Sécurité énergétique : quels sont les enjeux ?

Pour un pays, assurer sa sécurité énergétique, c’est bien plus que devoir trouver des sources fiables d’énergie bon marché. C’est garantir son indépendance.

Full video transcript

L’Independence est à flot

dans un port de Lituanie.

Le navire porte bien son nom :

il contribue à

l’indépendance énergétique du pays.

Les voisins de la Lituanie aussi

diversifient leurs sources d’approvisionnement.

Dans l’environnement d’aujourd’hui,

ce n’est pas tout de trouver des sources fiables

d’énergie bon marché, loin de là.

Sécurité énergétique : quels sont les enjeux ?

L’Independence est un géant d’acier,

long comme trois terrains de football,

haut comme un bâtiment de neuf étages,

qui peut accueillir

30 membres d’équipage.

Capable de stocker plus de

100 millions de m³ de gaz naturel,

il couvre largement la demande intérieure

de la Lituanie depuis fin 2014.

Auparavant, le pays dépendait

de Gazprom, l’entreprise d’État russe.

Les prix facturés

au consommateur lituanien

étaient les plus

élevés d’Europe,

alors que le pays était au plus

proche de la source.

Sans compter qu’à certains moments,

la sécurité de nos approvisionnements

risquait d’être compromise.

La Lituanie a déclaré son indépendance

de l’Union soviétique en 1991,

mais elle est restée des années durant

tributaire du pétrole, du gaz et de l’électricité russes.

Après l’indépendance, notre approvisionnement

en pétrole a été interrompu,

ce qui nous a fait prendre conscience

qu’il fallait aussi économiser de l’électricité,

produite essentiellement

à partir de mazout,

lui aussi un produit d’importation.

Le risque de pénurie

d’essence et d’électricité

nous a en fait rendus plus forts.

En décembre dernier,

le réseau électrique lituanien a été relié

à ceux de la Pologne et de la Suède,

pour une capacité supplémentaire de 1 200 mégawatts

dans les États baltes,

par le câble LitPol, avec la Pologne,

et par le câble sous-marin NordBalt,

avec la Suède.

Les États baltes sont ainsi devenus

moins dépendants de la Russie,

puisque reliés au marché

de l’Europe occidentale,

pour une énergie moins chère

et de source plus sûre.

Autrefois, on faisait l’objet de chantage

et notre énergie nous coûtait très cher.

La corruption entachait

nos milieux politiques,

et une influence s’exerçait

au sein de notre appareil d’État

et de ses processus décisionnels.

Aujourd’hui,

on s’est libéré de tout ça

et on l’a fait par nous-mêmes.

La Lituanie n’est pas la seule à réduire

sa dépendance à l’égard de la Russie.

La Pologne voisine a ouvert

son propre terminal GNL en octobre 2015.

Techniquement, ces mesures

consistent à diversifier

les sources d’approvisionnement,

mais l’enjeu est bien plus grand.

Pour nous, l’enjeu n’est pas qu’économique.

La sécurité énergétique est

avant tout une question politique.

Il s’agit de parfaire

la transformation

de notre système politique

en vue de l’affranchir de toute dépendance,

pour que personne ne puisse

le manipuler

ni chercher à le mettre en péril.

L’enjeu n’est pas

tant l’énergie

que la stabilité politique et

la démocratie,

et plus on est fort

économiquement,

plus on est fort politiquement.

La mer Baltique joue un rôle clé

dans la sécurité énergétique

des États baltes,

mais aussi dans

la défense collective des Alliés.

Depuis peu, le port de Klaipéda

accueille, en plus des méthaniers,

des troupes et des navires

déployés par l’OTAN pour des exercices.

L’Alliance veut être plus apte

à répondre avec fermeté

aux défis de sécurité,

notamment en renforçant la défense des États baltes

pour décourager toute agression.

La Russie a clairement montré

ce qu’elle pensait

des mesures en faveur de l’indépendance énergétique

et du renforcement défensif

dans les États baltes,

et ce de plusieurs manières :

elle a, par exemple,

perturbé la mise en place

du câble électrique NordBalt,

entre la Suède et la Lituanie,

en menant des exercices militaires

et en interdisant l’accès

à la zone, dans la mer Baltique.

En avril dernier,

deux chasseurs russes Su-24 ont fait

de nombreux passages à très basse altitude

au-dessus de l’USS Donald Cook.

Le navire se rendait

dans le port lituanien de Klaipéda.

Ces incidents

montrent l’importance

du libre accès à la mer Baltique

et de la libre navigation dans ses eaux

tant pour le transport d’énergie

que pour les renforts militaires.

Et l’OTAN joue un rôle capital

dans la préservation de cette liberté.

À plus de 1 500 km

au sud-est de Klaipéda

se trouve le port d’Odessa, en Ukraine,

qui devait devenir un important

centre d’approvisionnement doté d’un terminal GNL.

Plus au sud se trouve la Crimée,

dont les énormes réserves de pétrole et de gaz

étaient censées apporter

l’indépendance énergétique à l’Ukraine.

Mais ce projet

est compromis depuis 2014

et l’annexion illégale de la Crimée.

Contrairement aux États baltes,

l’Ukraine n’est pas membre de l’OTAN

et n’est ainsi pas couverte

par sa clause de défense collective,

l’article 5 de son traité fondateur.

Mais l’Ukraine aussi voit

depuis longtemps son approvisionnement

interrompu régulièrement et sa facture

énergétique grimper soudainement

sur décision de Moscou,

dans le cadre de la guerre hybride

qu’il mène, non seulement

sur le front de la propagande

et par l’entremise de ses

« petits hommes verts »,

mais aussi sur le front de l’énergie.

La crise russo-ukrainienne illustre

bien la capacité de Moscou

d’utiliser l’énergie au même titre

que d’autres outils de sa panoplie

pour atteindre ses objectifs stratégiques.

La Russie a accaparé

les ressources pétrolières et gazières de l’Ukraine

dans la région de la Crimée

et de la mer Noire.

Elle exerce une pression

économique sur l’Ukraine,

en profitant de sa dépendance énergétique.

Elle livre du gaz

directement au Donbass

pour court-circuiter Kiev,

et elle a montré

qu’elle avait les capacités

pour organiser des cyberattaques

contre des réseaux électriques.

À l’ère moderne, une cyberattaque

peut faire autant de dégâts

qu’une attaque conventionnelle.

Pour l’Alliance, la cyberdéfense fait désormais partie

de sa tâche fondamentale, la défense collective.

L’OTAN fait en sorte

de pouvoir se défendre

dans le cyberespace comme elle

le fait dans les airs, sur terre et en mer.

Les cyberattaques se font

plus fréquentes et plus sophistiquées,

et à vrai dire,

on en constate aujourd’hui

dans la plupart des crises

et des conflits.

Et leurs conséquences

se font toujours plus dommageables.

Les infrastructures

en particulier sont prises pour cible,

les infrastructures énergétiques étant

une cible de choix.

Cela montre bien

qu’il ne s’agit pas seulement

de diversifier ses fournisseurs.

Il s’agit aussi de s’assurer

d’avoir des moyens de cyberdéfense

pour protéger

ses infrastructures,

et en particulier ses

infrastructures énergétiques.

L’OTAN a décidé que l’article 5 pourrait

être invoqué en cas de cyberattaque.

Les implications concrètes de cette mesure

ne sont délibérément pas précisées.

Mais le message est

on ne peut plus clair.

Depuis le début de la guerre non déclarée

de la Russie contre l’Ukraine, en 2014,

la sécurité énergétique dans la région de la Baltique

a pris une nouvelle dimension :

comment fournir l’énergie nécessaire

en cas de déploiement de renforts militaires

dans les pays de l’OTAN les plus à l’est ?

La stratégie de défense de l’OTAN

repose sur une approche ambitieuse.

En cas de crise, l’OTAN enverrait

des renforts dans la région,

y compris dans les États baltes.

Mais les armées modernes consomment

beaucoup d’énergie, notamment du carburant.

Seront-elles suffisamment approvisionnées ?

Et comment les approvisionner

en cas d’opérations

susceptibles d’interdire l’accès

à la mer Baltique ?

Il s’agit, là aussi, d’un enjeu majeur pour l’OTAN.

L’OTAN a revu

sa chaîne d’approvisionnement pétrolier,

en tenant compte

du nouvel environnement stratégique.

Elle a ainsi repensé cette chaîne

pour pouvoir l’utiliser

à l’appui

de son plan d’action « réactivité ».

La chaîne d’approvisionnement repose

sur quatre piliers.

Le premier est le soutien fourni par le pays hôte,

au travers de ses propres capacités

d’approvisionnement.

Le deuxième pilier, c’est le réseau

de pipelines de l’OTAN,

qui vient compléter

les capacités du pays hôte.

Le troisième, ce sont les

les contrats commerciaux prénégociés,

qui permettent de se procurer du carburant

sur les marchés.

Enfin, le quatrième, ce sont

les capacités que l’OTAN peut déployer

pour acheminer et stocker du carburant

et le distribuer à ses forces.

Pour que les Alliés puissent

bénéficier rapidement de renforts,

il est important

qu’il y ait des infrastructures en place

et qu’elles soient suffisamment robustes.

Les planificateurs de l’OTAN parlent

d’infrastructures « résilientes ».

L’approvisionnement énergétique est l’un

des principaux impératifs en matière de résilience

définis par l’Alliance.

La sécurité passe par

la préparation de tous les Alliés,

sur le plan militaire certes,

mais aussi en matière de planification civile,

pour assurer, notamment,

la continuité des pouvoirs publics,

la continuité des services

essentiels à la population

et, bien entendu, le soutien

du secteur civil aux forces militaires.

La sécurité énergétique,

la résilience de l’approvisionnement,

a un rôle important à jouer.

La sécurité énergétique,

c’est donc tout un faisceau d’activités.

Depuis 2012, l’OTAN bénéficie

de l’aide de son Centre d’excellence pour

la sécurité énergétique, à Vilnius,

dans tout l’éventail des activités

qu’elle mène dans des domaines connexes.

À cet égard, une autre question se pose

avec de plus en plus d’acuité :

comment améliorer l’efficacité

énergétique des forces armées ?

L’empreinte énergétique de la logistique

est très importante.

L’efficacité énergétique

suppose l’emploi de technologies

permettant de réduire les besoins en énergie,

afin de rendre nos troupes

plus autonomes.

L’armée fait son aggiornamento

et commence à comprendre

qu’elle doit se servir de

ces innovations écoénergétiques

pour ses opérations,

qu’il y a un avantage,

un avantage capacitaire,

à employer des solutions écoénergétiques

dans ses opérations.

La sécurité énergétique gagne

aujourd’hui en visibilité

dans toutes les activités de l’Alliance.

Les États baltes y sont pour

beaucoup.

En plus de chercher à

se rendre moins dépendants,

ils se sont démenés pour mettre

la question au programme de l’OTAN.

On croit souvent qu’à l’OTAN

les petits pays ont moins

d’influence que les grands.

Mais le dossier de la sécurité énergétique

montre

que ce n’est pas toujours vrai.

Les États baltes, en particulier la Lituanie,

n’ont pas ménagé leurs efforts

pour mettre la sécurité

énergétique au programme de l’Alliance.

Ils ont fait preuve

d’une grande persévérance.

Si on parle aujourd’hui

de la sécurité énergétique

dans toutes ses dimensions, c’est surtout

aux États baltes qu’on le doit.

Ces pays peuvent être fiers

de ce qu’ils ont accompli.

L’Independence est à flot

dans un port de Lituanie.

Le navire porte bien son nom :

il contribue à

l’indépendance énergétique du pays.

Les voisins de la Lituanie aussi

diversifient leurs sources d’approvisionnement.

Dans l’environnement d’aujourd’hui,

ce n’est pas tout de trouver des sources fiables

d’énergie bon marché, loin de là.

Sécurité énergétique : quels sont les enjeux ?

L’Independence est un géant d’acier,

long comme trois terrains de football,

haut comme un bâtiment de neuf étages,

qui peut accueillir

30 membres d’équipage.

Capable de stocker plus de

100 millions de m³ de gaz naturel,

il couvre largement la demande intérieure

de la Lituanie depuis fin 2014.

Auparavant, le pays dépendait

de Gazprom, l’entreprise d’État russe.

Les prix facturés

au consommateur lituanien

étaient les plus

élevés d’Europe,

alors que le pays était au plus

proche de la source.

Sans compter qu’à certains moments,

la sécurité de nos approvisionnements

risquait d’être compromise.

La Lituanie a déclaré son indépendance

de l’Union soviétique en 1991,

mais elle est restée des années durant

tributaire du pétrole, du gaz et de l’électricité russes.

Après l’indépendance, notre approvisionnement

en pétrole a été interrompu,

ce qui nous a fait prendre conscience

qu’il fallait aussi économiser de l’électricité,

produite essentiellement

à partir de mazout,

lui aussi un produit d’importation.

Le risque de pénurie

d’essence et d’électricité

nous a en fait rendus plus forts.

En décembre dernier,

le réseau électrique lituanien a été relié

à ceux de la Pologne et de la Suède,

pour une capacité supplémentaire de 1 200 mégawatts

dans les États baltes,

par le câble LitPol, avec la Pologne,

et par le câble sous-marin NordBalt,

avec la Suède.

Les États baltes sont ainsi devenus

moins dépendants de la Russie,

puisque reliés au marché

de l’Europe occidentale,

pour une énergie moins chère

et de source plus sûre.

Autrefois, on faisait l’objet de chantage

et notre énergie nous coûtait très cher.

La corruption entachait

nos milieux politiques,

et une influence s’exerçait

au sein de notre appareil d’État

et de ses processus décisionnels.

Aujourd’hui,

on s’est libéré de tout ça

et on l’a fait par nous-mêmes.

La Lituanie n’est pas la seule à réduire

sa dépendance à l’égard de la Russie.

La Pologne voisine a ouvert

son propre terminal GNL en octobre 2015.

Techniquement, ces mesures

consistent à diversifier

les sources d’approvisionnement,

mais l’enjeu est bien plus grand.

Pour nous, l’enjeu n’est pas qu’économique.

La sécurité énergétique est

avant tout une question politique.

Il s’agit de parfaire

la transformation

de notre système politique

en vue de l’affranchir de toute dépendance,

pour que personne ne puisse

le manipuler

ni chercher à le mettre en péril.

L’enjeu n’est pas

tant l’énergie

que la stabilité politique et

la démocratie,

et plus on est fort

économiquement,

plus on est fort politiquement.

La mer Baltique joue un rôle clé

dans la sécurité énergétique

des États baltes,

mais aussi dans

la défense collective des Alliés.

Depuis peu, le port de Klaipéda

accueille, en plus des méthaniers,

des troupes et des navires

déployés par l’OTAN pour des exercices.

L’Alliance veut être plus apte

à répondre avec fermeté

aux défis de sécurité,

notamment en renforçant la défense des États baltes

pour décourager toute agression.

La Russie a clairement montré

ce qu’elle pensait

des mesures en faveur de l’indépendance énergétique

et du renforcement défensif

dans les États baltes,

et ce de plusieurs manières :

elle a, par exemple,

perturbé la mise en place

du câble électrique NordBalt,

entre la Suède et la Lituanie,

en menant des exercices militaires

et en interdisant l’accès

à la zone, dans la mer Baltique.

En avril dernier,

deux chasseurs russes Su-24 ont fait

de nombreux passages à très basse altitude

au-dessus de l’USS Donald Cook.

Le navire se rendait

dans le port lituanien de Klaipéda.

Ces incidents

montrent l’importance

du libre accès à la mer Baltique

et de la libre navigation dans ses eaux

tant pour le transport d’énergie

que pour les renforts militaires.

Et l’OTAN joue un rôle capital

dans la préservation de cette liberté.

À plus de 1 500 km

au sud-est de Klaipéda

se trouve le port d’Odessa, en Ukraine,

qui devait devenir un important

centre d’approvisionnement doté d’un terminal GNL.

Plus au sud se trouve la Crimée,

dont les énormes réserves de pétrole et de gaz

étaient censées apporter

l’indépendance énergétique à l’Ukraine.

Mais ce projet

est compromis depuis 2014

et l’annexion illégale de la Crimée.

Contrairement aux États baltes,

l’Ukraine n’est pas membre de l’OTAN

et n’est ainsi pas couverte

par sa clause de défense collective,

l’article 5 de son traité fondateur.

Mais l’Ukraine aussi voit

depuis longtemps son approvisionnement

interrompu régulièrement et sa facture

énergétique grimper soudainement

sur décision de Moscou,

dans le cadre de la guerre hybride

qu’il mène, non seulement

sur le front de la propagande

et par l’entremise de ses

« petits hommes verts »,

mais aussi sur le front de l’énergie.

La crise russo-ukrainienne illustre

bien la capacité de Moscou

d’utiliser l’énergie au même titre

que d’autres outils de sa panoplie

pour atteindre ses objectifs stratégiques.

La Russie a accaparé

les ressources pétrolières et gazières de l’Ukraine

dans la région de la Crimée

et de la mer Noire.

Elle exerce une pression

économique sur l’Ukraine,

en profitant de sa dépendance énergétique.

Elle livre du gaz

directement au Donbass

pour court-circuiter Kiev,

et elle a montré

qu’elle avait les capacités

pour organiser des cyberattaques

contre des réseaux électriques.

À l’ère moderne, une cyberattaque

peut faire autant de dégâts

qu’une attaque conventionnelle.

Pour l’Alliance, la cyberdéfense fait désormais partie

de sa tâche fondamentale, la défense collective.

L’OTAN fait en sorte

de pouvoir se défendre

dans le cyberespace comme elle

le fait dans les airs, sur terre et en mer.

Les cyberattaques se font

plus fréquentes et plus sophistiquées,

et à vrai dire,

on en constate aujourd’hui

dans la plupart des crises

et des conflits.

Et leurs conséquences

se font toujours plus dommageables.

Les infrastructures

en particulier sont prises pour cible,

les infrastructures énergétiques étant

une cible de choix.

Cela montre bien

qu’il ne s’agit pas seulement

de diversifier ses fournisseurs.

Il s’agit aussi de s’assurer

d’avoir des moyens de cyberdéfense

pour protéger

ses infrastructures,

et en particulier ses

infrastructures énergétiques.

L’OTAN a décidé que l’article 5 pourrait

être invoqué en cas de cyberattaque.

Les implications concrètes de cette mesure

ne sont délibérément pas précisées.

Mais le message est

on ne peut plus clair.

Depuis le début de la guerre non déclarée

de la Russie contre l’Ukraine, en 2014,

la sécurité énergétique dans la région de la Baltique

a pris une nouvelle dimension :

comment fournir l’énergie nécessaire

en cas de déploiement de renforts militaires

dans les pays de l’OTAN les plus à l’est ?

La stratégie de défense de l’OTAN

repose sur une approche ambitieuse.

En cas de crise, l’OTAN enverrait

des renforts dans la région,

y compris dans les États baltes.

Mais les armées modernes consomment

beaucoup d’énergie, notamment du carburant.

Seront-elles suffisamment approvisionnées ?

Et comment les approvisionner

en cas d’opérations

susceptibles d’interdire l’accès

à la mer Baltique ?

Il s’agit, là aussi, d’un enjeu majeur pour l’OTAN.

L’OTAN a revu

sa chaîne d’approvisionnement pétrolier,

en tenant compte

du nouvel environnement stratégique.

Elle a ainsi repensé cette chaîne

pour pouvoir l’utiliser

à l’appui

de son plan d’action « réactivité ».

La chaîne d’approvisionnement repose

sur quatre piliers.

Le premier est le soutien fourni par le pays hôte,

au travers de ses propres capacités

d’approvisionnement.

Le deuxième pilier, c’est le réseau

de pipelines de l’OTAN,

qui vient compléter

les capacités du pays hôte.

Le troisième, ce sont les

les contrats commerciaux prénégociés,

qui permettent de se procurer du carburant

sur les marchés.

Enfin, le quatrième, ce sont

les capacités que l’OTAN peut déployer

pour acheminer et stocker du carburant

et le distribuer à ses forces.

Pour que les Alliés puissent

bénéficier rapidement de renforts,

il est important

qu’il y ait des infrastructures en place

et qu’elles soient suffisamment robustes.

Les planificateurs de l’OTAN parlent

d’infrastructures « résilientes ».

L’approvisionnement énergétique est l’un

des principaux impératifs en matière de résilience

définis par l’Alliance.

La sécurité passe par

la préparation de tous les Alliés,

sur le plan militaire certes,

mais aussi en matière de planification civile,

pour assurer, notamment,

la continuité des pouvoirs publics,

la continuité des services

essentiels à la population

et, bien entendu, le soutien

du secteur civil aux forces militaires.

La sécurité énergétique,

la résilience de l’approvisionnement,

a un rôle important à jouer.

La sécurité énergétique,

c’est donc tout un faisceau d’activités.

Depuis 2012, l’OTAN bénéficie

de l’aide de son Centre d’excellence pour

la sécurité énergétique, à Vilnius,

dans tout l’éventail des activités

qu’elle mène dans des domaines connexes.

À cet égard, une autre question se pose

avec de plus en plus d’acuité :

comment améliorer l’efficacité

énergétique des forces armées ?

L’empreinte énergétique de la logistique

est très importante.

L’efficacité énergétique

suppose l’emploi de technologies

permettant de réduire les besoins en énergie,

afin de rendre nos troupes

plus autonomes.

L’armée fait son aggiornamento

et commence à comprendre

qu’elle doit se servir de

ces innovations écoénergétiques

pour ses opérations,

qu’il y a un avantage,

un avantage capacitaire,

à employer des solutions écoénergétiques

dans ses opérations.

La sécurité énergétique gagne

aujourd’hui en visibilité

dans toutes les activités de l’Alliance.

Les États baltes y sont pour

beaucoup.

En plus de chercher à

se rendre moins dépendants,

ils se sont démenés pour mettre

la question au programme de l’OTAN.

On croit souvent qu’à l’OTAN

les petits pays ont moins

d’influence que les grands.

Mais le dossier de la sécurité énergétique

montre

que ce n’est pas toujours vrai.

Les États baltes, en particulier la Lituanie,

n’ont pas ménagé leurs efforts

pour mettre la sécurité

énergétique au programme de l’Alliance.

Ils ont fait preuve

d’une grande persévérance.

Si on parle aujourd’hui

de la sécurité énergétique

dans toutes ses dimensions, c’est surtout

aux États baltes qu’on le doit.

Ces pays peuvent être fiers

de ce qu’ils ont accompli.

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