Le Comité du personnel féminin des forces de l’OTAN

Historique

En 1961, Copenhague accueille la première Conférence OTAN des officiers supérieurs féminins de l’Alliance, à laquelle participent des déléguées du Danemark, des Pays‑Bas, de la Norvège, du Royaume‑Uni et des États‑Unis. Organisée par l’association atlantique danoise, elle porte essentiellement sur le statut, l’organisation, les conditions d’emploi et les perspectives de carrière des femmes au sein des forces armées de l’Alliance.

La Conférence de Copenhague se termine par l’adoption d’une résolution recommandant de tenir les conférences futures à intervalles réguliers. Les déléguées expriment unanimement leur souhait de voir l’OTAN et les autorités nationales envisager d’employer davantage les femmes au sein de leurs services dans le plus grand intérêt de l’Alliance.

En 1965, une visite d’étude au siège de l’OTAN, au Grand Quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) et au Collège de défense de l’OTAN permet de renouer contact. C’est ainsi qu’a eu lieu la Conférence des officiers supérieurs féminins, convoquée par le Service de l’information de l’OTAN en 1966, et à laquelle participent sept pays de l’OTAN.

La Conférence tenue au siège de l’OTAN en novembre 1973 est une étape importante. Organisée par le Service d’information de l’OTAN, elle accueille neuf pays et, pour la première fois, des représentantes des services infirmiers. Les déléguées, qui représentent 28 services de personnel féminin, soit plus de 100 000 femmes militaires, adoptent une résolution qui permet aux femmes d’occuper tous les postes spécialisés, à l’exception des postes de combat, dont l’attribution est régie par des dispositions nationales. Il a par ailleurs été recommandé au cours de cette conférence de créer un comité ad hoc chargé de définir des buts et des objectifs pour les organisations de l’Alliance chargées du personnel féminin des armées.

Cette recommandation a donné naissance au Comité ad hoc, auquel chaque délégation a nommé une représentante nationale.

À la Conférence de Londres, tenue en 1975, la Belgique commence à recruter des femmes dans ses forces armées, et des représentantes belges prennent la parole devant les déléguées. Au moment où des femmes médecins militaires allaient intégrer pour la première fois la Bundeswehr, des représentantes de la République fédérale d’Allemagne présentent elles aussi des exposés.

Le Comité militaire (CM) reconnaît officiellement le Comité du personnel féminin des forces de l’OTAN (CWINF) le 19 juillet 1976 dans le document MC 249.

À la conférence tenue au siège de l’OTAN en 1977, la Belgique et la République fédérale d’Allemagne deviennent membres à part entière du Comité.

En 1979, des représentantes de la Grèce et une observatrice de l’Italie participent pour la première fois à une réunion du Comité. En même temps, le mandat du CWINF est révisé de manière à tenir compte de son statut militaire officiel.

À la conférence tenue au siège de l’OTAN en 1985, 57 représentantes de 13 pays de l’OTAN sont présentes, y compris pour la première fois des participantes de l’Espagne. Le Comité révise son mandat et modifie une résolution sur l’emploi des femmes dans les forces de l’OTAN.

En 1996, la présidente d’alors du Comité, de concert avec le Directeur de l’État‑major militaire international (EMI), préconise la création d’un poste de secrétaire à temps plein du Comité. À l’époque, seul un soutien administratif temporaire est apporté et l’on constate un manque de continuité dans les buts et les objectifs du Comité.

En mars 1997, le CM approuve la création d’un bureau consultatif du personnel féminin des forces de l’OTAN à l’EMI. Ce bureau devait d’abord fonctionner de manière provisoire pendant trois ans tout au plus, pour que l’on puisse juger de sa nécessité. Le Bureau du personnel féminin des forces de l’OTAN (OWINF) voit officiellement le jour en janvier 1998. Les États‑Unis proposent d’y affecter deux membres de leur armée de l’air pour commencer. Le Bureau se tient en liaison avec les représentants militaires et leurs états‑majors et assure la continuité, qui faisait défaut, des buts et des objectifs du Comité.

En décembre 2000, le CM adopte une résolution et confirme la permanence de l’OWINF dans la structure de l’EMI. Cette résolution prévoit que des représentantes des pays occuperont à tour de rôle les deux postes du Bureau.

Lors de sa réunion tenue à Rome en 2001, le Comité célèbre son 25e anniversaire. L’Italie ouvre la carrière militaire aux femmes.

Depuis 2002, le Comité et les 27 pays du « Partenariat pour la paix » (PPP) collaborent activement. En mai, les pays du PPP sont invités pour la première fois à participer à la Conférence annuelle qui se tient à Bruxelles.

Un an plus tard, en mai 2003, le document MC 249, rédigé 27 ans auparavant, est actualisé et remplacé par le MC 249/1.

Au mois de juin de la même année à Ottawa, grâce aux premiers contacts établis avec les sept pays du Dialogue méditerranéen, ces derniers sont invités à participer à la réunion.

En 2004, les sept nouveaux pays de l’OTAN sont invités à la Conférence tenue à Bruxelles, à laquelle participent pour la première fois des déléguées de la Bulgarie, de la Lettonie, de la Roumanie, de la Slovaquie et de la Slovénie.