Revue de l'OTAN
Mise à jour: 08-Sep-2002 Revue de l'OTAN

Edition Web
Vol. 41- No. 2
Avril 1993
p. 10-14

Davantage d'optimisme pour les Balkans

Boyko Noev
Chef du Département de la Coopération européenne et
des institutions au Ministère bulgare des Affaires étrangères

La crise dans l'ex Yougoslavie, qui est devenue le problème de sécurité actuel le plus grave en Europe, a mis en lumière un ancien syndrome de pensée associant le terme de "Balkans" à des connotations extrêmement négatives en matière de sécurité et de stabilité internationales, ainsi que de comportement dans les relations entre Etats et communautés. On a l'impression que la région dans son ensemble est inévitablement vouée à une instabilité et à des conflits durables. C'est faire peu de cas, toutefois, des efforts très importants et même des sacrifices consentis par la majorité des Etats des Balkans pour trouver une solution à la crise. Ces mêmes Etats qui, soit dit en passant, ne peuvent être associés aux responsabilités historiques des grandes puissances qui, voici cinq, sept décennies et plus, ont elles-mêmes allumé la mèche de ce qu'elles ont appelé ultérieurement "la poudrière de l'Europe".

Ajoutons que l'apparition du terme "balkanisa-tion" et les tentatives de raviver ce concept indiquent, d'après certains analystes, un refus d'assumer une responsabilité politique et pratique adéquate en vue d'enrayer le conflit yougoslave.

Certes, il faut trouver un moyen de mettre un terme aux combats, mais le problème majeur consiste à éviter leur "balkanisation". Il va de soi qu'à cet égard, le rôle des Etats de la région est de première importance, de même que celui des pays influents assumant des responsabilités à l'échelle mondiale. Une importance spéciale doit en outre être accordée au rôle du "système d'institutions interdépendantes", comprenant la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), la Communauté européenne/1'Union de l'Europe occidentale (CE/UEO) et en particulier l'OTAN, la seule organisation ayant les ressources matérielles, l'expérience et l'état de préparation sur le terrain que requiert l'accomplissement d'un mandat approuvé par la CSCE.

Personne ne peut prétendre aujourd'hui connaître, et encore moins posséder, la clef pour résoudre le conflit yougoslave. Même s'il n'existe pas non plus d'instrument universel capable d'empêcher sa "balkanisation" et un embrasement des Balkans, deux facteurs majeurs présentent un intérêt particulier: d'abord, le confinement, la limitation et, à terme, le règlement du conflit actuel dans l'ex-Yougoslavie et, ensuite, le maintien d'un degré de stabilité suffisamment solide dans les relations entre les principaux acteurs intervenant dans la politique des Balkans au sud du Danube.

Des relations stables dans les Balkans

Examinons d'abord le second facteur. On considère généralement que l'épicentre d'un conflit élargi dans les Balkans pourrait être la province serbe du Kosovo, ainsi que l'Etat nouvellement créé que la communauté internationale dans son ensemble continue à désigner sous le nom d'"ancienne république yougoslave de Macédoine" (ARYM). La Bulgarie, la Grèce et l'Albanie seraient les pays les plus proches de cet épicentre. De plus, bien que la légitimité de la sphère d'influence de la Turquie à l'ouest de sa frontière européenne ne soit pas universellement reconnue il serait difficile d'exclure ce puissant Etat, dans les faits, de l'équilibre des forces en cas d'éventuel élargissement ultérieur de la zone du conflit yougoslave.

L'atténuation des risques d'affrontement entre les Etats situés au coeur des Balkans est l'une des toutes premières priorités de la politique de sécurité de la Bulgarie.

Dans les années qui ont suivi la désintégration du Pacte de Varsovie, les relations bilatérales de la Bulgarie avec la Turquie et la Grèce ont radicalement évolué dans un sens positif. Elles peuvent actuellement être considérées comme excellentes.

La signature de traités bilatéraux de coopération et de bon voisinage, ainsi que d'accords spécifiques dans le domaine des Mesures de confiance et de sécurité (MDCS), constitue un élément important de l'actuelle politique étrangère bulgare. Dans la pratique, les accords bilatéraux sur les CSBM signés par la Bulgarie avec la Turquie et la Grèce, qui s'appuyent sur les dispositions du Document des MDCS de Vienne de 1992, contribuent de manière significative à améliorer la transparence et la prévisibilité des activités militaires. Aujourd'hui, l'ancienne ligne de front entre le Pacte de Varsovie et l'OTAN dans les Balkans est, d'un point de vue militaire, l'une des régions les plus stables du genre en Europe. L'expérience acquise à cet égard pourrait constituer un bon exemple pour des initiatives régionales de sécurité en coopération.

La Bulgarie a également signé avec la Grèce et la Turquie, dans le domaine militaire, d'autres accords bilatéraux portant sur une coopération en matière d'entraînement, de programmes scientifiques et de recherche, de savoir-faire technique, de doctrines militaires, de prévention des incidents, etc.

Même si les résultats du Traité CFE de novembre 1990 et l'accord concomitant de juillet 1992 sur les effectifs sont loin d'être satisfaisants pour la Bulgarie (principalement en raison des paramètres quantitatifs), l'utilisation intégrale des "facteurs doux", c'est-à-dire l'échange d'informations et la vérification, est susceptible d'améliorer la stabilité dans la région.

Bien sûr, comme ces facteurs stabilisateurs dépendent d'une volonté et d'intentions politiques existantes, il ne faudrait pas surestimer leur importance pour les relations entre les trois pays. En définitive, il ne s'agit que de variables de l'équation globale de la sécurité dans les Balkans. Ce qui compte, finalement, ce ne sont pas les intentions, mais les capacités. Si l'on examine les paramètres fondamentaux en matière de sécurité - les capacités militaires réelles - les déséquilibres existant dans la région doivent alors prendre place, sans être exagérés, au nombre des problèmes à régler.

Après l'effondrement du Pacte de Varsovie et l'élimination de la probabilité d'une guerre de coalition, ces déséquilibres font que la situation laisse beaucoup à désirer du point de vue bulgare. Sans d'aucune manière remettre en question la légitimité de la modernisation des forces armées des voisins de la Bulgarie appartenant à l'OTAN, y compris celle qui résulte des transferts d'équipements post-CFE (1), pas plus que l'aide militaire apportée à la Turquie et à la Grèce et qui se monte à des centaines de millions de dollars, il serait fort naïf de croire qu'une aide de ce type ne pourrait pas déboucher sur une modification de l'équilibre militaire global dans la région, susceptible d'avoir un effet négatif sur les intérêts de la Bulgarie en matière de sécurité.
D'autre part, un programme d'aide sérieux à la Bulgarie ne devrait pas nécessairement être considéré dans la perspective de l'équilibre des forces. Centré sur le domaine économique, un ensemble de mesures d'assistance adéquates aurait sans nul doute un effet plus stabilisateur encore dans la région.

L'interaction entre la Bulgarie et l'OTAN ne résulte pas seulement d'une tendance universelle apparue en Europe de l'Est après la désintégration du Pacte de Varsovie. L'une des priorités fondamentales de la Bulgarie pour ce qui a trait à la coopération avec l'Alliance atlantique consiste à être associée d'aussi près que possible au processus de prise de décisions liées aux questions de sécurité, surtout lorsque l'Europe du Sud-Est est concernée, ainsi qu'à l'amélioration de l'homogénéisation de l'environnement de sécurité dans cette région.

Les hauts responsables bulgares déclarent souvent lors de leurs réunions avec des partenaires de l'OTAN que l'engagement actif de la Bulgarie en matière de coopération avec la Grèce comme avec la Turquie constitue un acquis important pour la stabilité de la région dans son ensemble, et pour le flanc sud-est de l'OTAN en particulier.

Dans ce contexte, il est important de souligner que de récentes spéculations des médias sur l'apparition de deux axes conflictuels dans les Balkans - l'un composé de la Grèce, de la Serbie et de la Roumanie et l'autre, de la Turquie, de la Bulgarie, de la Macédoine et de l'Albanie - malgré l'impression d'une certaine crédibilité géométrique du point de vue de la politique et de la sécurité - sont loin de la réalité et ne reflètent pas, du moins pour ce qui concerne la Bulgarie, les intérêts et objectifs du pays.

Au contraire, même si des affinités et des intérêts convergents d'Etats de la région impliquent certaines dimensions géométriques, de tels "axes" ne pourraient se croiser qu'en Bulgarie, où ils trouveraient un point d'équilibre unique.

Il s'agit d'un équilibre positif. Il serait erroné d'y voir la cause de la prudence de la Bulgarie à l'égard de l'institutionalisation des activités de coopération économique de la Mer Noire, ou de son attitude négative à l'encontre de cette initiative régionale au-delà de son contenu strictement économique. Comme il serait erroné d'attribuer à cet équilibre les relations nuancées de la Bulgarie avec la Grèce quant aux conditions de la reconnaissance éventuelle de l'ancienne république yougoslave de Macédoine - question à laquelle l'admission de ce pays aux Nations unies a de toute façon déjà apporté une solution.

Un tel équilibre et un rejet par la Bulgarie des "axes" politiques dans les Balkans, qui ne constituent pas des objectifs en tant que tels mais sont objectivement déterminés par les intérêts bulgares, représentent manifestement une importante contribution à la stabilisation de la situation de la région, tout en rencontrant les intérêts de l'OTAN et, au-delà, de la famille euro-atlantique. Plus étroite sera l'intégration de la Bulgarie dans l'OTAN, plus facile pourra être le maintien de cet équilibre.

La prévention d'un conflit élargi

Revenons-en au premier facteur essentiel pour souligner que la condition principale pour prévenir la balkanisation du conflit yougoslave réside dans son confinement à la zone qui est actuellement la sienne. Si l'on s'en réfère à la majorité des experts, il ne faut pas s'attendre à un règlement durable et définitif de ce conflit avant plusieurs décennies.

A cet égard, la contribution de la Bulgarie à une action reconnue au niveau international s'arrête absolument là où commencerait toute implication dans le conflit par le biais de forces militaires ou de matériels, quels qu'ils soient. Il existe un consensus national très marqué à cet égard. Outre son appel à tous les Etats de la région pour qu'ils adhèrent à cette position, la Bulgarie a réaffirmé qu'elle ne permettrait pas le passage, par son territoire, de forces d'Etats voisins appelées à participer à des actions militaires sur le territoire de l'ancienne Yougoslavie, sous quelque forme et pour quelque raison que ce soit.

La question d'offrir un soutien logistique à une force de maintien de la paix acceptée par toutes les parties au conflit et mandatée par la CSCE mérite cependant une attention particulière.

La Bulgarie ne reconnaît pas uniquement son propre rôle dans la recherche de l'équilibre et de la stabilité dans cette partie des Balkans. Sa frontière avec l'ancienne Yougoslavie est devenue un symbole de la ligne de démarcation entre le conflit et la stabilité, comme l'atteste le déploiement d'une mission de surveillance de la Communauté européenne (MSCE), qui opère dans les régions adjacentes à cette partie de la frontière, sur base d'un accord spécial conclu avec le gouvernement bulgare. L'interaction entre cette mission de surveillance et une mission de la CSCE dans l'ARYM, mandatée pour surveiller tout débordement du conflit dans ce pays, ainsi qu'avec la Force préventive de maintien de la paix FORPRONU, forme un système important de mesures stabilisatrices.

En appliquant strictement les sanctions des Nations unies à l'encontre de la Serbie et du Monténégro, la Bulgarie enregistre une perte annuelle atteignant environ un dixième de sa dette extérieure globale. L'argument qui consiste à dire que l'action militaire en Bosnie-Herzégovine peut conduire à risquer plusieurs milliers de vies dans les contingents affectés au maintien de la paix est absolument légitime. Mais un autre argument est tout aussi valable. Il consiste à considérer que l'on ne peut risquer la sécurité de tout un Etat - la Bulgarie - et de ses neuf millions d'habitants en recourant à la force pour arrêter les chalands pétroliers serbes dans les eaux internationales du Danube, surtout lorsque aucune garantie de sécurité collective explicite n'a été donnée à la Bulgarie pour ce qui a trait à ses communications avec le reste de l'Europe, à ses centrales nucléaires, etc.

Manifestement, il faudrait resserrer encore le régime des sanctions afin de rendre le prix d'un comportement non-civilisé insupportable. Des idées novatrices, dont surtout la mise en place, le long du Danube, d'équipes internationales mandatées par les Nations unies et la CSCE pour faire respecter les sanctions, devrait rendre celles-ci encore plus efficaces. La récente initiative de l'UEO pour une action conjointe et le partage des responsabilités en ce qui concerne la mise en œuvre des sanctions des Nations unies contre la Serbie et le Monténégro sur le Danube, constitue une contribution importante dans ce domaine, ainsi que d'autres manifestations de l'indivisibilité de la sécurité européenne. De plus, il est urgent, du point de vue de la prévention de la balkanisation du conflit, de renforcer les forces préventives de maintien de la paix dans l'ancienne république yougloslave de Macédoine et assurer une présence internationale dans l'ensemble de ce pays.

La protection de l'intégrité étatique et la souveraineté de l'ARYM, à l'intérieur de ses frontières actuelles revêt une importance fondamentale. La récente reconnaissance de ce pays, par son admission aux Nations unies devrait apporter des garanties internationales supplémentaires pour sa propre sécurité et celle de l'ensemble de la région.

Comme cette république ne dispose pas de forces armées capables de défendre sa souveraineté dans un environnement à ce point hostile, la meilleure solution immédiatement acceptable semble résider dans l'introduction d'une force de défense internationale au statut neutre. La frontière d'Etat de la république est clairement délimitée, et la mission de défense, clairement définie. Elle consiste à protéger les frontières contre une attaque extérieure. La présence d'une force internationale pourrait, à elle seule, préserver et stimuler le développement du processus démocratique interne, comme elle pourrait empêcher la montée et la propagation des tensions ethniques susceptibles de résulter d'un éventuel conflit au Kosovo. Ajoutons que la présence d'une telle force pourrait contribuer à atténuer les doutes quant aux intentions des Etats voisins envers l'ancienne république yougoslave de Macédoine.

En ce qui concerne la Bosnie-Herzégovine, les chances d'adoption d'un plan de paix, qui entraînerait la présence de forces de maintien de la paix, s'accroissent grâce à l'association active des Etats-Unis et de la Russie à l'effort Vance-Owen.

Comme la situation en Europe, dans la Communauté des Etats indépendants (CEI), et dans l'ancienne Yougoslavie en particulier, pousse fortement la communauté euro-atlantique à développer ses capacités de prévention et de règlement des conflits, l'une de ses priorités sera certainement le renforcement de son potentiel de maintien de la paix. Ces conflits sont très graves et leur gestion en termes de maintien de la paix, visant à définir des objectifs humanitaires et d'autres objectifs pratiques, ne doit pas être retardée davantage.

C'est en juillet 1992 que les chefs d'Etat et de gouvernement de la CSCE ont déclaré dans le Document d'Helsinki que la CSCE peut bénéficier des ressources ainsi que de l'expérience et du savoir-faire éventuels d'organisations existantes telles que la CE ou TOT AN/UEO, et pourrait dès lors leur demander de mettre leurs ressources à sa disposition afin de l'aider à mener à bien ses activités de maintien de la paix. C'est à peu près à cette époque que le Conseil de l'OTAN a confirmé que cette organisation est prête à soutenir des activités de maintien de la paix sous la responsabilité de la CSCE, notamment en mettant les ressources et l'expérience de l'Alliance à sa disposition.

Il a fallu plusieurs mois aux partenaires du Conseil de coopération nord-atlantique (CCNA) pour ajuster la possibilité d'une coopération au maintien de la paix à leurs stratégies plus générales d'interaction euro-atlantique. L'une des raisons du résultat finalement obtenu pourrait s'expliquer par le fait que le maintien de la paix acquiert progressivement des dimensions plus larges, qui tendent à affecter la philosophie même du renforcement du système d'institutions interdépendantes.

Il semble que le maintien de la paix, en l'absence de confrontation entre blocs militaires, pourrait constituer l'un des principaux domaines grâce auxquels l'OTAN trouvera sa nouvelle identité. S'inspirant de l'objectif de développement du maintien de la paix universellement formulé dans le cadre du CCNA, les anciens membres du Pacte de Varsovie pourraient, eux aussi, trouver un moyen de servir leurs intérêts par le biais de la coopération pratique en matière de sécurité.

Parmi les diverses tâches importantes dans le domaine du maintien de la paix, il y en a deux qui méritent un traitement prioritaire.

La première concerne la préparation et le renforcement du potentiel de maintien de la paix euro-atlantique. La définition des nécessaires modalités d'organisation et d'ordre pratique, qui s'effectue déjà, pour des raisons manifestes, dans le cadre du CCNA, relèvera également et inévitablement dans un proche avenir du cadre de la CE et de l'UEO. La corbeille de mesures devrait inclure l'identification des forces et des capacités de maintien de la paix, la planification militaire conjointe du maintien de la paix, la formation, l'éducation et l'entraînement au maintien de la paix, la définition du commandement et du contrôle du maintien de la paix, la logistique et l'infrastructure au service du maintien de la paix, l'intégration d'opérations de maintien de la paix civiles et militaires, etc.

La seconde, qui touche aux principes, revient à clarifier et à préciser le rapport entre la volonté politique reposant sur un consensus, d'une part, et le potentiel de maintien de la paix que nous venons de mentionner, d'autre part. Des questions fondamentales, qui réclament des réponses urgentes, portent sur le processus de prise des décisions politiques relatives aux mandats, ainsi que sur l'exercice d'un contrôle politique et opérationnel continu des activités de maintien de la paix.

A cet égard, il est nécessaire de clarifier davantage les relations entre la CSCE, l'OTANAe CCNA et la CE/l'UEO ainsi que les Nations unies dans ce domaine, en évitant dans la mesure du possible les débats byzantins sur le fonctionnement du système d'institutions interdépendantes (et non "interbloquantes").

Une bonne occasion d'y parvenir pourrait être offerte au prochain séminaire de la CSCE sur le maintien de la paix qui doit se tenir à Vienne au début du mois de juin.

L'intérêt spécifique qui porte la Bulgarie à assurer un maintien de la paix international efficace dans l'ancienne Yougoslavie, susceptible d'empêcher l'élargissement du conflit et sa véritable "balkani-sation", ainsi que l'intérêt plus général de mon pays à s'intégrer totalement à la communauté euro-atlantique, expliquent le soutien très marqué apporté par Sofia au développement du maintien de la paix dans le cadre du système d'institutions dans son ensemble, et en particulier au sein de l'OTAN et de l'UEO.

Les critères d'intégration des anciens pays membres du Pacte de Varsovie à ces institutions font, quant à eux, souvent l'objet de discussions à chaque fois que la situation politique en Europe engendre de nouvelles idées en faveur d'un renforcement de la "maison entièrement européenne" ou des "relations euro-atlantiques". La crise yougoslave et l'importance cruciale d'une préservation de la stabilité et de la sécurité dans la partie sud-orientale de l'Europe constituent des facteurs convaincants lorsque l'on envisage l'approfondissement des relations de l'OTAN avec la Bulgarie.

(1)Aux termes du Traité CFE, les programmes de transfert d'équipements entraînent le remplacement des équipements vieillissants par des équipements plus modernes qui seraient autrement éliminés des arsenaux des autres parties.
Les plafonds des équipements nationaux et autres restent ainsi inchangés.