La lutte contre la corruption, l’autre guerre de l’Ukraine

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La lutte contre la corruption, l’autre guerre de l’Ukraine

Sur ces images,

des hommes prêtent main forte à un voleur.

Ce qui est incroyable, c’est que

ce voleur était le président du pays.

Viktor Ianoukovitch s’est enfui

en Russie en février 2014.

Lui qui disait craindre pour sa vie

a tout fait,

avec ses sbires, pour emporter

le plus de biens possible,

remplissant camions,

voitures, bateaux et

hélicoptères d’objets et de liquidités.

Voici ce qu’ils ont emporté.

Et voici ce qu’ils

ont dû laisser derrière eux.

Le président Ianoukovitch

aimait les voitures américaines.

Il aimait les voitures

européennes.

Et il aimait les voitures

soviétiques.

Il a été reconnu

coupable de violences et de vol.

La première fois qu’il a été

condamné et écroué pour vol et agression,

il n’avait que 17 ans.

Lorsqu’il a fui l’Ukraine,

plus de 40 ans après,

il était accusé de fraudes

électorales, détournements de fonds,

népotisme et assassinat de manifestants.

Interpol le recherche aujourd’hui pour

des chefs d’accusation similaires.

La fortune de Ianoukovitch

est le fruit du système de corruption

qu’il a mis en place.

L’Ukraine n’est pas riche.

Elle possède des matières premières

et un solide tissu agricole et industriel,

mais le salaire moyen avoisine

les 300 euros par mois.

L’incurie et

la corruption font que

15 millions d’Ukrainiens vivent

en-dessous du seuil de pauvreté.

Le système de corruption de Ianoukovitch

est venu aggraver la situation.

Le nouveau gouvernement a découvert

que plus de 20 milliards de dollars

de réserves d’or avaient été détournés

durant son mandat de trois ans ;

37 milliards de dollars

de prêts ont disparu

et 70 milliards de dollars ont été

transférés sur des comptes offshore.

Le coût total, pour l’Ukraine,

du système Ianoukovitch

a été estimé

à 100 milliards de dollars.

Il a toujours cherché

à s’enrichir, à titre personnel,

ou au profit de sa famille

et de ses alliés de sa région de Donetsk.

Exemple même de corruption,

sa maison des environs de Kiev.

Pour un homme

d’origine modeste qui a effectué

l’essentiel de sa carrière

dans la fonction publique,

cet étalage de richesses

est difficile à expliquer.

Si on voulait

créer un parc à thème

dédié à la corruption et au

mauvais goût, on ne ferait pas mieux.

Il y a une hélistation, un yacht,

un lac privé,

un golf privé, et même

une salle de bains en or massif.

Fuyant la justice,

ses acolytes et lui

ont tenté de détruire

des milliers de documents

détaillant leurs vols

et actes de corruption.

Dans ces eaux, les hommes et

les gardes de Ianoukovitch

ont jeté des milliers de documents

lorsqu’ils se sont enfuis en Russie

avec l’ex-président et son argent.

Ces documents étaient censés

couler et disparaître à tout jamais.

Mais des bénévoles ont plongé

dans les eaux glacées de février

et les ont récupérés.

Aujourd’hui, le contenu de plus

de 200 dossiers est mis en ligne

sur YanukovychLeaks, révélant

en détail l’ampleur de la corruption pratiquée

par cet homme et son régime.

On trouve ainsi des factures

extravagantes ou gonflées,

comme 42 millions de dollars

pour des luminaires.

La difficulté pour l’Ukraine, maintenant

qu’elle est débarrassée de Ianoukovitch,

est de se défaire des pratiques

qui ont fleuri sous sa présidence.

Après la guerre,

la corruption est le principal problème.

Nous… Je pense que….

En fait,

le travail au noir représente

60 % environ

de l’activité économique du pays.

Les manifestants d’Euromaïdan voulaient

renforcer les liens avec l’Europe,

mais aussi

mettre fin à la corruption

qui imprègne de nombreux pans

de la société ukrainienne.

Et malgré le départ de Ianoukovitch,

il est clair qu’une partie

des techniques, de la culture,

et des hommes de ce système demeurent.

Nous devons changer

l’ensemble du système

policier du pays,

et du système judiciaire.

On dit qu’il est impossible

d’intenter

une action en justice

lorsqu’on est sans le sou.

Cela doit changer.

Les milieux d’affaires sont largement

favorables à la lutte contre la corruption.

Ce sera plus facile, pour nous,

hommes d’affaires, de ne plus

verser d’argent sale à quiconque.

C’est un premier pas, que nous

pouvons franchir immédiatement.

Je suis confiant, et je suis sûr

que nous éradiquerons la corruption,

pas du jour au lendemain,

mais progressivement.

Le 21 novembre 2013,

l’ex-président,

Ianoukovitch, a refusé de signer

l’accord d’association avec l’UE,

qui aurait ouvert

une nouvelle voie à l’Ukraine.

Ce refus a déclenché les événements

qui se sont en partie déroulés

ici, place Maïdan.

Depuis,

le pays a énormément changé.

Plus de 4 000 civils et militaires

ont perdu la vie,

et près d’un demi-million d’Ukrainiens

sont réfugiés dans leur propre pays.

Le peuple s’est de nouveau

réuni ici un an après, pour que

ces événements ne tombent pas dans l’oubli,

qu’ils ne soient pas vains,

et que ces sacrifices mènent

à une nouvelle Ukraine.

Le gouvernement veut lutter contre

la corruption des années Ianoukovitch,

mais les Ukrainiens attendant

déjà des changements, et

ils n’attendront pas indéfiniment.

Combien de temps

attendront-ils, selon vous ?

Deux ans maximum,

pas plus.

Et ensuite ?

Ensuite,

tout peut arriver.

Une nouvelle période d’instabilité,

voire une nouvelle révolution,

surviendra très vite

si nous ne faisons rien

contre la corruption.

La lutte contre la corruption, l’autre guerre de l’Ukraine

Sur ces images,

des hommes prêtent main forte à un voleur.

Ce qui est incroyable, c’est que

ce voleur était le président du pays.

Viktor Ianoukovitch s’est enfui

en Russie en février 2014.

Lui qui disait craindre pour sa vie

a tout fait,

avec ses sbires, pour emporter

le plus de biens possible,

remplissant camions,

voitures, bateaux et

hélicoptères d’objets et de liquidités.

Voici ce qu’ils ont emporté.

Et voici ce qu’ils

ont dû laisser derrière eux.

Le président Ianoukovitch

aimait les voitures américaines.

Il aimait les voitures

européennes.

Et il aimait les voitures

soviétiques.

Il a été reconnu

coupable de violences et de vol.

La première fois qu’il a été

condamné et écroué pour vol et agression,

il n’avait que 17 ans.

Lorsqu’il a fui l’Ukraine,

plus de 40 ans après,

il était accusé de fraudes

électorales, détournements de fonds,

népotisme et assassinat de manifestants.

Interpol le recherche aujourd’hui pour

des chefs d’accusation similaires.

La fortune de Ianoukovitch

est le fruit du système de corruption

qu’il a mis en place.

L’Ukraine n’est pas riche.

Elle possède des matières premières

et un solide tissu agricole et industriel,

mais le salaire moyen avoisine

les 300 euros par mois.

L’incurie et

la corruption font que

15 millions d’Ukrainiens vivent

en-dessous du seuil de pauvreté.

Le système de corruption de Ianoukovitch

est venu aggraver la situation.

Le nouveau gouvernement a découvert

que plus de 20 milliards de dollars

de réserves d’or avaient été détournés

durant son mandat de trois ans ;

37 milliards de dollars

de prêts ont disparu

et 70 milliards de dollars ont été

transférés sur des comptes offshore.

Le coût total, pour l’Ukraine,

du système Ianoukovitch

a été estimé

à 100 milliards de dollars.

Il a toujours cherché

à s’enrichir, à titre personnel,

ou au profit de sa famille

et de ses alliés de sa région de Donetsk.

Exemple même de corruption,

sa maison des environs de Kiev.

Pour un homme

d’origine modeste qui a effectué

l’essentiel de sa carrière

dans la fonction publique,

cet étalage de richesses

est difficile à expliquer.

Si on voulait

créer un parc à thème

dédié à la corruption et au

mauvais goût, on ne ferait pas mieux.

Il y a une hélistation, un yacht,

un lac privé,

un golf privé, et même

une salle de bains en or massif.

Fuyant la justice,

ses acolytes et lui

ont tenté de détruire

des milliers de documents

détaillant leurs vols

et actes de corruption.

Dans ces eaux, les hommes et

les gardes de Ianoukovitch

ont jeté des milliers de documents

lorsqu’ils se sont enfuis en Russie

avec l’ex-président et son argent.

Ces documents étaient censés

couler et disparaître à tout jamais.

Mais des bénévoles ont plongé

dans les eaux glacées de février

et les ont récupérés.

Aujourd’hui, le contenu de plus

de 200 dossiers est mis en ligne

sur YanukovychLeaks, révélant

en détail l’ampleur de la corruption pratiquée

par cet homme et son régime.

On trouve ainsi des factures

extravagantes ou gonflées,

comme 42 millions de dollars

pour des luminaires.

La difficulté pour l’Ukraine, maintenant

qu’elle est débarrassée de Ianoukovitch,

est de se défaire des pratiques

qui ont fleuri sous sa présidence.

Après la guerre,

la corruption est le principal problème.

Nous… Je pense que….

En fait,

le travail au noir représente

60 % environ

de l’activité économique du pays.

Les manifestants d’Euromaïdan voulaient

renforcer les liens avec l’Europe,

mais aussi

mettre fin à la corruption

qui imprègne de nombreux pans

de la société ukrainienne.

Et malgré le départ de Ianoukovitch,

il est clair qu’une partie

des techniques, de la culture,

et des hommes de ce système demeurent.

Nous devons changer

l’ensemble du système

policier du pays,

et du système judiciaire.

On dit qu’il est impossible

d’intenter

une action en justice

lorsqu’on est sans le sou.

Cela doit changer.

Les milieux d’affaires sont largement

favorables à la lutte contre la corruption.

Ce sera plus facile, pour nous,

hommes d’affaires, de ne plus

verser d’argent sale à quiconque.

C’est un premier pas, que nous

pouvons franchir immédiatement.

Je suis confiant, et je suis sûr

que nous éradiquerons la corruption,

pas du jour au lendemain,

mais progressivement.

Le 21 novembre 2013,

l’ex-président,

Ianoukovitch, a refusé de signer

l’accord d’association avec l’UE,

qui aurait ouvert

une nouvelle voie à l’Ukraine.

Ce refus a déclenché les événements

qui se sont en partie déroulés

ici, place Maïdan.

Depuis,

le pays a énormément changé.

Plus de 4 000 civils et militaires

ont perdu la vie,

et près d’un demi-million d’Ukrainiens

sont réfugiés dans leur propre pays.

Le peuple s’est de nouveau

réuni ici un an après, pour que

ces événements ne tombent pas dans l’oubli,

qu’ils ne soient pas vains,

et que ces sacrifices mènent

à une nouvelle Ukraine.

Le gouvernement veut lutter contre

la corruption des années Ianoukovitch,

mais les Ukrainiens attendant

déjà des changements, et

ils n’attendront pas indéfiniment.

Combien de temps

attendront-ils, selon vous ?

Deux ans maximum,

pas plus.

Et ensuite ?

Ensuite,

tout peut arriver.

Une nouvelle période d’instabilité,

voire une nouvelle révolution,

surviendra très vite

si nous ne faisons rien

contre la corruption.

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