Au-delà de la guerre : les combats de l'ombre en Ukraine

L'Ukraine a de nombreux problèmes. Mais la guerre qui y fait rage n'est que l'un d'entre eux. Nous vous présentons ici les combats dont vous n'avez peut-être pas entendu parler.

Full video transcript

Au-delà de la guerre :

les combats de l'ombre en Ukraine

Les combats à l'est

caractérisent désormais l'Ukraine

alors que les séparatistes prorusses

n'occupent que 7 % du territoire.

La lutte pour la survie

et l'autodétermination,

et contre la corruption et l'influence

russe, se joue sur bien des fronts.

Stabiliser l'économie

et lutter contre les cyberattaques

sont parmi les 5 défis clés dont

la survie de l'Ukraine pourrait dépendre.

N° 1 DÉFENSE INTÉRIEURE

Février 2015,

une bombe explose à Kharkiv,

deuxième ville d'Ukraine.

Bilan : 3 morts et au moins 10 blessés.

Ce n'est pas le premier attentat,

mais le plus meurtrier.

Le grand port d'Odessa a essuyé

au moins 7 explosions en 2014.

À Kiev, des gares ont dû être évacuées

suite à des menaces.

Certaines voies ferrées

du pays ont été sabotées.

Sous l'ancien régime, la police et

les services secrets étaient très centralisés

et servaient souvent de milices personnelles.

Certains agents agissaient même

pour le compte de la Russie.

Loin des projecteurs, un service de

sécurité interne unifié a joué un rôle clé

dans la défense du pays,

tout comme les forces régulières.

N° 2 CYBERDÉFENSE

Centrales nucléaires,

livraisons de gaz, usines chimiques...

Les infrastructures critiques

sont menacées de cyberattaques.

Des pirates ont pu attaquer

les systèmes informatiques du pays.

En 2014, des pirates ont

modifié les résultats du scrutin

pour donner les ultranationalistes

de Right Sector

vainqueurs avec 39 % des voix.

L'origine de ces attaques ?

Dur à savoir car

s'ils masquent leurs IP

les pirates sont impossibles à localiser.

Mais nous savons que

la chaîne russe Channel One

a annoncé la victoire de Right Sector

la nuit de l'attaque.

N° 3 CORRUPTION

L'Euromaïdan réclamait notamment

des institutions justes et indépendantes.

Mais une économie en perdition

complique la lutte contre la corruption

car la culture de la corruption

colle aux institutions.

Pourtant,

le gouvernement essaie d'agir.

En mars 2015,

la police a fait irruption

lors d'une émission de télé,

et a arrêté deux hauts responsables

pour corruption.

Le premier ministre Iatseniouk

a tweeté des photos

et écrit que ce serait le sort

de tous ceux qui violeraient la loi

et se riraient de l'Ukraine.

Un tel coup d'éclat

devra être suivi

d'une profonde réforme,

le pays étant classé 142e sur 175

dans l'indice de perception de la corruption

de Transparency International.

N° 4 ÉCONOMIE

En 2014, un dollar américain

valait 8 hryvnia ukrainiens.

Aujourd'hui,

il en vaut 21.

Outre que sa monnaie a été

dévaluée de 70 %,

le pays a perdu environ 20 %

de son économie à cause de la guerre

et de la destruction des infrastructures.

Sa réserve de devises, qui a encore chuté

de 12,4 %, est d'environ

5 milliards de dollars.

La situation est désastreuse,

d'autant que le pays a hérité

de 75 milliards de dollars

de dettes.

L'Ukraine ne peut financer

ni les services de sécurité

ni les réformes

grandement nécessaires.

Les aides ou prêts imposent souvent

d'importantes coupes budgétaires.

La facture de gaz naturel

a augmenté de 40 %.

Une lueur d'espoir :

un accord de libre-échange avec l'UE

en vigueur dès 2016 pourrait amener

une certaine croissance à long terme.

N° 5 GUERRE DE L'INFORMATION

La Russie a durci sa campagne

de désinformation contre l'Ukraine.

Images mal "photoshopées",

acteurs professionnels

témoignant d'atrocités fictives,

les atteintes

à sa crédibilité sont incessantes

et l'Ukraine ne peut pas lutter.

Face à une machine de propagande

bien financée et puissante,

l'Ukraine n'a pas les moyens

de démentir chaque histoire.

Mais ne rien faire la rend

vulnérable face à ces mensonges.

L'avenir de l'Ukraine dépend

de sa détermination

à mener à bien ses projets

mais aussi de la volonté

de ses amis de la soutenir

à un moment peut-être crucial

de son histoire moderne.

Au-delà de la guerre :

les combats de l'ombre en Ukraine

Les combats à l'est

caractérisent désormais l'Ukraine

alors que les séparatistes prorusses

n'occupent que 7 % du territoire.

La lutte pour la survie

et l'autodétermination,

et contre la corruption et l'influence

russe, se joue sur bien des fronts.

Stabiliser l'économie

et lutter contre les cyberattaques

sont parmi les 5 défis clés dont

la survie de l'Ukraine pourrait dépendre.

N° 1 DÉFENSE INTÉRIEURE

Février 2015,

une bombe explose à Kharkiv,

deuxième ville d'Ukraine.

Bilan : 3 morts et au moins 10 blessés.

Ce n'est pas le premier attentat,

mais le plus meurtrier.

Le grand port d'Odessa a essuyé

au moins 7 explosions en 2014.

À Kiev, des gares ont dû être évacuées

suite à des menaces.

Certaines voies ferrées

du pays ont été sabotées.

Sous l'ancien régime, la police et

les services secrets étaient très centralisés

et servaient souvent de milices personnelles.

Certains agents agissaient même

pour le compte de la Russie.

Loin des projecteurs, un service de

sécurité interne unifié a joué un rôle clé

dans la défense du pays,

tout comme les forces régulières.

N° 2 CYBERDÉFENSE

Centrales nucléaires,

livraisons de gaz, usines chimiques...

Les infrastructures critiques

sont menacées de cyberattaques.

Des pirates ont pu attaquer

les systèmes informatiques du pays.

En 2014, des pirates ont

modifié les résultats du scrutin

pour donner les ultranationalistes

de Right Sector

vainqueurs avec 39 % des voix.

L'origine de ces attaques ?

Dur à savoir car

s'ils masquent leurs IP

les pirates sont impossibles à localiser.

Mais nous savons que

la chaîne russe Channel One

a annoncé la victoire de Right Sector

la nuit de l'attaque.

N° 3 CORRUPTION

L'Euromaïdan réclamait notamment

des institutions justes et indépendantes.

Mais une économie en perdition

complique la lutte contre la corruption

car la culture de la corruption

colle aux institutions.

Pourtant,

le gouvernement essaie d'agir.

En mars 2015,

la police a fait irruption

lors d'une émission de télé,

et a arrêté deux hauts responsables

pour corruption.

Le premier ministre Iatseniouk

a tweeté des photos

et écrit que ce serait le sort

de tous ceux qui violeraient la loi

et se riraient de l'Ukraine.

Un tel coup d'éclat

devra être suivi

d'une profonde réforme,

le pays étant classé 142e sur 175

dans l'indice de perception de la corruption

de Transparency International.

N° 4 ÉCONOMIE

En 2014, un dollar américain

valait 8 hryvnia ukrainiens.

Aujourd'hui,

il en vaut 21.

Outre que sa monnaie a été

dévaluée de 70 %,

le pays a perdu environ 20 %

de son économie à cause de la guerre

et de la destruction des infrastructures.

Sa réserve de devises, qui a encore chuté

de 12,4 %, est d'environ

5 milliards de dollars.

La situation est désastreuse,

d'autant que le pays a hérité

de 75 milliards de dollars

de dettes.

L'Ukraine ne peut financer

ni les services de sécurité

ni les réformes

grandement nécessaires.

Les aides ou prêts imposent souvent

d'importantes coupes budgétaires.

La facture de gaz naturel

a augmenté de 40 %.

Une lueur d'espoir :

un accord de libre-échange avec l'UE

en vigueur dès 2016 pourrait amener

une certaine croissance à long terme.

N° 5 GUERRE DE L'INFORMATION

La Russie a durci sa campagne

de désinformation contre l'Ukraine.

Images mal "photoshopées",

acteurs professionnels

témoignant d'atrocités fictives,

les atteintes

à sa crédibilité sont incessantes

et l'Ukraine ne peut pas lutter.

Face à une machine de propagande

bien financée et puissante,

l'Ukraine n'a pas les moyens

de démentir chaque histoire.

Mais ne rien faire la rend

vulnérable face à ces mensonges.

L'avenir de l'Ukraine dépend

de sa détermination

à mener à bien ses projets

mais aussi de la volonté

de ses amis de la soutenir

à un moment peut-être crucial

de son histoire moderne.

Related videos
|
  • Quand défense rime avec intelligence
  • Ces irremplaçables hélicoptères !
  • Translation of NATO and Industry: same goals, different languages?
  • Translation of US and the EU: more protection than defence?
  • Football et défense en mutation
  • Quelles seront les plus grandes menaces dans les 10 ans à venir ?
  • Translation of NATO-Russia: re-reset?
  • Translation of Ahmed Rashid: It's about ballots, not boots
  • « Une union des Balkans occidentaux ? »
  • Quelle est vraiment la force du lien transatlantique ?
  • Franco Frattini : « Budgétisez, qu'ils disaient ! »
  • On recherche hackers
  • La cyberguerre : une réalité ?
  • Les cyberattaques, l'OTAN et les Angry Birds
  • Évolution de l'Arctique : quel rôle pour l'OTAN ?
  • Les partenaires comptent. Quatre ministres des Affaires étrangères s'en expliquent
  • Irlande : partenariat OTAN et neutralité
  • Ashton et Paloméros : pourquoi l'UE et l'OTAN ont besoin de partenaires
  • Les femmes dans la sécurité : quels progrès ?
  • Les femmes au front
  • Les femmes dans la sécurité: témoignages...
  • La révolution libyenne de 2011... en 2 minutes
  • « Water » ou « WARter » ? Un dossier «aqueux» belliqueux ?
  • Forces de la nature et forces armées
  • L’énergie et l’environnement : le bon, l’inquiétant et le truand
  • Du carburant pour la réflexion
  • Le terrorisme endogène : comment l’OTAN peut-elle le combattre ?
  • Terrorisme endogène: le point de vue de l'UE
  • De Cronkite à la Corée : les enseignements tirés
  • Monsieur Transatlantique
  • Aperçu de l’Afghanistan : le point de vue des experts
  • Mission impossible ?
  • Le sommet de l’OTAN de 2012 : que signifie-t-il pour Chicago ?
  • Faire du concept une réalité
  • Les médias sociaux et l’OTAN : c’est compliqué
  • Turquie : interview du ministre de la Défense, M. Yilmaz
  • Grèce : ce que signifient soixante années d’appartenance à l’OTAN
  • La Grèce et l’OTAN : le point de vue de la nouvelle génération
  • Turquie : ce que signifient soixante années d’appartenance à l’OTAN
  • Mladic , Srebrenica et la justice
  • Mladic, la justice et 2011 : le point de vue de la Serbie
  • Le point de vue de la région
  • Mladic, la justice et 2011 : le point de vue de la Croatie
  • Double vision - une perspective afghano-américaine
  • Quid de l'Afghanistan maintenant? Entretien avec Ahmed Rashid
  • L'OTAN et la Russie aujourd'hui: entretien avec Dmitri Trenine
  •  La sécurité par le nombre? L'OTAN et ses partenaires
  • Histoire : quels sont les éléments qui ont façonné le Concept stratégique ?
  • Armes légères: les véritables armes de destruction massive?
  • L'OTAN et la Suède: de nouvelles perspectives pour de vieux partenaires?
  • L'OTAN et ses partenaires: des relations qui évoluent?
  • Partenariat durable : la corruption est-elle devenue le principal champ de bataille de l’Afghanistan ?
  • Les médias sociaux peuvent-ils aussi nuire à la démocratie ?
  • Changement politique: ce que les médias sociaux peuvent et ne peuvent pas faire
  • Printemps arabe = révolution Facebook #1 ?
  • Optimisme – ou réalisme ?
  • Mourir pour manger
  • Cuisiner pour la planète
  • L’économie mondiale en 2011 : à la hausse ou à la baisse ?
  • Les terres rares : le nouveau pétrole en 2011 ?
  • Lisbonne : le lieu de naissance idéal pour le nouveau Concept stratégique de l’OTAN ?
  • Oeuvrer ensemble : pourquoi une optique globale est importante
  • Le nouveau Concept stratégique de l’OTAN : un exercice d’équilibrage réussi ?
  • Le mouvement Tea Party : seul à la maison ?
  • Obama, les élections et la politique étrangère: la responsabilité commence ici?
  • Ivo Daalder, ambassadeur des États-Unis auprès de l'OTAN
  • Quelle importance les femmes revêtent-elles dans le nouveau Concept stratégique de l’OTAN ?
  • La sécurité : toujours une carrière d’hommes ?
  • La Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU : un heureux dixième anniversaire ?
  • Pourquoi devons-nous nous préoccuper du Yémen ?
  • Yémen : 10 raisons d’être inquiet
  • Le football: diviseur ou rassembleur?
  • Défense et attaque - comment les forces armées voient le football
  • Quel regard l’OTAN porte-t-elle sur les changements qui interviennent dans le domaine nucléaire ?
  • L’AIEA : l’organisme mondial clé ?
  • La bombe sale : coût faible, risque élevé
  • Le TNP : le traité le plus important au monde ?
  • Partie d’échecs nucléaire : l'Iran au trait - quel coup va-t-il jouer ?
  • 2010 : l’an zéro du zéro nucléaire ?
  • Le rêve nucléaire d’Obama : « Yes, he can ? »
  • Opération Active Endeavour – vue de l’œil de Dieu
  • La marine marchande et la piraterie: le point de vue d'un haut dirigeant
  • La sécurité maritime change de visage
  • La Chine et l’Ouest: des conflits par clavier interposé?
  • La Chine et l’Ouest: des conflits par clavier interposé?
  • Le général Klaus Naumann, ancien président du Comité militaire de l'OTAN
  • Madeleine K. Albright, présidente du Groupe d’experts sur le Concept stratégique de l’OTAN
  • L'amiral James G. Stavridis, commandant suprême des forces alliées en Europe
  • Un calendrier déterminant ?
  • Jeroen Van der Veer, vice-président du Groupe d’experts sur le Concept stratégique de l’OTAN
  • La grande question que doit aborder le Concept stratégique est celle…
  • Siège de l’OTAN- l’heure du relookage ?
  • Une bataille d'idées
  • Qu’est-ce que cela signifie pour les militaires ?
  • Compréhension publique - le génie c'est la simplicité (partie 1)
  • Compréhension publique - le génie c'est la simplicité (partie 2)
  • Nouvelle ère, nouvelles menaces, nouvelles réponses
  • Groupes appartenant à la criminalité organisée et groupements terroristes : camarades ou caméléons ?
  • Piraterie, ports et États défaillants : les avant-postes de la criminalité organisée ?
  • Pourquoi la crise financière concerne la sécurité: visite guidée en trois minutes
  • La crise financière : questions aux experts
  • De la finance à la défense
  • La gouverneure afghane Habiba Sarabi:
  • M. Amin, gouverneur de la province de Farah:
  • Interview de Paddy Ashdown
  • Jamie Shea: le Kosovo, hier et aujourd'hui
  • Sous la glace du globe…
  • Interview: le ministre des Affaires étrangères de la Norvège, Jonas Gahr Støre
  • Interview: ministre de la Défense du Danemark
  • Interview vidéo - Ahmed Rashid
  • Talibans, télévision, téléphones – et terreur
  • La réforme de la police en Bosnie: mission incomplète ou mission impossible?
  • Karadzic : de Sarajevo à La Haye
  • Bosnie : une nouvelle armée modèle ?
  • Partenariat ou adhésion pour la Finlande ?
  • Interview vidéo
  • Débat vidéo : les nouveaux médias – une aide ou un obstacle dans les situations de conflit ?