NATO - North Atlantic Treaty Organisation

Le financement de l’OTAN

Les pays membres supportent de mannière directe ou indirecte les frais de fonctionnement de l’OTAN et le coût de la mise en œuvre de ses politiques et activités.

La participation des pays membres à des opérations et à des missions dirigées par l’OTAN et les efforts qu'ils consentent pour faire en sorte que leurs forces armées soient interopérables constituent la plus grande part de leurs contributions. En effet, les pays membres assument le coût du déploiement des forces qu’ils affectent à l’OTAN pour des opérations dirigées par elle. À quelques exceptions près, ils prennent également en charge leurs propres forces et capacités militaires.

Les pays membres contribuent directement aux budgets gérés par l’OTAN selon une formule de partage des coûts agréée qui est fondée sur leur revenu national brut relatif. Ces contributions ne représentent qu’un très petit pourcentage du budget de défense global de chaque pays membre et servent à financer l'activité des structures intégrées de l’OTAN.

Les contributions directes se font généralement suivant le principe du financement commun, ce qui signifie que les pays membres mettent leurs ressources en commun dans un cadre OTAN. Trois budgets relèvent du régime de financement commun :

  • le budget civil ;
  • le budget militaire ;
  • le programme OTAN d'investissement au service de la sécurité.

Le financement commun permet de couvrir des besoins collectifs tels que ceux qui sont liés à la structure de commandement de l’OTAN, aux systèmes de défense aérienne, de commandement et de contrôle en place à l’échelle de l’OTAN ou les systèmes de communication couvrant toute l’Alliance, autant d’éléments dont aucun pays membre n'assume seul la responsabilité.

Les projets peuvent aussi être financés conjointement, ce qui signifie que les pays qui y participent définissent les besoins, les priorités et les modalités de financement, mais que la supervision politique et financière est assurée par l’OTAN.

La gestion financière de ces différents types de contributions est conçue de manière que le contrôle final des dépenses soit exercé par les pays membres qui supportent les coûts d'une activité donnée et fasse l’objet d’un consensus entre eux. Le Conseil de l'Atlantique Nord approuve les budgets et les dépenses d'investissement de l'OTAN et exerce un contrôle sur la gestion financière de l'Organisation. Il tient compte de considérations relatives aux ressources dans ses prises de décision. Le Bureau de la planification et de la politique générale des ressources (RPPB) rend des avis au Conseil sur la politique et l'attribution des ressources. Par exemple, au moment de décider du lancement de l'opération en Libye, le Conseil s'est appuyé sur une évaluation complète des dépenses effectuée par le Commandement allié Opérations et par le RPPB. Le Comité des budgets et le Comité des investissements, qui font tous deux rapport au RPPB, examinent également les dépenses prévues et les approuvent.

Le Bureau OTAN des ressources (NOR) rassemble tous les agents internationaux de l'OTAN travaillant sur les questions relatives aux ressources. Le NOR prépare des avis qui portent à la fois sur les questions de fond et les questions techniques à l'intention du Conseil, du secrétaire général, des comités chargés des ressources, et d'autres organismes de l'OTAN. Par ailleurs, le NOR facilite le processus par lequel les pays membres se mettent d'accord sur les questions de ressources.

  • Contributions des pays

    Les pays membres versent des contributions à l’OTAN selon une formule de partage des coûts agréée qui est fondée sur le revenu national brut.

  • Types de financement directs

    Le financement direct par les pays membres prend deux formes principales : le financement commun et le financement conjoint. Toutefois, des contributions directes peuvent aussi être versées dans le cadre de fonds d’affectation spéciale et de formules de partage des coûts ad hoc et sous la forme de contributions en nature et de dons.

    Plusieurs facteurs influent sur le choix du mode de financement d'un besoin prioritaire : niveau requis d’intégration ou d’interopérabilité, faisabilité budgétaire à l'échelon national, complexité du système concerné et possibilité de réaliser des économies d’échelle. Dans de nombreux cas, les modes de financement sont combinés.

  • Le financement commun à l’OTAN : principe et pratiques

    Principe du financement commun

    Lorsqu’une dépense s’avère nécessaire, le Bureau de la planification et de la politique générale des ressources examine s’il convient d’appliquer le principe du financement commun, autrement dit si l’objet de la dépense sert les intérêts de tous les pays contributeurs et si la dépense doit donc être supportée collectivement.

    Les critères d’admissibilité au financement commun sont constamment à l’étude et peuvent être modifiés du fait de l'évolution de la situation, par exemple en raison de la nécessité de satisfaire à des besoins essentiels à l'appui des opérations et des missions de l'Alliance.

    Le financement commun trouve son application essentiellement dans le budget civil et le budget militaire de l’OTAN, ainsi que dans le programme OTAN d’investissement au service de la sécurité (NSIP). Les crédits de ces budgets et de ce programme sont les seuls pour lesquels il appartient aux autorités de l’OTAN de définir les besoins et les priorités d’affectation, en fonction des objectifs généraux et des grandes priorités de l’Alliance.

    L’admissibilité au financement commun militaire (recours au budget militaire et au programme OTAN d'investissement au service de la sécurité) repose sur la règle des « moyens nécessaires en plus » :

    « Le financement commun sera axé sur la mise en place des moyens nécessaires en plus de ceux dont on peut raisonnablement s'attendre à disposer grâce aux ressources nationales. »

    Budget civil

    Le budget civil couvre les dépenses de personnel, de fonctionnement et d’équipement ainsi que les dépenses liées aux programmes du Secrétariat international de l’OTAN. Il est alimenté par les budgets des ministères des Affaires étrangères (dans la plupart des cas), supervisé par le Comité des budgets et exécuté par le Secrétariat international.

    Le budget civil est établi sur la base d’objectifs qui mettent clairement en relation les objectifs stratégiques de l’OTAN et les ressources requises pour les atteindre. Il y a quatre objectifs « de première ligne » et quatre objectifs de soutien.

    Objectifs « de première ligne »

    •  Opérations en cours : élaborer des orientations et des plans efficaces à l'appui des opérations et des missions de l’OTAN.
    • Capacités de l'Alliance : effectuer le travail d'orientation et de planification nécessaire en faveur de l'amélioration des capacités de l'Alliance.
    • Consultation et coopération avec les partenaires : mener des activités de consultation et de coopération concrètes avec les partenaires pour renforcer la sécurité et faire face aux nouveaux défis et menaces qui pèsent sur la région euro-atlantique dans le domaine de la sécurité.
    • Relations publiques : jouer un rôle de sensibilisation et susciter l'adhésion en ce qui concerne l'OTAN, ses opérations et son rôle de promotion de la sécurité, par un vaste plan d’action de diplomatie publique.

    Objectifs de soutien

    • Consultation et soutien : fournir un soutien au Conseil de l’Atlantique Nord, à ses comités subordonnés, au Comité militaire et aux organes qui en dépendent, ainsi qu'au Secrétariat international dans le cadre du processus de consultation des Alliés.
    • Environnement opérationnel du Siège : assurer le fonctionnement et la maintenance des installations et du site du siège de l’OTAN, y compris par l’établissement d’un plan de continuité d’activité dont la viabilité aura été testée et par le soutien efficace du projet de nouveau Siège.
    • Gouvernance et réglementation : élaborer et mettre en œuvre des politiques, processus et procédures régissant l’activité de l’ensemble du siège de l’OTAN ; contrôler et suivre leur application.
    • Sécurité du Siège : veiller au respect de la politique de sécurité OTAN dans l'ensemble de l'Organisation et offrir des conditions de sûreté et de sécurité pour l'ensemble du personnel et des activités du siège de l'OTAN.
    Budget militaire

    Le budget militaire couvre les coûts d’exploitation et de maintenance de la structure militaire internationale. Il comprend plus de cinquante budgets distincts, qui sont alimentés par les budgets de défense des pays (dans la plupart des cas). Il est supervisé par le Comité des budgets et exécuté par les différents titulaires de budget. Dans tous les cas, la mise à disposition de personnel militaire reste à la charge des pays.

    En pratique, le budget militaire couvre les dépenses exposées par l'État-major militaire international, les commandements stratégiques et la Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle de l’OTAN (NAEW&C). Plus précisément, il finance :

    • le Comité militaire, l’État-major militaire international et les agences militaires ;
    • les deux commandements stratégiques et les systèmes de commandement, de contrôle et d’information qui leur sont associés ;
    • les quartiers généraux de théâtre pour les opérations extérieures et le soutien de capacités facilitatrices essentielles de théâtre telles que les installations médicales et les moyens du génie ;
    • l’Agence OTAN de normalisation, l’Agence OTAN de gestion du système de commandement et de contrôle aériens, l'Agence des C3 (consultation, commandement et contrôle) de l’OTAN (NC3A) et l’Agence OTAN de services de systèmes d’information et de communication ;
    • les centres multinationaux d'opérations aériennes fixes et déployables de l’OTAN, les entités ARS et les systèmes radar déployables, et les systèmes de communication déployables des QG ;
    • le Centre de guerre interarmées (Norvège), le Centre d’entraînement de forces interarmées (Pologne), le Centre interarmées d’analyse et de retour d’expérience (Portugal), le Collège de défense de l’OTAN (Italie), l'École des systèmes d'information et de communication (Italie), le Centre de programmation de l’OTAN (Belgique) et le Groupe interarmées de soutien de la guerre électronique (Royaume-Uni) ;
    • le programme de travail scientifique de la NC3A, le fonds d’expérimentation du Commandement allié Transformation, l’Agence pour la recherche et la technologie (France) et le Centre de recherche sous-marine de l’OTAN (Italie) ;
    • des activités limitées de soutien au partenariat et, en partie, les bureaux de liaison militaire en place à Moscou et à Kiev.

    Pendant une opération de gestion de crise, chaque fois que le Conseil est amené à prendre une décision opérationnelle ayant des incidences financières, le RPPB est immédiatement consulté à propos de la disponibilité des fonds. Concrètement, cela signifie qu'au cœur d'une crise, le RPPB peut travailler en session quasi permanente, comme ce fut le cas pendant l'opération menée par l’OTAN en Libye (mars‑octobre 2011).

    Programme OTAN d'investissement au service de la sécurité (NSIP)

    Ce programme sert à financer de gros investissements (travaux de construction ou mise en place de systèmes de commandement et de contrôle) qui vont au-delà des besoins des pays membres en matière de défense nationale. Il aide les commandements stratégiques de l’OTAN à remplir leurs rôles en fournissant des installations et des équipements tels que des moyens de défense aérienne, des systèmes de communication et d'information, des quartiers généraux pour la structure intégrée et les opérations extérieures, ainsi que des infrastructures essentielles (aéroports, carburants et ports) à l’appui des forces déployées.

    Les fonds du NSIP proviennent des ministères de la défense des pays membres. Le programme est supervisé par le Comité des investissements. Les projets sont exécutés, selon les compétences qu’ils requièrent, par les divers pays hôtes ou par différentes agences de l’OTAN ou encore par les commandements stratégiques.

    Financement conjoint

    Le financement conjoint est un mécanisme de financement multinational revêtant diverses formes structurées qui sont chacune définies dans une charte agréée de l’OTAN. Les pays concernés déterminent toujours les besoins, les priorités et les modalités de financement, mais l'OTAN bénéficie d'un droit de regard et assure la supervision politique et financière.

    Le financement conjoint d’un projet conduit souvent à l’établissement d’une organisation chargée de la gestion du projet au sein d’une agence OTAN. Les activités des agences OTAN vont du développement et de la production d’avions de combat ou d’hélicoptères à la fourniture de soutien logistique ou de systèmes de communication et d’information pour la défense aérienne. Les agences OTAN coordonnent également les activités de recherche - développement ou œuvrent dans le domaine de la normalisation ou encore du partage du renseignement.

    Les programmes bénéficiant d’un financement conjoint diffèrent entre eux par le nombre de pays participants, les formules de partage des coûts et les structures de gestion. On a cependant engagé des travaux pour réorganiser les activités autour de trois pôles - l’acquisition, le soutien logistique et les capacités de communication et de défense aérienne - ainsi que pour instaurer des services mutualisés.

    Autres formes de financement

    Il y a d’autres mécanismes que le financement commun et le financement conjoint qui peuvent être mis en place pour certains projets : fonds d’affectation spéciale, contributions en nature, formules de partage des coûts ad hoc et dons. Le plus important des fonds d’affectation spéciale est celui qui est consacré au maintien en puissance des forces de sécurité nationales afghanes. 

  • Gestion et contrôle

    À l’OTAN, la gestion financière est conçue de manière que le contrôle final des dépenses soit exercé par les pays membres qui supportent les coûts d’une activité donnée et fasse l’objet d’un consensus entre eux. Sous l'autorité générale du Conseil, plusieurs organismes exercent un contrôle sur les quatre principaux éléments de la structure financière de l’Organisation, à savoir :

    • le Secrétariat international (financé sur le budget civil) ;
    • la structure militaire internationale (financée sur le budget militaire) ;
    • le programme OTAN d'investissement au service de la sécurité ;
    • les agences OTAN.

    Lorsqu'une activité de coopération ne concerne pas tous les pays membres, elles est, en général, gérée par une agence OTAN, dans le cadre d'un programme de production et de logistique de l’Organisation. Ces programmes et ces agences disposent de leurs propres comité de surveillance, comité de direction et comité financier ainsi que de sources de financement distinctes liées aux budgets nationaux.

    Le règlement financier en vigueur à l’OTAN assure l’uniformité des principes de base qui régissent le fonctionnement global de la structure financière. Ce règlement a été approuvé par le Conseil de l’Atlantique Nord, et il est complété par des règles et procédures qui ont pour objet de l’adapter à certains organismes et programmes de l’OTAN.

    Gestion financière des budgets civil et militaire

    Les budgets civil et militaire sont annuels et coïncident avec l'année civile. Chacun est préparé sous l’autorité du chef de l’organisme OTAN concerné, examiné par le Comité des budgets (composé de représentants des pays membres contributeurs) et approuvé pour exécution par le Conseil de l’Atlantique Nord.

    Si un consensus n’a pu se dégager avant le début de l’exercice, le budget n’est pas approuvé, et les activités sont financées, sous la supervision du Comité des budgets, au moyen de dotations provisoires ne devant pas dépasser le montant du budget approuvé pour l’exercice précédent. Ce régime peut s’appliquer pendant six mois, après quoi le Conseil est invité à décider d’approuver le budget ou d’autoriser la poursuite du financement provisoire.

    Une fois le budget approuvé, le chef de l’organisme OTAN concerné peut l’exécuter librement en engageant des dépenses et en effectuant des paiements aux fins autorisées. Cette liberté est toutefois limitée par diverses prescriptions du règlement financier, qui concernent, par exemple, le recours à des appels d’offres pour les contrats de fourniture de biens et de services ou les transferts de crédits servant à corriger la sous-estimation ou la surestimation des crédits requis. Le pouvoir d’exécuter librement un budget peut aussi, dans certains cas, être limité par l’obligation d’obtenir l’autorisation préalable d’engager des crédits ou d’effectuer des dépenses. En effet, le Comité des budgets peut parfois imposer cette obligation afin d’assurer la stricte mise en application de politiques nouvelles ou de suivre la réalisation de projets complexes tels que les restructurations organisationnelles.

    Gestion financière du programme OTAN d’investissement au service de la sécurité

    La mise en œuvre du programme OTAN d’investissement au service de la sécurité trouve son point de départ dans les paquets de capacités, qui recensent les moyens dont les autorités militaires de l’OTAN disposent et ceux dont elles ont besoin pour mener à bien des tâches spécifiques. Les paquets de capacités constituent un outil qui permet d’évaluer les compléments à financer en commun (pour ce qui concerne à la fois les dépenses d’équipement et les dépenses ordinaires d’exploitation et de maintenance) ainsi que les effectifs civils et militaires requis pour l’exécution de chaque tâche. Ils sont examinés par le Bureau de la planification et de la politique générale des ressources, puis approuvés par le Conseil de l’Atlantique Nord.

    Une fois que les paquets de capacités sont approuvés, les divers projets qui les constituent peuvent être autorisés sous la responsabilité du Comité des investissements. La demande d’autorisation émane du « pays hôte » (c’est-à-dire le pays sur le territoire duquel le projet doit être réalisé ou l'agence OTAN ou le commandement stratégique responsable de la mise en œuvre du projet). Lorsque le Comité a approuvé le projet, le pays hôte peut passer aux études d’exécution, à l’adjudication des contrats et à la réalisation. Sauf si le Comité des investissements en décide autrement, l’appel d’offres s’adresse aux entreprises des pays qui contribuent au projet.

    Le système de gestion financière applicable au NSIP est fondé sur une méthode de compensation financière internationale. Les pays hôtes établissent un relevé des dépenses prévues pour les projets autorisés dont ils ont la charge. Lorsque le Comité des investissements a marqué son accord sur les prévisions, le Secrétariat international calcule les montants dus par chaque pays et les montants à recevoir par chaque pays hôte. D’autres calculs permettent de déterminer les versements, les monnaies et le pays ou l’agence OTAN qui recevra les fonds.

    Lorsqu’un projet est terminé, il est soumis à une inspection mixte de réception officielle, garante de la conformité des travaux exécutés avec les prestations autorisées. Dès que le rapport d’inspection est accepté par le Comité des investissements, le projet est inscrit à l’inventaire de l’OTAN.

    Contrôle financier

    Même si, dans le cas du budget militaire et du budget civil, c’est en fin de compte le chef de l’organisme OTAN titulaire du budget qui est responsable de la préparation et de la bonne exécution du budget, le soutien administratif de cette tâche est en grande partie assuré par le contrôleur des finances de l'organisme en question.

    Le contrôleur des finances d'un organisme OTAN peut s’adresser en dernier ressort au Comité des budgets en cas de désaccord persistant avec le chef de cet organisme à propos d’une opération à réaliser. Le contrôleur des finances est chargé de veiller à ce que l’exécution du budget soit conforme dans tous ses aspects aux autorisations de dépenses, aux mesures de contrôle particulières éventuellement imposées par le Comité des budgets ainsi qu’au règlement financier et aux règles et procédures d’application connexes. Il peut aussi, pour donner suite à un audit interne, instaurer les mesures de contrôle et les procédures supplémentaires qu’il juge nécessaires à l’exercice de la responsabilité financière.

    Collège international des commissaires aux comptes

    Le Collège international des commissaires aux comptes de l’OTAN (IBAN) est un organe indépendant chargé de vérifier les comptes des différents organismes OTAN. Il a pour mission principale de donner au Conseil de l’Atlantique Nord et aux gouvernements des pays membres l’assurance que les fonds communs ont été correctement utilisés pour le règlement de dépenses autorisées et que les dépenses exposées se situent dans les limites des autorisations financières accordées et du volume de travaux autorisé.

    Outre les audits financiers, le mandat de l'IBAN inclut les audits de performance. Son rôle ne se limite donc pas à faire respecter l’obligation de rendre compte mais s’étend à l’examen des pratiques de gestion en général. Les membres de l'IBAN sont en principe issus des organismes nationaux de contrôle financier des pays membres. Ils sont nommés par le Conseil de l’Atlantique Nord et sont responsables devant ce dernier.

  • Organismes concernés

    Le Conseil de l'Atlantique Nord approuve les budgets et les dépenses d'investissement de l'OTAN et exerce un contrôle sur la gestion financière de l'Organisation. Il tient compte de considérations relatives aux ressources dans ses prises de décision. Le Bureau de la planification et de la politique générale des ressources (RPPB) rend des avis au Conseil sur la politique et l'attribution des ressources. Par exemple, au moment de décider du lancement de l'opération en Libye, le Conseil s'est appuyé sur une évaluation complète des dépenses effectuée par le Commandement allié Opérations et par le RPPB. Le Comité des budgets et le Comité des investissements, qui font tous deux rapport au RPPB, examinent également les dépenses prévues et les approuvent.

    Le Bureau OTAN des ressources (NOR) rassemble tous les agents internationaux de l'OTAN travaillant sur les questions relatives aux ressources. Le NOR prépare des avis qui portent à la fois sur les questions de fond et les questions techniques à l'intention du Conseil, du secrétaire général, des comités chargés des ressources et d'autres organismes de l'OTAN. Par ailleurs, le NOR facilite le processus par lequel les pays membres se mettent d'accord sur les questions de ressources.

    Bureau de la planification et de la politique générale des ressources

    Le Bureau de la planification et de la politique générale des ressources (RPPB) est le principal organe consultatif du Conseil pour la gestion de toutes les ressources de l’Organisation. Il est responsable de la gestion d'ensemble des budgets civil et militaire de l'OTAN, de même que du programme OTAN d’investissement au service de la sécurité et des effectifs. Le Comité des budgets et le Comité des investissements font tous deux rapport au RPPB.

    Comité des budgets

    Le Comité des budgets rend compte au Bureau de la planification et de la politique générale des ressources pour tout ce qui concerne les budgets civil et militaire de l’OTAN. Le budget civil couvre l'ensemble des coûts liés au Secrétariat international, qui est établi au siège de l'OTAN, à Bruxelles, tandis que le budget militaire couvre tous les coûts liés à l'État-major militaire international, lui aussi établi à Bruxelles, aux commandements stratégiques et à la Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle de l’OTAN (NAEW&C).

    Comité des investissements

    Le Comité des investissements rend compte au Bureau de la planification et de la politique générale des ressources pour ce qui concerne l’exécution du programme OTAN d’investissement au service de la sécurité.

    Le programme OTAN d’investissement au service de la sécurité sert à financer les équipements et les installations qui sont nécessaires à l’appui des rôles dévolus aux deux commandements stratégiques de l’OTAN (le Commandement allié Opérations et le Commandement allié Transformation) et dont il est reconnu qu’ils viennent en dépassement des moyens requis par les pays membres pour leur seule défense nationale.