NATO - North Atlantic Treaty Organisation

L'aide de l'OTAN à l’Union africaine

À la demande de l’Union africaine (UA), l’OTAN a apporté une assistance à la mission de l’UA en Somalie et un appui au développement des capacités de maintien de la paix à long terme, en particulier la Force africaine en attente. L’OTAN a également apporté un soutien à la mission de l’UA au Soudan, à la demande de l’UA, du milieu de 2005 à la fin de 2007.

Afin de parvenir à une synergie, à une efficacité et à une transparence maximales, l’aide apportée par l’OTAN fait l’objet d’une harmonisation et d'une étroite coordination avec celle fournie par les autres organisations internationales – principalement les Nations Unies et l'Union européenne – et par les partenaires bilatéraux.

Par le biais de cette aide, l’Alliance et l’Union africaine développent une coopération qualifiée de « très positive » par M. Sivuyile Thandikhaya Bam, chef de la Division des opérations de soutien de la paix (PSOD) de l’UA, lors de la visite qu’il a effectuée au siège de l’OTAN en février 2010. « Nous envisageons davantage [cette coopération] comme un projet à long terme, et nous voudrions poursuivre sur cette voie. » Cette position a été confirmée par les demandes répétées d’aide de l’OTAN, et du désir de l’UA de consolider et d’étendre cette coopération.

  • Soutenir les missions et le développement de capacités

    L’OTAN a commencé à soutenir l’Union africaine en 2005, en apportant une aide à la mission de l’UA au Soudan (MUAS). Il s'est agi de la première mission de l’Alliance sur le continent africain. Cette mission a fait suite à une décision historique prise par le Conseil de l'Atlantique Nord. Depuis, l’OTAN s’est engagée à soutenir d’autres missions et d’autres objectifs de l’UA.

    Aider l’Union africaine en Somalie

    L’OTAN a accepté d’aider la mission de l’Union africaine (UA) en Somalie (AMISOM) en apportant un soutien dans le domaine du transport aérien et du transport maritime aux États membres de l’UA disposés à déployer des forces en Somalie dans le cadre de cette mission. Ainsi, l’OTAN a mis en place un soutien aérien du Burundi à Mogadiscio ; elle a aussi escorté un bâtiment de l’UA qui transportait des équipements militaires burundais destinés à l’un des bataillons transférés par voie aérienne à Mogadiscio.

    L’OTAN a aussi mis des experts à la disposition de la PSOD qui appuie l’AMISOM. Ces experts offrent des compétences dans divers domaines : planification maritime, planification stratégique, planification et suivi en matière financière, coordination des mouvements aériens, logistique, systèmes d’information et de communication, gestion du personnel militaire et planification de circonstance. Outre cet appui en matière logistique et de planification, l’OTAN est membre du Groupe de contact international pour la Somalie. C’est en juin 2009 qu’elle a été invitée pour la première fois à assister aux réunions de ce Groupe, auxquelles elle participe régulièrement depuis lors.

    Contribuer à la création d’une Force africaine en attente

    L’OTAN a fourni, à la demande de l’UA, un soutien sous la forme d’experts et de formateurs pour la Force africaine en attente (FAA). Elle apporte un soutien au renforcement des capacités, par le biais de stages et d’exercices d’entraînement, et elle organise en outre un appui, sous diverses formes, à l’opérationnalisation de la FAA, toujours à la demande de l’Union africaine.

    La FAA, qui devrait être déployée en Afrique en période de crise, s'inscrit dans le cadre des efforts que l’UA déploie dans le but de développer ses capacités de maintien de la paix à long terme. La FAA représente la vision de l’UA d’un dispositif continental de sécurité, disponible sur appel, et présentant des points de ressemblances avec la force de réaction de l’OTAN. L’OTAN aide, en particulier, l’UA à conduire les processus d’évaluation liés en rapport avec l’état de préparation opérationnelle des brigades de la FAA. Cette force continentale devrait atteindre sa pleine capacité opérationnelle d’ici 2015, et pourrait être considérée comme une contribution africaine à l’action plus large menée par la communauté internationale pour préserver la paix et la sécurité.

    Aider l’Union africaine au Darfour (Soudan)

    La Mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS) a pour but de mettre un terme à la violence qui sévit dans cette région depuis l’éclatement d’un conflit en 2003, et d’y améliorer la situation humanitaire.

    Depuis le mois de juin 2005 jusqu’au 31 décembre 2007, l’OTAN a aidé l’UA à étendre sa mission de maintien de la paix au Darfour en fournissant des moyens aériens pour le transport d’un plus grand nombre de soldats de la paix dans la région et en dispensant une formation au personnel de l’UA. Le soutien de l’OTAN n’impliquait pas la fourniture de troupes de combat.

    L’Alliance a cessé d’apporter son soutien à la Mission de l’Union africaine au Soudan le 31 décembre 2007, date à laquelle est intervenu le passage de la MUAS à l’opération hybride UA/ONU au Darfour (MINUAD). Elle s’est déclarée prête à envisager, si on le lui demande, d’apporter un soutien à la nouvelle force de maintien de la paix hybride ONU-UA constituée de soldats de la paix et de policiers civils.

  • L'évolution du soutien apporté par l’OTAN à l’Union africaine

    En juin 2005, l’OTAN a commencé à soutenir un soutien à l'Union africaine, à la demande de celle‑ci, dans le cadre de la mission que l’UA mène dans la province du Darfour (Soudan). L’OTAN a cessé d’apporter son soutien à la MUAS le 31 décembre 2007, date à laquelle s’est achevée la mission. Elle a ensuite offert son aide à l’opération hybride UA/ONU au Darfour (MINUAD), qui a succédé à la MUAS le 1er janvier 2008.

    En mars 2007, lors d'une visite effectuée au siège de l'OTAN, le commissaire de l'UA pour la paix et la sécurité, M. Saïd Djinnit, a proposé d'étendre la coopération OTAN-UA à de nouveaux domaines, notamment à un éventuel soutien de l’Alliance à l’UA en matière de développement de capacités à long terme. Ce projet s’est concrétisé un peu plus tard au cours de la même année. Avant cela, en juin 2007, l’OTAN a marqué son accord de principe pour soutenir la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), en lui fournissant un transport aérien stratégique. Cet appui a été, depuis lors, prolongé à plusieurs reprises et étendu à d’autres domaines.  

    Le 5 septembre 2007, le Conseil de l’Atlantique Nord – l’organe de décision politique suprême de l’OTAN – a décidé d’aider l’Union africaine à réaliser une étude sur l’évaluation de l'état de préparation opérationnelle des brigades de la Force africaine en attente (FAA). Par cet engagement, l’OTAN a démarré son appui au développement des capacités de l’UA et, plus précisément, de la FAA, qui s'inscrit dans le cadre des efforts que l’UA déploie dans le but de développer ses capacités de maintien de la paix à long terme

  • Les organes associés à la prise de décisions et à la mise en œuvre de ces décisions

    Le Conseil de l’Atlantique Nord est l’organe qui, sur la base des avis donnés par les autorités militaires de l’OTAN, a marqué son accord pour qu’un soutien soit apporté à l’Union africaine.

    L’ambassade de Norvège à Addis-Abeba met en œuvre ses ressources diplomatiques à l’appui des activités de l’OTAN en Afrique. Les requêtes de l’UA sont transmises par des « notes verbales » de l’Union africaine à l’ambassade de Norvège puis, par l’intermédiaire du Commandement interarmées (JFC) de Lisbonne et du SHAPE, au siège de l’OTAN où les requêtes sont examinées et les décisions prises en tant que de besoin. Les requêtes de l’UA sont examinées au cas par cas.

    L’officier de liaison militaire de haut rang (SMLO) de l’OTAN est le principal point de contact pour les activités menées par l’Alliance avec l’Union africaine. Les pays déploient à tour de rôle, pour des périodes de six mois, un SMLO affecté à Addis-Abeba et soutenu par un adjoint et un assistant administratif. Dans le cas précis du soutien apporté par l’OTAN à la mission de l’UA en Somalie, c’est le Commandement interarmées (JFC) de Lisbonne – placé sous le commandement général du Commandement allié Opérations – qui a assumé la responsabilité de l’équipe d'officiers de liaison militaire de haut rang, laquelle opérait depuis la capitale éthiopienne.

    Cette équipe ne se limite pas à la conduite des activités quotidiennes de l’OTAN, puisqu’elle est également le point de contact militaire de l’OTAN avec les pays partenaires et les organisations régionales. Elle exerce la même fonction vis-à-vis des représentants des pays fournissant des troupes à l’AMISOM, avec les représentants des pays donateurs qui se sont engagés à fournir un appui à l’Union africaine, ainsi qu’avec les Nations Unies, l’Union européenne et diverses ambassades.