarest, les dirigeants des pays alliés décident que la Géorgie deviendra membre de l’OTAN.

     

    En août, les Alliés expriment leur vive préoccupation à propos du conflit armé entre la Géorgie et la Russie et appellent de leurs vœux une solution pacifique et durable au conflit, fondée sur le respect de l’indépendance, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Géorgie. Ils décident de contribuer à la reconstruction de la Géorgie dans un certain nombre de domaines et proposent également la création d’une Commission OTAN‑Géorgie (COG) chargée de superviser le processus engagé au sommet de Bucarest et la mise en œuvre des mesures de soutien.

     

    En septembre, le Conseil de l’Atlantique Nord effectue une visite de deux jours en Géorgie. Le document‑cadre portant création de la Commission OTAN‑Géorgie est signé, et la séance inaugurale a lieu à Tbilissi. En décembre, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN conviennent de l’élaboration d’un programme national annuel (ANP) sous les auspices de la COG.

    2009

    Le 4 février, le ministre des Affaires étrangères, le vice‑premier ministre et le ministre de la Défense de la Géorgie se rendent à l’OTAN pour la première réunion de 2009 de la Commission OTAN‑Géorgie (COG).

     

    Le 20 février, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN et de la Géorgie examinent les progrès accomplis par le pays concernant la réforme de la défense ainsi que ses priorités.

     

    Le 5 mars, la COG se réunit à Bruxelles pour la deuxième fois au niveau des ministres des Affaires étrangères afin d’examiner une série de questions d’intérêt commun.

     

    À la mi‑mars 2009, une équipe d’experts dirigée par l’OTAN se rend en Géorgie pour répondre à une demande du pays visant un réexamen du système existant de formation et d’entraînement militaires et l’élaboration d’un plan d’action pour les réformes.

     

    En mai 2009, la première réunion du Comité directeur du programme OTAN‑Géorgie de perfectionnement professionnel du personnel civil du ministère de la Défense et d'autres institutions de sécurité de la Géorgie se déroule au siège de l'OTAN à Bruxelles.

     

    À l’issue des élections tenues le 31 mai dans la région géorgienne d’Ossétie du Sud, le secrétaire général de l’OTAN diffuse une déclaration indiquant que l’Organisation ne reconnaît pas ces élections et que leur tenue ne contribue pas à un règlement pacifique et durable de la situation en Géorgie.

     

    Le 3 décembre, la COG se réunit pour débattre de la ligne d’action pour l’intégration euro‑atlantique de la Géorgie et du processus de réforme.

    2010

    Le 12 mars sont signés des accords clés visant à lancer un fonds d'affectation spéciale qui aidera la Géorgie à éliminer en toute sécurité les restes explosifs de guerre.

     

    En mars, le président géorgien, M. Mikheïl Saakachvili, se rend au siège de l’OTAN pour y rencontrer le secrétaire général de l’Organisation, M. Anders Fogh Rasmussen.

     

    En avril, la Géorgie signe un accord avec l’OTAN pour contribuer à l'opération Active Endeavour, l'opération de lutte contre le terrorisme menée par l'OTAN en Méditerranée.

     

    En mai, le ministère géorgien des Affaires étrangères accueille à Tbilissi un séminaire consacré à la sécurité énergétique et aux infrastructures énergétiques critiques.

     

    En mai, les chefs d'état-major de la défense des pays alliés et de la Géorgie se réunissent au sein du Comité militaire afin d'examiner et de soutenir le processus de transformation des forces armées géorgiennes.

     

    En août, le Conseil de l'Atlantique Nord décide d'améliorer les relations OTAN‑Géorgie par une coopération militaire effective (cela débouche sur l'élaboration et la mise en œuvre du premier plan de travail annuel du Comité militaire avec la Géorgie, en 2011).

     

    En octobre, le Bureau de liaison de l'OTAN est inauguré pendant la visite en Géorgie du secrétaire général de l’OTAN, au cours de laquelle celui‑ci rencontre le président, le premier ministre ainsi que d’autres ministres de haut rang de la Géorgie.

     

    Au sommet de Lisbonne, les dirigeants des pays alliés rappellent qu’ils ont décidé que la Géorgie deviendrait membre de l'OTAN, et ils réaffirment tous les éléments de cette décision, prise au sommet de Bucarest en 2008, en disant soutenir activement la poursuite de la mise en œuvre par la Géorgie de toutes les réformes nécessaires. Ils réitèrent leur soutien constant à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de la Géorgie à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues.

     

    En février, le directeur général de l'État‑major militaire international (EMI) de l'OTAN se rend en Géorgie pour débattre de l'état et des perspectives de la coopération OTAN‑Géorgie menée entre militaires.

    2011

    En avril, les ministres des Affaires étrangères des pays de la COG se réunissent à Berlin et adoptent, pour la première fois, une déclaration commune réaffirmant les principes de base de la coopération OTAN‑Géorgie. Les ministres des pays de l’OTAN assurent la Géorgie de leur vive gratitude pour sa contribution tangible à la sécurité euro‑atlantique et pour la dynamique globalement positive imprimée au développement démocratique du pays.

     

    En juin, le président du parlement géorgien se rend au siège de l'OTAN pour une réunion de la COG et informe les pays alliés des principales réformes démocratiques menées dans son pays.

     

    En mai, le Comité militaire avec la Géorgie se réunit au niveau des chefs d'état‑major de la défense pour examiner les contributions de la Géorgie aux opérations ainsi que l'état d'avancement de la mise en œuvre des réformes de défense découlant de la revue de défense stratégique.

     

    En juillet, le ministère géorgien des Affaires étrangères accueille une conférence sur les défis de sécurité émergents, avec le soutien du programme OTAN pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS).

     

    En août, le SACEUR se rend en Géorgie pour débattre de la contribution actuelle et future du pays aux opérations.

     

    À l’issue des élections dites « présidentielles » tenues le 26 août dans la région géorgienne d’Abkhazie, le secrétaire général de l’OTAN déclare que l’Organisation ne reconnaît pas ces élections et que leur tenue ne contribue pas à un règlement pacifique et durable de la situation en Géorgie.

     

    En novembre, le Conseil de l'Atlantique Nord se rend à Tbilissi et à Batoumi et rencontre le président, le président du parlement, le premier ministre et d'autres responsables géorgiens de haut rang, ainsi que des représentants de la société civile, des médias et de l'opposition. La COG décide de poursuivre ses travaux sur des mesures concrètes visant à renforcer les relations de la Géorgie avec l'OTAN.

     

    À l’issue des élections dites « présidentielles » tenues le 13 novembre dans la région géorgienne d’Ossétie du Sud, le secrétaire général de l’OTAN diffuse une déclaration indiquant que l’Organisation ne reconnaît pas ces élections et que leur tenue ne contribue pas à un règlement pacifique et durable de la situation en Géorgie. Dans le prolongement de la visite du Conseil de l’Atlantique Nord en Géorgie, la COG adopte une série de mesures concrètes en vue d'un resserrement des liens entre la Géorgie et l'OTAN. Ces mesures soutiennent les réformes entreprises, augmentent l'aptitude de l’OTAN et de la Géorgie à agir de concert et renforcent la capacité des institutions géorgiennes alors que le pays poursuit sa route sur la voie de l'intégration euro‑atlantique.

    2012

    Dans le prolongement de la visite du Conseil de l’Atlantique Nord en Géorgie, la COG adopte une série de mesures concrètes en vue d'un resserrement des liens entre la Géorgie et l'OTAN. Ces mesures soutiennent les réformes entreprises, augmentent l'aptitude de l’OTAN et de la Géorgie à agir de concert et renforcent la capacité des institutions géorgiennes alors que le pays poursuit sa route sur la voie de l'intégration euro‑atlantique.

    En avril 2012, le président Saakachvili se rend au siège de l'OTAN pour rencontrer le secrétaire général et participer à une réunion de la COG au niveau des ambassadeurs.

    En mai, au sommet de Chicago, la Géorgie participe à trois réunions importantes rassemblant des partenaires. Ainsi, le président Mikheïl Saakachvili se joint à ses homologues des pays qui soutiennent la mission de stabilisation dirigée par l'OTAN en Afghanistan. Il participe également à une réunion des 28 pays alliés avec 13 pays d'Europe, du Moyen‑Orient et de la région Asie‑Pacifique qui ont apporté des contributions exceptionnelles aux activités de l'Alliance au cours des quelques dernières années. Et le ministre géorgien des Affaires étrangères, Grigol Vachadze, se joint à ses homologues des trois autres pays candidats à une adhésion à l'OTAN.
      En septembre, le secrétaire général de l’OTAN effectue une visite en Géorgie.
      En octobre, la Géorgie double sa contribution à la FIAS, devenant ainsi l'un des plus gros fournisseurs de troupes parmi les pays non OTAN.

    En novembre, le secrétaire général rencontre le président Saakachvili à Prague à l'occasion d'une session de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, et le premier ministre Ivanichvili au siège de l'OTAN.
      En décembre, les ministres des Affaires étrangères se réunissent dans le cadre de la Commission OTAN‑Géorgie.

NATOCHANNEL.TV : Videos on NATO-Georgia relations

Joint Press Point with Georgia Prime Minister - Questions and answers

14 Nov. 2012

Georgian Prime Minister Mr. Bidzina Ivanishvili and NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen answered questions from the press at NATO Headquarters. 

Mis à jour le: 24-Jan-2013 11:10

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Approfondir les relations avec la Géorgie 09 nov. 2011 Ce dossier donne une vue d’ensemble des relations que l’OTAN entretient avec la Géorgie et qui se sont sensiblement approfondies depuis le début des années 1990. Aujourd’hui, la Géorgie est candidate à une adhésion à l’Alliance. Elle contribue activement aux opérations menées par l’OTAN et elle coopère avec les Alliés et des pays partenaires dans de nombreux domaines.