| Updated: 25-May-2005 | NATO Speeches |
Åre, Sweden 25 May 2005 |
Euro-Atlantic Partnership Council (EAPC) Speaking Notes Halim Benattallah, Ambassador of Algeria to Belgium Monsieur le Secrétaire Général adjoint, Mesdames et Messieurs, 1. Je suis particulièrement honoré d'avoir été invité à participer à ce premier forum sur la sécurité du Conseil de Coopération nord atlantique. C'est le signe que le Dialogue Méditerranéen a acquis un rôle plus en rapport avec les enjeux de stabilité et de sécurité au sein de l'Alliance. Dans cette optique, les pas en avant accomplis depuis plusieurs mois sont probants. Je tenterai d'apporter un éclairage, à cet égard, en centrant mon propos sur trois thèmes : I. le processus d'appropriation du DM ; II. le début de mise en œuvre de l'offre de partenariat d'Istanbul ; III. la question cruciale des perceptions mutuelles. 2. Avant le Sommet d'Istanbul, pendant que le DM était l'objet de questionnements au sein de l'Alliance, dans les pays du DM, également, en tout cas en Algérie, le débat sur le renforcement ou non de celui-ci s'était focalisé sur l'alternative suivante : faut-il se prononcer pour le statut quo ou accepter d'aller de l'avant, vers un partenariat qui restait à configurer ? 4. Quant à la deuxième option, aller de l'avant, elle répondait au besoin de sécurité interne et régionale dans un contexte national post-terrorisme. Ce contexte ne signifiant pas pour autant :
Dans la mesure où la coopération internationale allait contribuer à y faire face, à contribuer à la mise à niveau des forces armées et concourir de manière active à la sécurité en région méditerranéenne, les vecteurs de coopération constitués par un DM renforcé et par les initiatives US sur le Sahel sont venus à point nommé. 5. Ce pourquoi, nous avons été partisans de l'idée de tirer le DM par le haut, car la démultiplication des contacts qu'il allait entraîner aux plans politique et militaire serait la clé d'une relation de coopération paix avec les pays du DM pour un partage d'expérience notamment sur les notions d'interopérabilité et de réforme de la défense.
b. Pour ce qui est de tirer parti de la coopération, deux idées énoncées dans le communiqué d'Istanbul mériteraient d'être soulignées ; • En droite ligne avec les visites effectuées par le SG dans les pays du DM et la première rencontre ministérielle tenue è Bruxelles au mois de décembre 2004, il serait utile d'entretenir lé momentum politique. Je pense qu'une rencontre annuelle visant à encadrer le Dialogue, pourrait s'avérer appropriée, car un certain niveau d'interopérabilité politique est utile. En effet, autant la coopération militaire s'est enrichie de la mise en place d'outils propres au PFP, comme les réunions, deux fois par an, des Chefs d'Etat-Major, ainsi que deux multilatérales au niveau d'experts, deux fois par an, autant la mise en œuvre du principe de la primauté du politique semble marquer le pas. • Dans le cadre du CPEA et du PFP, une action à entreprendre consisterait à mettre en présence les pays du DM avec les pays du PFP, au cas par cas. Peut-être que les pays du DM pourraient assister en observateurs, au niveau d'Ambassadeur, aux éunions du CPEA et du PFP. Par ailleurs, l'idée de diffuser aux sept pays méditerranéens une compilation reprenant les participations de chacun des pays au programme de travail sera utile. Outre l'aspect de transparence, cette communication permettra à chaque pays de se situer par rapport aux autres et, peut-être, créera-t-il un effet d'émulation entre partenaires. D'autre part, on note une confiance accrue dans la sous région dans la mesure où les trois pays du Maghreb dialoguent et travaillent sur une base commune offerte par le DM. • Quant à la situation de porte à faux dans laquelle peuvent se trouver les pays partenaires, elle est liée à l'image véhiculée sur les pays arabes et musulmans comme source d'insécurité potentielle. Les déclarations entendues en relation avec l'ouverture par l'UE de négociations avec la Turquie, invoquant le "péril musulman " ont d'ailleurs marquées les consciences.
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